mercredi 24 novembre 2010

Un acteur de "Mad Men" s'affiche antinataliste!

Je n'ai pas encore eu la chance d'écouter cette série dont tout le monde me parle, mais en lisant cet article du Huffington Post, je me dis qu'il me faut arrêter de le dire et que j'aille me louer Mad Men sans plus attendre.

Alors que le liste des acteurs et actrices qui osent aller à contre-sens en s'affichant sans un bambin à leurs côtés s'allonge, on ne peut pas en dire autant des personnages childfree!



Je suis donc bien heureuse d'apprendre que Vincent Kartheiser ne souhaite pas avoir de progéniture, mais ça me rappelle que je suis toujours en recherche de personnages à la télé, au cinéma ou dans la littérature qui s'affichent childfree ou antinatalistes.

Dans les téléséries québécoises, je n'arrive pas à en trouver un seul. Dans les séries américaines non plus (sauf pour Samantha dans Sex and the City, mais disons que je ne m'identifie pas particulièrement à cette femme riche et extrêmement libertine) et une petite souris me dit que "Bones" dans la série du même nom qui était jadis un personnage froid et sans désir d'enfant aurait changé d'idée. Comme pour Docteur Arizona Robbins dans Grey's Anatomy.

Comme quoi, oui, il est possible de trouver des stars childfree en cherchant bien, mais en fait quand on cherche assez loin et longtemps on peut tout trouver alors que pour trouver des acteurs et des personnages AVEC enfant, ce n'est même pas une question de chercher, ils sautent aux yeux.

mardi 16 novembre 2010

Maman? Non merci! vous dit MERCI pour tous les dons!

Je voulais vous donner des nouvelles de mon appel aux mécènes du mois dernier. Vous avez été très généreux et ça me fait très chaud au coeur, merci mille fois!

En un mois, vous m'avez envoyé 2 885$ pour m'aider à réaliser mon documentaire, acheté 13 DVD de Maman? Non merci! en prévente et donné beaucoup de soutien! Merci! Merci! Merci!



Je vois à présent que j'ai raison de faire ce documentaire puisque beaucoup d'entre vous, childfree mais aussi parents, veulent voir ce documentaire.

Pourquoi ce documentaire est-il absolument nécessaire aujourd'hui?

Parce que malheureusement beaucoup de gens considèrent encore aujourd'hui que les femmes sont faites pour avoir des enfants et que c'est la seule vraie manière de se réaliser dans la vie. Si ce n'était pas le cas, il n'y aurait pas nécessité de faire un film sur le sujet, c'est pourquoi cette réalité mérite d'être décriée. Nous sommes en Occident en 2010 et les femmes ont encore toute la pression du monde sur leurs épaules pour entrer dans le moule et faire des enfants. Et s'il y avait d'autres façons de s'épanouir? 

Je vous présente plusieurs femmes (dont moi) heureuses, épanouies, bien dans leur peau et non aigries qui ne sont ni anti-enfant, ni anti-parent, bien au contraire, simplement anti-idéalisation de la maternité, anti-conformistes et ne revendiquant qu'une seule chose: le droit au respect de nos choix de vie. Nous respectons et aimons ceux qui choisissent d'avoir des enfants, nous aimerions donc être respectées en retour et que le jugement social cesse!

Bref: portrait de femmes (et des hommes dans nos vies) qui font un choix bien vécu de ne pas avoir d'enfant et qui s'expliquent une bonne fois pour toutes pour vous dire pourquoi nous sommes ainsi. Un documentaire positif empli d'humour et de réflexions sur la condition de la femme aujourd'hui.

Cependant, j'ai encore besoin d'aide pour m'aider à le financer.

Mon objectif est toujours d'amasser 15 000$. Tout don, aussi petit soit-il, m'est d'une grande aide! Alors s'il vous plaît, passez le mot à tous ceux que vous connaissez. Il ne suffit que d'un petit email pour changer le monde! Ensemble, il nous pouvons trouver 1 300 personnes qui voudront donner qu'un petit 10$ pour m'aider à réaliser ce projet de société.

Alors ne vous gênez pas et devenez mécène!



Qu'aurez-vous en échange?


Tout don de 24$ et moins recevra:
·  De gros, gros remerciements de ma part!

Tout don de 25 à 49$ recevra:
·  Une copie de mon film sur DVD ou bâton de mémoire (au choix)
·  Un gros bec sur la joue, une accolade, une poignée de main, une profusion de remerciements de ma part!

