vendredi 23 décembre 2011

Joyeuses Fêtes!

Je vous souhaite un très joyeux temps des Fêtes et surtout des partys de famille pas trop chiants, des neveux et des nièces qui ne braillent pas, des oncles et des tantes qui ne vous demandent pas "Alors, c'est pour bientôt?", des parents qui sont fiers de votre décision de ne pas avoir d'enfant et qui ne vous font pas sentir coupable, des beaux-parents des plus charmants qui ne reprochent pas d'empêcher leur progéniture de continuer leur belle lignée... et pour les gens qui ne sont pas très familiaux, comme moi, je vous souhaite de bons repas entre amis et de beaux moments de calme et de repos.

(Image trouvée sur Internet, je n'en possède aucunement les droits.)

Joyeux Noël!

dimanche 18 décembre 2011

Des nouvelles de mon documentaire

"C'est avec regret que..."

Je ne lis jamais le reste. Et hop à la poubelle, la lettre du Conseil des arts et lettres du Québec.

Une autre demande de subvention. Un autre refus. Mon projet est pourtant presque achevé, j'espérais avoir des fonds pour le montage, qui est si coûteux et me prend beaucoup plus de temps que je ne l'aurais cru. N'ayant aucun financement, je dois travailler 40 heures semaine pour pouvoir arriver, ce qui ne me laisse malheureusement que peu de temps pour le montage.

Mais je ne me décourage pas. Le film est entièrement tourné, le montage avance lentement, mais sûrement, et ne vous en faites pas, ce n'est pas après trois ans de dur labeur sur ce projet que je vais me décourager. Ce film verra le jour coûte que coûte, et sans aucune aide gouvernementale.

Alors si vous ne l'avez pas encore fait et si vous avez hâte de voir mon film, il n'est pas trop tard pour m'encourager en faisant un petit don pour m'aider à le terminer pour le printemps 2012. Vous pouvez faire un don en cliquant sur l'icône "Faire un don", dans la bande gauche de ce blog ou m'acheter le DVD en prévente pour seulement 25 $.

On m'a d'ailleurs posé la question récemment si mon DVD était région 1 (Amérique du Nord) ou région 2 (Europe), il sera région 0 (lisible partout au monde.) Vous aurez le choix de recevoir le DVD physiquement par la poste lorsqu'il sera complété ou de le télécharger directement sur mon site, si vous préférez l'avoir en version HD.

Et merci à tous ceux qui m'ont encouragée à ce jour. Je pense à vous lorsque je suis un peu démoralisée par les lettres de refus et je retrouve la force de continuer!

lundi 5 décembre 2011

Nouveaux parents

Encore un brin d'humour pour égayer ces journées pluvieuses et grises du mois de décembre. Ce sketch de François Pérusse nous parle d'un nouveau père un peu trop heureux de partager tous les sons de son nouveau né. Je n'ai malheureusement pas pu trouver la version originale québécoise, alors voici la version française... presque aussi drôle.

Personnellement, ça me rappelle quelques personnes... :)


jeudi 1 décembre 2011

Des beaux bébés laids

Pour rester dans la thématique des blogs douteux, j'ai récemment découvert (et suis rapidement devenue accro) au site Ugly Renaissance Babies. Avec un titre pareil, comment résister? Les auteurs du blog ont d'ailleurs le tour de trouver des commentaires parfaits pour décrire certaines laideurs.

(Une poupée bout d'chou du Christ.)

(Le Saint Christ de Maudit Qu'il A Une Face d'Oiseau)

(Oh non, Papa Jésus est encore saoul mort!)
À noter que ces images et commentaires traduits proviennent tous de ce fabuleux blog. Bref, il faut bien comprendre l'anglais afin de pouvoir apprécier tous les commentaires, mais ça en vaut le détour!

Je vous reviendrai sous peu avec des nouvelles de mon documentaire qui est toujours en cours de montage. À bientôt!

jeudi 17 novembre 2011

Des statues childfree ?

Il y a quelque temps, je suis tombée sur ces photos que j'ai trouvées particulièrement hilarantes, dans cet article intitulé The 14 Most Unintentionally Terrifying Statues in the World. Et j'ai noté que plusieurs d'entre elles peuvent être vues comme childfree. 

En particulier celle d'Oslo où un homme semble devoir se battre contre des bébés volants, celle de Berne où un ogre mange des bébés ou celle de Prague où une armée de bébés sans visage se promènent dans un parc.



Allez voir le site, c'est hilarant !

dimanche 13 novembre 2011

De l'humour de mauvais goût - comme je l'aime

Parce qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer. Merci, Amélie, de m'avoir fait découvrir ça sur Facebook.

(Traduction: MDR t'es baisée!)

Bien que le sujet de la grossesse involontaire ne soit pas très drôle, j'ai bien aimé cette image. D'ailleurs, lors de la recherche pour mon documentaire, j'ai été assez surprise de constater que beaucoup de femmes childfree garderaient leur enfant si jamais elles tombaient enceinte.

Moi pas, et je n'ai pas honte à le dire. Ça ne me ferait évidemment pas plaisir, mais je n'aurais aucun dilemme éthique à me faire avorter. Et comme aucune fibre de mon corps ne se dit que peut-être un jour, je pourrais en vouloir, la décision ne serait pas trop difficile. 

Faut aussi dire que je n'ai jamais vraiment été curieuse de savoir comment on se sent enceinte. Certaines amies childfree m'ont avoué que bien qu'elles ne souhaitent pas avoir d'enfant, elles aimeraient bien échanger de corps avec une femme enceinte pendant une journée afin de connaître cette expérience. Moi, j'ai peut-être trop souvent vu le film Alien, mais prêter mon corps à un autre être vivant, ça me dégoûte passablement.

mercredi 9 novembre 2011

Un autre acteur de Mad Men sans enfant

Non seulement suis-je rendue une fan finie de la série Mad Men, mais j'ai maintenant deux raisons d'aimer encore plus cette série. En novembre dernier, je vous parlais que "Pete" était childfree, autant dans la série que dans la vraie vie, eh bien, il semblerait que "Don" aussi. Du moins, sans être aussi revendicateur que Vincent Kartheiser (Pete), Jon Hamm (Don) dit ne pas être pressé d'avoir des enfants avec la femme qui partage sa vie depuis les 14 dernières années.


Pour en savoir plus, lisez cet article (en anglais).

Si j'accorde de l'importance à ce fait divers, c'est que rares sont les acteurs qui osent faire autrement que la crème de la crème d'Hollywood qui est complètement gaga pour les bébés. Pensons à toutes les unes des journaux à potin "est-ce que telle ou telle actrice serait enceinte?" "Voici le dernier shooting photo des nouveaux-nés de Céline Dion!" "Avoir un enfant est la plus belle chose qui me soit arrivée", de dire telle actrice obscure qui tient à revenir sous les feux des projecteurs grâce à son bébé.

Bref non seulement Mad Men est une série que j'adore (et qui a un regard très différent sur la maternité que toutes les autres séries qui se déroulent à notre époque), mais en plus les acteurs semblent avoir des valeurs que j'admire. Alors donc... vive Mad Men, vive boire et fumer pendant qu'on est enceinte, vive les mères à la maison qui trouvent cette vie monotone et ennuyante, vive dire aux enfants qu'ils sont mieux de se fermer la gueule parce que maman a mal à la tête d'avoir trop bu.

samedi 5 novembre 2011

Des enfants trop bruyants

Il semblerait que certaines personnes soient encore plus intolérantes au bruit que moi. En effet, en Angleterre, une plainte a été portée contre un enfant de 4 ans trop bruyant. Ses parents pourraient même devoir payer une amende de 5 000 £ (plus de 8 000 $) si le bruit ne cesse pas. 





Voici l'histoire complète (en anglais.)

Je suis d'accord avec le principe que des enfants, ça ne peut pas être sage comme une image 24 heures sur 24. Ceci dit, il y a quand même des limites.

Je cite en exemple mes voisins préférés.

À côté de chez moi, il y a une famille de cons. Je vous dresse le portrait: un couple dans le début trentaine, habillés comme la chienne à Jacques, les cheveux continuellement gras, la voix rauque de trop fumer. Ils ont passé l'été entier dans leur cour, à gueuler, avec une paire de jumeaux d'un peu plus de deux ans qui crient continuellement, pas juste les enfants, les parents aussi ! Bien évidemment, je les ai pris en grippe. Mais plus grippée que ça, c'est la pneumonie.

