vendredi 24 décembre 2010

Joyeuses Fêtes

Je voulais vous souhaiter de joyeuses Fêtes en cette période qui peut parfois être difficile pour beaucoup. Ce temps passé en famille peut d'ailleurs provoquer des anecdotes dont seuls les gens avec un bon sens de l'humour sauront en rire au lieu d'en pleurer.

Je vous inviterais d'ailleurs à me raconter des faits cocasses, amusants... ou même choquants et blessants qui vous sont arrivés en côtoyant vos proches. 

(La photo provient de: Awkward Family Photo: Holiday Photo Contest... ça vaut le détour!)

D'ailleurs, une journaliste me demandait récemment si les childfree aimaient Noël. J'ai sans hésité répondu que moi, Noël, j'aimais bien, mais que chacun avait sa petite opinion là-dessus. Venant d'une toute petite famille, mes réveillons ont toujours été bien tranquilles, sans enfants en train de courir partout, crier, rire ou pleurer, sans oncle saoul, sans vieille tante aigrie pour me demander pourquoi j'ai choisi une vie malheureuse sans enfant. Bref pour moi, Noël, c'est une soirée passée avec ma mère que j'aime beaucoup et mon conjoint, à manger des petites bouchées, boire des bulles et déballer plein de petits cadeaux. Comment ne pas aimer ça? Pour moi, Noël, c'est la classe, c'est tranquille et relax.

Il y a quelques années, j'ai par contre vu un Noël typique québécois, dans la famille de mon conjoint, avec une quinzaine de personnes, de la dinde, une bûche de Noël, des enfants, des grands-parents... bref tout le tralala. Et j'ai eu peur. Même que j'en ai fait une crise d'anxiété, faute de n'avoir jamais vécu quelque chose de ce genre avant.

J'ai donc compris pourquoi certains childfree comme moi, qui sont mal à l'aise avec les enfants et ne savent pas qu'en faire, peuvent ne pas adorer les gros partys de famille. 

J'ai aussi rencontré d'autres childfree qui, même s'ils ne veulent pas d'enfant, adorent leur famille, les enfants des autres et tripent ben raide (traduction pour mes lecteurs européens: s'amusent énormément).

Bref, les childfree sont divisés sur Noël. C'est pourquoi je vous invite à partager avec moi vos sentiments sur le temps des Fêtes et surtout les anecdotes amusantes (ou non) qui vous sont arrivées en cette période de l'année.

Sur ce, voici mes voeux pour 2011 : que notre société gaga pour les bébés déchante un peu et comprenne qu'un enfant, ça peut être mignon, mais que ce n'est pas un dieu non plus et que notre décision de ne pas avoir d'enfant soit plus comprise et donc que nous soyons moins jugé(e)s et critiqué(e)s.

samedi 11 décembre 2010

Une couple crée un blog pour décider s'ils gardent leur bébé ou non

Catherine Vanesse, qui a collaboré d'un billet il y a quelques semaines, m'informait récemment de l'apparition d'un blog américain intitulé "Birth or Not: Help Us Decide, a Real Abortion Vote" sur la blogosphère, où un couple qui attend un enfant demandait aux gens de voter à savoir s'ils devraient le garder ou non. Ils ont attendu jusqu'à la date limite pour pouvoir avoir un avortement pour donner le résultat du vote et obéir à l'opinion publique.

Ils ont été très médiatisés, et leur entrevue sur CNN leur apporta plus d'un million de votes. 


Je ne sais trop que penser du concept derrière ce blog. C'est bien, la démocratie, mais j'ai toujours vu la procréation comme étant un choix personnel.


Je me questionne réellement quant à savoir pourquoi ces Américains ont voulu personnaliser le débat sur le droit à l'avortement. Ils disent sur leur blog: 
"Voting is such an integral part of the American identity.  We vote on everything.  (...) Why not vote on whether to continue or abort an actual pregnancy? Your vote can help a real couple to make a decision on this issue."
C'est beau, en théorie. En pratique par contre, je trouve ça plutôt con. Je mets fin au suspense... le vote (quelle surprise!) a voté pour qu'ils gardent le bébé... et donc ils le garderont. Quelle belle raison d'avoir un enfant! 

Je tiens ici à préciser que je trouve qu'il y a d'excellentes raison de faire des enfants... et de très minables aussi.Comment expliquer à son enfant lorsqu'il posera la question à ses parents: "M'avez-vous désiré, souhaité?" "Bien, en fait, pas vraiment, si les gens avaient voté autrement, tu aurais été avorté." Wow!

De plus, je vais jusqu'à me demander s'il n'y aurait pas là des intentions cachées. Puisque ce blog a été très médiatisé aux États-Unis, pays plutôt puritain et de droite, je me questionne si ce blog n'a pas toujours été pro-vie, déguisé en sondage d'opinion, mais avec un parti pris? Qui va donc vérifier s'ils ont bien compté les votes? 

