mardi 22 juillet 2014

Rencontre médicale pour une ligature de trompes

Il y a près de cinq ans, j'ai eu la chance de rencontrer une gentille gynécologue qui était prête à me faire une ligature des trompes. J'ai eu peur - non pas de changer d'avis, mais j'ai une phobie des interventions médicales - et j'ai décidé de laisser faire et de continuer à prendre la pilule. Récemment, j'ai décidé de mettre fin à ma prise de médocs et de prendre mon courage à deux mains pour obtenir une ligature.

Au Québec, lorsqu'on souhaite se faire ligaturer, notre médecin de famille nous envoie rencontrer un.e gynécologue qui décide ensuite de nous donner - ou non - une référence pour obtenir cette chirurgie à l'hôpital. J'avais rendez-vous ce matin avec un gynéco que je ne connaissais pas.

En entrant dans son bureau je constate deux choses, l'une, que c'est un homme, et l'autre qu'il est magrébin. Si je mentionne ce fait, ce n'est nullement par racisme ou sexisme. Je me suis simplement dit que ça allait sûrement être plus compliqué qu'avec une femme québécoise, le Québec étant reconnu pour être plus ouvert d'esprit à l'égard des contraceptifs que l'Afrique du Nord. De surcroît, je dois avouer mon penchant pour les gynécos féminins, selon moi - et cela n'a rien à voir avec la compétence puisque je crois que les deux sexes sont aussi compétents l'un que l'autre - une femme est plus apte à comprendre réellement le système reproducteur féminin qu'un homme puisqu'elle en porte un avec elle 24 heures sur 24.


Dr Khaled : Alors tu viens me voir pour... (il regarde mon papier de référence) une ligature de trompes? Dit-il non seulement en me tutoyant, mais aussi d'un air un peu surpris.

Moi : Oui.

Dr Khaled : T'as quel âge?

Moi :Trente-six ans. (Je me retiens de lui demander pourquoi il me demande mon âge, question de ne pas avoir l'air bête en partant.)

Dr Khaled : Ah. T'as déjà eu des enfants?

Moi : Non.

Dr Khaled : T'as pensé à d'autres moyens de contraception?

Moi : À ce point-ci, non. J'ai tout essayé et là, je veux quelque chose de permanent.

Dr Khaled : T'as essayé quoi?

Moi : Pilule pendant 18 ans, Depo-Provera, stérilet... (Bon, d'accord, j'ai menti sur ce coup-là, mais j'ai tellement d'amies qui m'ont raconté leurs problèmes avec le stérilet que j'ai décidé de faire leur expérience mienne).

Dr Khaled : Et ça marche pas?

Moi : Oui, mais je ne veux plus rien prendre avec des hormones. Je suis tannée de prendre des médicaments.

Dr Khaled écrit dans mon dossier « tannée » (« J'en ai marre » pour mes ami.e.s européens.)


Dr Khaled : Tu sais que c'est permanent..

Moi : Oui. C'est la raison pour laquelle je veux une ligature et non pas un stérilet qu'il faut changer aux cinq ans.

Dr Khaled : Tu pourrais regretter. Ça fait 30 ans que je fais des ligatures et je te dis, dans 50 % des cas, les femmes regrettes.

Je suis dubitative. Selon mes recherches - ça fait quand même cinq ans que je travaille sur mon documentaire et que je lis sur le sujet - très peu de femmes au Québec changent d'avis ou regrettent leur ligature. Surtout qu'il faut toujours se battre avec des docteurs pour avoir le droit d'en avoir une.


Moi : 50 %, vraiment? J'en doute un peu. Vous avez pris ce chiffre-là où? Est-ce que les statistiques sont les mêmes depuis 30 ans, sans variation? Dans les années 80, 50 % des femmes voulaient que vous renversiez leur ligature et en 2010, 50 % encore? Ça me semble surprenant.

Dr Khaled : 50 % des femmes entre 25 et 30 ans regrettent. Ensuite entre 30 et 35, ça diminue et après 35, ça devient minime.