À chaque fois que je rentre chez moi, les enfants de la voisine sortent et c'est la crise. Quand c'est pas un, c'est l'autre, mais généralement, ils se relaient et font tout un concert pendant une quinzaine de minutes. Et que font les parents? Rien. Ils les regardent brailler, les bras croisés, une cigarette au bec.

Un certain samedi après-midi, alors que j'étais tranquillement assise dans mon salon, les fenêtres bien fermées, concentrée à écrire un texte, j'entends un pigeon roucouler. Il roucoule, roucoule, roucoule. Ça n'arrête plus. Je commence à me poser des questions sur l'étanchéité de mes fenêtres supposément insonorisées quand je me rends compte que ce n'est pas un pigeon qui fait tout ce vacarme, mais le papa des jumeaux. Il tient ses gamins par la main et sautent tous trois dans une petite piscine pour enfants et c'est lui qui hurle "rou, rou, rou, rou, rou!" à plein poumons. Pour-quoi? Ça a bien dû durer une demi-heure.

Quelques semaines plus tard, je rentre chez moi et passant devant leur clôture, j'entends une espèce de son de scie mécanique et le rire des jumeaux. Je comprends que c'est leur nouveau jouet, que je n'ai pas vu, mais seulement entendu. Je commence à me poser de sérieuses questions quant à la santé mentale des parents. Ceux-là ont certainement dû faire l'école buissonnière lors des cours prénataux parce qu'on dirait que dès qu'ils sont face à un choix, ils prennent systématiquement le mauvais.

Autre exemple. L'été dernier, les parents ont acheté à leurs petits morveux un jeu de base-ball. Je ne l'ai pas vu, seulement entendu. J'imagine que c'est une patente sur laquelle est posée une balle qui est projetée vers le joueur après une série de bips stridents. Voyez le topo: je suis encore une fois assise tranquille dans mon salon quand soudain: BIP... BIP... BIP... BIP-BIP-BIP-BIP! Clac! Et ça recommence comme ça 100-150 fois? De quoi vouloir tuer. Rien ne m'agresse plus que des sons stridents répétitifs et ils peuvent jouer à ce jeu-là pendant 2 heures... à raison de 4 fois par jour.

Il me vient des rages meurtrières!!

Comme quoi, une partie de moi comprend très bien le voisin qui a fait une plainte de son pour l'enfant qui hurlait. Oui, y a des sons de vie normaux. En bas de chez moi, vit un couple avec un enfant de 2 ans et un nouveau-né. Je les ADORE. Ils sont gentils, respectueux, calmes. Bref, le contraire total de mes voisins si dérangeants. Et oui, parfois, j'entends le petit pleurer, mais c'est normal. Ça dure quelques minutes, c'est tout. Des fois aussi, je l'entends rire. C'est cute. Et ça ne dure que quelques minutes. Il y a des sons de vie normaux, y a aussi des criss d'épais qui sont bruyants et qui élèvent leurs enfants pour être comme eux: des criss de cons. Ça y est, je l'ai dit, bon.

jeudi 3 novembre 2011

Peut-on réellement dire qu'on ne voudra jamais d'enfant ?

Certaines femmes m'ont dit qu'elles ont toujours su qu'elles n'auraient jamais d'enfant. Toutes petites, elles disaient à leurs parents: "Moi, j'aurai jamais de bébé!" D'autres ne se sont réellement penché sur la question qu'à l'âge adulte, souvent confronté au désir d'enfant de leur conjoint ou lors d'une grossesse involontaire. 

Certaines femmes m'écrivent et me disent qu'elles ont 18 ans et ne voudront jamais d'enfant. Je les crois. D'autres diront qu'à cet âge-là, on ne peut pas réellement savoir. Et moi, je me dis, pourquoi pas ? Moi, j'ai toujours su que les enfants ne m'intéressaient pas trop et que la vie de parent me semblait d'un ennui mortel. Je le savais à 14, 18, 22, 27 et maintenant 33 ans. J'avais donc raison à 18 ans de dire que je ne voulais pas d'enfant.

Pourtant on ne me croyait pas. "T'es jeune, tu vas changer d'avis." On m'assommait avec ce fait. Comme si inévitablement tout le monde changeait d'avis. Comme si c'était impossible de se connaître assez pour savoir qu'être parent n'est pas dans nos valeurs. Parce que pour moi, ça revient souvent à ça. Le désir d'avoir des enfants est un choix de vie que font certaines personnes qui ont des valeurs, besoins et désirs que je n'ai pas.

Certes, certaines personnes changent d'avis. Tant mieux pour elles. Une amie (ex-?)childfree est justement devenue mère il y a environ un mois et demi et elle m'avoue surprise qu'elle est heureuse et comblée. Bien, tant mieux! Tant mieux si après s'être interrogé sur nos motivations et raisons pour ne pas avoir d'enfant, on se rend compte qu'en fait, ça ne s'applique plus et qu'on change d'avis. Et tant mieux si cette nouvelle vie nous plaît. Le contraire serait plutôt triste. 

Oui, c'est possible de changer d'avis parce qu'on évolue en tant que personne tout au cours de notre vie. Mais c'est aussi possible de rester fidèle à nos valeurs de base qui peuvent ne pas être compatibles avec la vie de  parent comblé. Moi, par exemple, l'idée de passer 6 mois, voire un an à la maison avec bébé attaché à mon sein, à mal dormir et à ne penser qu'à mon enfant, ça me semble être le comble de la platitude. C'est trop basique pour moi. Oui, après, bébé grandit, mais reste qu'après le boulot, aller chercher l'enfant à la garderie, l'aider avec ses devoirs, lui donner son bain, lui faire à manger, ranger, faire les courses, etc, beurk! Désolée, ça ne m'intéresse pas. Bien contente que d'autres ne trouvent pas ça emmerdant, moi, oui.

Reste que beaucoup de femmes qui disent à 18 ans, 22 ans, 25 ans, 29 ans, 36 ans, qu'elles ne voudront jamais avoir d'enfant... peuvent avoir raison et méritent donc par le fait même d'être traitées avec respect sans se faire dire "tu peux pas savoir que tu changeras jamais d'avis, t'es trop jeune, etc." Oui, c'est possible de se connaître assez pour le savoir. Certaines personnes se connaissent extrêmement bien à 16 ans... d'autres ne se connaîtront jamais réellement. C'est donc du cas par cas. Toutefois tout le monde mérite d'être pris au sérieux. 

Et puis, serait-ce réellement la fin du monde si quelqu'un avouait à 20 ans ne pas vouloir d'enfant et décide d'en avoir à 37 ans? Non, pas trop.

samedi 15 octobre 2011

Un enfant comme projet de couple ?

Je suis de retour. Désolée pour mon mutisme des dernières semaines, j'ai été très occupée pour des raisons personnelles. Mais me revoilà. Mieux vaut tard que jamais, dit-on.

Récemment, plusieurs changements sont survenus dans ma vie. Mon couple s'est dissout et j'ai eu beaucoup de temps pour réfléchir aux raisons pour lesquelles les couples ne durent pas toujours aussi longtemps qu'on ne l'aurait cru à prime abord.

Une des raisons, je crois, qui fait en sorte que les couples restent heureux ensemble c'est qu'ils sont productifs, ils ont des projets communs et travaillent en équipe. Je me suis rendue à l'évidence, mon couple n'avait plus aucun projet commun. Nous vaquions chacun à nos occupations, mais ne construisions plus rien ensemble. C'est là où j'ai eu un flash: "C'est dans des moments comme ça que certains doivent se dire, chéri, pourquoi n'aurions-nous pas un enfant!?"

C'est vrai qu'avoir un enfant, c'est un projet en soi. Un projet de vie. Ça demande beaucoup de motivation, ça occupe, il n'y a plus jamais de moments morts. Ceci dit, dans mon cas, puisque je n'en veux pas, ce n'était pas une option. Mais pendant une seconde, j'ai compris les gens qui ont des enfants peut-être pas par désoeuvrement, mais par manque de projet avec leur conjoint.

