mercredi 23 février 2011

Être une belle-maman childfree

Ce billet a été écrit par une collaboratrice: Mélissa Berniqué que vous pouvez rejoindre en écrivant un commentaire suite à ce billet ou par courriel.

Il y a un sujet qui n'apparaît pas sur le blogue, et pourtant...nombre de femmes sans enfants vivent cette situation: avoir un conjoint qui a un, ou plusieurs (ce qui est encore pire) enfants. Évidemment, bon nombre de gens bien pensants diront que nous n'avons qu'à éviter cette situation et à ne choisir que des compagnons comme nous, sans enfants. Il est évident que si l'amour n'était que rationnel et cartésien, il serait simple de se conformer à ce judicieux conseil. Toutefois...le coeur a parfois ses raisons, que la raison ne connaît pas, pour reprendre un adage bien connu. Et sans le vouloir, sans le prévoir...on se retrouve, à notre grand désarroi, belle-maman!

En outre, statistiquement parlant, à partir de trente ans, les chances de rencontrer un homme sans enfants s'amenuisent de façon quasi exponentielle. Il est toujours possible de rejeter du revers de la main un candidat potentiel du moment que les termes «enfant...garde partagée...ex-femme» sont évoqués...mais que faire si le candidat en question, nonobstant ce «défaut» majeur, s'avère être l'homme idéal pour nous? Ne serions-nous pas tentées de faire un compromis? Pour certaines, c'est sans appel: AU SUIVANT! Pour d'autres, dont je fais partie, nous accepterons de donner une chance au coureur, car on ne peut pas blâmer quelqu'un d'avoir eu une vie avant nous et d'avoir fait des choix de vie différents. Mais c'est sûr que le gars part avec une «strike» contre lui...

Commence alors la merveilleuse vie de famille reconstituée. D'entrée de jeu, je souhaite être claire: il n'est facile pour personne, même les femmes ayant déjà des enfants et/ou aimant beaucoup les enfants, de commencer une nouvelles vie commune avec un conjoint qui a des enfants.

Cependant, pour les femmes childfree, je trouve qu'il y a un enjeu supplémentaire: nous n'avons aucune, mais je dis bien A-U-C-U-N-E, crédibilité face à l'enfant du conjoint, et même face au conjoint, en ce qui concerne les enfants, l'éducation, ou les valeurs. Ce qui signifie, grosso modo, qu'en aucun cas nous n'avons le droit de nous insurger si l'enfant de notre conjoint nous manque de respect (cela dit je le fais quand même parce que ce n'est pas vrai que je vais me laisser marcher dessus). Dès que nous éleverons le ton et réclamerons un peu de respect, le conjoint nous dira: «C'est sûr que quoiqu'il fasse il va te faire chier...t'aime pas les enfants». Bon, il est évident que j'ai moins de patience que la moyenne des ours...c'est pourquoi je n'ai pas d'enfant entre autres raisons. Cependant, cela ne signifie pas que je n'ai pas de jugement et de bon sens, et que je n'ai pas le droit au respect. Mais souvent, les femmes sans enfants qui côtoient les chérubins de son chéri n'ont pas voix au chapitre, car bien entendu, on ne connaît rien.