J'ai commencé à me poser la question lorsqu'ils ont publié les résultats du vote et commencé à dénoncer les "votes frauduleux" en disant que 99,2% d'entre eux étaient de la part de gens qui étaient en faveur de l'avortement. Et vlan dans les dents!

Bon... on dirait que je deviens une de ces adeptes des conspirations, mais n'empêque que je ne peux m'empêcher de penser qu'il se peut qu'il y ait beaucoup plus derrière ce blog qu'un simple couple un peu con. 

Et vous, qu'en dites-vous? Connaissiez-vous ce blog? Et que pensez-vous du concept de demander à la population si on devrait garder bébé ou l'avorter?

jeudi 9 décembre 2010

Un film allemand sur la dépression post-partum: L'Étranger en moi.

Je tiens à commencer ce billet en m'excusant de mon absence de la blogosphère depuis quelques semaines. J'ai été très occupée à rencontrer des gens fort intéressants pour mon documentaire... et à me moucher à répétition. Bref l'inspiration pour écrire m'a manqué...

Je reviens donc à l'écriture pour vous parler d'un film allemand Das Fremde in mir (L'Étranger en moi) prisé à Cannes en 2008.

Je n'en ai vu que des extraits, mais j'ai entendu plusieurs critiques positives à l'émission Cinémas le magazine sur les ondes de TV5.

Une jeune maman de 32 ans se sent déconnectée de son nouveau-né peu après sa naissance. Sans aide autour d'elle, elle vit ce qu'elle croyait être un rêve comme un cauchemar, sombre dans la dépression et en vient à détester ce bébé qui envahit son espace.

Je ne sais pas si quelqu'un parmi vous a eu la chance de voir ce film. La prémice semble intéressante puisque ce film parle d'un tabou (et que j'aime qu'on jette de la lumière sur les non-dits.) L'Étranger en moi semble donc parler d'une maternité pas toujours rose où avoir un enfant peut être cauchemardesque.

Sans vouloir révéler la fin, j'ai cru comprendre que tout finissait quand même par s'arranger et que les choses se plaçaient. N'empêche que j'aime qu'on traite de la maternité comme était quelque chose de difficile par moments et non ce qu'on a malheureusemnet trop souvent l'habitude de voir: des parents heureux, frais et dispos, vivant dans une maison bien rangée avec leur nouveau-né calme et souriant, comme si avoir un enfant ça ne changeait presque rien.

J'aime le réalisme (bien que ce soit une fiction et non un documentaire) et qu'on montre les choses comme elles le sont réellement. Avoir un enfant, c'est pas toujours rose! (C'est d'ailleurs pourquoi j'admire ceux qui font le choix d'en avoir et que moi, je n'en veux pas.)


Voici donc la bande annonce du film allemand sous-titré en français.

mercredi 24 novembre 2010

Un acteur de "Mad Men" s'affiche antinataliste!

Je n'ai pas encore eu la chance d'écouter cette série dont tout le monde me parle, mais en lisant cet article du Huffington Post, je me dis qu'il me faut arrêter de le dire et que j'aille me louer Mad Men sans plus attendre.

Alors que le liste des acteurs et actrices qui osent aller à contre-sens en s'affichant sans un bambin à leurs côtés s'allonge, on ne peut pas en dire autant des personnages childfree!



Je suis donc bien heureuse d'apprendre que Vincent Kartheiser ne souhaite pas avoir de progéniture, mais ça me rappelle que je suis toujours en recherche de personnages à la télé, au cinéma ou dans la littérature qui s'affichent childfree ou antinatalistes.

Dans les téléséries québécoises, je n'arrive pas à en trouver un seul. Dans les séries américaines non plus (sauf pour Samantha dans Sex and the City, mais disons que je ne m'identifie pas particulièrement à cette femme riche et extrêmement libertine) et une petite souris me dit que "Bones" dans la série du même nom qui était jadis un personnage froid et sans désir d'enfant aurait changé d'idée. Comme pour Docteur Arizona Robbins dans Grey's Anatomy.

Comme quoi, oui, il est possible de trouver des stars childfree en cherchant bien, mais en fait quand on cherche assez loin et longtemps on peut tout trouver alors que pour trouver des acteurs et des personnages AVEC enfant, ce n'est même pas une question de chercher, ils sautent aux yeux.

mardi 16 novembre 2010

Maman? Non merci! vous dit MERCI pour tous les dons!

Je voulais vous donner des nouvelles de mon appel aux mécènes du mois dernier. Vous avez été très généreux et ça me fait très chaud au coeur, merci mille fois!

En un mois, vous m'avez envoyé 2 885$ pour m'aider à réaliser mon documentaire, acheté 13 DVD de Maman? Non merci! en prévente et donné beaucoup de soutien! Merci! Merci! Merci!