Alors j'ai eu la frousse. Est-ce que les couples childfree manqueraient de projet de vie ?

Un article que j'ai lu il y a quelques mois parle du plus haut taux de divorce chez les couples "childless" que chez ceux qui ont des enfants.
(...)childfree couples divorce more often than couples who have at least one child, according to researchers, despite numerous studies that indicate marital happiness plummets in the first year or two after the birth of a child and sometimes never quite recoups.   
(...)"People assume children are the glue that holds a marriage together, which really isn't true. Kids are huge stressors. Despite that, there is a strong motive to stay together. The childfree don't have that motive so there's no reason to stay together if it's not working." 
Comme je refuse de généraliser, je ne crois pas nécessairement que les childfree soient des gens plus volages que les gens qui ont des enfants. Par contre, dans la recherche que j'ai faite pour mon documentaire, la plupart des femmes que j'ai rencontrées me disent que leur désir de liberté est une des raisons principales pour lesquelles elles ne souhaitent pas avoir d'enfant. Ce désir de liberté peut-il être une arme à deux tranchants ? 

Personnellement, je suis une personne qui déteste la routine et les contraintes et adore les changements et mener une vie trépidante. J'en arrive donc à la conclusion que je ne trouverai peut-être jamais le prince charmant qui saura me garder intéressée jusqu'à mes vieux jours. Est-ce triste ? Pas nécessairement.

Pour le moment, je m'amuse bien et je vous tiendrai au courant de mes aventures de célibataire childfree... si anecdote il y a. On me dit d'ailleurs que ce sera difficile à mon âge de rencontrer des gens qui comme moi ne veulent pas d'enfant... ou qui n'en ont pas. 

À suivre !

PS: Pour éviter la confusion, ce billet est un questionnement quant à la durée de vie du couple. Je ne suis ni malheureuse en tant que nouvelle célibataire, ni à la recherche de l'âme soeur à ce moment-ci, ni défaitiste quant à ce que l'avenir me réserve. J'ai voulu que ce billet soit un questionnement par rapport à un article que j'ai lu et que je cite avec des exemples personnels et non une façon de me lamenter sur mon propre sort. Je suis désolée si ce n'était pas tout à fait clair :)

lundi 12 septembre 2011

Conférence à l'UQÀM 22 septembre 12h30 à 14h

Vous êtes cordialement invités à la conférence que je donnerai le jeudi 22 septembre à l'Institut de recherches et d'études féministes de l'UQÀM. 

Cette conférence a pour thème "En avoir ou pas ? Le choix de ne pas avoir d'enfant". Je parlerai entre autres de mon documentaire et du mouvement childfree. Vous pourrez d'ailleurs voir EN PRIMEUR un extrait de mon documentaire Maman ? Non merci ! et acheter d'avance, en personne, le DVD de mon film pour m'aider à terminer le montage du documentaire. 


Infos pratiques :
Date : Jeudi 22 septembre
Heure : 12 h 30 à 14 h
Lieu : Pavillon Hubert-Aquin de l'UQÀM, local A-3316
Adresse : 400, rue Sainte-Catherine Est, Métro Berri-UQAM
Coût? C'est gratuit. 

Il me fera plaisir de vous rencontrer et de discuter avec vous :) C'est donc un rendez-vous à ne pas manquer!

lundi 5 septembre 2011

Ne pas aimer les enfants des autres

Ça se dit rarement en société. Surtout en tant que parent. Ou en tant que non-parents, quand on y pense. Combien de fois avez-vous entendu: "Mais tu peux pas savoir, toi, t'as pas d'enfant" ou "tu ne peux pas juger la manière dont j'éduque mon enfant, tu en as pas, toi!" Peut-être, mais faudrait pas exagérer non plus.

En tant que childfree, les gens nous prennent souvent pour des anti-enfant, ce qui dans mon cas n'est pas toute la vérité, mais une partie de vérité. Je viens d'une famille particulière. Ma mère n'aime pas les enfants. Elle m'a adorée moi, mais elle continue de le dire: "Je n'aime pas les enfants des autres." Et telle mère, telle fille...

N'ayant pas d'enfant moi-même, je n'ose pas dire que je n'aime pas les enfants. Ce ne serait pas vrai. Mais ceux décrits avec brio par Lorraine Devon Wilke dans son article anglais "I Don't Love Your Kid" sont exactement ceux qui me rappellent à quel point je n'ai pas envie de vivre ça quotidiennement.
"I don't love your kid.
You know the one: 
That kid who's allowed to chase his brother around the grocery store while screaming bloody murder and knocking over chip racks and those geriatric gals with the walkers. 
That kid who's having a prolonged hissy fit in a fine dining establishment, ignored by parents who believe she needs to "work it out herself" rather than intervene for the sake of ambiance, fellow diners and the sanity of the wait staff. 
That kid who gleefully dances in bare feet atop the lobby coffee table of a chi-chi country club while her parents assault passersby with those "Isn't she cute?" grins. No, she isn't. Get her off the table and into some shoes. 
That kid who is the white-hot flaming center of every conversation with parents who extol each talent, skill, accomplishment, latest funny thing, every breath they take as if history is being made. He/she's swell, but how about we refocus on the visiting lecturer we invited to this shindig?"

J'en reviens toujours à dire que moi, ce n'est pas l'enfant que je n'aime pas, mais ses parents. Parce qu'un enfant, ça ne sait pas ce que ça fait. Ça crie, ça pleure, ça remue beaucoup. C'est normal, c'est une étape de son développement. Par contre, les parents eux, sont des adultes qui devraient savoir que tout n'est pas permis à tout moment.
Je vais écrire un guide, je crois, sur ce que les parents peuvent faire pour les aider à garder leurs amis non-parents sans les rendre complètement fous. Voilà. C'est le projet que je me donne dans les prochaines semaines! Voyons voir si je m'attire les foudres des parents ou si quelques uns comprendront mon point de vue.

samedi 3 septembre 2011

Être fier de sa famille

Depuis quelques années,  j'observe une nouvelle mode sur les voitures nord-américaines : les auto-collants à l'effigie des membres de la famille.

Plein d'autos affichent fièrement 2 parents, plusieurs enfants, un chien, etc.

Exemples :



Et j'ai découvert ceci aujourd'hui qui m'a bien fait rire.

(Cliquez sur le lien d'origine pour voir tous les détails : http://xkcd.com/946/)

Comme quoi, je ne suis pas la seule à rouler des yeux lorsque je vois ces excès de vanité. Parce qu'il faut le dire, je n'ai jamais vu une voiture où ces autocollants montraient un couple... il y a toujours des enfants. Comme quoi, c'est ce qui est en train de remplacer le fameux "Attention, bébé à bord" comme moyen de se vanter d'avoir une famille. Et vous connaissez tous mes sentiments quant à l'inutilité de ce petit triangle jaune.

jeudi 1 septembre 2011

Le montage de Maman? Non merci! commence aujourd'hui!

Le grand jour est enfin arrivé. Maman? Non merci! commence la longue et coûteuse étape du montage! C'est grâce à vous tous que j'ai pu me rendre jusqu'ici. J'ai eu la chance de rencontrer des gens formidables dans le cadre de mes tournages (qui d'ailleurs ne sont pas tout à fait terminés et devraient se poursuivre au mois de septembre et octobre).

Mais j'ai encore besoin de vous. L'argent recueilli à ce jour n'est pas assez pour que je puisse payer convenablement les gens qui travaillent avec moi. Il est important pour moi de rémunérer mes collaborateurs en guise de remerciment pour tous leurs efforts. Je ne me verse absolument aucun salaire pour ce film. Là, n'est pas mon intention. Je crois tellement en ce projet que ma contribution personnelle est en temps et en argent. Malheureusement, je n'ai pas 15 000$ dans mon compte bancaire, somme nécessaire pour défrayer les coûts des salles de montage-mixage, la musique pour mon film, le graphisme pour l'affiche, l'impression de DVDs, l'envoi en festivals, etc.

