mercredi 31 août 2011

Entrevue pour un magazine bosniaque

Majka? Ne, hvala!, voilà le titre de mon documentaire (et de ce blog) en bosniaque !

Je le sais parce qu'une journaliste de Urban Magazin m'a contactée il y a quelques semaines pour me dire qu'elle avait l'intention d'écrire un article à propos des childfree et que mon projet l'intéressait beaucoup. Après m'être relevée puisque j'étais tombée en bas de ma chaise que les Balkans aient eu vent de mon film, j'ai répondu à toutes ses questions par courriel et ça donne ceci.


Vous pouvez télécharger le PDF de l'article ici.

dimanche 28 août 2011

Bébés zombies !

En ce dimanche pluvieux (merci, Irène!), je vous propose cette merveilleuse comparaison, gracieuseté de http://www.howtobeadad.com. Je cite donc une connaisance Twitter en disant qu'il semblerait que les pères aient un meilleur sens de l'humour que les mères ;)

(Cliquez sur l'image pour mieux lire le texte.)

Et bon dimanche !

jeudi 25 août 2011

49% des grossesses non planifiées aux États-Unis

Le Washington Post publiait des chiffres étonnants, hier matin. En effet 49 % des grossesses ne seraient aucunement planifiées. Toutefois le taux d'avortement serait en baisse (ce qui réjouirait la journaliste, voir 2e paragraphe de la citation).
Researchers at the Guttmacher Institute in New York City pooled data about pregnancy intentions, live births and abortions to establish rates of unintended pregnancies. The paper, published today in the journal Contraception, found that of the 6.7 million pregnancies in 2006, almost half (49 percent) were unintended. While that number is only slightly higher than in 2001 (when it was 48 percent), it indicates that we’re moving in the wrong direction. 
The report does offer a couple of bright notes: The unintended pregnancy rate for 15- to 17-year-olds actually decreased, and the percentage of unintended pregnancies ending in abortion among all women decreased from 47 percent in 2001 to 43 percent in 2006. 
Les résultats de l'étude du Guttmacher Institute sont disponibles ici.

Moi, ça me fait peur. Si la moitié des grossesses ne sont pas planifiées et que l'avortement est en baisse, l'indice de bonheur serait-il peut-être lui aussi en déclin?

Au Québec, j'ai pu trouver des statistiques quant au nombre d'interruptions volontaires de grossesse, mais aucune à propos du nombre de grossesses non souhaitées (parce que celles-ci ne se terminent pas automatiquement pas un avortement, et les avortements peuvent être pratiqués malgré une grossesse volontaire.)

Je crois que tout le débat est là. Dans ce non-choix. Je crois qu'il est faux d'affirmer qu'en 2011, on fait des enfants par choix. Souvent, on décide de garder l'enfant après la surprise de découvrir une grossesse non voulue. Ceux qui font réellement le choix d'avoir des enfants sont en marge, une strate privilégiée et plus scolarisée de la société. Faites le test, demandez autour de vous pourquoi vos collègues, amis, membres de la famille ont eu ou veulent des enfants et vous verrez que leur réponse ressemble généralement à "Qu'est-ce que tu veux dire par pourquoi?"

À mon avis, les gens ne s'interrogent pas assez avant d'avoir des enfants. Je crois qu'il est de notre devoir en tant que citoyen de la planète qu'avant de mettre une bouche de plus à nourrir au monde, on se questionne quant à nos raisons.

Je continue de le dire, je crois qu'il y a d'excellentes raisons d'avoir des enfants... et des moins bonnes. Il en va de même des raisons pour lesquelles ne pas en avoir. Reste qu'il faille se questionner... et ce plusieurs fois dans notre vie, puisque nous, humains, sommes des êtres qui, souhaitons-le, évoluons tout au cours de notre vie.