Tout don de 50 à 99$ recevra:
·  Une paire de billets pour une représentation de mon film (celle de votre choix, selon les disponibilités: s'il est sélectionné en festival, alors pour le festival de votre choix, s'il sort en salle, pour la salle qui vous conviendra)
·  Une copie de mon film sur DVD ou bâton de mémoire (au choix)

Tout don de 100 à 499$ recevra:

· Votre nom au générique!

· 2 paires de billets pour une représentation de mon film (celle de votre choix, selon les disponibilités: s'il est sélectionné en festival, alors pour le festival de votre choix, s'il sort en salle, pour la salle qui vous conviendra)

· Une copie de mon film sur DVD ou bâton de mémoire (au choix)

· Une copie du poster autographiée.

· Des larmes de bonheur de ma part lorsque vous me l'annoncerez! 

Objectif: 15 000$

Total accumulé: 2 930$
Nombre de DVDs vendus en pré-vente : 14

lundi 15 novembre 2010

Cherche enfant à louer!

Collaboration spéciale de Catherine Vanesse, de Belgique.

Dans quelques semaines, ce sera la Saint-Nicolas (fête des enfants en Belgique qui a lieu tous les 6 décembre). Une fête qui ne me dérange pas, d’autant plus qu’elle a tendance à passer à la trappe au profit du Père Noël. Et oui, les primes de fin d’année tombant généralement vers le 15 décembre, on a plus d’argent à dépenser à Noël. Mais soit, la Saint-Nicolas est toujours bien présente. Et ma boîte ne l’a pas oubliée non plus.

« Saint-Nicolas attend tous les enfants du personnel ce dimanche 5 décembre. Au programme, rencontre avec le grand saint, clowns, maquillage, goûté, distribution de cadeau… L’occasion de passer un moment convivial en famille et entre collègues »

Regards avec mes collègues de bureau, eux aussi sans enfant, j’efface le mail, nous n’échangeons pas un mot. À quoi ça sert, depuis 6 ans que je travaille dans cette boîte c’est pareil chaque année.

Je m’en fous de cette fête, mais le lendemain, les deux malheureuses mandarines qui nous attendrons devant notre ordinateur auront quand même un petit goût amer tandis que tous les autres discuteront de la super journée de la veille, comparant les cadeaux et se disant que vraiment ils ont de la chance de travailler pour une boîte qui pense aux familles. Ce sera aussi le jour où il faudra éviter machine à café, cantine et tout lieu de rassemblement pour éviter toutes les questions du style : "on ne t'a pas vu hier ? tu as quel âge déjà ? il sera peut-être temps que tu t'y mettes non ?"... 

Je devrais peut-être prendre congé le 6 décembre ? Ou alors j’emprunte le môme de ma frangine, au moins il y en a un qui sera content !


Cath

vendredi 12 novembre 2010

Les sans enfant, des citoyens de deuxième classe

Dans mon précédent billet, je parlais avec photos de couvertures de magazines à l'appui, de la frénésie pro-bébé dans laquelle baignent nos sociétés occidentales.

Maintenant, permettez-moi une montée de lait (j'ai bien pesé mes mots avant de choisir cette expression).

Ce midi, c'est en écoutant Maisonneuve en direct, une tribune téléphonique sur les ondes de Radio-Canada à propos du don d'organe que je me suis rendu compte à quel point nous, gens sans enfant, sommes des citoyens de deuxième classe, à peine assez importants pour valoir la peine d'être sauvés..

Je vous résume la situation. Des auditeurs appelaient la station de radio pour dire s'ils sont pour ou contre le don d'organes (j'en profite pour dire que je ne comprends pas du tout comment quelqu'un pourrait être contre...) Bref, entre les interventions des auditeurs, des experts expliquaient leur point de vue et citaient divers témoignages: "La petite X a eu un nouveau foie." "Monsieur Y, père de 5 enfants, a pu continuer à donner de l'amour à tous ses chers enfantss grâce au don d'organe" etc, etc, etc.

Ce qui me porte à croire que s'il y a une hiérarchie d'importance des gens dans nos société, elle va comme suit: 

1) Tout en haut de la liste, il y a les enfants, quoi de plus beau, d'innocent et de merveilleux qu'un enfant. Personne ne peut le nier. 

2) Ensuite, il y a les parents. Pourquoi? Parce qu'ils ont des enfants et qu'un enfant qui n'aurait qu'un seul parent, c'est la piiiiiire des choses au monde (comme preuve< ironie> je n'ai moi-même eu qu'un seul parent et voyez dans quel état je suis! ). 