Alors il n'est pas trop tard pour acheter le DVD de Maman? Non merci! en prévente pour seulement 25$. Je vous enverrai une copie du film à sa sortie prévue à l'hiver 2012. Vous pouvez également donner plus. Tout don de 50$ se mérite également une paire de billets pour la représentation de votre choix de mon film. Et toute personne ayant donné 100$ ou plus verra son nom apparaître au générique du film.

Pour donner, c'est simple: Il y a Paypal (c'est sécuritaire et rapide) ou si vous préférez ne pas envoyer d'argent par Internet, écrivez-moi et je vous donnerai mon adresse postale.

Merci beaucoup d'avoir cru en moi et de m'avoir fait tous ces dons. Mais il reste encore beaucoup de travail avant que le film voie le jour.

mercredi 31 août 2011

Entrevue pour un magazine bosniaque

Majka? Ne, hvala!, voilà le titre de mon documentaire (et de ce blog) en bosniaque !

Je le sais parce qu'une journaliste de Urban Magazin m'a contactée il y a quelques semaines pour me dire qu'elle avait l'intention d'écrire un article à propos des childfree et que mon projet l'intéressait beaucoup. Après m'être relevée puisque j'étais tombée en bas de ma chaise que les Balkans aient eu vent de mon film, j'ai répondu à toutes ses questions par courriel et ça donne ceci.


Vous pouvez télécharger le PDF de l'article ici.

dimanche 28 août 2011

Bébés zombies !

En ce dimanche pluvieux (merci, Irène!), je vous propose cette merveilleuse comparaison, gracieuseté de http://www.howtobeadad.com. Je cite donc une connaisance Twitter en disant qu'il semblerait que les pères aient un meilleur sens de l'humour que les mères ;)

(Cliquez sur l'image pour mieux lire le texte.)

Et bon dimanche !

jeudi 25 août 2011

49% des grossesses non planifiées aux États-Unis

Le Washington Post publiait des chiffres étonnants, hier matin. En effet 49 % des grossesses ne seraient aucunement planifiées. Toutefois le taux d'avortement serait en baisse (ce qui réjouirait la journaliste, voir 2e paragraphe de la citation).
Researchers at the Guttmacher Institute in New York City pooled data about pregnancy intentions, live births and abortions to establish rates of unintended pregnancies. The paper, published today in the journal Contraception, found that of the 6.7 million pregnancies in 2006, almost half (49 percent) were unintended. While that number is only slightly higher than in 2001 (when it was 48 percent), it indicates that we’re moving in the wrong direction. 
The report does offer a couple of bright notes: The unintended pregnancy rate for 15- to 17-year-olds actually decreased, and the percentage of unintended pregnancies ending in abortion among all women decreased from 47 percent in 2001 to 43 percent in 2006. 
Les résultats de l'étude du Guttmacher Institute sont disponibles ici.

Moi, ça me fait peur. Si la moitié des grossesses ne sont pas planifiées et que l'avortement est en baisse, l'indice de bonheur serait-il peut-être lui aussi en déclin?

Au Québec, j'ai pu trouver des statistiques quant au nombre d'interruptions volontaires de grossesse, mais aucune à propos du nombre de grossesses non souhaitées (parce que celles-ci ne se terminent pas automatiquement pas un avortement, et les avortements peuvent être pratiqués malgré une grossesse volontaire.)

Je crois que tout le débat est là. Dans ce non-choix. Je crois qu'il est faux d'affirmer qu'en 2011, on fait des enfants par choix. Souvent, on décide de garder l'enfant après la surprise de découvrir une grossesse non voulue. Ceux qui font réellement le choix d'avoir des enfants sont en marge, une strate privilégiée et plus scolarisée de la société. Faites le test, demandez autour de vous pourquoi vos collègues, amis, membres de la famille ont eu ou veulent des enfants et vous verrez que leur réponse ressemble généralement à "Qu'est-ce que tu veux dire par pourquoi?"

À mon avis, les gens ne s'interrogent pas assez avant d'avoir des enfants. Je crois qu'il est de notre devoir en tant que citoyen de la planète qu'avant de mettre une bouche de plus à nourrir au monde, on se questionne quant à nos raisons.

Je continue de le dire, je crois qu'il y a d'excellentes raisons d'avoir des enfants... et des moins bonnes. Il en va de même des raisons pour lesquelles ne pas en avoir. Reste qu'il faille se questionner... et ce plusieurs fois dans notre vie, puisque nous, humains, sommes des êtres qui, souhaitons-le, évoluons tout au cours de notre vie.

J'espère que la sortie de mon documentaire fera réfléchir les gens. C'est ce que j'espère de tout coeur. J'ai espoir qu'un jour, plus de gens se posent des questions avant de poser un geste définitif. Parce que contrairement à la décision d'avoir ou non un condo, de vivre ou non à la campagne, avoir un enfant est irrévocable. 


Nous connaissons tous des parents qui admettent (parfois à demi-mot ou sous le couvert de l'anonymat sur Internet) regretter d'avoir eu des enfants. Les journaux parlent souvent d'enfants maltraités (et donc de parents malheureux et en crise) et on lit malheureusement trop souvent des histoires d'infanticide dans les manchettes. Toutes ces choses font foi qu'il est possible de regretter être parent. Il ne faut pas oublier de penser aux enfants dans tout ça. Ils méritent des parents heureux et donc des parents qui ont pris le temps de réfléchir à leurs motivations et de prendre une décision éclairée.

Alors je dis à tous : pensez-y bien avant d'avoir des enfants. Interrogez-vous sur les raisons. Peut-être vous surprendront-elles. Peut-être vous rendrez-vous compte qu'en fait, il n'est pas nécessaire d'avoir des enfants pour être heureux ou peut-être constaterez-vous que vos raisons de ne pas en vouloir ne tiennent plus la route après tout ce temps et changerez-vous d'idée. Ça arrive, me dit-on :) L'essentiel est d'être heureux avec ses décisions, peut importe ce qu'elles sont.

dimanche 14 août 2011

Childfree, mais mariée

Lors de ma recherche pour mon documentaire, je me suis rendu compte qu'être childfree, c'est se positionner plus ou moins volontairement contre un modèle de vie impliquant inévitablement qu'une vie à deux allait inévitablement porter fruit et devenir une vie à trois, quatre ou cinq, bref qu'un couple devait devenir une famille.

Mais qu'en est-il du mariage et des autres institutions sociales bien souvent vues comme obligatoires ? Les childfree se positionnent-ils nécessairement contre tout modèle social ? 

J'ai eu la chance de rencontrer beaucoup de childfree ou d'infertiles volontaires, comme dirait l'auteure de ce blogue québécois, dans le cadre de mon documentaire et j'ai été assez surprise par la disparité des philosophies quant à "la norme." Presque tous les childfree que j'ai rencontrés m'avouaient être hors norme puisqu'ils ne voulaient pas avoir d'enfant, mais que cette norme n'étant pas la leur, ne pas en faire partie ne les dérangeait pas le moindrement.

Mais sommes-nous aussi briseurs de normes quant au mariage et au couple ? La plupart des couples childfree que j'ai rencontrés étaient mariés et vivaient ensemble. Seules quelques personnes poussaient le refus d'obéir au diktat social plus loin et faisaient non pas chambre à part, mais maison à part. 

D'où ma question innocente (alors ne m'étripez pas...) puisque je suis moi-même ambivalante quant au mariage : Comment peut-on être anti normes préétablies de la société en ce qui a trait au couple et toutefois vouloir se marier ? Cette question présume évidemment qu'une des raisons pour lesquelles on ne fait pas d'enfant est politique, ce qui évidemment n'est pas l'affaire de tous.


Bref, mes chers lectrices et lecteurs, êtes-vous mariés ? Que pensez-vous du mariage par rapport à votre non désir d'enfant ?

