mercredi 28 avril 2010

articles intéressant dans le journal britannique The Guardian

Il y a un peu plus d'un an (en février 2009) le journal anglais The Guardian publiait deux articles très intéressants. L'un écrit par une journaliste, Polly Vernon: Why I Don't Want Children qui affiche publiquement son non-désir d'avoir des enfants et commence son article en disant:
"Guess what I don't want? Babies. I never have and I never will. Please don't tell me I'll change my mind. It's patronising, and how the hell do you know anyway?"
En français : "Devinez ce dont je ne rêve pas? Avoir des enfants. Je n'en ai jamais voulu et n'en voudrai jamais. Ne me dites pas que je changerai d'avis. C'est condescendant et qu'en savez-vous au juste?"


J'invite donc mes lecteurs anglophones ou bilingues à lire cet éditorial.


L'autre article s'intitule Twenty Other Reasons Not To Have A Baby qui est plein de statistiques intéressantes et écologiques.


Je vous traduis quelques statistiques:



3. Dans les 12 mois suivant l'accouchement, l'activité sexuelle au sein des couples chute de 40%. 25% des couples ne font l'amour qu'une fois par mois.



4. 67% des couples disent avoir plus de conflits dans la première année après la naissance de l'enfant.
5. Les parents britanniques voulant compenser pour leurs émissions en CO2 résultant de la naissance d'un enfant devront planter 1 073 arbres.



6. Les femmes avec enfant qui travaillent à temps plein dorment à peine plus de six heurs par nuit. 
9. 60% des mères admettent qu'avoir des enfants brise des amitiés.


10. Les gens sans enfant épargnent 37% puisqu'ils peuvent voyager en dehors des congés scolaires.
11. 70% des mères admettent qu'elles sont irritées et non inquiètes lorsqu'elles se font réveiller par les pleurs de leur enfant.




ps: Aucune des images ne m'appartient. Je les ai glanées ça et là sur Internet.

lundi 26 avril 2010

Pourquoi je ne veux pas avoir d'enfant

À chaque fois qu'on me demande pourquoi je ne veux pas avoir d'enfant, je sens monter en moi deux désirs conflictuels. D'une part, je voudrais énoncer toutes mes raisons afin que l'autre arrive à comprendre sans juger, mais une autre partie de moi se révolte à l'idée de devoir me justifier.

Lorsqu'Unetelle vous dit qu'elle a hâte d'avoir des enfants, lui dites-vous d'un air interrogateur: "Vraiment? Pourquoi?" Non. Ce serait mal vu de questionner son désir reproducteur... alors qu'on déroge facilement à cette règle de civisme lorsqu'une femme n'éprouve pas ce désir. Alors fusent les questions: "Pourquoi? T'as eu une enfance malheureuse? T'aimes pas les enfants?" etc.



Alors je réponds. Au lieu de dire: "Honnêtement, ces raisons sont personnelles et ne vous regardent pas", j'écoute plutôt mon côté éducatrice et je me livre, m'ouvrant ainsi à la critique. Bien oui, lorsqu'on dit qu'on ne veut pas d'enfant parce qu'on tient à voyager, ou à profiter de notre vie telle qu'elle l'est aujourd'hui, on se fait dire qu'on est égoïste. Si on dit que le désir est carrément absent, on nous répond que ça ne saurait tarder. Lorsqu'on ose dire que les enfants, ça nous laisse indifférent, on nous dit que c'est pas pareil lorsque c'est le sien.

Bref si on nous demande de nous justifier, c'est simplement pour qu'on puisse détruire nos raisons une à une jusqu'à affirmer: "Ah bien, vous devez me connaître mieux que moi. C'est vrai que je n'ai aucune raison valable de ne pas vouloir être mère. Ce soir, j'arrête la pilule et je demande à mon chum de me faire un enfant!"


Alors parfois on monte à l'assaut. On exagère afin qu'on nous foute la paix et qu'on arrive à comprendre qu'il est possible que notre non-désir soit réel et durable. Je vais jusqu'à dire l'indicible, le crime suprême dans notre société actuelle, je dis que les enfants, j'aime pas ça. Cette affirmation me donne l'air d'un monstre mangeur de bébés, mais a généralement pour effet de clouer le bec à la personne qui tentait de me convaincre que toutes mes convictions étaient erronées et que j'ignorais simplement que je voulais réellement un enfant. Et vlan dans les dents, comme on dit. 

C'est peut-être exagéré... mais peut-être pas tant que ça. Franchement, les enfants, ça m'indiffère lorsqu'ils sont de bonne humeur et ça m'irrite incroyablement lorsqu'ils piquent des crises. Enfant, je n'ai jamais tripé à jouer à la poupée. Ado, j'étais gardienne d'enfants... mais en pas trop bas âge et pas trop souvent. Adulte, je vois passer une poussette, mes amies regardent à l'intérieur, moi, j'essaie juste de pas m'enfarger dedans. 