3) Puis il y a les gens importants: les stars de cinéma, les récipiendaires de Prix Nobel, qui d'autre?... Je vois pas, je crois que c'est pas mal ça.

4) Et tout, tout en bas de la chaîne alimentaire, il y a nous, les non-parents. La société s'en fout si on vit ou crève parce que de toute manière on est i-nu-ti-le, voyez-vous, parce qu'on n'a pas d'enfant à notre charge.

Bien sûr, c'est mon interprétation. Je n'essaie pas de dire ici qu'on se ferait refuser un transplant, mais qu'un peu partout, dans nombre de discours, transparait le même fait de société: les gens sans enfants ne sont pas aussi importants que ceux qui en ont.

Ça me fait chier, moi, d'être vue comme une citoyenne de seconde classe, comme une personne pas aussi bonne ou aussi spéciale que DES PARENTS.

Pensez vite. Dans un appartement en flammes il y a deux personnes: une non-mère et une maman de trois enfants. Vous ne pouvez que sauver une personne, qui choisissez-vous? Je serais prête à parier que 95% des gens (sinon plus) répondraient: "Mais la mère, voyons!" et ce, sans hésiter.

C'est donc ce manque d'hésitation qui m'horripile. N'aie-je pas droit au respect et à la considération même si je suis nullipare? 

Pour illustrer mon point, je vous recommande la visite de la section Témoignages du site Québec Transplant pour vous faire sentir super bien dans votre peau si vous êtes comme moi, "inutile à la survie humaine".

Parce que avouons-le, il n'y a qu'une SEULE manière d'être utile et de s'épanouir dans la vie... c'est d'avoir des enfants.

Rappelez-moi, on est en quelle année déjà? 1952? 1964?

mercredi 10 novembre 2010

Idéalisation de la maternité dans les médias

Excellent article américain (donc en anglais) dont je vous recommande la lecture. Publié en 2006 dans le magazine Glamour il décrie cette mode de la grossesse qui peut être dangereuse: Infertile in a Baby-Crazed World.


J'ai déjà traité lors de précédents billets de toute cette idéalisation de la maternité dans les médias, mais je me permets d'en traiter plus longuement ici. Si vous n'aviez jamais porté attention à ce phénomène médiatique, laissez-moi vous guider avec quelques exemples de couvertures de magazines que j'ai trouvé sur Internet. Et ce n'est que la pointe de l'iceberg...

Pour lire la suite de mon long billet et voir tout plein de photos, cliquez sur "Plus d'info" ci-bas:

Ces femmes qui n'ont pas d'enfant parce que ceux-ci ne sont pas écolo

Je suis une écolo de la première heure. Je me souviens, quand j'avais 10-11 ans, j'avais même formé un petit club environnemental avec mes amies (je vous épargne le nom du dit club, c'était un ti peu quétaine) et nous avions été demander au directeur de l'école d'instaurer un programme de recyclage (c'était à la fin des années 80), et pendant quelques week-ends, moi et mes amies sommes aller nettoyer certaines ruelles jonchées de détritus.

Bref, je me considère une écolo. J'achète local autant que possible, je n'ai pas de voiture, je recycle et dès que je n'habiterai plus un 3e étage, j'ai l'intention de faire mon propre compost, etc. etc.

Ceci dit, l'environnement n'est pas LA raison derrière mon non-désir de me reproduire. Ça en fait partie, bien sûr, mais je serai honnête, c'est plutôt loin dans ma liste de raisons pour lesquelles je ne veux pas enfanter.


(Photo gracieuseté du site web koalatdiapers.com)

Le phénomène des gens qui refusent de procréer principalement pour des motifs intellectuels, qu'ils soient politiques ou environnementaux, m'intrigue au plus haut point. Je comprends la théorie et tous leurs arguments et j'abonde même dans leur sens, mais je ne peux m'empêcher de me dire qu'avoir ou non un enfant ne peut être motivé que par des fortes émotions qui proviennent de l'intérieur.

Je n'ai jamais (du moins encore) rencontré de parent qui m'ont dit qu'ils ont choisi de faire des enfants pour assurer un avenir à la société dans laquelle ils évoluent, ou pour s'assurer que quelqu'un renflouerait les coffres de l'État et ainsi permettrait à d'autres de bénéficier d'un fonds de retraite. 

Il me semble qu'on fait des enfants parce qu'on en a envie et qu'on n'en fait pas aussi parce qu'on n'en a pas du tout le désir. Le fameux "appel de l'utérus" dont on entend que trop parler restera quand même un élan provenant des tripes.