Enfin, il est difficile de parler mariage sans mentionner le divorce. Saviez-vous que les gens sans enfant divorceraient plus que ceux avec une progéniture?, nous informe cet article du 
http://www.huffingtonpost.com/vicki-larson/are-childfree-couples-doo_b_913051.html. Vous ne m'en voyez pas ébahie, beaucoup de couples restent malheureusement ensemble à cause des enfants (surtout lorsqu'ils sont en bas âge) et qui sait, peut-être que l'impulsivité, la spontanéité et le désir de liberté véhiculé par bon nombre de childfree donnerait aussi une indication quant à la longévité de leur mariage...

mardi 26 juillet 2011

Derrière chaque femme sans enfant se cache une histoire

Quel bon timing après mon dernier billet, que de trouver ce superbe article (anglophone) célébrant les réalisations et contributions sociales des femmes sans enfant.
Not everyone has to be a mother in order to contribute to society. That doesn’t make motherhood wrong in any way, or any less selfless or glorious, but neither does it make being childfree freaky.
http://gateway-women.com/2011/07/25/behind-every-woman-without-children-is-a-story/

Petite question en terminant, pourquoi est-ce mieux vu pour une femme de rentrer chez les soeurs (Mère Thérésa) que de choisir de vivre en couple sans vouloir d'enfant ? Une religieuse qui ne travaille pas auprès des enfants et passe sa vie dans les cuisines de sa communauté religieuse est-elle plus utile à la société qu'une femme mariée sans enfant qui travaille en garderie et paye ses taxes ? Et surtout... j'en reviens donc à mon dernier billet : comment peut-on se permettre de juger de l'utilité d'autrui ? Est-on vraiment rendu dans ce type de débat ?

dimanche 24 juillet 2011

Chanson pro-parentalité ou pro-bébé ?

J'ai besoin de votre aide ce matin. Je cherche des chansons francophones faisant l'éloge de la vie de parent, des bébés ou des enfants en général. Idéalement, une chanson yéyé disant "J'ai hâte de me marier et faire des bébés" quelque chose d'un peu insipide et rétro :)

Merci de m'aider dans ma quête !

vendredi 22 juillet 2011

Inutiles, les non-parents?

Récemment, sur quelques forums, je me suis carrément fait dire que si je n'ai pas d'enfant, et si de surcroît je ne fais pas de bénévolat, je suis complètement inutile à la société. D'autres nous rabâchent les oreilles avec les mêmes stéréotypes: on est égoïstes et immatures... of course!

(C'est étrange que des sujets royaux si égoïstes et inutiles se vantent de leur condition.)

(Ces gens ont fait le bon choix. Ils ont compris assez tôt qu'ils étaient trop égoïstes et immatures pour avoir des enfants et donc ils n'engendreront pas une autre générations de gens égoïstes et immatures.)

(Hé, la documentariste, pourquoi ne pas faire un documentaire sur un vrai sujet? (...)
...Qui va s'occuper de vous quand vous serez vieux et qui paiera pour votre "décision personnelle"? Vous ne mentionnez que votre esprit collectif lorsque ça vous arrange. Je n'ai qu'un mot à vous dire: vous êtes des merdes!)


Vraiment? Je suis inutile, égoïste, immature et une merde! Jamais je n'oserais porter un tel jugement sur quiconque. Certaines personnes ne travailleront pas de leur vie, jamais je n'oserais les traiter de sangsue ou d'inutile. Certaines personnes passeront le restant de leurs jours en prison, et pourtant je ne les traiterais pas d'inutile. Mais moi, je n'aurai pas d'enfant, je suis un monstre, je ne mérite pas de vivre.

Il faudrait que je donne du sang, que je fasse 25 heures de bénévolat par semaine, que je donne à des organismes de charité, que j'adopte un enfant, devienne grande soeur ou famille d'accueil pour que ma vie ait un sens? Pourquoi? Et surtout pour qui? Qui se permet de juger la vie d'autrui? Pourquoi faudrait-il qu'une vie sans enfant soit une vie immature ou égoïste?

Je crois plutôt que la pluralité des points de vue fait grandir la société. C'est rare que je me présente comme "childfree" avant tout autre qualificatif. Je suis une femme, je suis une documentariste, je suis une amatrice de framboises et de produits locaux. Je suis aussi childfree. On m'a laissé entendre que si justement j'oeuvrais dans le milieu communautaire et que j'aidais les gens, je serais plus utile et ça compenserait pour avoir "failli" à mon (non) rôle de mère... Moi qui croyais que faire des films, exposer des points de vue alternatifs, composer un blog pour gens se sentant seuls et incompris c'était utile... bien, il faut croire que je m'étais mis le doigt dans l'oeil jusqu'au coude!

Sans vouloir pointer un doigt accusateur vers les parents, j'ose croire que certains parents ne sont pas non plus des exemples vertueux d'altruisme. Oui, ils élèvent des enfants, mais peut-être polluent-ils avec leur VUS, travaillent-ils pour une compagnie de cigarettes ou mangent-ils exclusivement au McDo? Oui, vous m'avez surpris en flagrant délit d'exagération. C'est pour prouver à mes détracteurs que leurs exemples ne tiennent pas plus la route. Les parents seraient-ils exempts de dons de sang, de bénévolat, de trouver un travail bon pour la planète juste parce qu'ils ont fait des enfants? Mais fallait le dire que lorsqu'on accouche, on nous remet une belle petite carte "get out of jail free" comme au Monopoly et qu'en tant que parent on peut presque tout faire sans aucune justification alors que nous, on doit expliquer nos motivations derrière nos achats, voyages et hobbies. Ça suffit!

De toute manière, cette quête d'utilité ne devrait-elle pas être privée? N'est-ce pas justement là la recherche perpétuelle du sens de notre vie? Certains trouvent du sens à la leur en ayant des enfants, d'autres en vivant tout simplement, en découvrant la vie à travers des voyages et des rencontres, d'autres veulent sauver le monde, mais certains sont bien heureux de faire leur petit 9 à 5 et ensuite rentrer à la maison et écouter la télé toute la soirée. Qui peut réellement juger? Que ceux qui sont réellement constamment utiles à la société et qui n'ont jamais posé le moindre geste égoïste jettent la première pierre. 

Une chance, il reste quand même plusieurs personnes compréhensives, polies et avec un bon sens de l'humour pour prendre notre défense.


(C'est ironique que la plupart des adultes qui ne souhaitent pas se reproduire sont en fait ceux qui devraient le faire: des gens assez inteligents pour donner à leurs (non)enfants une bonne éducation et de bonnes valeurs. Malheureusement, ce sont les plus stupides qui se reproduisent le plus.)

Reste que je ne comprends absolument pas la haine qui peut surgir à l'encontre des childfree. Dois-je m'habiller en hippie, sortir le tambourin et chanter "Live and Let Live" pour qu'on finisse par essayer se comprendre et arrêter de s'accuser mutuellement parce que vraiment, les insultes, ça fait mal à la longue.

mercredi 20 juillet 2011

Aucune subvention pour Maman? Non merci!

C'est officiel, mon documentaire n'aura eu aucun financement gouvernemental. J'ai reçu ma dernière lettre de refus ce matin. Je ne peux appliquer que trois fois pour le même projet auprès des organismes subventionneurs gouvernementaux et c'était ma troisième tentative.

Comme quoi le gouvernement trouve mon sujet trop choquant, trop tabou. Mon film est pourtant inclusif, j'interview des hommes et des femmes, des couples et des gens célibataires, des mères et des non-parents et même une femme ayant changé d'idée... alors ce n'est certainement pas parce que mon sujet est trop fermé.

Lorsque j'étais associée à un producteur l'an dernier, qui voulait que je fasse un film de 46 ou 52 minutes pour la télé, chose qui ne m'intéressait pas le moindre du monde (j'y reviendrai), il m'a dit d'enlever le mot "féministe" de ma proposition de documentaire que je soumettais aux organismes de financement public. "Pourquoi?", dis-je surprise! "Parce que le féminisme a mauvaise presse maintenant." Alors j'ai enlevé le mot, mais le sujet reste le même. Je m'interroge quant à la place de la femme dans la société en 2011 lorsqu'on lui répond encore une fois que sa vraie tâche est de faire des enfants. Ça reste donc un film féministe, puisqu'il est à propos de la condition de la femme.

Je reviens donc à mon producteur, enfin mon ex-producteur puisque, comme je vous disais, l'idée de faire un 46 minutes ne m'intéressait pas du tout puisque j'ai depuis le début l'intention de réaliser un documentaire d'une durée approximative de 80 minutes. De plus, mon but avec ce film est de faire le tour des festivals et ouvrir un débat de société, chose souvent possible avec des panels de discussion post-film dans des festivals, alors qu'une diffusion télé n'a lieu qu'une fois... et les gens pourront bien en parler dans leur salon, ça ne reste qu'un murmure souvent solitaire

Bref tout ça pour dire, un sujet féministe, de surcroît un film à propos d'un grand tabou de société : ceux qui ne veulent pas entrer dans le moule et avoir des enfants, ça ne reçoit pas une cenne du gouvernement.