Je vois à présent que j'ai raison de faire ce documentaire puisque beaucoup d'entre vous, childfree mais aussi parents, veulent voir ce documentaire.

Pourquoi ce documentaire est-il absolument nécessaire aujourd'hui?

Parce que malheureusement beaucoup de gens considèrent encore aujourd'hui que les femmes sont faites pour avoir des enfants et que c'est la seule vraie manière de se réaliser dans la vie. Si ce n'était pas le cas, il n'y aurait pas nécessité de faire un film sur le sujet, c'est pourquoi cette réalité mérite d'être décriée. Nous sommes en Occident en 2010 et les femmes ont encore toute la pression du monde sur leurs épaules pour entrer dans le moule et faire des enfants. Et s'il y avait d'autres façons de s'épanouir? 

Je vous présente plusieurs femmes (dont moi) heureuses, épanouies, bien dans leur peau et non aigries qui ne sont ni anti-enfant, ni anti-parent, bien au contraire, simplement anti-idéalisation de la maternité, anti-conformistes et ne revendiquant qu'une seule chose: le droit au respect de nos choix de vie. Nous respectons et aimons ceux qui choisissent d'avoir des enfants, nous aimerions donc être respectées en retour et que le jugement social cesse!

Bref: portrait de femmes (et des hommes dans nos vies) qui font un choix bien vécu de ne pas avoir d'enfant et qui s'expliquent une bonne fois pour toutes pour vous dire pourquoi nous sommes ainsi. Un documentaire positif empli d'humour et de réflexions sur la condition de la femme aujourd'hui.

Cependant, j'ai encore besoin d'aide pour m'aider à le financer.

Mon objectif est toujours d'amasser 15 000$. Tout don, aussi petit soit-il, m'est d'une grande aide! Alors s'il vous plaît, passez le mot à tous ceux que vous connaissez. Il ne suffit que d'un petit email pour changer le monde! Ensemble, il nous pouvons trouver 1 300 personnes qui voudront donner qu'un petit 10$ pour m'aider à réaliser ce projet de société.

Alors ne vous gênez pas et devenez mécène!



Qu'aurez-vous en échange?


Tout don de 24$ et moins recevra:
·  De gros, gros remerciements de ma part!

Tout don de 25 à 49$ recevra:
·  Une copie de mon film sur DVD ou bâton de mémoire (au choix)
·  Un gros bec sur la joue, une accolade, une poignée de main, une profusion de remerciements de ma part!

Tout don de 50 à 99$ recevra:
·  Une paire de billets pour une représentation de mon film (celle de votre choix, selon les disponibilités: s'il est sélectionné en festival, alors pour le festival de votre choix, s'il sort en salle, pour la salle qui vous conviendra)
·  Une copie de mon film sur DVD ou bâton de mémoire (au choix)

Tout don de 100 à 499$ recevra:

· Votre nom au générique!

· 2 paires de billets pour une représentation de mon film (celle de votre choix, selon les disponibilités: s'il est sélectionné en festival, alors pour le festival de votre choix, s'il sort en salle, pour la salle qui vous conviendra)

· Une copie de mon film sur DVD ou bâton de mémoire (au choix)

· Une copie du poster autographiée.

· Des larmes de bonheur de ma part lorsque vous me l'annoncerez! 

Objectif: 15 000$

Total accumulé: 2 930$
Nombre de DVDs vendus en pré-vente : 14

lundi 15 novembre 2010

Cherche enfant à louer!

Collaboration spéciale de Catherine Vanesse, de Belgique.

Dans quelques semaines, ce sera la Saint-Nicolas (fête des enfants en Belgique qui a lieu tous les 6 décembre). Une fête qui ne me dérange pas, d’autant plus qu’elle a tendance à passer à la trappe au profit du Père Noël. Et oui, les primes de fin d’année tombant généralement vers le 15 décembre, on a plus d’argent à dépenser à Noël. Mais soit, la Saint-Nicolas est toujours bien présente. Et ma boîte ne l’a pas oubliée non plus.

« Saint-Nicolas attend tous les enfants du personnel ce dimanche 5 décembre. Au programme, rencontre avec le grand saint, clowns, maquillage, goûté, distribution de cadeau… L’occasion de passer un moment convivial en famille et entre collègues »

Regards avec mes collègues de bureau, eux aussi sans enfant, j’efface le mail, nous n’échangeons pas un mot. À quoi ça sert, depuis 6 ans que je travaille dans cette boîte c’est pareil chaque année.

Je m’en fous de cette fête, mais le lendemain, les deux malheureuses mandarines qui nous attendrons devant notre ordinateur auront quand même un petit goût amer tandis que tous les autres discuteront de la super journée de la veille, comparant les cadeaux et se disant que vraiment ils ont de la chance de travailler pour une boîte qui pense aux familles. Ce sera aussi le jour où il faudra éviter machine à café, cantine et tout lieu de rassemblement pour éviter toutes les questions du style : "on ne t'a pas vu hier ? tu as quel âge déjà ? il sera peut-être temps que tu t'y mettes non ?"... 