Moi : Justement, j'ai 36 ans et je sais que je ne regretterai pas, je ne veux pas d'enfants.

Dr Khaled : Ah là là, mademoiselle, il ne faut pas dire ça. Il ne faut jamais dire : « Fontaine, je ne boirai pas de ton eau. »

Moi : Euh oui, en fait, on peut le dire, quand on sait qu'on n'en veut pas, qu'on n'en a jamais voulu et que rien ne pourrait arriver pour nous faire changer d'avis, on peut dire qu'on ne veut pas d'enfants.

Dr Khaled : Des femmes qui avaient eu cette chirurgie sont revenues me voir et elles me disaient: « Mais là, j'ai un nouveau copain et...» « J'ai rencontré quelqu'un...» « J'ai fait une erreur. »

Moi : Monsieur, je trouve ça infantilisant et condescendant de se faire dire ça. Ce serait vraiment surprenant qu'autant de femmes regrettent soudainement après une opération majeure - parce que j'admets que c'est une grosse opération avec anesthésie générale - et se disent : « Oh merde, j'ai un copain maintenant, toutes mes convictions tombent à la poubelle. »
 
Dr Khaled : Bon, je vois que je ne te ferai pas changer d'avis.

Il écrit ça dans mon dossier puis me remets une référence pour obtenir une ligature à l'hôpital. Je me lève donc. Il rajoute:

Dr Khaled : Mais tu sais, c'est une opération majeure et il y a BEAUCOUP de risques. Tu pourrais MOURIR.

Je le vois arriver de loin sur ses grands chevaux. C'est vrai, toute chirurgie avec anesthésie peut avoir des complications, mais de dire à une patiente qu'elle peut crever alors qu'en fait il y a une chance sur 10 000 qu'il y ait des complications, c'est non seulement mélodramatique, c'est de la désinformation (voir ci-bas).

Dr Khaled : Bon, oui, les risques sont minimes, mais je dois te le dire parce que moi, je suis contre cette procédure qui n'est pas du domaine de la contraception, mais de la mutilation.

Moi : Euh... je suis d'accord avec vous que c'est une mutilation dans le sens strict du terme, en effet, nous ne sommes pas nées avec des trompes ligaturées, ceci dit, cela reste une méthode de contraception.

Dr Khaled : En plus des risques liés à l'anesthésie et à la chirurgie - le médecin pourrait perforer des organes, il pourrait y avoir des infections, etc. - (dans ma tête, je me dis qu'il ne fait pas trop confiance aux chirurgiens québécois... je ne me ferai pas faire ma ligature dans le fond d'un garage par un itinérant saoul, mais par des docteurs spécialisés), tu risques d'avoir très mal au ventre, des saignements abondants parce que le corps n'est pas fait pour la ligature et réagit très mal. Et tu peux encore tomber enceinte, c'est arrivé à la femme d'un de mes collègues. En plus, ça va vraiment accélérer ta ménopause.

On continue de s'obstiner un peu puis il finit par avouer:

Dr Khaled : Je ne recommande pas la ligature. Je suis contre, en fait. Donc mon but était d'essayer de te décourager.


Un médecin ne devrait jamais essayer de décourager une patiente déterminée à avoir une ligature de ne pas le faire parce que ça va à l'encontre de sa philosophie personnelle ! Je ne demandais pas à avoir une opération de mutilation complètement loufoque (« Pourriez-vous m'enlever l'épaule gauche, je ne l'aime plus trop... ») ni même une opération controversée. La ligature de trompes est une méthode de contraception permanente recommandée par l'Association des obstétriciens et gynécologues du Québec.

Ah et puis, évidemment, ce gynéco ne m'a absolument pas parlé de stérilisation transcervicale (Essure).


Rétablissons ici les faits.