C'est déprimant quand même de penser que pour que ce film se finisse, il me faudra sûrement dépenser 20 000$ que je n'ai pas. Mais je suis têtue et toujours aussi convaincue de la nécessité de faire ce film. Et il se fera, coûte que coûte, je vous le promets !

Mon budget prévoit au bas mot 12 000$ pour le montage de ce film. C'est beaucoup, je vous l'accorde, mais il n'y a absolument aucun moyen de baisser ces coûts. Ce qui est très important en documentaire est d'avoir un bon son, ce qui nécessite donc un bon mix de son (et fait toute la différence entre un film amateur et un bon documentaire.) Le mixage sonore se fait donc dans un bon studio, avec un bon mixeur et un bon équipement, ce qui coûte très cher. Même chose pour le montage. Une certaine partie peut être effectuée à la maison, mais la correction couleur, etc., doit être faite en studio. Côté tournage, j'avais prévu le coup, je me suis achetée mon propre éqiupement l'année dernière et donc il m'est possible de faire mes tournages à moindre coût avec le plus de bénévoles possible. Reste que la majorité des preneurs de son avec qui je travaille ont besoin d'être payés... alors je les paye de ma poche.

C'est pourquoi j'ai encore besoin de votre aide. Au cours du printemps, certains d'entre vous ont été très généreux et m'ont envoyé des dons pour mon documentaire (certains ont été tellement généreux que j'en suis littéralement tombée en bas de ma chaise...) MERCI ENCORE! Mais j'ai encore besoin de vous qui croyez en ce film. Il est toujours possible de faire un don. Tous les montants sont les bienvenus. 




  • Pour seulement 25$, vous pouvez acheter mon DVD en prévente. Vous le recevrez dès sa sortie.
  • Pour tout don de 100$ ou plus, si vous le souhaitez, votre nom apparaîtra au générique.
  • Pour tout don de 1 000$ ou plus, je viens vous rencontrer pour vous prendre dans mes bras en sautant de joie pour vous remercier!

lundi 18 juillet 2011

Ce midi à Radio Noon (88.5 FM)

Ce midi, je serai sur les ondes de CBC Radio Noon (88.5 FM) de midi à 13 h pour parler du sujet des non-parents.

Cette émission est un forum de discussion, alors n'hésitez pas à appeler pour commenter.

J'ai rajouté le lien ci-haut pour écouter ou réécouter cette émission, donnez-m'en des nouvelles.

dimanche 17 juillet 2011

Retour sur le pique-nique childfree du 16 juillet

Après envoir envoyé nombre de communiqués de presse aux télés, journaux, radios de Montréal, seule la CBC (le radio et télédiffuseur public du Canada, pour mes lecteurs européens) est venue au pique-nique childfree que j'organisais hier après-midi.


(© Magenta Baribeau)
L'article est court et l'auteur semble mélanger la terminologie, mais l'essentiel y est. Je tiens cependant à corriger le tir, mon documentaire n'est pas à propos des "childless" (ceux qui n'ont pas pu avoir d'enfant), mais bien à propos des "childfree" (ceux qui ont choisi de ne pas en avoir). Par ailleurs, j'ai organisé ce pique-nique seule, bien que l'article me prête des collaborateurs. Qui sait l'année prochaine, peut-être en aurais-je vraiment ;)


(© Magenta Baribeau)
Je suis néanmoins très heureuse de savoir que ce pique-nique et que la "cause" des childfree, si je puis dire, intéresse au moins un média. J'aurais espéré qu'il y ait plus d'intérêt médiatique, surtout avant l'événement afin que plus de gens entendent parler de ce pique-nique et se joignent à nous, mais que les médias parlent enfin de ce sujet est un pas dans la bonne direction. J'en d'ailleurs longuement parlé avec le journaliste de l'absence de ce sujet dans les médias et j'aurais apprécié que l'article en fasse part.



(© Magenta Baribeau)


Quant au pique-nique comme tel, il s'est déroulé par une journée spendide. Comme quoi Dame Nature est peut-être childfree après tout... Nous étions près de 10 à participer à ce pique-nique. Ce fut intime et très enrichissant. J'ai reçu beaucoup de commentaires positifs et de requête pour en refaire d'autres. J'espère que la prochaine fois, plus de childfree, mais aussi de parents sympathisants, se joindront à nous.


Bref, merci à tous ceux qui sont venus. Et pour les autres, vous avez manqué un bel après-midi, de belles rencontres et des discussions très enrichissantes. 

lundi 11 juillet 2011

Rappel: pique-nique pour non-parents le 16 juillet à 13 h

Juste un petit mot pour vous rappeler que le premier pique-nique pour non-parents (et sympathisants) aura lieu ce samedi 16 juillet à 13 h au Parc Lafontaine.

Rendez-vous au coin sud-ouest du parc (angle Cherrier et Lafontaine) à 13h. Nous partirons ensuite vers un endroit encore inconnu dans le parc, alors il est souhaitable d'arriver à 13h et non plus tard, pour avoir une chance de nous trouver.

Notez qu'il est possible de boire de l'alcool dans les parcs de Montréal à condition que ce soit dans le cadre d'un pique-nique donc qu'il y ait de la bouffe présente. Alors avis aux amateurs de vin ou autre breuvage alcoolisé, vous pouvez en amener... avec de la nourriture, bien sûr.

Je crois que le concept "pot-luck" serait une excellente façon de briser la glace. Mais si vous préférez ne pas partager, nous n'en ferons pas tout un plat non plus :) 

Alors ne soyez pas gênés. J'ai déjà rencontré plusieurs personnes qui seront présentes au pique-nique et elles sont toutes charmantes et surtout, nous avons beaucoup de trucs en commun. Alors venez faire un petit tour!

Et vous n'êtes pas obligé d'être des "childfree" convaincus pour venir. Il nous fera plaisir de discuter avec des gens indécis, curieux de nous connaître, ainsi que des parents qui appuient nos choix. L'essentiel est que tout se déroule dans le respect.

À samedi !

PS: Vous pouvez confirmer votre présence sur Facebook. J'y ai créé cet événement.

vendredi 8 juillet 2011

Vox pop... un peu raté

Un fait plutôt étrange s'est produit lundi dernier lors d'un vox pop filmé que j'ai fait près du festival de jazz de Montréal. Je demandais aux gens s'ils avaient des enfants, pourquoi ils en ont eu, s'ils en voulaient un jour, etc.  Le but de ce vox pop est d'intégrer des réponses de citoyens dans mon film et de montrer à ceux qui ne le savent pas, que bien souvent, nous childfree, recevons de drôles de commentaires lorsqu'on dit ne pas vouloir devenir parent.

Par contre, à la question: "Que pensez-vous des gens qui disent ne pas vouloir d'enfant" (ainsi que "Et si votre fils/fille vous disait ne pas vouloir d'enfant, vous lui diriez quoi?"), tout le monde m'a dit la même chose, sans hésitation, avec un beau sourire: "Ah, j'ai aucun problème avec ça!", "Je comprends très bien ça, moi, j'ai des enfants, mais je peux comprendre que certains n'en veulent pas, c'est beaucoup de responsabilités." Etc. 

Ce qui m'a, vous le comprendrez bien, étonnée. Généralement quand je dis que je n'en veux pas, 75% des gens disent: "Pourquoi?" d'un air dubitatif et certains osent même dire que je vais le regretter, que je vais changer d'idée, que c'est un choix égoïste. Mais sur 15 répondants d'âges variés: jeune vingtaine, trentaine, cinquantaine voire soixantaine, tout le monde était d'accord pour nous accepter. C'est très beau, tout ça. Seulement, j'aimerais que ce soit vrai. Mon expérience, ainsi que celle de presque toutes les femmes qui ont témoigné pour mon film, me disent d'autre chose. 