Suis-je un monstre ou dis-je simplement ce qu'il n'est pas bon à dire dans cette société pro-bébés? Je crois qu'il est possible de ne pas être complètement gaga devant les bébés. Ça ne fait pas de moi une anti-bébé ou une antinataliste. Simplement moi, je n'en veux pas chez moi. Ça fout le bordel, ça te gruge une vie sexuelle et tout ton temps libre et je me vois mal triper sur les affaires qui animent la vie de la plupart des mères. 

Désolée, je ne suis juste pas comme ça... et je crois bien que c'est pour durer.

vendredi 23 avril 2010

Les conversations de mères

Raison numéro 23 pour laquelle je ne veux pas avoir d'enfant: les conversations de mères.

Hier soir, j'étais au resto avec mon copain. Une belle soirée dans un resto thaï que nous aimons bien. On se récompensait ainsi d'une dure journée de labeur et de frustrations. 

Le resto est quasi désert. Seule une autre table est occupée par quatre femmes dont les identités se cachent derrière le paravent nous séparant. On ne peut s'empêcher d'écouter leur conversation, car elles parlent plutôt fort et leurs mots parviennent à nos oreilles sans grand effort de notre part.

Elles parlent de leurs enfants. "Ma Juliette aime... tandis que Charlotte préfère..." "Ah, mon petit-dernier est tellement mignon quand..." Au début, c'est anodin. Quatre femmes se donnent des nouvelles de leurs vies centrées autour de leur travail et de leurs enfants.

Par contre, au fil du repas, alors que nous dégustions notre soupe au lait de coco, la conversation s'intensifie et les détails se multiplient.

"Ah, j'ai adoré allaiter!" "Quand j'ai accouché, j'ai senti..." "On a eu tellement de problèmes avec les couches du dernier..." La conversation devenait fécale et comme disent les Américains TMI (too much information). Puis: "J'aime tellement être mère"... 

C'est à ce point que je ne peux m'empêcher de dire à mon copain, d'une voix assez forte: "Moi, j'adore tellement ça ne pas être mère, que je continue de le faire à chaque jour!"

Malheureusement, je ne crois pas que mes voisines m'aient entendue.

Je comprends qu'entre filles, on ait besoin de se confier. Surtout lorsque tout le monde est mère, on se raconte des anecdotes, on se rassure, on se vante, etc. Mais franchement, ces conversations m'ennuient au plus haut point. Je n'imagine pas le changement qui pourrait s'opérer en moi pour que je veuille confier à mes amies que je me suis extasiée lorsque ma fille a fait caca dans le bain. La honte, plutôt!

Je n'essaie pas de dire ici que les conversations de mères n'ont pas leur place, mais ça m'a tout simplement fait réfléchir à leur inintérêt total pour moi. Même mes amis qui ont des animaux domestiques comme moi, je ne peux parler de mes chats (que j'adore) pendant plus de 5 minutes voire 10 sans vouloir changer de sujet. Je ne suis simplement pas du type gougou-gaga et surtout pas du type qui aime crier à tous vents la dernière chose adorable qu'a fait mon petit dernier (chat...)

Bref... raison numéro 23 pour laquelle je ne veux pas avoir d'enfant: je ne veux pas sombrer dans les conversations de mères que je trouve atrocement inutiles et emmerdantes. C'est dit.

lundi 19 avril 2010

ma réaction face à la vidéo du reportage sur les anti-natalistes de Global Mag (ARTE)

Mieux vaut tard que jamais, dit l'adage que je trouve approprié en ce lundi soir pour vous dire que le reportage diffusé à Global Mag sur la chaîne franco-allemande ARTE le 7 avril 2010 où on mentionnait mon blog (et les anti-natalistes sur Internet) peut être visionné à cette adresse : http://global.arte.tv/fr/2010/04/07/les-anti-natalite-font-leur-buzz/



Vous excuserez la coquille et me reconnaîtrez sous "Magenta Birabeau"... dans mon salon... un peu décoiffée.

Je n'ai eu la chance de visionner ce topo que ce soir, alors je me permets de réagir presque deux semaines après la diffusion.

Devrais-je me réjouir d'avoir été catégorisée "plus radicale" que ceux qui ne veulent pas avoir plus de deux enfants par souci de l'environnement en tant que "non-parent"? Selon le reportage je suis sur le bon chemin pour "l'étape ultime, le Mouvement pour l'extinction volontaire de la race humaine" (VHEMT en anglais)... 

Je tiens à modérer ces propos en disant que je ne suis pas du tout partisane de ce mouvement somme tout extrémiste. Je ne tiens pas à avoir d'enfant pour des raisons personnelles davantages que politiques et j'aime et respecte ceux qui ont choisi d'être parent. Je crois qu'en effet nous sommes trop nombreux sur la planète et que  la surpopulation cause de graves problèmes environnementaux. Ceci dit, est-ce la raison principale pour laquelle je ne veux pas avoir d'enfant? Pas du tout. Je n'en veux pas parce que je n'éprouve pas le désir, parce que la vie de mère ne me semble pas la vie idéale pour moi. Par contre, je me réjouis que d'autres choisissent d'avoir des enfants... je ne voudrais quand même pas être responsable de dépeupler le Québec!