En ce qui a trait au taux d'échec
Selon le site de l'AOGQ, le taux d'échec associé à une ligature tubaire est infime : « Malgré une ligature tubaire parfaite, il peut y avoir une grossesse dans environ 1 cas pour 1000. »

Selon le document Consensus canadien sur la contraception de la SOGC : « Les probabilités cumulatives d’échec à 10 et à 20 ans sont affectées par l’âge de la patiente au moment de la ligature des trompes. En effet, la probabilité d’échec chez les femmes âgées de 28 ans ou moins au moment de la stérilisation est supérieure à celle des femmes qui sont âgées de plus de 34 ans au moment de celle-ci, et ce, peu importe la méthode utilisée »

En ce qui a trait aux complications
Selon le site de la SOGC, les complications de la ligature des trompes sont : « Le saignement, l’infection ou la réaction à l’anesthésie peuvent se produire. Également, il se peut que d’autres organes, tels l’intestin, la vessie, l’utérus, les ovaires, les vaisseaux sanguins et les nerfs soient endommagés. Ceci se produit dans 1% à 4%. Un cas sur 1 000 peut nécessiter une chirurgie pour réparer un vaisseau sanguin principal ou une colostomie temporaire. Une chirurgie d’urgence, des transfusions de sang ou une incision plus large peuvent être nécessaires afin de réparer les blessures et compléter la procédure de façon sécuritaire. Certaines blessures peuvent ne pas être évidentes pendant plusieurs jours, lesquelles nécessiteront une autre chirurgie. Quoique rares, des décès ont aussi été rapportés lors d’une ligature des trompes. »

En ce qui a trait au nombre de réanastomoses (renversement de la ligature)
Le document Consensus canadien sur la contraception de la SOGC cite une étude américaine à propos du regret. Voici les conclusions de cette étude. « The cumulative probability of a woman expressing regret within 5 years after her husband's vasectomy was 6.1%, which was similar to the 5-year cumulative probability of regret among women after tubal sterilization (7.0%). Women who reported substantial conflict with their husbands before vasectomy were more than 25 times more likely to request that their husband have a reversal than women who did not report such conflict (rate ratio 25.3). Similarly, women who reported substantial conflict with their husbands or partners before tubal sterilization were more then three times as likely to regret their decision and more than five times as likely to request a reversal than women who did not report such conflict (rate ratio 3.1 and rate ratio 5.4, respectively).

Bref on est dans de très petits pourcentages... très loin du 50 % de mon gynécologue. 

En ce qui a trait au lien entre la ligature et la ménopause ou aux règles abondantes.
Je n'ai trouvé aucune étude sur Internet montrant un quelconque lien entre la ligature des trompes et une ménopause accélérée. Le document Consensus canadien sur la contraception de la SOGC mentionne même : « Certains estiment que des règles anormales surviennent à la suite d’une stérilisation et l’apparition d’un « syndrome post-ligature des trompes » a été proposée en guise d’explication. Aucune donnée ne soutient cette hypothèse.» Et cette étude n'a trouvé aucune corrélation entre la stérilisation et la ménopause.

Deux méthodes de contraception : ligature et Essure
« Il existe actuellement en France [et au Qu/bec] deux techniques. La plus ancienne est réversible et se pratique sous anesthésie générale. Par coelioscopie, le médecin fixe un clip sur chacune des trompes. Dans 80 % des cas, en ôtant le clip et la partie de la trompe abîmée par le pincement, une grossesse est à nouveau possible. La technique plus récente, sous anesthésie locale, est définitive. Le médecin dépose à l'entrée de la trompe un ressort qui provoque une petite inflammation, la muqueuse s'épaissit et finit par former un bouchon. Dans tous les cas, une ligature des trompes n'a des conséquences que mécaniques. Elle ne change rien au fonctionnement de l'ovaire et au désir sexuel. La femme stérilisée continue d'ovuler (chaque ovule non fécondé est ensuite digéré), d'avoir ses règles, et aura une ménopause comme les autres. » Source: Libération.fr