Alors comment ça se fait que je n'aie pas eu droit à ces réponses? C'est la caméra qui fait peur? Les gens essaient-ils d'être politically corrects? Ou suis-je vraiment tombée sur les gens les plus ouverts et sympathiques du monde? Ma théorie: plusieurs personnes ont refusé de répondre à mon sondage. Je pense que ceux qui m'ont accordé deux minutes sont les gens les plus ouverts d'esprit et donc je n'ai pas eu accès aux gens plus fermés, plus conservateurs, si on veut, plus "la famille, c'est tout. Quiconque n'en veut pas doit être un peu fou." Parce que oui, j'ai déjà entendu des trucs comme ça. J'ai aussi souvent, malheureusement, lu des commentaires de ce genre sur Internet (vive le couvert de l'anonymat d'Internet, hein!)

Alors je demande votre aide. Où devrais-je aller pour trouver des répondants qui reflètent davantage la société dans laquelle on vit. Parce que c'est le but de ce vox pop filmé. Je ne veux pas avoir qu'un seul point de vue dans mon film, je veux que la vérité sorte. Alors où aller? Avez-vous des idées?

Ma seconde question est: peut-être est-ce que ma question était mal formulée. Je ne suis pas une grande reporter habituée à faire des vox pop sur la rue à tous les jours, j'ai donc peut-être utilisé les mauvais mots, des formulations déficientes. Alors votre avis? Que dois-je demander pour avoir droit aux "vraies" réponses que nous, childfree, entendons généralement lorsqu'on dit ne pas vouloir d'enfant?

dimanche 3 juillet 2011

Tournages, tournages, tournages...

Juste une petite note rapide pour vous dire que je n'ai pas disparu, cessé de vouloir écrire ici ou changé de convictions... bien au contraire ! Je suis simplement très occupée avec les tournages pour mon documentaire de ces temps-ci. Alors j'espère vous voir au pique-nique childfree du 16 juillet prochain.

En attendant les premières images de mon film qui ne sauraient tarder, voici un lien que m'a envoyé une petite fée (en anglais), mais le titre du blog est éloquent : http://www.shitmykidsruined.com/

mercredi 15 juin 2011

Pique-nique childfree le 16 juillet à 13 h!

Bonjour à tous et à toutes.

Vous êtes cordialement invité(e)s au premier (mais probablement pas dernier) pique-nique childfree de Montréal, le samedi 16 juillet 2011 dès 13 h au Parc Lafontaine. Le pique-nique sera remis au dimanche 17 juillet, en cas de pluie! Point de rencontre : sur le coin de Cherrier & de Parc Lafontaine (côté parc) à 13 h. Nous partirons dès 13 h 15 vers un endroit encore inconnu à l'intérieur du parc.

Qui est invité à ce pique-nique ? Les childfree intéressés à rencontrer d'autres gens comme eux et partager leur expériences de vie. Les indécis curieux de connaître nos philosophies de vie (mais posez vos questions de façon respectueuse, s'il vous plaît.) Sont également bienvenus les parents ouverts d'esprit et sympatisants à la cause childfree (mais sans votre bébé, s'il vous plaît).

Pourquoi un pique-nique ? Mais parce que c'est le fun!

Pourquoi au Parc Lafontaine ? Mais parce que c'est central et plutôt joli.

Pourquoi une rencontre childfree? Pour rencontrer d'autres gens comme nous, pour s'amuser, pour papoter, pour chialer, pour trouver du réconfort, pour rire, pour célébrer nos choix de vie.

Que me faudra-t-il apporter ? Le concept est simple, amenez des victuailles (et du vin aussi, si vous voulez!) à partager. Un genre de "pot-luck", comme diraient les Anglais. Soyons empli(e)s d'un esprit communautaire et partager nos petits plats aidera sûrement à briser la glace. Quelques couvertures, assiettes et verres en plastique ne seraient pas de trop non plus.

Réservez donc votre après-midi du 16 juillet (17 juillet, s'il pleut le 16) et envoyez-moi un petit message pour confirmer votre présence, que je sache à peu près le  nombre de gens qui seront présents.

Vous pouvez aussi faire votre RSVP sur la page de l'événement Facebook:
http://www.facebook.com/event.php?eid=152488101490680

Que les festivités childfree commencent!

jeudi 9 juin 2011

Appel à témoignages pour le documentaire Maman? Non merci!

Je profite d'un moment de répit entre deux tournages pour faire un petit appel à toutes.

Comme vous savez, je suis en plein tournage de mon documentaire positif à propos des femmes qui ont fait le choix de ne pas avoir d'enfant. Je cherche à récolter quelques autres témoignages dans le cadre de mon documentaire. Je cherche 2 femmes childfree : une sans enfant et heureuse de ses choix, l'autre sans enfant à elle, mais en couple avec un homme qui en aurait et qui voudrait me parler de cette réalité.

Voici donc en bref ce que je cherche :

  • femme childfree de 25 à 50 ans
  • de Montréal ou du moins au Québec
  • sans enfant (ou belle-mère sans enfant à elle)
  • intéressée à être filmée dans le cadre du documentaire Maman? Non merci!
  • disponible pour un ou plusieurs tournages cet été (de maintenant au mois d'août 2011)
  • désireuse de nous faire connaître sa réalité et ses opinions
J'aimerais en savoir plus à propos de leur réalité. Est-ce facile être célibataire et childfree ? En couple et childfree ? Est-ce que les hommes dans vos vies partagent vos opinions ? Est-ce facile d'être belle-mère à temps partiel (ou temps plein) lorsqu'on ne veut pas avoir d'enfant ? En quoi vos vies sont-elles différentes de celles d'une mère ? Vous sentez-vous jugées par la société d'avoir fait le choix de ne pas avoir d'enfant ? Avez-vous des anecdotes à me raconter ? Des moments où des gens n'ont pas compris vos choix de vie ? Avez-vous ressenti de la pression ? Etc.

J'inviterais donc les dames intéressées à m'écrire un courriel. Je désactive la fonction commentaire pour ce message puisque certaines personnes oublient de me donner une manière de les contacter et aussi pour préserver l'anonymat de celles qui le préfèrent.

mercredi 1 juin 2011

À la défense de la Fête des non-parents

Lorsqu'on m'a demandée d'écrire un petit billet sur le super blog de jeunes féministes branchées québécoises que j'adore : Jesuisféministe.com, à propos de la Fête des non-parents, célébration encore trop peu connue, j'ai sauté sur l'occasion et j'ai écrit ce billet, que vous pouvez lire dès maintenant ici : http://www.jesuisfeministe.com/?p=3418

Je vous promets, d'ici quelques jours, je mettrai des photos et publierai quelques billets à propos de mes tournages et rencontres à Bruxelles, à Paris et à la 3e Fête des non-parents qui a eu lieu le 21 mai dernier.

dimanche 29 mai 2011

Plus que 4 jours à ma campagne de financement IndieGogo

C'est avec joie que je m'aperçois ce midi que nous avons franchi une grande étape dans cette quête de financement pour le documentaire Maman? Non merci! En effet, nous avons accumulé un peu plus de 1 000 $ sur IndieGogo !

Malheureusement, nous sommes encore très loin du but fixé sur ce site, qui était d'amasser 5 000 $ pour le tournage de mon documentaire. (Et 15 000$ au final, ce qui inclut 5 000 $ pour le tournage de 10 000$ pour le montage.)


Il ne reste plus que 4 jours à cette campagne de financement, alors achetez mon DVD d'avance, faites un don généreux et surtout... parlez-en ! Envoyez ce billet à tous ceux que vous connaissez, c'est facile, un simple courriel peut m'amener des fonds. Si 10 personnes contactent 10 personnes qui donnent toutes 25 $, ça fait déjà 2 500 $ d'accumulés ! Pensez-y, un petit courriel peut faire toute la différence !

Par contre, ne vous inquiétez pas, si vous lisez ce message après le 2 juin, il ne sera pas trop tard pour m'aider à financer mon documentaire. vous pouvez toujours contribuer directement via Paypal (en cliquant sur le lien en haut à gauche de mon blog) ou en m'envoyant des fonds par la poste (vous n'avez qu'à m'écrire pour connaître mon adresse postale.)