Je devrais peut-être prendre congé le 6 décembre ? Ou alors j’emprunte le môme de ma frangine, au moins il y en a un qui sera content !


Cath

vendredi 12 novembre 2010

Les sans enfant, des citoyens de deuxième classe

Dans mon précédent billet, je parlais avec photos de couvertures de magazines à l'appui, de la frénésie pro-bébé dans laquelle baignent nos sociétés occidentales.

Maintenant, permettez-moi une montée de lait (j'ai bien pesé mes mots avant de choisir cette expression).

Ce midi, c'est en écoutant Maisonneuve en direct, une tribune téléphonique sur les ondes de Radio-Canada à propos du don d'organe que je me suis rendu compte à quel point nous, gens sans enfant, sommes des citoyens de deuxième classe, à peine assez importants pour valoir la peine d'être sauvés..

Je vous résume la situation. Des auditeurs appelaient la station de radio pour dire s'ils sont pour ou contre le don d'organes (j'en profite pour dire que je ne comprends pas du tout comment quelqu'un pourrait être contre...) Bref, entre les interventions des auditeurs, des experts expliquaient leur point de vue et citaient divers témoignages: "La petite X a eu un nouveau foie." "Monsieur Y, père de 5 enfants, a pu continuer à donner de l'amour à tous ses chers enfantss grâce au don d'organe" etc, etc, etc.

Ce qui me porte à croire que s'il y a une hiérarchie d'importance des gens dans nos société, elle va comme suit: 

1) Tout en haut de la liste, il y a les enfants, quoi de plus beau, d'innocent et de merveilleux qu'un enfant. Personne ne peut le nier. 

2) Ensuite, il y a les parents. Pourquoi? Parce qu'ils ont des enfants et qu'un enfant qui n'aurait qu'un seul parent, c'est la piiiiiire des choses au monde (comme preuve< ironie> je n'ai moi-même eu qu'un seul parent et voyez dans quel état je suis! ). 

3) Puis il y a les gens importants: les stars de cinéma, les récipiendaires de Prix Nobel, qui d'autre?... Je vois pas, je crois que c'est pas mal ça.

4) Et tout, tout en bas de la chaîne alimentaire, il y a nous, les non-parents. La société s'en fout si on vit ou crève parce que de toute manière on est i-nu-ti-le, voyez-vous, parce qu'on n'a pas d'enfant à notre charge.

Bien sûr, c'est mon interprétation. Je n'essaie pas de dire ici qu'on se ferait refuser un transplant, mais qu'un peu partout, dans nombre de discours, transparait le même fait de société: les gens sans enfants ne sont pas aussi importants que ceux qui en ont.

Ça me fait chier, moi, d'être vue comme une citoyenne de seconde classe, comme une personne pas aussi bonne ou aussi spéciale que DES PARENTS.

Pensez vite. Dans un appartement en flammes il y a deux personnes: une non-mère et une maman de trois enfants. Vous ne pouvez que sauver une personne, qui choisissez-vous? Je serais prête à parier que 95% des gens (sinon plus) répondraient: "Mais la mère, voyons!" et ce, sans hésiter.

C'est donc ce manque d'hésitation qui m'horripile. N'aie-je pas droit au respect et à la considération même si je suis nullipare? 

Pour illustrer mon point, je vous recommande la visite de la section Témoignages du site Québec Transplant pour vous faire sentir super bien dans votre peau si vous êtes comme moi, "inutile à la survie humaine".

Parce que avouons-le, il n'y a qu'une SEULE manière d'être utile et de s'épanouir dans la vie... c'est d'avoir des enfants.

Rappelez-moi, on est en quelle année déjà? 1952? 1964?

mercredi 10 novembre 2010

Idéalisation de la maternité dans les médias

Excellent article américain (donc en anglais) dont je vous recommande la lecture. Publié en 2006 dans le magazine Glamour il décrie cette mode de la grossesse qui peut être dangereuse: Infertile in a Baby-Crazed World.


J'ai déjà traité lors de précédents billets de toute cette idéalisation de la maternité dans les médias, mais je me permets d'en traiter plus longuement ici. Si vous n'aviez jamais porté attention à ce phénomène médiatique, laissez-moi vous guider avec quelques exemples de couvertures de magazines que j'ai trouvé sur Internet. Et ce n'est que la pointe de l'iceberg...

Pour lire la suite de mon long billet et voir tout plein de photos, cliquez sur "Plus d'info" ci-bas:

Ces femmes qui n'ont pas d'enfant parce que ceux-ci ne sont pas écolo

Je suis une écolo de la première heure. Je me souviens, quand j'avais 10-11 ans, j'avais même formé un petit club environnemental avec mes amies (je vous épargne le nom du dit club, c'était un ti peu quétaine) et nous avions été demander au directeur de l'école d'instaurer un programme de recyclage (c'était à la fin des années 80), et pendant quelques week-ends, moi et mes amies sommes aller nettoyer certaines ruelles jonchées de détritus.

