jeudi 28 octobre 2010

Nouveaux livres childfree

Bien que le temps me manque et que je n'aie pas encore eu le plaisir de les lire, je tenais à vous parler de trois récents ouvrages childfree parus récemment. J'en ferai donc 3 billets, à lire dans les prochains jours. (À suivre!)

Le premier dont je vous parlerai est un essai québécois intitulé Pas de bébé à bord de Gisèle Palancz qui, est disponible chez Archambault, Renaud-Bray et Amazon.ca (entre autres librairies.)


"Pendant des millénaires, avoir des enfants allait de soi. C’était le destin des femmes, une fatalité. Au 20e siècle, avec la diffusion des méthodes contraceptives de masse et les pressions démographiques, cette certitude a été remise en cause. Les Occidentales réalisent alors avec stupeur que le désir d’enfant n’est pas nécessairement inné. L’auteure dresse un portrait, très bien documenté, de l’histoire de la maternité à travers les âges.
Si le questionnement est aujourd’hui légitime, il n’est pas  toujours bien accueilli. Les femmes qui ne peuvent avoir d’enfants, les childless, sont traitées avec compassion. Celles qui choisissent de ne pas en avoir, les childfree, ont parfois droit à un traitement de paria. La pression sociale incitant à entrer dans le moule traditionnel de la maternité demeure énorme. Les préjugés sont tenaces et défendre son choix requiert une bonne dose de courage."

Je n'ai pas encore eu la chance de le lire, même si l'auteure a été assez gentille pour m'en envoyer une copie pour que je vous en parle, mais je vous promets que dès que j'aurai une minute à moi, je me plongerai dans la lecture et vous en ferai un compte-rendu.

mercredi 27 octobre 2010

Segment "childfree" dans l'émission française Les Maternelles

Avis à mes amis français, et aussi à l'internationale (via l'Internet) dans 2 jours, soit le 29 octobre prochain, sera diffusée à l'émission française Les Maternelles un sujet childfree.

L'émission sera diffusée sur France 5 à 9 h (heure de France) puis disponible sur leur site Internet pendant une semaine.

Ne l'ayant évidemment pas encore vu, je suis dans l'impossibilité de vous dire s'il est aussi positif qu'il devrait l'être, mais j'ai été interviewée par la journaliste qui semblait bien sympathique.


Vous m'en donnerez donc des nouvelles!

mardi 19 octobre 2010

Antinataliste, dénataliste, childfree, malthusien.. quel est le terme à employer?

Mercredi dernier, sur la même page que le petit extrait de mon entrevue, le journal Métro de Montréal proposait un article : La Grève du ventre pour sauver la planète.

C'est les médias, il faut qu'ils soient sensationnalistes pour que ça vende, mais je trouve que le début de l'article décrivant un dénataliste fou qui tue des gens ne sert pas trop la "cause", si je puis dire. On va tous nous prendre pour des détraqués...

Ceci dit, je tiens à spécifier que beaucoup de childfree ne sont ni dénatalistes, ni antinatalistes, ni même malthusiens. Mais au juste... c'est quoi, la différence?

À mon sens, une personne childfree est quelqu'un qui ne veut pas d'enfant pour des raisons personnelles. (Ce qui ne l'empêche pas de pouvoir aussi être antinataliste ou dénataliste en plus.)

Bon, à date, c'est simple... ça se complique entre les 3 autres termes. Deux sont synonymes et le troisième serait une mauvaise traduction?

Au Québec, on connaît moins Thomas Malthus qu'en Europe. C'était un économiste britannique qui prônait le dénatalisme avant son heure, soit au début du XIXe siècle. Ça revient à dire dénataliste.

Dénataliste:
Quelqu'un qui prône la décroissance démographique, qui trouve que non seulement la planète souffre d'un trop plein d'humains, mais on devrait en faire moins par souci écologique et économique. Plusieurs politiciens de gauche dans le monde commencent à se réclamer dénatalistes.

Quelqu'un qui dévalue l'apport moral d'avoir des enfants et qui trouve qu'en en ayant moins, on réglerait bien des problèmes sur cette planète dont la famine, la surpopulation et la décroissance des ressources naturelles. C'est pas un peu la même chose que dénataliste, ça?