Merci de m'avoir épaulée jusqu'ici et continuons ce bel effort de groupe !

vendredi 20 mai 2011

Des nouvelles de la Belgique

Je vous écris depuis un parc où j'ai enfin une connexion wi-fi (heureusement d'ailleurs qu'il ne pleut pas!)


J'ai fait ma première entrevue belge hier avec la toujours charmante Isabelle Tilmant. Ce soir, ce sera avec le coloré Théophile de Giraud, demain j'espère faire plein d'interviews à la Fête des non-parents. Puis, petit saut en France où je rencontrerai Véromique Cazot, l'auteure de la BD sortie en mars dernier "Et toi, quand est-ce que tu t'y mets?"


Entre temps, une très gentille journaliste de la RTL (grande télé belge... pour mes amis québécois qui l'ignoreraient) s'est intéressée à mon film! Entrevue de 3 min en français
(ouais, ouais j'ai un accent!)


Hâtez-vous, ce ne sera en ligne que ce week-end! Non, heureusement, c'est encore dispo !


Le texte ici: http://www.rtl.be/loisirs/cinema/portraitsinterviews/6005/maman-non-merci-


Puis la video ici! http://www.rtl.be/videos/videos/video/316535.aspx

mardi 17 mai 2011

Je m'envole pour la Belgique !

Pour filmer la troisième édition de la Fête des non-parents qui a lieu ce samedi 21 mai dès 20 h à La Goutte, situé au135, avenue de l’Hippodrome 1050 à Bruxelles.

Puisque je quitte à l'instant même, il se peut que je ne puisse mettre à jour mon blogue aussi souvent que je ne le souhaiterais (et approuver vos commentaires aussi rapidement que d'habitude), mais ne vous inquiétez pas, je reviendrai avec de beaux témoignages et de charmantes images pour mon documentaire !

Alors à très bientôt et si vous êtes en Belgique, venez me dire un petit bonjour lors de la Fête des non-parents !


samedi 14 mai 2011

42e anniversaire de la légalisation canadienne de l'avortement

En ce 42e anniversaire (euh... quelques jours plus tard, Blogger ne me laissant pas écrire de nouveau billet depuis mercredi dernier) de la loi C-150 décriminalisant l'avortement, je propose un billet célébrant cette loi qui pourrait être en péril. En effet, chaque année en cette date, des militants pro-vie manifestent sur la colline parlementaire, tentant de faire annuler cette loi de 69. Puisque le gouvernement au pouvoir n'est non seulement conservateur, mais aussi très chrétien, beaucoup de députés CONservateurs sont eux-mêmes pro-vie. 
(Image provenant de ce très intéressant billet sur l'avortement)

J'en profite donc pour écrire un billet non seulement pro-choix, mais pro-avortement .Bien que je ne sois pas pour l'avortement comme moyen de contraception (de toute manière, les capotes et la pilule contraceptive, c'est beaucoup moins douloureux comme façon de ne pas faire d'enfant), je suis on ne peut plus en faveur de l'avortement comme moyen de maintenir le plein contrôle sur sa procréation. Ce n'est pas en forçant des femmes à avoir des enfants non voulus en leur refusant l'avortement qu'on va améliorer la société. Ce n'est pas non plus en criminalisant l'avortement que l'avortement cessera pour autant. 

Regardez en Afrique où l'avortement est illégal dans presque tous les pays. Celles qui ne veulent pas avoir (généralement un autre...) un enfant vont voir des femmes, bien souvent celles-là mêmes qui excisent les petites filles, et elles se font charcuter. Il y a probablement davantage d'avortement pratiqués dans des conditions d'hygiène douteuse et de manière dangereuse pour la femme que des avortements faits en clinique. 

D'ailleurs, je suis tombée sur cet excellent reportage effectué au Niger par Une heure sur Terre à propos du grand nombre de femmes qui meurent en couche en Afrique. Il parle également d'avortement illégal et de ses dangers. C'est un reportage d'une vingtaine de minutes qui est des plus intéressants. Vous pouvez le regarder gratuitement ici, sur le site de Tou.tv http://www.tou.tv/une-heure-sur-terre/S2010E20

Vouloir enlever le droit aux femmes de se faire avorter n'est non seulement ridicule, selon moi, mais aussi très dangereux.

C'est pourquoi je vous invite à ne plus avoir honte d'avoir eu un avortement. Je connais beaucoup de femmes qui en ont eu un, pour diverses raisons, toujours bonnes, mais qui ne l'ont avoué qu'à certaines personnes, à voix basse, presque honteuses. Je revendique donc le droit d'être fière de nos choix et ne pas avoir peur de dire: "J'ai été enceinte, je n'en ai pas voulu. J'ai fait le bon choix que je ne regrette pas et j'en suis fière!"

mercredi 11 mai 2011

Il reste moins de 3 semaines à ma campagne de financement

Je voudrais commencer par remercier tous les généreux donateurs, qui m'ont apporté beaucoup d'espoir et de bonheur avec leurs petits (ou gros!) dons.

Mais j'ai encore besoin de votre aide. Ma campagne sur IndieGogo se termine dans 22 jours et je suis encore très loin de mon objectif de 5 000$. (L'objectif total est d'amasser 15 000$, mais cette campagne-ci sur IndieGogo avait comme objectif 5 000$.)

SVP aidez-moi à faire ce film sans m'endetter pour les 75 prochaines années. Donnez ce que vous pouvez, achetez le DVD en prévente pour seulement 25$ et surtout, surtout envoyez ce message à tous ceux que vous connaissez, via Facebook, Twitter, par email, ou tout autre média social.

Pour contribuer, cliquez ce lien ou donnez avec PayPal ou par la poste
(écrivez-vous pour obtenir l'adresse postale.)

dimanche 8 mai 2011

J'aime les mères ingrates, les mères chialeuses

pas celles qui ont un monde parfait et qui ne vivent que pour leur enfant, mais celles de l'émission La Galère, imparfaites, souvent exaspérées ou dépassées par les événements qui au lieu de trouver la crotte de junior dans le bain cute trouvent ça ma foi dérangeant. Celles qui ne trouvent pas ceci comme étant une oeuvre d'art, mais chiant à nettoyer:






En fait ce avec quoi j'ai un problème, et oui j'admets que j'ai un problème avec certains types de personnes et certains comportements, c'est l'idéalisation de la maternité. Comme quoi rien au monde n'est aussi gratifiant que de nettoyer le derrière de bébé parce que la maternité, c'est LA job de rêve...

J'aime les mères qui sont capables d'admettre qu'un nouveau-né, c'est laid et que les premiers mois, être à la maison avec un bébé qui ne fait que manger, chier et dormir, c'est plate!

J'aime les mères qui disent: "Enfin, j'avais assez hâte d'arrêter d'allaiter pour pouvoir boire une bière!" J'aime les mères qui ont hâte que la gardienne arrive pour sortir avec leurs copines. J'aime les mères qui aiment leur enfant, mais sont capables d'avoir une conversation sur d'autres sujets. J'aime les mères qui sont elles-mêmes exaspérées par les mères qu'elles connaissent qui ne font que parler de bébé et sont incapables de tout sujet de conversation adulte.

J'aime les mères qui seraient parfois prêtes à échanger leur poupon contre celui-ci:


Bref, j'aime les gens imparfaits, ceux qui n'ont pas l'air de vivre dans une publicité de serviettes de bain où donner le bain à la petite est le moment le plus doux de leur existence.

Peut-être que si je trouve la job de parent si inintéressante, c'est qu'autour de moi, j'ai trop peu de ces parents réalistes et chialeurs. J'ai l'impression au bureau, dans les cafés, dans les transports en commun de n'entendre que des récits de femmes comblées par leur(s) enfant(s) et qui me font rouler des yeux au point de m'étourdir.

Bref, après des mois de râlage sur ce blog, je tenais en ce jour de la Fête des mères, à dire merci aux mères ingrates, celles qui ne nous jugent pas dans nos choix de ne pas faire comme elles et qui peuvent comprendre qu'un enfant, ce n'est pas pour tout le monde, parce que bien qu'il y ait des moments tout à fait charmants, il ne faut pas non plus fermer les yeux sur les moments absolument parfaitement chiants!

Et enfin un beau bonjour à toutes les mères qui tentent (ou réussissent) à comprendre nos choix de vie!