Comme solution et compromis pour éviter les conflits, j'ai mentionné à mon conjoint que je ne m'impliquerai physiquement et émotivement auprès de sa progéniture; j'aime mon conjoint et je suis bien avec lui, mais je n'ai pas à me badrer de l'enfant, qui n'est, pour moi, que le rappel de son ancienne vie et en aucun cas une partie intégrante de son être. C'est l'homme que j'aime, pas le père. En clair, cela veut dire que les sorties au Parc Safari, les fêtes d'enfant avec Mme Ex et même garder le mioche...NO WAY! Il comprend et respecte ça, mais vous pouvez imaginer le tollé de protestations de l'entourage pro-bébé/enfant qui  m'entoure...En fait, selon mon entourage, je devrais avoir le raisonnement suivant: si une femme accepte un homme avec un enfant, elle doit accepter de jouer à la maman, même si l'enfant a déjà une mère. Pourquoi y serait-elle obligée, je vous le demande? Il me semble que le fait d'accepter, dans notre maison, un enfant (alors que nous-mêmes n'en voulons pas) d'une autre femme (donc d'avoir l'ex dans les jambes) et souvent, de devoir payer une part plus grande des dépenses communes à cause de la pension alimentaire est un compromis correct. Mais non...en plus, il faudrait vouloir s'en occuper et l'aimer comme si c'était le nôtre. Sinon on n'est pas loin de la belle-mère dans Aurore l'enfant martyre...

Ceci pour dire qu'il encore est très politiquement incorrect, au Québec du moins, de dire que nous «tolérons» seulement l'enfant de notre conjoint. Et c'est souvent à ce moment que nos détracteurs nous diront: «Tu vas voir, quand tu vas avoir le tien, ça va être différent...» Eh misère! On n'arrête pas le progrès...

J'aimerais donc entendre des témoignages similaires d'autres femmes? J'aimerais bien en lire quelques-uns afin de voir comment elles vivent la situation, car parfois je capote.

15 commentaires:

Anonyme a dit...

J'ai entendu dire qu'une façon "agréable" pour certains couples de vivre cette situation est que le couple loue 2 appartements dans le même bloc: la fin de semaine sur deux où le papa a ses enfants, la compagne childfree peut se retirer chez elle calmement et n'a donc pas à jouer à la belle-mère. Elle a donc une fin de semaine sur deux de "congé de couple" pour lire ou aller souper et au ciné avec des copines pendant que le père amène les enfants au zoo et "s'amuse" à faire la discipline du dodo et autre.

Je n'ai jamais vécu cette situation (je fuis les pères comme la peste!), mais je trouvais qu'il y avait là un filon. :)

Anonyme a dit...

Bravo Mélissa pour ton témoignage.
Je trouve la question très intéressante qu'on ne parle pas beaucoup dans le monde Childfree`. On aime la personne et on ''subit'' l'enfant, les commentaires des autres et du conjoint. Je trouve dommage que les femmes chidlfree aient la réputation qu'elle ne sont pas crédibles et n'ont rien à dire sur l'éducation d'un enfant. Rappellons-nous les religieuses (euh...des femmes sans enfant)dans les écoles....

Rose des vents

Anonyme a dit...

Mon dieu les filles vous êtes dont bien complexées... Je suis une childfree du genre matante bonbon (j'ai un neveu que j'aime bcp mais je suis bien comme ça) et je n'ai jamais sentie mon choix de vie brimé par la société et je ne pense pas que la société québécoise ait un dénie envers les sans-enfant (je dirais même que c'est plutot l'opposé) et je ne comprends vrm pas pk vous chiâlez contre les lois de la nature genre le fait que les enfants et les parents sont prioritaires pour le don d'organe. Ce pelletage de nuages représente de l'envi, de la haine et un sentiment d'infériorité de votre part. Vous n'avez pas l'air à l'aise dans vos décisions car si ce n'était pas le cas vous n'auriez pas à vous justifier et pester contre toute la Terre pour "faire respecter" votre choi dans lequel vous êtes confortable

Pour en revenir au sujet, si vous n'êtes pas prêtes à "subir" les enfants de votre nouveau conjoint, quittez-le!!! C'est le mieu pour tout le monde. Quand vous vous mettez en couple avec un homme ayant des enfants il faut que vous soyez prêtes à accepter que vous ne saurez pas slm le centre de l'univers et qu'il vient avec des rejetons. Pourquoi se metre dans une situation dans laquelle vous n'êtes pas à l'aise et être malheureuse???

Pour le reste mesdames, je vous souhaite un très beau week-end

Magenta Baribeau a dit...