Mon interprétation en est donc que les malthusiens et dénatalistes prônent une décroissance démographique par souci économique ou environnemental... et que le terme antinataliste serait un calque de l'anglais et qu'il veut dire la même chose que les deux précédents. Mais peut-être me trompais-je aussi...


Bref, bien que je trouve aussi que nous sommes trop nombreux sur cette planète, je ne cite pas cette raison comme étant celle qui explique pouquoi je ne veux pas d'enfants. Pour moi, c'est une raison satellite. La vraie, celle que je dis haut et fort c'est: Ça ne m'intéresse juste pas. Point à la ligne.

Je suis childfree et fière de l'être.

vendredi 15 octobre 2010

Je recherche des collaborations occasionnelles

Comme je suis un peu débordée par mon travail sur mon film, je n'ai pas l'occasion de mettre à jour mon blog aussi souvent que je ne voudrais.

C'est pourquoi j'ai songé à chercher des collaborateurs occasionnels. Il est souvent arrivé par le passé que des lecteurs me laissent de longs et très intéressants commentaires sur des précédents billets. Ce pourrait même être des billets à part entière.


Alors avis à ceux et celles qui ont envie de communiquer une histoire, une tranche de vie, une anecdote, une récrimination, ou me parler d'un fait d'actualité, d'un débat de société... tous les sujets childfree ou connexes sont les bienvenus!

Faites-moi parvenir vos textes à : info@magentabaribeau.com. Ils n'ont pas besoin d'être très longs, entre 200 et 750 mots. Je me réserve le droit de les modifier un tout petit peu pour la forme, et je les publierai sous votre nom (sauf si vous souhaitez garder l'anonymat.)

mercredi 13 octobre 2010

Mon utérus est-il public?

Ce que je ne comprends pas, et peut-être pourrez-vous m'aider à trouver la réponse, c'est pourquoi ma fertilité est d'intérêt public?

Pourquoi est-ce que ça intéresse les gens de savoir si je compte avoir une progéniture? Et surtout pourquoi tentent-ils de me convaincre que j'ai tort de ne pas en vouloir?

Comment mon utérus et toutes ses parties adjacentes sont-ils devenus sujet de conversation et matière à être jugées? Nos entrailles ne devraient-elles pas rester dans le domaine privé, étant au coeur même du plus profond de soi? Gardons-nous une petite gêne, s'il vous plaît!


Personnellement, moi, je m'en fous de savoir qui se reproduit et quand il compte le faire.  Si vous voulez avoir des enfants et que vous le faites, tant mieux pour vous. Je me garde de vous demander vos raisons. Pourquoi n'aie-je pas droit au même traitement?

À la rigueur, moi, je suis assez ouverte et militante pour la cause du droit au respect des childfree, alors j'ose m'exprimer haut et fort autant sur Internet que de vive voix. Mais ce n'est pas tout le monde qui se sent à l'aise de discuter de ses hormones, désirs, et de sa fertilité.

N'oublions pas qu'à la sempiternelle question: "Veux-tu avoir des enfants?" certains le voudraient, mais ne le peuvent pas. Devraient-ils en discuter en long et en large avec le premier venu? Peut-être, s'ils le désirent. Mais pour certains, la blessure est grave. Ça, vous le comprenez, être sans enfant alors qu'on en désire, c'est un grave malheur.

Par contre de dire qu'on n'en désire pas, c'est être vu comme un paria de la société et alors on doit se justifier, ça va de soi, évidemment... Et si on ne désire pas en parler nous non plus, de nos raisons? Non, on ne peut pas. On se doit d'éduquer. D'être toujours disponibles pour expliquer aux autres calmement que nous existons, que nous ne sommes ni malades, ni frustrées, ni blessées, ni défectueuses... On ne peut pas, nous, faire un acte égoïste (pour revenir à un de mes billets précédents) et simplement dire: "Ce n'est pas de vos affaires." 

Enfin si, on peut, mais alors là, on est vues comme des vieilles aigries et donc on "mérite" cette incompréhension de notre situation. Comme quoi on est encore loin de l'équité entre les gens qui veulent avoir des enfants et ceux qui n'en désirent aucun.

