dimanche 24 avril 2011

L'actrice française Anémone regrette d'avoir eu 2 enfants

Du moins, c'est ce que titre un article qu'une petite fée belge m'a fait parvenir la semaine dernière. Je sais, je suis un peu en retard dans les nouvelles, mais c'est pour une bonne cause, c'est que je travaille très fort sur mon documentaire! :)

Pour entendre l'audio de l'interview où elle se raconte, cliquez sur ce lien et puis sur "Anémone joue au jeu de la vérité de Philippe Vandel.  (4'14")"

Je ne connaissais pas trop cette actrice, mais j'apprécie son honnêteté.

8 commentaires:

Gerarda a dit...

Je suis certaine que c'est l'histoire de plusieurs mères. Faire des enfants à cause de la pression sociale. C'est triste.

Sophie P. a dit...

Je dis chapeau à Anémone pour son parler-vrai. Peu de gens en sont capables. Pourtant la socièté irait certainement mieux si un max de gens parlait sans hypocrisie (ça vaut pour tous les sujets bien sûr).

remba1925 a dit...

oui enfin, même si j'apprécie souvent sa franchise, je trouve que là c'est facile de se défausser de sa responsabilité et de tout mettre sur le dos de la "pression sociale", comme elle est pratique cette excuse !
surtout quand sciemment elle a fait un deuxième enfant par intérêt matériel (pouvoir garder un homme qui assumerait le rôle de père pour son premier enfant),
Où est la pression sociale la dedans ?
Et l'impact sur ses enfants de ses paroles elle y a réfléchi ? vous vous imaginez ce que peuvent ressentir ses enfants (déjà grands d'ailleurs)en entendant non seulement qu'ils n'ont jamais été désirés, ni aimés, qu'ils ont été conçu par hasard ou par calcul, mais qu'en plus ils ont gaché la vie de leur mère ? ...dur dur de se construire avec ça..
Ce n'est pas parce qu'on dit ce qu'on pense sans hypocrisie et même si on n'est pas la seule que ce que l'on dit est juste et justifié, sinon nombre de racistes qui diraient le fin fond de leur pensée la verraient devenir une vérité indestructible et lavée de tout son côté immoral.

c'est trop facile de faire un choix et de ne pas l'assumer et de rejeter la faute sur une soi disant "pression sociale" ,
elle aurait mieux fait de réfléchir et d'agir de manière moins égoïste, effectivement elle n'aurait jamais du avoir d'enfant, personne à part elle même n'a choisi de ne pas prendre de moyen de contraception efficace, de ne pas avorter et surtout de faire un deuxième enfant par pur calcul,
Il faut arrêter de toujours se défausser de ses responsabilités, quand on ne veut pas d'enfant, réellement on n'en fait pas.
Et par pitié pour toutes celles qui ne veulent réellement pas d'enfant, arrêter d'essayer de vous justifier en parlant du nombre soi disant important de femmes qui ferraient des enfants par "pression", non mesdames, sauf cas extrème comme l'afghanistan, la plupart des femmes qui font des enfants aujourd'hui le font parce qu'elles le désirent vraiment, et même si ça n'est jamais un chemin pavé de rose d'être parent, elles y trouvent énormément de satisfaction et de bonheur,
alors assumez vos choix et de la même façon que vous nous demandez de comprendre votre choix, même si ça peut être difficile pour quelqu'un comme moi qui adore les enfants et qui trouve énormément de joie dans ma maternité, faite le même effort intellectuel de votre coté et considérez que nombre de femmes sont heureuses d'être maman, ça ne fait pas de vous des êtres anormaux, simplement chacun est libre de s'accomplir dans sa vie comme il le souhaite, vous c'est sans enfant, d'autre c'est avec,

Midinette a dit...

C'est sûr c'est honnête mais wow... si ma mère me disait que j'ai gaché sa vie, me semble que ca me ferait vraiment mal :-\ J'ai mal pour ses deux grands enfants...

Magenta Baribeau a dit...

Remba1925: Je trouve déplorable qu'on croie vraiment que la pression sociale n'influe pas réellement la décision de beaucoup de femmes occidentales d'avoir des enfants.

Vous invalidez quelque part tout mon documentaire avec cette phrase.