Bref, je me considère une écolo. J'achète local autant que possible, je n'ai pas de voiture, je recycle et dès que je n'habiterai plus un 3e étage, j'ai l'intention de faire mon propre compost, etc. etc.

Ceci dit, l'environnement n'est pas LA raison derrière mon non-désir de me reproduire. Ça en fait partie, bien sûr, mais je serai honnête, c'est plutôt loin dans ma liste de raisons pour lesquelles je ne veux pas enfanter.


(Photo gracieuseté du site web koalatdiapers.com)

Le phénomène des gens qui refusent de procréer principalement pour des motifs intellectuels, qu'ils soient politiques ou environnementaux, m'intrigue au plus haut point. Je comprends la théorie et tous leurs arguments et j'abonde même dans leur sens, mais je ne peux m'empêcher de me dire qu'avoir ou non un enfant ne peut être motivé que par des fortes émotions qui proviennent de l'intérieur.

Je n'ai jamais (du moins encore) rencontré de parent qui m'ont dit qu'ils ont choisi de faire des enfants pour assurer un avenir à la société dans laquelle ils évoluent, ou pour s'assurer que quelqu'un renflouerait les coffres de l'État et ainsi permettrait à d'autres de bénéficier d'un fonds de retraite. 

Il me semble qu'on fait des enfants parce qu'on en a envie et qu'on n'en fait pas aussi parce qu'on n'en a pas du tout le désir. Le fameux "appel de l'utérus" dont on entend que trop parler restera quand même un élan provenant des tripes.

Malgré tout, comme je le disais plus tôt, j'aime beaucoup lire à propos de toutes les raisons environnementales qui me rassurent si on veut dans mes choix de ne jamais être une maman. Et au fond, peut-être est-ce que ça sert justement à ça: nous déculpabiliser. Et pour une fois que les médias nous aident à nous renvoyer une image positive de nos choix, pourquoi ne pas en profiter.

J'ai donc sélectionné quelques articles sur le net que je vous incite à lire:

mercredi 3 novembre 2010

Nouveau livre d'Élisabeth Badinter: Le Conflit

Paru plus tôt au printemps 2010, on me dit beaucoup de bien du livre d'Élisabeth Badinter: Le Conflit, la femme et la mère publié chez Flammarion. Même les Anglais en ont entendu parler, si on se fie à cet article du Times


Ce bouquin est disponible dans toutes nos grandes librairies québécoises. Je n'ai pas non plu eu la chance de le lire, mais le point de vue de l'auteure m'intéresse grandement puisqu'il examine la maternité comme une forme de servitude.
"Le retour en force du naturalisme – qui remet à l’honneur le concept bien usé d’instinct maternel et fait l’éloge du sacrifice féminin – constitue le pire danger pour leur émancipation et l’égalité des sexes.  
A force d’entendre répéter qu’une mère doit tout à son enfant, son lait, son temps et son énergie, il est inévitable que de plus en plus de femmes reculent devant l’obstacle. Certaines, il est vrai, trouvent leur plein épanouissement dans la maternité, mais la majorité d’entre elles feront un jour le calcul des plaisirs et des peines : d’un côté, une expérience irremplaçable, l’amour donné et rendu et l’importance de la transmission ; de l’autre, les frustrations et le stress quotidien, les inévitables conflits et parfois le sentiment de l’échec. 
Si près d’un tiers des Allemandes restent sans enfant, cela signifie qu’elles trouvent à se réaliser ailleurs que dans la maternité telle qu’on la leur impose. Pour l’heure, les Françaises ont échappé à ce dilemme du tout ou rien. Elles ont su résister aux oukases de certains gourous de la pédiatrie. Tiendront-elles tête aux injonctions des maternalistes solidement soutenues par les plus respectables institutions ? Jusqu’à quand sauront-elles imposer leurs désirs et leur volonté contre le discours rampant de la culpabilité ?"

Je me régale donc déjà à l'idée de m'installer dans un fauteuil avec une tasse de thé sous une couverture bien chaude et de lire ce livre pendant que la neige tombera, cet hiver.

Avez-vous lu cet ouvrage? Avez-vous d'autres livres récents à me recommander? Vos commentaires et réactions sont, comme toujours, les bienvenues!

lundi 1 novembre 2010

Nouveau livre d'Isabelle Tilmant: Ces femmes qui n'ont pas d'enfant.