Ralala... peut-être ne suis-je qu'un peu pessimiste en ces journées automnales...

mardi 12 octobre 2010

Article dans le journal Métro de Montréal

Avis à tous les usagers du métro, un article sur votre blogueuse childfree préférée (j'espère bien que vous pensez à moi...) sera publié mercredi le 13 octobre 2010 dans le quotidien Métro.


Il semblerait que la version papier du journal n'ait qu'un très bref extrait de l'article, vous pourrez retrouver l'article entier sur le site internet du journal Métro en suivant ce lien.

lundi 11 octobre 2010

Maman? Non merci! se cherche des mécènes

Mécène: [mesεn]
Personne physique ou morale qui encourage et subventionne les arts.

Je suis en train de mettre sur pied un projet de production communautaire (aussi appelé "crowdfunding") pour mon documentaire Maman? Non merci! En d'autres termes, je me cherche des mécènes, des investisseurs qui croient en mon projet et qui veulent m'aider à le réaliser en contribuant des fonds.

Un documentaire long métrage typique demande un budget de plusieurs centaines de milliers de dollars! C'est énorme... et surtout irréaliste pour moi.

C'est pourquoi j'ai coupé tout le superflu et suis arrivée à un budget de seulement 15 000$! Le hic, c'est que je n'ai évidemment pas 15 000$ dans mon compte bancaire.
Vous pouvez voir le budget détaillé de mon film en PDF en cliquant ici.
Comment vous pouvez m'aider?

De plusieurs manières! 


J'ai besoin de fonds pour m'aider à financer la production, post-production et distribution de mon film, mais j'ai aussi besoin d'un coup de main bénévole.

1. Vous pouvez acheter le DVD de Maman? Non merci! avant sa sortie pour seulement 25$. C'est-à-dire qu'au lieu d'attendre qu'il soit complété en 2011, vous l'achetez dès aujourd'hui et je vous l'envoie soit sur DVD ou sur support numérique (clé USB), à votre choix!

C'est une option bon marché et qui m'aiderait incroyablement à obtenir les fonds nécessaires pour compléter le tournage/montage/distribution.

2. Vous pouvez faire un don de n'importe quel montant! Tout simplement, par Paypal. J'accepte tous les montants, qu'ils soient gros ou petits! (Paypal accepte les cartes de crédit ou virements bancaires, c'est gratuit et très sécuritaire!)

3. Vous pouvez aussi me donner des certificats-cadeau pour des stations d'essence ou des supermarchés pour mes tournages.

 

4. Vous pouvez aussi me proposer vos services bénévoles pour:

·                     Photographie et infographie pour concevoir l'affiche du film. 

·                     Preneur de son

·                     Caméraman

·                     Composition de musique pour le film

·                     Montage vidéo

·                     Mixage audio


Qu'aurez-vous en échange?

Tout don de 24$ et moins recevra:
·  De gros, gros remerciements de ma part!

Tout don de 25 à 49$ recevra:
·  Une copie de mon film sur DVD ou bâton de mémoire (au choix)
·  Un gros bec sur la joue, une accolade, une poignée de main, une profusion de remerciements de ma part!

Tout don de 50 à 99$ recevra:
·  Une paire de billets pour une représentation de mon film (celle de votre choix, selon les disponibilités: s'il est sélectionné en festival, alors pour le festival de votre choix, s'il sort en salle, pour la salle qui vous conviendra)
·  Une copie de mon film sur DVD ou bâton de mémoire (au choix)

Tout don de 100 à 499$ recevra:

· Votre nom au générique!

· 2 paires de billets pour une représentation de mon film (celle de votre choix, selon les disponibilités: s'il est sélectionné en festival, alors pour le festival de votre choix, s'il sort en salle, pour la salle qui vous conviendra)

· Une copie de mon film sur DVD ou bâton de mémoire (au choix)

· Une copie du poster autographiée.

· Des larmes de bonheur de ma part lorsque vous me l'annoncerez! 

N'oubliez pas...


Je connais peut-être peu de gens, mais vous en connaissez plein qui en connaissent aussi beaucoup. PARLEZ-EN À VOTRE FAMILLE, VOS AMIS, VOS COLLÈGUES DE BUREAU! Le financement collectif a besoin du bouche à oreille! Tous ensemble, nous pouvons y arriver!  