Je répondrai donc que selon mes recherches et mes expériences de vie, j'ai vu comment s'exerce cette pression et c'est insidieux. Depuis leur plus jeune âge, on apprend aux petites filles comment devenir des mères (ce qui n'est pas mauvais en soi) et on leur pose inévitablement la question "Quand tu auras des enfants, ils s'appelleront comment?" etc. On ne leur demande pas "si" elles veulent être mères, mais "quand" elles le deviendront. Comme si c'était inévitable.

Et oui, j'ai rencontré un grand, grand nombre de femmes intelligentes, éduquées, occidentales (au Québec comme en Europe) qui m'ont dit n'avoir jamais réfléchi au fait de vouloir ou non des enfants parce que pour elles, c'était inévitable. Et certaines m'ont même dit qu'elles l'ont fait pour leurs parents, conjoint, etc. Oui, bien sûr, la perspective de devenir mère ne les "dérangeait" pas, mais n'empêche, devenir parent par devoir, parce qu'on croit que c'est LA chose à faire lorsqu'on a un boulot, 30 ans et un conjont me semble une réalité dépassée... Mais elle ne l'est malheureusement pas.

La pression sociale est là. Même qu'elle est beaucoup plus présente (au Québec du moins) depuis 10-15 ans que dans les années 70-80 où le mouvement d'émancipation des femmes avait fait beaucoup d'adeptes "childfree." Depuis, retour du balancier, les femmes qui n'allaitent pas sont vues comme des mauvaises mères, celles qui retournent travailler quelques jours après avoir donné naissance, comme des sans coeur et celles qui n'en veulent pas comme des immatures étourdies. Et vous dites que la pression sociale n'existe pas vraiment?

remba1925 a dit...

Tout d'abord désolée Magenta de m'être un peu emballée sur le précédent message mes propos ont bien entendu dépassé ma pensée.
J'étais très en colère contre les propos d'Anémone qui ont fait le "buzz" ici depuis qu'elle les a exprimé. Le problème c'est que vous au Québec vous connaissez moins bien cette actrice que nous ici en France. C'est une personnalité assez iconoclaste, qui a toujours dit ce qu'elle pensait au moment où elle le pensait sans s'arrêter aux conséquences, le problème c'est qu'elle a aussi souvent changé d'opinion, ainsi en ce qui concerne les enfants, elle avait antérieurement dit « Avoir des enfants, c'est une calamité. Ne pas en avoir, c'est une malédiction. »
Et je me suis mis à la place de ses pauvres enfants qui ont du se prendre ses paroles qui ne sont peut être pas si réfléchies que ça connaissant le personnage, dans la figure,
Je pense que cette actrice que j'ai par ailleurs toujours aimé en tant qu'actrice, s'est "grillée" une partie de sa carrière avec cette façon d'être toujours dans la provoc et dans le franc parler non réfléchi,
Je l'ai vu à plusieurs reprises dernièrement sur des plateaux de télé et elle tient des propos très aigris et se donne un look de "caricature" de mémé, à 60 ans elle en parait 80, chignon gris, lunettes de mémé, pas de maquillage, petit chemisier à col en dentelle, gilet en laine (provoc, laissez aller...je n'en sait rien),
Et je trouvais personnellement que c'était trop facile pour elle de rejeter la faute du soi-disant "ratage" de sa vie sur ses enfants,
Je trouve à mon sens que ce n'est pas la meilleure représentante pour toutes les childfree qui veulent se faire entendre et comprendre,
J'avais entendu il y a quelques années une interwiew d'Ariesle Dombasle (pour qui à priori j'avais un moins grand capital de sympathie que pour Anémone) et elle avait expliqué de façon très juste et très sincère, en l'assumant totalement son choix de ne pas avoir d'enfant, je l'avais trouvé admirable et autour de moi cette sincérité avait fait l'unanimité, (si vous voulez retrouver les références c'est une émission de Mireille DUmas)
Quant à mes propos sur la pression sociale, je suis moins catégorique que vous sur son influence, ou du moins sur le pouvoir que l'on a d'y échapper, mais il est bien clair que cette vision n'est éclairée que par mes expériences personnelles, vous avez à ce niveau une vision bien plus large que la mienne,
Attention je ne nie pas qu'il existe ce que vous nommez "pression sociale", mais je pense aussi qu'il nous appartient à tous de nous donner (et en ce qui me concerne de donner à mes filles) les outils pour rester libres face à cette pression quelque soit le domaine où elle s'applique (enfants,allaitement, travail,etc.......), et prendre ses choix de façon éclairée en décryptant les pièges où ils sont. Et effectivement, le documentaire que vous préparez, s'il évite le piège du manichéisme (ce dont je vous crédite d'avance) peut faire partie des éléments qui pourront nous permettre d'avancer, mais surement pas les propos à l'emporte pièce d'Anémone (lol)

Kali a dit...