Le second ouvrage dont je vais vour parler est d'une auteure et femme que j'adore: Isabelle Tilmant. Paru en septembre dernier, l'auteure me dit que Ces femmes qui n'ont pas d'enfant: La découverte d'une autre fécondité sera disponible au Québec à la mi-décembre dans toutes les bonnes librairies.
"Cet ouvrage ouvre à la compréhension nuancée des multiples vécus de ces femmes. Pour certaines, ne pas avoir d'enfant est ressenti comme un deuil éprouvant, voire impossible. Pour d'autres au contraire, reconnaître la légitimité du choix de la non-maternité fait partie de leur quête centrale. Le désir ou non, le projet ou non de devenir mère dépendent avant tout des modèles d'identification de la petite fille : ce seront les fondements de ses aspirations futures et de son propre style de féminité.
Lorsque le deuil de maternité est incontournable, il est important pour la femme de s'ouvrir à la découverte d'une autre fécondité, psychique, qui sera à la base d'un nouvel épanouissement.
Ce livre est conçu pour les femmes et les couples qui s'interrogent sur la place qu'ils souhaitent ou non donner à la parentalité, qu'elle soit biologique ou adoptive. De nombreuses pistes de réflexion leur permettront de développer une pensée plus libre et plus personnelle sur cette question."


D'ailleurs, petit velours personnel, ce bloq que vous lisez en ce moment serait même cité parmi les sites dont l'auteur recommande la visite! :)

J'ai bien hâte de le lire. Et vous, avez-vous eu la chance de le feuilleter? Qu'en avez-vous pensé?

jeudi 28 octobre 2010

Nouveaux livres childfree

Bien que le temps me manque et que je n'aie pas encore eu le plaisir de les lire, je tenais à vous parler de trois récents ouvrages childfree parus récemment. J'en ferai donc 3 billets, à lire dans les prochains jours. (À suivre!)

Le premier dont je vous parlerai est un essai québécois intitulé Pas de bébé à bord de Gisèle Palancz qui, est disponible chez Archambault, Renaud-Bray et Amazon.ca (entre autres librairies.)


"Pendant des millénaires, avoir des enfants allait de soi. C’était le destin des femmes, une fatalité. Au 20e siècle, avec la diffusion des méthodes contraceptives de masse et les pressions démographiques, cette certitude a été remise en cause. Les Occidentales réalisent alors avec stupeur que le désir d’enfant n’est pas nécessairement inné. L’auteure dresse un portrait, très bien documenté, de l’histoire de la maternité à travers les âges.
Si le questionnement est aujourd’hui légitime, il n’est pas  toujours bien accueilli. Les femmes qui ne peuvent avoir d’enfants, les childless, sont traitées avec compassion. Celles qui choisissent de ne pas en avoir, les childfree, ont parfois droit à un traitement de paria. La pression sociale incitant à entrer dans le moule traditionnel de la maternité demeure énorme. Les préjugés sont tenaces et défendre son choix requiert une bonne dose de courage."

Je n'ai pas encore eu la chance de le lire, même si l'auteure a été assez gentille pour m'en envoyer une copie pour que je vous en parle, mais je vous promets que dès que j'aurai une minute à moi, je me plongerai dans la lecture et vous en ferai un compte-rendu.

mercredi 27 octobre 2010

Segment "childfree" dans l'émission française Les Maternelles

Avis à mes amis français, et aussi à l'internationale (via l'Internet) dans 2 jours, soit le 29 octobre prochain, sera diffusée à l'émission française Les Maternelles un sujet childfree.

L'émission sera diffusée sur France 5 à 9 h (heure de France) puis disponible sur leur site Internet pendant une semaine.

Ne l'ayant évidemment pas encore vu, je suis dans l'impossibilité de vous dire s'il est aussi positif qu'il devrait l'être, mais j'ai été interviewée par la journaliste qui semblait bien sympathique.


Vous m'en donnerez donc des nouvelles!

mardi 19 octobre 2010

Antinataliste, dénataliste, childfree, malthusien.. quel est le terme à employer?

Mercredi dernier, sur la même page que le petit extrait de mon entrevue, le journal Métro de Montréal proposait un article : La Grève du ventre pour sauver la planète.

C'est les médias, il faut qu'ils soient sensationnalistes pour que ça vende, mais je trouve que le début de l'article décrivant un dénataliste fou qui tue des gens ne sert pas trop la "cause", si je puis dire. On va tous nous prendre pour des détraqués...

Ceci dit, je tiens à spécifier que beaucoup de childfree ne sont ni dénatalistes, ni antinatalistes, ni même malthusiens. Mais au juste... c'est quoi, la différence?

À mon sens, une personne childfree est quelqu'un qui ne veut pas d'enfant pour des raisons personnelles. (Ce qui ne l'empêche pas de pouvoir aussi être antinataliste ou dénataliste en plus.)

Bon, à date, c'est simple... ça se complique entre les 3 autres termes. Deux sont synonymes et le troisième serait une mauvaise traduction?

Au Québec, on connaît moins Thomas Malthus qu'en Europe. C'était un économiste britannique qui prônait le dénatalisme avant son heure, soit au début du XIXe siècle. Ça revient à dire dénataliste.