Alors parlez de ce projet à tous ceux que vous connaissez. N'hésitez pas!
Si seulement 150 personnes donnent 100$, ce film voit le jour!
Ou si 300 personnes donnent 50$...
Ou si 1 000 personnes donnent seulement 15$

Alors aidez-moi à trouver ces gens pour m'aider à réaliser mon grand projet qui n'est pas que pour moi, mais pour tous les gens qui se sentent incompris et jugés. Cassons le tabou et ensemble, réalisons ce film  
Maman?
Non merci!
Objectif: 15 000$
Total accumulé: 2 885$
Nombre de DVDs vendus en pré-vente : 13

vendredi 8 octobre 2010

Alors qui est le plus égoïste ? Les childfree ou les parents?

Je n'en peux plus de ce débat. Pour moi, c'est une non-question. Comme si ce devait être soit l'un, soit l'autre. Et si nous étions tous au fond égoïstes? 

Parce que pour être honnête, je ne crois pas connaître une seule personne (mère, non-mère, homme ou femme, croyant ou non) qui soit toujours altruiste, toujours charitable, jamais intéressé ou opportuniste, toujours bienveillant, patient, loyal, faisant passer les besoins d'autrui avant les siens à tout moment de sa vie. Même les saints ne devaient pas être aussi parfaits.



Mais souvent lors d'entrevues par rapport à mon documentaire ou ce blog, on m'a posé la question: "Croyez-vous que ce sont les childfree ou les parents qui soient moins égoïstes?" Je roule alors un peu des yeux et je tente d'exprimer mon point de vue qui est en somme: On s'en fout.


On s'en fout si ma décision de voyager est égoïste. La solution plus altruiste serait en effet de donner tout cet argent à des bonnes œuvres. Vrai. Les parents eux, ne devraient pas acheter plus que x jouets pour leurs enfants et de portables pour leurs ados et au lieu eux aussi contribuer à des oeuvres caritatives. 

Soyons honnêtes, à la base, vouloir des enfants, c'est pour soi, pas pour la planète. Et ne pas en vouloir, c'est aussi pour soi. Bref, nous sommes tous de sales égoïstes, tous autant que nous sommes. Aussi bien dire que nous sommes humains. Synonyme.

Alors arrêtons là le débat, qu'en dites-vous? Ou s'il faut débattre de quelque chose, je suggère qu'on débatte de ce qu'est l'égoïsme/altruisme au fond, si c'est tout noir ou blanc ou si ce n'est pas parfois justifié d'être un peu l'un ou l'autre.

Je vous laisse avec quelques liens pour vous faire réfléchir sur la question:

mardi 5 octobre 2010

Un article italien pro-childfree parle de Maman? Non merci!

Malgré mes quelques cours d'italien, je ne suis pas certaine d'avoir tout pigé, mais en bref ce que j'ai compris, c'est qu'un Gianfranco Raffaelli a écrit un article nommé Niente figli, sono un altruista (Sans enfant: être altruiste) qui mentionne mon documentaire, la fête des non-parents et tout plein de raisons écologistes pour lesquelles ne pas avoir d'enfants est bien.

In Italia - repubblica contraddittoria, fondata sulla Mamma ma col record di denatalità - l’autrice del blog Mamma? No, Grazie scrive: «E se io non volessi che venissero? Adoro i bambini. Ma ho fatto qualcosa per me: non ne ho procreati».
C'est amusant quand même d'être citée dans une autre langue... surtout n'ayant jamais dit que "J'adore les enfants. Mais je fais quelque chose pour moi: je ne procrée pas." Mais bon, c'est pas entièrement faux...

Cet article est-il un signe que l'Italie est plus ouverte d'esprit (moins catholique et traditionnelle) qu'on ne le croirait? Devrons-nous bientôt laisser la "famiglia italiana" stéréotypée au rancart?


Bref, avis aux italophones (ou ceux qui veulent s'amuser avec Google Translate afin de connaître le sens approximatif de cet article), l'article en vaut le détour.

C'est quand même un petit velours de savoir que des gens nous voient non pas comme égoïstes mais altruistes, ça change des critiques habituelles, disons...

D'ailleurs, parlant d'égoïsme ou d'altruisme, j'en ai long à dire... ce sera pour mon prochain billet d'ailleurs.

À bientôt!

PS: Vous excuserez mon mutisme des dernières semaines, je suis en pleine production de mon documentaire Maman? Non merci!