La pression sociale est réelle et peu d'entre nous sont assez fortes pour y résister. J'ai couru pendant 15 ans après un "bébé" car je n'imaginais pas ma vie sans enfant, je me sentais comme une ratée, une laissée pour compte,une anormale. J'ai même pensé au suicide. J'ai tout essayé, au mépris de ma santé: plusieurs FIV, et même dépensé des fortunes en espagne pour un don d'ovocyte. Pleins d'associations (enfantskdos, maia) etc.."aident" les femmes en mal d'enfant et invitent régulièrement les cliniques espagnoles à présenter le "don d'ovocyte" comme la solution ultime, miracle moyennant 7 à 9000 euros....Elles attirent aisi beaucoup de femmes en détresse qui pour certaines s'endettent pour rien.
j'ai été jusqu'au bout du cauchemar. 10 psychothérapies, une analyse. Beaucoup de psy disent qu'une femme sans enfants a forcément un problème côté papa ou maman.
Après une dernière dépression, j'ai réalisé qu'au fond je n'avais jamais eu un vrai désir d'être mère, que je n'avais aucun souvenir de moi jeune rêvant de cela.
J'ai 50 ans, je ne peux pas me dire "chldfree" mais j'apprécie vraiment ma vie maintenant, je la savoure ainsi, sans enfant, surtout quand je vois les parents autour de moi qui galèrent avec des enfants, malgré le fait qu'ils les aiment. Je me suis infligé beaucoup de souffrance car pas la force de résister à la pression sociale, aux regards appitoyés, j'entends les mères penser fort "comme je n'aimerai pas être à sa place" . Même le corps médical surtout paramédical est complice et nous prend en charge comme si on avait une grave maladie nous les "stériles" , et elles, heureuses mères ayant échappé à cette calamité de l'absence d'enfants.
Je pourrai écrire un livre sur les horreurs que j'ai vues et entendues des médecins bien pensants qui vous disent "à 32 ans, il ne faut pas trop tarder maintenant car la fertilité baisse à votre âge"...
La pression sociale vient des parents qui veulent devenir grands parents, du gynéco qui vous houspille avec la fertilité déclinante, des collègues qui sont enceintes à 25 ans et s'affichent épanouies (j'ai constaté une épidémie de grossesses récemment dans mon travail chez des femmes de moins de 30 ans qui se dépêchent avant qu'il ne soit trop tard). Il suffit de voir les reportages à la télé "un bébé à tout prix", "mères porteuses" sur ceux qui dépensent des fortunes et se mettent hors la loi en recourant aux mères porteuses. Il faut avoir vécu cela pour se rendre compte. Allez sur les forums "stérilité" ou "adoption" ou "FIV en espagne" et vous verrez une vraie douleur, un concentré de misère humaine: pas de vie sans enfant.

Malgré ce bonheur de vivre retrouvé, j'ai au fond de moi une blessure que je vais panser de temps à autre en allant sur les sites des childfree. J'admire ceux qui ont fait le choix de ne pas avoir d'enfants, s'y sont tenus et osent le dire. J'admire Anémone de dire ce qu'elle a dit, et Arielle Dombasle et d'autres..
Moi je n'ai pas ce courage. J'ai besoin de me dire "j'ai tout essayé", de me rassurer sur le fait que je n'ai rien raté, que je ne suis pas une pauvre femme qui finira seule.Je ne sais même pas si j'en guérirai tout à fait un jour. Merci aux childfree de m'aider en éclairant un autre visage possible de la vie. Mais la pression sociale existera toujours car l'espèce humaine doit se perpétuer c'est la loi de la vie. Certains sont vraiment faits pour être parents. D'autres préfèrent être parents plutôt que de vivre "hors norme" en résistant à la pression sociale et il y a ceux qui décident de vivre une vie sans enfants et l'assument. Tous ont le droit de vivre leur choix en étant respecté.

mathilde a dit...

Je pense que quand même il faut arrêter de dire ce qu'on pense sous prétexte que les gosses vont mal le prendre. Les enfants d'Anémone sont grands. Alors parce que ses enfants de 30 ans ne peuvent pas entendre ce qu'elle a a dire elle doit garder sa souffrance pour elle ? Sous quel prétexte on doit garder ça pour soi ?