Selon le document Consensus canadien sur la contraception de la SOGC : « Cette procédure [Essure] offre de nombreux avantages potentiels par comparaison avec les autres méthodes de stérilisation : aucune incision n’est requise; elle est effectuée sous anesthésie locale ou sédation minimale, en cabinet, et est suivie d’une récupération rapide. »

Je conclue en citant une amie : « C'est fou, j'ai plein d'amies qui ont eu des chirurgies esthétiques et ne se sont pas fait décourager de la sorte. Elles aussi auraient pu le regretter. »

Comme quoi, une femme ne peut toujours pas ne pas souhaiter avoir d'enfant et ne pas le regretter. Y a encore du travail à faire!

lundi 2 juin 2014

Entrevue humoristique à La soirée est encore jeune

Vendredi dernier, j'ai été invitée à participer à l'émission La soirée est encore jeune sur les ondes de la radio de Radio-Canada. C'est une émission humoristique, mais j'ai quand même réussi à faire passer mon message... et ai envoyé quelques petites pointes à la ministre de la Culture qui était en studio avec moi.

Je vous invite à écouter mes segments ici : Jean-Sébastien Girard rencontre Magenta Baribeau du « mouvement » childfree.

mercredi 28 mai 2014

Le/La childfree de l'année

L'ICD (L'International Childfree Day) est à la recherche de candidat.e.s pour l'édition 2014 pour les titres d'homme et de femme childfree de l'année. L'an dernier, mon bon ami, l'écrivain Théophile de Giraud, remporta le titre.



Pour en savoir plus à ce propos, je vous invite à visiter le site de l'ICD (en anglais) seulement. Vous pouvez également proposer la candidature d'une personne de votre choix (on ne peut s'inscrire soi-même) :)

mardi 1 avril 2014

Nouveau livre childfree

« Vient de paraître un livre sur les Childfree Pas d'enfant pour Athéna, préfacé par Elisabeth Badinter: un essai romanesque, avec émotion, humour et rebondissements.
A partir de portraits parallèles entre femmes contemporaines et déesses grecques ayant toutes tourné le dos à la maternité, on découvre sept voies de réalisation de soi : les Grecs avaient compris avant nous qu'une femme se réalise entièrement, aussi, sans être mère. »


En France, il est disponible en librairie, mais au Québec, vous pouvez demander à votre libraire de le commander. Il n'aura qu'à contacter 

Pour plus d'information, je vous invite à consulter le site web de l'auteure: Pas d'enfant pour Athena d'Édith Vallée.

vendredi 24 janvier 2014

«Let's Ruin It With Babies» un film pro-childfree?

Je n'ai vu que la bande annonce alors c'est difficile de se prononcer sur les enjeux réels de Let's Ruin It With Babies! (Ruinons notre vie en ayant des bébés!), mais ça a l'air assez sympa.

Le film fera le tour de certains festivals. Espérons qu'il vienne près de chez nous ou qu'on puisse bientôt le voir en ligne!

mardi 14 janvier 2014

Avoir des enfants n'apporte pas plus de satisfaction que de ne pas en avoir

Le quotidien La Presse publiait hier un article à propos d'une étude américaine qui conclue que

Avoir des enfants n'apporte pas plus de satisfaction que de ne pas en avoir, tout au moins dans les pays riches.

Une conclusion qui ne me surprend guère puisque si on a des enfants sans les vouloir, on doit être très malheureux et que si on en veut sans pouvoir en avoir, ça doit également être très douloureux. Reste que si tout le monde s'écoute et fait ce qu'il-elle a envie de faire sans se laisser faire par la pression sociale, on doit être aussi heureux avec ou sans enfant.

mardi 7 janvier 2014

Bonne année!

Chères lectrices, chers lecteurs,

premièrement, laissez-moi vous souhaiter une très belle année 2014 remplie d'accomplissements personnels, luxe, calme et volupté.