Dénataliste:
Quelqu'un qui prône la décroissance démographique, qui trouve que non seulement la planète souffre d'un trop plein d'humains, mais on devrait en faire moins par souci écologique et économique. Plusieurs politiciens de gauche dans le monde commencent à se réclamer dénatalistes.

Quelqu'un qui dévalue l'apport moral d'avoir des enfants et qui trouve qu'en en ayant moins, on réglerait bien des problèmes sur cette planète dont la famine, la surpopulation et la décroissance des ressources naturelles. C'est pas un peu la même chose que dénataliste, ça?

Mon interprétation en est donc que les malthusiens et dénatalistes prônent une décroissance démographique par souci économique ou environnemental... et que le terme antinataliste serait un calque de l'anglais et qu'il veut dire la même chose que les deux précédents. Mais peut-être me trompais-je aussi...


Bref, bien que je trouve aussi que nous sommes trop nombreux sur cette planète, je ne cite pas cette raison comme étant celle qui explique pouquoi je ne veux pas d'enfants. Pour moi, c'est une raison satellite. La vraie, celle que je dis haut et fort c'est: Ça ne m'intéresse juste pas. Point à la ligne.

Je suis childfree et fière de l'être.

vendredi 15 octobre 2010

Je recherche des collaborations occasionnelles

Comme je suis un peu débordée par mon travail sur mon film, je n'ai pas l'occasion de mettre à jour mon blog aussi souvent que je ne voudrais.

C'est pourquoi j'ai songé à chercher des collaborateurs occasionnels. Il est souvent arrivé par le passé que des lecteurs me laissent de longs et très intéressants commentaires sur des précédents billets. Ce pourrait même être des billets à part entière.


Alors avis à ceux et celles qui ont envie de communiquer une histoire, une tranche de vie, une anecdote, une récrimination, ou me parler d'un fait d'actualité, d'un débat de société... tous les sujets childfree ou connexes sont les bienvenus!

Faites-moi parvenir vos textes à : info@magentabaribeau.com. Ils n'ont pas besoin d'être très longs, entre 200 et 750 mots. Je me réserve le droit de les modifier un tout petit peu pour la forme, et je les publierai sous votre nom (sauf si vous souhaitez garder l'anonymat.)

mercredi 13 octobre 2010

Mon utérus est-il public?

Ce que je ne comprends pas, et peut-être pourrez-vous m'aider à trouver la réponse, c'est pourquoi ma fertilité est d'intérêt public?

Pourquoi est-ce que ça intéresse les gens de savoir si je compte avoir une progéniture? Et surtout pourquoi tentent-ils de me convaincre que j'ai tort de ne pas en vouloir?

Comment mon utérus et toutes ses parties adjacentes sont-ils devenus sujet de conversation et matière à être jugées? Nos entrailles ne devraient-elles pas rester dans le domaine privé, étant au coeur même du plus profond de soi? Gardons-nous une petite gêne, s'il vous plaît!


Personnellement, moi, je m'en fous de savoir qui se reproduit et quand il compte le faire.  Si vous voulez avoir des enfants et que vous le faites, tant mieux pour vous. Je me garde de vous demander vos raisons. Pourquoi n'aie-je pas droit au même traitement?

À la rigueur, moi, je suis assez ouverte et militante pour la cause du droit au respect des childfree, alors j'ose m'exprimer haut et fort autant sur Internet que de vive voix. Mais ce n'est pas tout le monde qui se sent à l'aise de discuter de ses hormones, désirs, et de sa fertilité.

N'oublions pas qu'à la sempiternelle question: "Veux-tu avoir des enfants?" certains le voudraient, mais ne le peuvent pas. Devraient-ils en discuter en long et en large avec le premier venu? Peut-être, s'ils le désirent. Mais pour certains, la blessure est grave. Ça, vous le comprenez, être sans enfant alors qu'on en désire, c'est un grave malheur.

Par contre de dire qu'on n'en désire pas, c'est être vu comme un paria de la société et alors on doit se justifier, ça va de soi, évidemment... Et si on ne désire pas en parler nous non plus, de nos raisons? Non, on ne peut pas. On se doit d'éduquer. D'être toujours disponibles pour expliquer aux autres calmement que nous existons, que nous ne sommes ni malades, ni frustrées, ni blessées, ni défectueuses... On ne peut pas, nous, faire un acte égoïste (pour revenir à un de mes billets précédents) et simplement dire: "Ce n'est pas de vos affaires." 

Enfin si, on peut, mais alors là, on est vues comme des vieilles aigries et donc on "mérite" cette incompréhension de notre situation. Comme quoi on est encore loin de l'équité entre les gens qui veulent avoir des enfants et ceux qui n'en désirent aucun.