Je ne comprends pas du tout le rapport avec être "complexé" que de s'interroger sur notre place dans la société.

Il ne faut d'ailleurs pas du tout mélanger les propos. D'un côté mon sentiment d'être vue comme un citoyen de deuxième classe par rapport à l'importance relative des gens et d'un autre le non-désir de vouloir être belle-mère alors qu'on aime un homme.

Les deux sentiments n'ont rien à voir l'un avec l'autre et d'ailleurs les billets ont été écrits par deux personnes différentes.

Anonyme a dit...

Citoyen de deuxième classe... pk??? des exemples SVP

et si vous ne vous voulez pas être belle-mère, laissez tomber le gars ou trouvez un arrangement. Pk être malheureuse slm pour un mec alors qu'il y en a à la tonne??? Si vous l'aimez vrm il faut accepter ce qui vient avec car lui ne va pas laisser ses enfants pour vous à moins qu'il soit un moron fini. Ce qui vous prouve à quel genre d'homme à qui vous avez affaire...

Anonyme a dit...

Vous ne vivez peut-être pas sans "le même monde que nous", chère dame. Ce n'est pas un reproche.

Je ne parle pas pour moi: je ne sors JAMAIS avec un gars qui a des enfants. Mais d'autres trouvent l'amour et aimeraient arriver à s'arranger avec la situation familiale du Chéri. Question de priorités.

Peut-être est-ce une question d'âge, tout simplement, je ne connaîs pas le vôtre, je ne peux que chercher à comprendre (ma situation personnelle a changé après 30 ans, je ne vivais pas de pression sociale semblable avant).

J'ai tendance à penser que c'est environ entre 30 et 40 ans qu'on vit surtout ce problème du conjoint avec de jeunes enfants à charge et un entourage qui créé une pression. Nous allons y résister mais, à la longue, c'est "usant".

Il n'y a pas encore une majorité de personnes qui ont des enfants à 20 ans et, à 40 ans et +, souvent les enfants sont plus grands, ce qui fait en sorte que le cohabitation avec la famille du conjoint est différente puisque la majeure partie de "l'élevage" est finie et aussi, à cet âge, l'entourage est plus mature et accepte davantage les choix de vie des autres. Ne serait-ce que pour des raisons naturelles (la pré-ménopause est plus proche)...

Ne jugez pas trop: certaines personnes rejettent le partenaire avec des enfants d'emblée, d'autres trouvent l'amour et essaie de s'arranger. Nous faisons tous nos choix de vie, et nous vivons tous la pression sociale de façon différente (ou l'absence de pression sociale, dans votre cas, je ne peux que me réjouir pour vous et vous souhaite sincèrement la continuité dans ce domaine).

Être Childfree ne fait pas en sorte que nous soyons tous semblables dans notre façon de vivre notre vie. Mais échanger est toujours une belle façon de progresser. :)

remba1925 a dit...

Le commentaire d'anonyme du 25 février 14:16 me rassure, il me semble important que certaines personnes qui ont fait le choix d'être childfree apprennent à se débarrasser de leur aigreur et presque j'irais dire de leur "haine" des enfants,
si on choisi un homme avec des enfants il faut assumer son choix,bien que je concéde qu'on choisi rarement en amour, mais on peut déjà d'office "éliminer" les candidats "à risques" si vraiment on ne supporte pas la vue ou la présence des enfants,
Parce que, même si cela vous semble inconcevable, vous ne pouvez demander à quelqu'un que par amour pour vous il renonce à ce qui doit être le plus cher pour lui, c'est non seulement ignoble pour la personne que vous obligez à choisir et ignoble pour ses enfants qui je vous le rappelle ne sont pas simplement des animaux mais des être en devenir, des futurs adultes, mettez vous à leur place : auriez vous supporté que votre père, alors que vous étiez enfant, vous prèfère votre belle mère et vous laisse de côté à son profit? Pensez vous que vous ne partiriez pas avec un gros handicap ? qui peut souhaiter faire ce genre de dégats psychologiques, si ce ne sont pas des personnes égoïstes et égocentriques.
Personne ne vous demande d'aimer ces enfants, simplement d'être correctes avec eux et de respecter le temps qu'ils doivent passer avec leur père,
Quant à faire respecter une certaine politesse et respect chez soi rien de plus naturel, ça n'a rien à voir avec la position de belle mère ou la charge de l'éducation, les enfants sont chez vous ils se doivent de vous respecter point,
par contre je confirme que le rôle d'une belle mère n'est pas de se mèler d'éducation, et que, excusez moi mesdames, je parle d'expérience, on sait beaucoup mieux quand on a vécu le rôle de parent qu'avant, c'est clair la pratique est incomparable et la théorie et les grands principes cédent bien souvent le pas,