Si je suis silencieuse sur ce blogue, ce n'est pas parce que je vous ai oublié-es, mais bien parce que je travaille toujours au montage de mon documentaire. C'est un travail très long et lent, mais ne vous désespérez pas, le projet avance bien et je vous tiendrai au courant lorsque j'aurai une date de sortie.

M.

dimanche 24 novembre 2013

lundi 2 septembre 2013

Zone sans enfant dans les avions

Je vous avais déjà fait mention d'une compagnie aérienne irlandaise qui voulait commencer à offrir des vols sans enfants (qui s'est avéré être un canular du 1er avril). Mais c'est finalement une compagnie de Singapour, Scoot Airlines, qui a instauré une zone sans enfants de moins de 12 ans dans ses avions.

À lire ici : http://www.atlantico.fr/atlantico-light/compagnie-aerienne-instaure-zone-interdite-aux-enfants-831225.html

vendredi 23 août 2013

La force de ses convictions

J'aimerais beaucoup avoir le courage de parler à mes voisins du son inapproprié que font leurs enfants. Je tiens tout de suite à dire aux parents qui me liraient que je sais pertinemment que je vis en société, que les enfants ont le droit de s'exprimer et que cela fait partie des choses normales de la vie. Tout à fait. Ceci dit, il faut quand même les encadrer.

Quand j'étais enfant, ma mère me disait souvent : "Baisse le ton." "Parle moins fort." "Crie pas, t'es pas toute seule au monde." Mon enfance n'a pas été brimée pour autant. Au contraire, j'ai appris que j'évoluais à l'intérieur d'une collectivité et que la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres, bref que je pouvais m'amuser et exister sans pour autant faire chier les gens autour de moi.

En tant qu'adulte, je ne parle donc pas très fort, je suis une bonne voisine qui ne marche pas fort, qui enlève ses chaussures à l'intérieur, qui ne claque pas les portes, qui ne met pas la musique à tue-tête. Bref je respecte le droit à la quiétude des autres. Et j'aspire à ce que ce soit réciproque.

Je sais que dire aux autres comment élever leurs enfants est un sujet sensible, voire à éviter tant que possible. Mais pour quelle raison ne peut-on pas, en tant qu'humain membre d'une collectivité, émettre une opinion quant à certains comportements problématiques? Le bruit excessif est un grave problème de discorde en société. On appelle la police pour se plaindre de la musique d'un voisin qui fait vibrer notre vaisselle à toute heure du jour ou de la nuit, d'un party qui nous réveille à grands coups de drum and bass, etc. Pourquoi doit-on tolérer le bruit infernal que mènent des bambins lorsque c'est réellement épouvantablement fort? Parce qu'il faut bien que jeunesse se passe? Oui... et non.

Il y a un peu plus de deux ans (et je vous en avais déjà parlé à l'époque), j'ai changé de quartier pour m'établir dans Rosemont qui est certainement un lieu plus familial que Centre-Sud. Et j'ai rapidement sû que mes voisins avaient des jumeaux en bas âge – ils doivent avoir à peu près quatre ans maintenant – qui HURLENT à plein poumons dès qu'ils sont dehors. Le problème, c'est que mon appart est situé à l'arrière du building, à environ un mètre de leur cour, et que j'entends tout comme si ça se passait chez moi. Ce qui me met le feu au c-- (pour reprendre une expression de ma mère), c'est que les parents sont là, dehors, avec les enfants, et qu'ils ne font rien, rien du tout, pour que le volume baisse. Au contraire, ils leur achètent des jouets hyper bruyants et parlent très fort entre eux. Comme quoi, le problème est vraiment au niveau de l'éducation des enfants.

Bref, ça fait deux ans que j'endure, me disant que ça va passer, que ça va s'améliorer, mais non. J'aimerais avoir le courage de mes convictions et prendre le temps de descendre leur parler au risque de passer pour une folle, ce que je ne crois réellement pas être. La tolérance est une vertu, mais elle a aussi ses limites. Reste juste à trouver une manière de leur expliquer la situation calmement, parce que généralement, je n'ai envie de leur parler que lorsque je suis excédée... À suivre.