Ralala... peut-être ne suis-je qu'un peu pessimiste en ces journées automnales...

mardi 12 octobre 2010

Article dans le journal Métro de Montréal

Avis à tous les usagers du métro, un article sur votre blogueuse childfree préférée (j'espère bien que vous pensez à moi...) sera publié mercredi le 13 octobre 2010 dans le quotidien Métro.


Il semblerait que la version papier du journal n'ait qu'un très bref extrait de l'article, vous pourrez retrouver l'article entier sur le site internet du journal Métro en suivant ce lien.

lundi 11 octobre 2010

Maman? Non merci! se cherche des mécènes

Mécène: [mesεn]
Personne physique ou morale qui encourage et subventionne les arts.

Je suis en train de mettre sur pied un projet de production communautaire (aussi appelé "crowdfunding") pour mon documentaire Maman? Non merci! En d'autres termes, je me cherche des mécènes, des investisseurs qui croient en mon projet et qui veulent m'aider à le réaliser en contribuant des fonds.

Un documentaire long métrage typique demande un budget de plusieurs centaines de milliers de dollars! C'est énorme... et surtout irréaliste pour moi.

C'est pourquoi j'ai coupé tout le superflu et suis arrivée à un budget de seulement 15 000$! Le hic, c'est que je n'ai évidemment pas 15 000$ dans mon compte bancaire.
Vous pouvez voir le budget détaillé de mon film en PDF en cliquant ici.
Comment vous pouvez m'aider?

De plusieurs manières! 


J'ai besoin de fonds pour m'aider à financer la production, post-production et distribution de mon film, mais j'ai aussi besoin d'un coup de main bénévole.

1. Vous pouvez acheter le DVD de Maman? Non merci! avant sa sortie pour seulement 25$. C'est-à-dire qu'au lieu d'attendre qu'il soit complété en 2011, vous l'achetez dès aujourd'hui et je vous l'envoie soit sur DVD ou sur support numérique (clé USB), à votre choix!

C'est une option bon marché et qui m'aiderait incroyablement à obtenir les fonds nécessaires pour compléter le tournage/montage/distribution.

2. Vous pouvez faire un don de n'importe quel montant! Tout simplement, par Paypal. J'accepte tous les montants, qu'ils soient gros ou petits! (Paypal accepte les cartes de crédit ou virements bancaires, c'est gratuit et très sécuritaire!)

3. Vous pouvez aussi me donner des certificats-cadeau pour des stations d'essence ou des supermarchés pour mes tournages.

 

4. Vous pouvez aussi me proposer vos services bénévoles pour:

·                     Photographie et infographie pour concevoir l'affiche du film. 

·                     Preneur de son

·                     Caméraman

·                     Composition de musique pour le film

·                     Montage vidéo

·                     Mixage audio


Qu'aurez-vous en échange?

Tout don de 24$ et moins recevra:
·  De gros, gros remerciements de ma part!

Tout don de 25 à 49$ recevra:
·  Une copie de mon film sur DVD ou bâton de mémoire (au choix)
·  Un gros bec sur la joue, une accolade, une poignée de main, une profusion de remerciements de ma part!

Tout don de 50 à 99$ recevra:
·  Une paire de billets pour une représentation de mon film (celle de votre choix, selon les disponibilités: s'il est sélectionné en festival, alors pour le festival de votre choix, s'il sort en salle, pour la salle qui vous conviendra)
·  Une copie de mon film sur DVD ou bâton de mémoire (au choix)

Tout don de 100 à 499$ recevra:

· Votre nom au générique!

· 2 paires de billets pour une représentation de mon film (celle de votre choix, selon les disponibilités: s'il est sélectionné en festival, alors pour le festival de votre choix, s'il sort en salle, pour la salle qui vous conviendra)

· Une copie de mon film sur DVD ou bâton de mémoire (au choix)

· Une copie du poster autographiée.

· Des larmes de bonheur de ma part lorsque vous me l'annoncerez! 

N'oubliez pas...


Je connais peut-être peu de gens, mais vous en connaissez plein qui en connaissent aussi beaucoup. PARLEZ-EN À VOTRE FAMILLE, VOS AMIS, VOS COLLÈGUES DE BUREAU! Le financement collectif a besoin du bouche à oreille! Tous ensemble, nous pouvons y arriver!  

Alors parlez de ce projet à tous ceux que vous connaissez. N'hésitez pas!
Si seulement 150 personnes donnent 100$, ce film voit le jour!
Ou si 300 personnes donnent 50$...
Ou si 1 000 personnes donnent seulement 15$

Alors aidez-moi à trouver ces gens pour m'aider à réaliser mon grand projet qui n'est pas que pour moi, mais pour tous les gens qui se sentent incompris et jugés. Cassons le tabou et ensemble, réalisons ce film  
Maman?
Non merci!
Objectif: 15 000$
Total accumulé: 2 885$
Nombre de DVDs vendus en pré-vente : 13