Anonyme a dit...

Bonjour,

je découvre votre blog avec un grand sourire en travers de la figure: "OMG!" me dis-je, "cette dame, elle est comme moi!".

j'ai 35 ans et je suis une childfree assumée... et accessoirement je suis une belle-maman childfree, mon mari ayant 3 enfants d'un premier mariage.

Le plus jeune avait 6 mois lorsque nous nous sommes rencontrés (c'était il y presque 12 ans). Et je n'ai jamais voulu m'en occuper. Les bébés sont des choses qui m'effraient et me dégoûtent à la fois, et, non, je n'ai jamais "gagatisé" devant un nouveau-né ou un enfant très jeune. Donc j'ai toujours regardé le père s'en occuper de très loin, ça ne me concernait pas.

Aujourd'hui, ils ont 22, 20 et 12 ans et demi. Je m'entends très bien avec les deux premiers, et à peu près correctement avec le dernier. Mais jamais je n'ai souhaité ni essayé de jouer à la maman, ni de m'investir plus que nécessaire. J'apprécie les deux premiers, je les respecte, maintenant dire que je les aime au sens viscéral du terme, c'est non. Et quant au dernier, il me pose plus de problèmes parce que j'ai tendance à le considérer comme un boulet: les deux autres sont grands et autonomes, lui, on l'aura encore un WE sur deux pendant encore quelques années. C'est un véritable contrainte. De plus, je ne le trouve pas très intéressant.

Mais au global, tout au long de ces années, les choses se sont mises en place et aujourd'hui, le système fonctionne. Je fais avec, c'est tout. Et parfois, il faut serrer les dents (parce que j'ai eu une éducation stricte et que je trouve que l'éducation que ces enfants reçoivent est un peu trop laxiste à mon goût) parce que je ne suis pas en position de m'exprimer comme un parent. Je joue plutôt le rôle de la copine adulte pour les deux plus grands. Quant au dernier, on se tolère mutuellement (parce que ni lui, ni moi, n'avons le choix) et ça se passe de mieux en mieux dirai-je, même s'il m'indiffère toujours autant (mais au moins, on va dire que je ne le déteste plus).

Etre une belle-maman chilfree a tout de même des avantages dans le sens où il est plus facile de justifier que, non, on n'ira pas au parc d'attractions ni à la kermesse. Tout simplement parce que ça ne m'intéresse pas. Dans tous les cas, il faut bien faire la part des choses et marquer très clairement "son" territoire.

fanny a dit...

mon témoignage : mon conjoint a deux enfants, qui vivent chez leur mère et on les garde 1 week-end sur 2. Je gère leur présence de la façon suivante : je suis présente pour rendre service à mon conjoint qu'en cas d'extrême urgence. Il sait que ses deux enfants sont les siens, qu'ils ont un père et une mère et que ce n'est certainement pas à moi de faire la nounou ou quoi que ce soit d'autre ! Il se démerde avec ses deux rejetons.