Malgré tout, comme je le disais plus tôt, j'aime beaucoup lire à propos de toutes les raisons environnementales qui me rassurent si on veut dans mes choix de ne jamais être une maman. Et au fond, peut-être est-ce que ça sert justement à ça: nous déculpabiliser. Et pour une fois que les médias nous aident à nous renvoyer une image positive de nos choix, pourquoi ne pas en profiter.

J'ai donc sélectionné quelques articles sur le net que je vous incite à lire:

mercredi 3 novembre 2010

Nouveau livre d'Élisabeth Badinter: Le Conflit

Paru plus tôt au printemps 2010, on me dit beaucoup de bien du livre d'Élisabeth Badinter: Le Conflit, la femme et la mère publié chez Flammarion. Même les Anglais en ont entendu parler, si on se fie à cet article du Times


Ce bouquin est disponible dans toutes nos grandes librairies québécoises. Je n'ai pas non plu eu la chance de le lire, mais le point de vue de l'auteure m'intéresse grandement puisqu'il examine la maternité comme une forme de servitude.
"Le retour en force du naturalisme – qui remet à l’honneur le concept bien usé d’instinct maternel et fait l’éloge du sacrifice féminin – constitue le pire danger pour leur émancipation et l’égalité des sexes.  
A force d’entendre répéter qu’une mère doit tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie, il est inévitable que de plus en plus de femmes reculent devant l’obstacle. Certaines, il est vrai, trouvent leur plein épanouissement dans la maternité, mais la majorité d’entre elles feront un jour le calcul des plaisirs et des peines : d’un côté, une expérience irremplaçable, l’amour donné et rendu et l’importance de la transmission ; de l’autre, les frustrations et le stress quotidien, les inévitables conflits et parfois le sentiment de l’échec. 
Si près d’un tiers des Allemandes restent sans enfant, cela signifie qu’elles trouvent à se réaliser ailleurs que dans la maternité telle qu’on la leur impose. Pour l’heure, les Françaises ont échappé à ce dilemme du tout ou rien. Elles ont su résister aux oukases de certains gourous de la pédiatrie. Tiendront-elles tête aux injonctions des maternalistes solidement soutenues par les plus respectables institutions ? Jusqu’à quand sauront-elles imposer leurs désirs et leur volonté contre le discours rampant de la culpabilité ?"

Je me régale donc déjà à l'idée de m'installer dans un fauteuil avec une tasse de thé sous une couverture bien chaude et de lire ce livre pendant que la neige tombera, cet hiver.

Avez-vous lu cet ouvrage? Avez-vous d'autres livres récents à me recommander? Vos commentaires et réactions sont, comme toujours, les bienvenues!

lundi 1 novembre 2010

Nouveau livre d'Isabelle Tilmant: Ces femmes qui n'ont pas d'enfant.

Le second ouvrage dont je vais vour parler est d'une auteure et femme que j'adore: Isabelle Tilmant. Paru en septembre dernier, l'auteure me dit que Ces femmes qui n'ont pas d'enfant: La découverte d'une autre fécondité sera disponible au Québec à la mi-décembre dans toutes les bonnes librairies.
"Cet ouvrage ouvre à la compréhension nuancée des multiples vécus de ces femmes. Pour certaines, ne pas avoir d'enfant est ressenti comme un deuil éprouvant, voire impossible. Pour d'autres au contraire, reconnaître la légitimité du choix de la non-maternité fait partie de leur quête centrale. Le désir ou non, le projet ou non de devenir mère dépendent avant tout des modèles d'identification de la petite fille : ce seront les fondements de ses aspirations futures et de son propre style de féminité.
Lorsque le deuil de maternité est incontournable, il est important pour la femme de s'ouvrir à la découverte d'une autre fécondité, psychique, qui sera à la base d'un nouvel épanouissement.
Ce livre est conçu pour les femmes et les couples qui s'interrogent sur la place qu'ils souhaitent ou non donner à la parentalité, qu'elle soit biologique ou adoptive. De nombreuses pistes de réflexion leur permettront de développer une pensée plus libre et plus personnelle sur cette question."


D'ailleurs, petit velours personnel, ce bloq que vous lisez en ce moment serait même cité parmi les sites dont l'auteur recommande la visite! :)

J'ai bien hâte de le lire. Et vous, avez-vous eu la chance de le feuilleter? Qu'en avez-vous pensé?