Bref, il est bon que les médias s'intéressent aux gens qui ne veulent pas avoir d'enfant, mais ce reportage n'était pas du tout positif, à mon avis et nous donne l'impression d'être tous des extrémistes voulant anéantir toute vie humaine. Quand même! Je m'insurge contre cette grossière généralisation et tiens à mentionner qu'il y a autant de raisons variées et valables de ne pas vouloir d'enfant que d'en désirer et que nous ne sommes pas toutes des anti-bébés. Tenez-vous-le pour dit.

mercredi 14 avril 2010

Mon voyage dans le Bible Belt

J'espère que vous ne vous êtes pas trop inquiétés de mon silence radio, je n'ai pas déserté mon blog, mais plutôt pris des vacances au pays de l'obésité. J'en suis encore choquée à mon retour d'avoir vu autant de gens ayant un surpoids équivalent au double du poids d'un humain normal. J'en suis arrivée à la conclusion que s'ils sont 307 millions d'Américain dont 58 millions sont obèses et pèsent l'équivalent de deux humains, sont-ils réellement 365 millions?


Lors de mon voyage dans le Sud des États-Unis (principalement en Louisiane, au Tennessee et Alabama) j'ai vu un nombre record d'obésité morbide chez les adultes et les jeunes. C'est en me promenant dans le fameux Bible Belt américain que j'ai pu constater à quel point tout la monde a des enfants et ne considère aucunement la possibilité d'une vie alternative. Et ils ont des enfants très jeunes! Je me suis souvent posé la question: savent-ils réellement comment élever un enfant?


Avec leur surpoids et leurs mauvaises habitudes alimentaires (je n'ai jamais mangé aussi gras et sucré de toute ma vie!), ce ne devrait pourtant pas être une si grosse surprise de trouver autant d'enfants ressemblant à leurs parents obèses. Partout: des restos de fast food. Partout des énormes portions, même pour enfants! Impossible de trouver des légumes dans 95% des restaurants fréquentés pendant mes 2 semaines de voyage autre que des pommes de terre. Les "biggest size" que les restos publicisaient à côté des "all you can eat fried chicken" et des déjeuners à grands coups de steak ou côtelettes de porc étaient assez pour me faire rêver d'une simple salade!


Je me souviens d'avoir vu un reportage sur une chaîne américaine en 2002 traitant de Jessica, l'enfant la plus obèse du monde qui pesait 400lb à sept ans (!!!) que je vous recommande de voir si vous voulez davantage d'arguments pour vous convaincre que certaines personnes ne devraient vraiment pas avoir d'enfant! Heureusement, elle semble avoir perdu du poids depuis, mais n'empêche que sa mère aurait dû être traînée devant la justice pour abus...


(À noter qu'aucune de ces images ne m'appartient et que je les ai glanées sur le Net.)

dimanche 4 avril 2010

Documentaire: Bébé ou CV?

Depuis quelque temps, lorsque je dis qu'il n'y a aucun documentaire sur le sujet des femmes choisissant de ne pas avoir d'enfant, on me dit: "Mais si, en 2009 Virage a produit Bébé ou CV?" que je n'ai pas eu la chance de voir.

En faisant mes petites recherches, je m'aperçois qu'en fait, ce film est l'antithèse du mien.



Bébé ou CV?
Mardi 1er décembre 2009 à 20h, Canal-Vie
La carrière ET le bébé? La carrière OU le bébé? La majorité des Québécoises optent pour la première option et se lancent dans l'aventure souvent mouvementée de la conciliation travail-famille. Mais certaines choisissent plutôt de mettre une croix sur la carrière à la naissance d'un enfant. C'est à elles que la réalisatrice Marie-Pierre Duval s'intéresse dans ce documentaire d'auteure. Les femmes qu'elles rencontrent sont scolarisées et menaient des carrières prenantes avant de se transformer en mères au foyer. Ces femmes qui ont fait le choix d'accrocher leur tailleur arrivent-elles à se réaliser, après avoir grandi dans une société marquée par le féminisme et le règne de la performance professionnelle?
Avez-vous vu ce film? Qu'en avez-vous pensé? Je dois dire que j'éprouve de l'ambivalence en ce qui a trait aux femmes à la maison... d'une part je comprends que le travail de mère est très exigent (une des raisons principales pour lesquelles je n'en veux pas) et qu'il est parfois difficile à combiner avec une vie active, mais d'une autre part, je ne peux m'empêcher de trouver ça rétrograde et la féministe en moi s'insurge. Oui, c'est vrai, le féminisme a revendiqué la possibilité que la femme décide de son parcours de vie au lieu qu'il lui soit imposé. Ceci étant dit, ce retour en arrière n'est-il pas une façon intériorisée d'être victime du patriarcat? Je me questionne...