De plus, ils ont 10 et 12 ans, donc assez grand pour démontrer par A + B que leur éducation est complètement à côté des valeurs que m'ont donné mes parents ! Ils sont pourris gâté et ont un égo démesuré! Ce qui fait que ma patience est largement explosée lorsqu'il sont là !

Je vis ma vie comme s'ils n'étaient pas là, et leur présence est un véritable envahissement de mon espace vital. Très dur à supporter !

Je leur ai vite expliqué que je n'étais pas mary poppin's et que je n'était certainement pas là pour les amuser ou répondre à leur désir. Du coup, ils ont compris qu'il était inutile de me faire chier pour des histoires débiles de gosses, s'il y a un gros problème je suis là, sinon, qu'ils se gèrent ! ça les fera grandir et être moins empotés ! Prince et Princesse sont l'exemple type des enfants-roi tellement insupportables dans cette société.

Mon conjoint me comprends, au début non, mais je lui ai dit de se mettre à ma place : imagine que j'ai deux enfants capricieux et très imbus de leur personne..ils envahissent TOUT l'espace pendant 3 jours tous les 15 jours et tout doit tourner autour d'eux durant cette période...comment réagirait-il?

Et bien il en a conclu par lui-même qu'il supporterait difficilement l'expérience....

Donc je suis tranquille!

Anonyme a dit...

Nathalie

J'ai lu vos commentaires et je me retrouve dans certains, mais je veux aussi ajouter mon témoignage personnel. Je suis depuis 11 ans avec un homme qui en a eu 3 (horreur !) avec une créature immonde qu'il n'aimait même pas (le comble !) juste pour perpétuer son nom (il est malheureusement passionné de généalogie). Depuis le début je lui ai dit que je ne veux pas voir ces saloperies, ce qu'il a plutôt accepté. Je me flattais dans l'idée qu'au moins celui-ci ne m'en demandera pas en en ayant déjà trop ; mais je ne savais pas que leur existence me ferait autant souffrir. Maintenant il y en a un qui vit seul et pour les deux autres il paye encore une pension, l'argent qui selon moi s'en va dans la poubelle car ne rapportant rien. Celle que je hais le plus dedans, c'est la fille, toute moche mais qu'il croit jolie (évidemment !) ; franchement, cela fait au moins 5 ans que je l'ai vue la dernière fois autrement qu'en photo, mais quand je sais qu'il est avec elle, cela me fait très mal. La jalousie ? Peut-être, mais tellement difficile à vivre. Je lui ai toujours dit qu'ils ne sont peut-être pas tous de lui, vu le comportement dissolu de la mère, mais il s'en fiche. Je ne vais jamais à leurs réunions familiales, je ne supporte pas toute sa famille ; je précise que je vis en France, un pays nataliste, donc mon rejet de ces gosses n'est pas bien perçu tout autant que mon refus de procréer. Je n'ai pas le courage de rompre cette relation, même si nous vivons chacun de son côté à 500 km (je ne pourrais imaginer les recevoir dans mon logement !). Et pourtant cette haine me ronge chaque jour, même si tout le monde me dit que je n'ai rien à voir avec eux. Je trouve qu'avec les années il s'y attache davantage (avant il ne les voyait pas souvent, certainement pas un WE sur deux parce que nous vivions ensemble et je ne l'aurais pas toléré). Alors les filles, si vous pouvez ne pas vous mettre dans une pareille situation, essayez de trouver un homme libre et soyez heureuses !

La ville en rose a dit...

J'adore ce blog ou on peut enfin ce "lacher"...j'ai 26 ans sans enfant, et un copain qui a un fils de 5 ans, avec une garde 5 jours sur 14 ( jai reussi a en negocie deux en moins, mais la rupture n'etait pas loin).

L'amour est irrationnel...sinon je l'aurai quitter depuis longtemps. Je l'aime: oui, je souffre: oui, je me sens pas a ma place: oui, quelques fois j'ai envie de tout claquer mais des que j'essaye de passer a l'action, j'ai une douleur physique a l'idee de quitter celui que j'aime et de continuer sans lui...

