Ça se dit rarement en société. Surtout en tant que parent. Ou en tant que non-parents, quand on y pense. Combien de fois avez-vous entendu: "Mais tu peux pas savoir, toi, t'as pas d'enfant" ou "tu ne peux pas juger la manière dont j'éduque mon enfant, tu en as pas, toi!" Peut-être, mais faudrait pas exagérer non plus.
En tant que childfree, les gens nous prennent souvent pour des anti-enfant, ce qui dans mon cas n'est pas toute la vérité, mais une partie de vérité. Je viens d'une famille particulière. Ma mère n'aime pas les enfants. Elle m'a adorée moi, mais elle continue de le dire: "Je n'aime pas les enfants des autres." Et telle mère, telle fille...
N'ayant pas d'enfant moi-même, je n'ose pas dire que je n'aime pas les enfants. Ce ne serait pas vrai. Mais ceux décrits avec brio par Lorraine Devon Wilke dans son article anglais "
I Don't Love Your Kid" sont exactement ceux qui me rappellent à quel point je n'ai pas envie de vivre ça quotidiennement.
"I don't love your kid.
You know the one:
That kid who's allowed to chase his brother around the grocery store while screaming bloody murder and knocking over chip racks and those geriatric gals with the walkers.
That kid who's having a prolonged hissy fit in a fine dining establishment, ignored by parents who believe she needs to "work it out herself" rather than intervene for the sake of ambiance, fellow diners and the sanity of the wait staff.
That kid who gleefully dances in bare feet atop the lobby coffee table of a chi-chi country club while her parents assault passersby with those "Isn't she cute?" grins. No, she isn't. Get her off the table and into some shoes.
That kid who is the white-hot flaming center of every conversation with parents who extol each talent, skill, accomplishment, latest funny thing, every breath they take as if history is being made. He/she's swell, but how about we refocus on the visiting lecturer we invited to this shindig?"
J'en reviens toujours à dire que moi, ce n'est pas l'enfant que je n'aime pas, mais ses parents. Parce qu'un enfant, ça ne sait pas ce que ça fait. Ça crie, ça pleure, ça remue beaucoup. C'est normal, c'est une étape de son développement. Par contre, les parents eux, sont des adultes qui devraient savoir que tout n'est pas permis à tout moment.
Je vais écrire un guide, je crois, sur ce que les parents peuvent faire pour les aider à garder leurs amis non-parents sans les rendre complètement fous. Voilà. C'est le projet que je me donne dans les prochaines semaines! Voyons voir si je m'attire les foudres des parents ou si quelques uns comprendront mon point de vue.