Si cela vous est également arrivé, je serais curieuse de savoir comment vous avez réglé la situation.

jeudi 1 août 2013

L'été, on parle des childfree!

Lundi dernier (le 29 juillet), paraissait dans LaPresse+ un article à propos des gens qui, comme moi, ont fait le choix de ne pas avoir d'enfants. On m'a même interviewée de même que ma bonne amie, la magnifique auteure Élise Desaulniers.

Et aujourd'hui, le prestigieux Times Magazine sort un article intitulé Having It All Without Having Children.

Cette semaine pourrait bien être la semaine des childfree! ;)

Bonne lecture!

dimanche 21 juillet 2013

Les bébés de stars

S'il y a bien une chose que je ne comprends pas, c'est tout l'engouement de la population envers les bébés de stars. Où réside l'intérêt qu'ont les gens envers la progéniture de gens (aussi célèbres soient-ils) qu'ils ne connaissent pas? En quoi est-ce important qu'une star se reproduise?

Je me pose des questions à ce sujet depuis longtemps et ça m'est revenu récemment en voyant l.immense couverture de presse de l'accouchement de Kate Middleton. Pardon, correction, la couverture de presse du futur accouchement, parce que pour l'instant, il n'y a rien à rapporter. Franchement! Des journalistes attendent inlassablement que la tête de bébé sorte des entrailles de la princesse. Pourquoi? Ce pourrait être un fait divers, tout au plus, mais ce cirque médiatique me semble tout à fait disproportionné quant à l'importance qu'a cet événement dans la vie de tout un chacun.



(Source: Radio-Canada, Crédit: AFP/JUSTIN TALLIS)

Pendant que toute l'info en continu sur les people continue d'endormir les gens (le caricaturiste du Soleil l'a très bien cerné!), personne ne réfléchit à changer le monde. Si la religion était autrefois l'opium du peuple, la star-manie a vite pris sa place. Allez, gavons-nous de fast food intellectuel et fermons les yeux sur tous les problèmes environnementaux, politiques et sociaux qui nous entourent. Diantre!
(Caricature parue dans Le Soleil de Québec.)

Accoucher n'est quand même pas un moment rarissime au monde. Je comprendrais si on était dans une société où les gens avaient arrêté de procréer, mais on est bien de Children of Men (Les Fils de l'homme).

(Bravo pour cette contribution à la surpopulation humaine.)

Bref, je vous en conjure, cessez de lire des magazines à potins et cessez de donner de l'attention aux stars enceintes. Ce n'est pas important. Il y a tellement mieux à faire dans ce monde que de lire des inepties sur les stars. 

mercredi 17 juillet 2013

Être mère, un travail fatiguant!

Un récent article intitulé Les mères doivent effectuer 26 tâches avant d'aller travailler me rappelle tout le travail que les mères font. Chapeau, mesdames!

"Les 2 000 mères [anglaises] qui ont répondu au sondage admettent volontiers se sentir bien souvent débordées. Ainsi, 85 % d'entre elles ont déclaré que leur charge de travail peut parfois devenir trop importante [...]. 80% avouent également qu'il leur est parfois impossible de se rappeler tout ce qu'elles doivent faire chaque jour.
Beaucoup regrettent aussi la faible implication de leur conjoint dans les tâches relatives à la famille : 70% des mamans sondées ont ainsi déclaré ne recevoir aucune aide de leur partenaire dans les tâches liées aux enfants."

Par contre, messieurs, il reste encore du travail à faire!

Je tenais à publier les résultats de ce sondage sur mon blog de childfree puisque souvent on m'a écrit pour me dire: "Tu risques de regretter ne pas avoir d'enfant." "Tu ne sais pas ce que tu manques..." Bien, en fait, je crois bien savoir ce que je manque. Je suis déjà débordée sans enfant, je n'ose même pas imaginer ma vie avec 7 heures de tâches quotidiennes de plus!