C'est une situation tellement batarde...ou tant de fois on se dit: "mais qu est ce que je fou ici moi..?". Mais on reste...

Et pourtant je suis bien avec le fils et ne laisse rien transparaitre, c'est pas de sa faure. Mis a part que j'essaye de ne pas etre tout le temps presente quand il est la et que souvent il me fatigue (j'imagine deja quand c'est le sien ca doit etre fatiguant mais l'enfant d'un autre...), donc je m'isole un moment.

Et pour les femmes aux idees pre concues, qui pensent que si on prend l'homme, on doit accepter l'enfant ou partir...comme j'aimerais que vous ayez raison...il ne faut pas avoir connu cette situation pour parler ainsi.

Aujourd'hui je m'en sors malgre de profonds moments de mal etre car j'essaye d'alleger la situation, me dire que l'enfant n'est la que 5 jours sur 14, qu'apres tout pourquoi on se prend la tete? L'enfant vient, tu laisses du temps au pere et a l'enfant, tu ne t'enerves pas face a certains de ses comportements (oh oui,l'education est un grand sujet de debat...), tu te dis que ce n'est que 4 jours, etc...mais 4 jours c'est long!

bref, pour l'instant, ca ne marche pas trop...la moindre remarque de mon conjoint, un geste de rejet de la part de l'enfant, un manque d'attention trop prolonge...et hop, je replonge!!!

Est ce que des personnes on enfin trouve la paix interieure dans cette situation? comment avez vous fait?

Merci d'avance pour vos soutiens...

Anonyme a dit...

bonjour, je suis dans la situation délicate de voir venir ma belle fille vivre avec nous. je ne veux pas d'enfant et je dois avouer qu'avant d'avoir une belle fille je n'etais pas encore sure de ne pas en vouloir, mais maintenant j'en suis sure!
j'aime mon homme mais je ne pense pas reussir a mener une vie de famille, c'est tout ce que je ne veux pas. j'aime ma vie comme elle est. je sens que je suis en train de voir mon couple se détruire alors qu'on est tellement bien.... en 2 ans nous n'avons eu qu'une seule petite dispute. que faire ? je vous le demande????

Sophie a dit...

Bonjour à toutes,
Je suis une française de 34 ans childfree convaincue... vivant avec un homme père de 4 enfants, deux grands de plus de 20 ans qu'on ne voit que très rarement, mais aussi de 2 plus petits de 10 et 12 ans, qui vivent avec nous en permanence depuis 4 ans.
Après des débuts très très houleux les trois premières années (en plus ils sont tous les trois venus habiter chez moi très vite !), je veux donner de l'espoir à celles qui vivent ce genre de situation : ça ne marche pas toujours, mais dans mon cas : ça marche !
Avec un conjoint intelligent, pas trop intrusif dans ma relation avec les enfants, une bonne volonté de ma part. Certes, c'est biaisé, je suis une childfree qui aime bien les enfants... Mais j'ai fini par comprendre que ma relation avec eux n'avait rien à voir avec ma relation avec mon conjoint, et donc on a les relations que chacun peut avoir avec toute personne de son entourage (bonne, mauvaises, tendues, excellentes, fatiguées etc...). En tant qu'adulte, je repère très vite et gère les situation de jalousie de la part des enfants par un max de compréhension, je laisse la place quand ils en ont besoin, et je vois qu'ils en ont du coup de moins en moins besoin : la rivalité n'a pas de prise avec moi, donc ils passent à autre chose.
Pour faire court, voici un peu d'espoir!

Lili a dit...