J'espère que la sortie de mon documentaire fera réfléchir les gens. C'est ce que j'espère de tout coeur. J'ai espoir qu'un jour, plus de gens se posent des questions avant de poser un geste définitif. Parce que contrairement à la décision d'avoir ou non un condo, de vivre ou non à la campagne, avoir un enfant est irrévocable. 


Nous connaissons tous des parents qui admettent (parfois à demi-mot ou sous le couvert de l'anonymat sur Internet) regretter d'avoir eu des enfants. Les journaux parlent souvent d'enfants maltraités (et donc de parents malheureux et en crise) et on lit malheureusement trop souvent des histoires d'infanticide dans les manchettes. Toutes ces choses font foi qu'il est possible de regretter être parent. Il ne faut pas oublier de penser aux enfants dans tout ça. Ils méritent des parents heureux et donc des parents qui ont pris le temps de réfléchir à leurs motivations et de prendre une décision éclairée.

Alors je dis à tous : pensez-y bien avant d'avoir des enfants. Interrogez-vous sur les raisons. Peut-être vous surprendront-elles. Peut-être vous rendrez-vous compte qu'en fait, il n'est pas nécessaire d'avoir des enfants pour être heureux ou peut-être constaterez-vous que vos raisons de ne pas en vouloir ne tiennent plus la route après tout ce temps et changerez-vous d'idée. Ça arrive, me dit-on :) L'essentiel est d'être heureux avec ses décisions, peut importe ce qu'elles sont.

dimanche 14 août 2011

Childfree, mais mariée

Lors de ma recherche pour mon documentaire, je me suis rendu compte qu'être childfree, c'est se positionner plus ou moins volontairement contre un modèle de vie impliquant inévitablement qu'une vie à deux allait inévitablement porter fruit et devenir une vie à trois, quatre ou cinq, bref qu'un couple devait devenir une famille.

Mais qu'en est-il du mariage et des autres institutions sociales bien souvent vues comme obligatoires ? Les childfree se positionnent-ils nécessairement contre tout modèle social ? 

J'ai eu la chance de rencontrer beaucoup de childfree ou d'infertiles volontaires, comme dirait l'auteure de ce blogue québécois, dans le cadre de mon documentaire et j'ai été assez surprise par la disparité des philosophies quant à "la norme." Presque tous les childfree que j'ai rencontrés m'avouaient être hors norme puisqu'ils ne voulaient pas avoir d'enfant, mais que cette norme n'étant pas la leur, ne pas en faire partie ne les dérangeait pas le moindrement.

Mais sommes-nous aussi briseurs de normes quant au mariage et au couple ? La plupart des couples childfree que j'ai rencontrés étaient mariés et vivaient ensemble. Seules quelques personnes poussaient le refus d'obéir au diktat social plus loin et faisaient non pas chambre à part, mais maison à part. 

D'où ma question innocente (alors ne m'étripez pas...) puisque je suis moi-même ambivalante quant au mariage : Comment peut-on être anti normes préétablies de la société en ce qui a trait au couple et toutefois vouloir se marier ? Cette question présume évidemment qu'une des raisons pour lesquelles on ne fait pas d'enfant est politique, ce qui évidemment n'est pas l'affaire de tous.


Bref, mes chers lectrices et lecteurs, êtes-vous mariés ? Que pensez-vous du mariage par rapport à votre non désir d'enfant ?

Enfin, il est difficile de parler mariage sans mentionner le divorce. Saviez-vous que les gens sans enfant divorceraient plus que ceux avec une progéniture?, nous informe cet article du 
http://www.huffingtonpost.com/vicki-larson/are-childfree-couples-doo_b_913051.html. Vous ne m'en voyez pas ébahie, beaucoup de couples restent malheureusement ensemble à cause des enfants (surtout lorsqu'ils sont en bas âge) et qui sait, peut-être que l'impulsivité, la spontanéité et le désir de liberté véhiculé par bon nombre de childfree donnerait aussi une indication quant à la longévité de leur mariage...