C'est bien en toute connaissance de cause que nous pouvons affirmer ne pas vouloir d'enfant. En effet, je ne crois pas qu'il est nécessaire d'essayer la vie de famille pour savoir si ça nous intéresse ou non. Je n'ai jamais fait de parachutisme, peut-être, en effet, est-ce ça pourrait me manquer, cependant, me connaissant, ça ne me semble pas du tout intéressant. Je respecte toutefois les parachutistes et admire leur courage. Cette métaphore s'applique quand même bien à notre situation.

Puisque les childfree n'habitons pas dans un vide stellaire, nous avons tous pu constater ce qu'est la vie familiale en voyant comment vivent frères, soeurs, voisins, amis, etc. C'est difficile! Et pour que ce soit moins difficile et plus plaisant, bien, il faut vouloir faire non pas ce sacrifice, allais-je écrire, mais ce changement drastique de vie. Il faut vouloir être souvent à la maison. Il faut vouloir donner toutes ces heures supplémentaires.

Et moi, je suis essoufflée juste à voir les mères aller! Très peu pour moi.

Sur ce, bonne canicule!

jeudi 11 juillet 2013

Remettre un macho à sa place!

Je ne vous ai pas oubliées, chères lectrices (et lecteurs).

Telle une fourmi, je travaille fort cet été pour amasser des sous pour le montage qui continuera à l'automne.

Entre temps, je partage avec vous un texte jouissif, mais jouissif!! Je l'ai tellement aimé que je l'ai envoyé à toute ma famille, l'ai mis sur mon mur Facebook et maintenant, j'en parle même sur mon blog.

Anecdote d'une journaliste dont l'amie a cassé (voir Brice de Nice) un type qui a sorti une expression sexiste commune. Comme quoi le sexisme, c'est important de le pointer du doigt pour que ça arrête, pour que nos/vos/les futurs enfants ne reproduisent pas les erreurs que nous faisons toutes.

Non, "elle est-tu dans sa semaine", c''une expression de marde! Parce que je sais qu’aucune fille intelligente va finir avec un colon qui justifie le moindre questionnement féminin par une perte de sang menstruel.  
Fait que c’gars là va sans doute finir avec une cruche, ils vont avoir une fille, pis cette fille-là, elle va être élevée dans un environnement où son rôle va se limiter à « apporter une bière à son père » pour ensuite le voir décapsuler la bouteille avec ses molaires et la gratifier d’un « bonne fille » limiteur et réducteur. 
Lisez l'article complet sur le site d'Urbania!

lundi 15 avril 2013

"Reasons my son is crying"

Melissa Maya Falkenberg  a écrit un superbe billet sur le site d'Urbania à propos du Tumblr "Reasons my son is crying".

Pour ceux qui ne l'auraient pas vu passer, le concept est simple. Un père s'amuse à partager des photos de son fils qui pleure, et, sous chacune d'entre elles, il écrit une courte phrase : la raison pour laquelle il s'est mis à pleurer.

Exemples :
Je ne l'ai pas laissé manger de la boue.

Les bottes de son frère ne lui font pas.

J'ai fermé la porte du réfrigérateur.

J'ai cassé un fromage en deux.

Etc.
Je n'avais pas entendu parler de ce phénomène - que voulez-vous je n'ai pas "assez" d'amis parents sur FB pour me faire connaître tous les trucs adorables (ouin... genre) que font les enfants...

M'enfin. J'ai lu l'article d'Urbania, j'ai été sur le Tumblr et me suis vraiment demandé "c'est drôle, ça?" Moi, ça me rappelle plutôt pourquoi je n'ai pas et ne veux pas d'enfants. Les crisettes pour tout, je comprends que ça fait partie du développement de l'enfant, mais d'encourager ces crisettes question d'avoir du matériel pour un blogue... Pas tant.

Bref, un autre rappel que je ne suis pas comme tout le monde, quoi.