Cet article date un peu mais j'y vais de mon commentaire aussi. Il y a une partie qui m'a fortement choquée et avec laquelle je ne suis pas d'accord, c'est celle où tu dis que ton conjoint ne veut pas que tu "disputes" son enfant ou lui fasse une remarque parce que tu n'es pas parent. Il me semble que si l'enfant manque de respect envers toi ou vos règles de vie commune, il est utile de le lui rappeler. Nous ne sommes pas mères, mais nous savons tout de même faire la différence entre une petite bêtise d'enfant, ou un manque d'informations de sa part dû à son jeune âge, par rapport à quelque chose de répréhensible. S'il part du principe que tu n'es pas maman, donc que tu ne sais pas ce qui est répréhensible ou pas, sers-toi de cette excuse alors s'il souhaite que tu joues ou gardes ses enfants : "je ne suis pas mère, je ne sais pas faire".

Pour tout le reste, je suis plutôt d'accord et je rejoins à 100% ta façon de te comporter. Moi aussi je ne m'investis jamais dans la vie de la petite, c'est chacun de son côté et je ne me farcis par ses parties de jeux, les fêtes d'école, anniv etc...

Pour toutes celles qui désirent échanger et parler de ce rôle un peu difficile, j'ai créé un groupe sur FB, venez nous rejoindre, ça fait du bien de vider son sac parfois : https://www.facebook.com/groups/148272698677384/

Anonyme a dit...

Je suis MarieShani,
Ça n'est pas parce qu'on a choisit, pour autant que le verbe choisir soit approprié, comme compagnon ou conjoint un papa que pour autant on renonce définitivement à la totalité de son libre arbitre et on va former une espèces de ménage à trois hybride avec la mère des enfants qui est et demeure toute puissante du fait de ce statut !
Oui je suis tombée amoureuse d'un papa, oui j'ai acceptée de vivre avec lui et devenir une belle mère mais jamais j'ai imaginé que je devrais me fader des repas chez la mère des enfants, qu'elle et le papa décideraient seuls des dates de vacances d'été (7semaines hein!) des enfants alors que c'est moi qui m'en occupe car jusqu'à présent le papa n'a pas pu prendre de vacances l'été, que l'on ne pourrait jamais partir en vacances tous les deux car il faut tout garder pour les enfants, que chez moi, je deviendrais une employée de maison taillable et corvéable à merci sur les cendres de mes affaires brisées, tachées, déchirées, abîmées...d'enfants que l'on m'envois sans fringues utilisables ou quasiment, les cheveux recouvert de poux années après années...
J'ai de la chance on habite loin alors nous ne les avons pas souvent mais justement comme il ne les a pas souvent, il ne faut rien dire et tout accepter...comme devoir être hyper maternante pendant les vacances et niée le reste de l'année.
Non je ne suis pas le centre de l'univers, non je ne suis pas complexée, je suis juste un être humain qui a le droit d'être au minimum considérée et au maximum respectée, le papa me direz-vous et bien le papa est rongé de culpabilité parce qu'il est de ne pas là pour ses filles au quotidien, il ne rentre jamais en conflit avec la mère quand elle dépasse les bornes c'est à dire souvent, ne rentre jamais en conflit avec les enfants quand elles ne font rien à l'école, c'est à dire tout le temps, parçe qu'il est loin et leur céde au maximum quand elles sont à la maison parce qu'il les voit peu !
Ça fait 4 ans que je me dévoue, que je donne mon affection, mon attention et mon temps et que je suis blessée par les uns et les autres alors je vais me retrancher derrière mon statut de nullipare...je ne peux pas comprendre je ne suis pas mère, il ne faut pas me faire confiance, je ne sais pas faire, je ne suis pas mère...
Non je n'ai pas choisit de me faire piétiner quand bien même ça n'est pas tout le temps, ça n'est pas acceptable alors puisque que mon avis ne compte pas, il ne faut plus compter sur ma compétence je donne le gîte et pour le couvert le papa se débrouillera sans moi, pour les loisirs aussi, on verra.
Non ça n'est pas confortable d'être la belle mère sans enfant, sans crédibilité,sans droit mais avec des tonnes d'obligations !