samedi 22 mai 2010

Bientôt...

Ne vous inquiétez pas de mon absence de la blogosphère... je suis revenue saine et sauve de la France... du moins sauve... puisque depuis mon retour, un gros rhume s'est abattu sur moi et je suis pluôt alitée qu'autre chose.

Bref j'espère vous régaler de mes histoires et photos à propos entre autres de la deuxième édition de la Fête des non-parents, mes rencontres avec Théophile de Giraud, Frédérique Longrée, Corinne Maier et Isabelle Tilmant.

À très bientôt, j'espère!


dimanche 16 mai 2010

Un peu d'humour : les autocollants childfree

Pour célébrer ma courte absence du monde virtuel, je vous offre ce billet tout en humour.

Mes amis le savent, ma voiture est ornée d'une multitude d'autocollants et de slogans. J'aime choquer, intriguer, faire réfléchir les gens et ma voiture est un peu une façon d'y arriver. C'est donc dans l'optique de trouver des nouveaux autocollants à afficher sur ma bagnole que je suis tombée sur le site http://shop.cafepress.ca/childfree où j'ai trouvé plein de petites perles. 

Mesdames et messieurs, que vous vouliez afficher vos allégeances sur des tasses à café, aimants pour le frigo, autocollants, t-shirts ou macarons, si vous êtes un peu comme moi, vous voudrez acheter la moitié de la boutique virtuelle.

Mes préférés (pour n'en inclure que quelques uns puisqu'ils ont environ 40 000 produits!):







mercredi 12 mai 2010

Une petite absence

Je tiens à m'excuser d'avance auprès de mon lectorat si je suis plutôt muette au cours de la prochaine semaine. C'est que je commence finalement le tournage de mon film Maman ? Non merci ! en France!

Si je quitte, c'est pour mieux vous revenir, avec plein de choses à vous raconter. Car, voyez-vous, j'aurai la chance de rencontrer mesdames les auteures Isabelle Tilmant et Corinne Maier ainsi que Théophile de Giraud lors de sa Fête des non-parents qui aura lieu à Paris le 15 mai prochain.

La FDNP aura lieu tel que prévu vers 19h au Comptoir Général situé au 80, quai de Jemmapes 75010 Paris, près du Canal Saint-Martin.


Je reprends le texte du site de la FDNP:


AU PROGRAMME :

19h30 : Remise de la médaille du mérite écologique
à chaque non-mère et non-père présent

20h : Présentation par Noël Godin, Corinne Maier
et Laure Noualhat de leur vision du refus d’enfant
(anarchiste, hédoniste et écologique)

21h : Débat passionné avec le public

22h30 : Signature du « Grand Livre de la Stérilité » : chaque participant sera convié à écrire son témoignage sur son statut de non-procréateur en vue d’une publication sur le blog de l’événement, voire sur papier si un éditeur un peu fou se joint à la démarche

23h : Verre de l’amitié, et préparation de la migration collective vers une bonne brasserie pour continuer toute la nuit à célébrer les joies de la non-parentalité

Je prendrai également nombre de photos et vous ferai mon compte-rendu à mon retour dans un peu plus d'une semaine.

À très bientôt pour la suite des aventures de Magenta Baribeau, cinéaste childfree et aventurière!.

dimanche 9 mai 2010

Une Childfree qui célèbre la Fête des mères?

Bonne Fête des mères!


Ce n'est pas parce que je ne veux pas avoir d'enfant que je ne tiens pas à souligner la Fête des mères. Bien que cette fête soit devenue cucul au fil du temps (trouver une image potable sur le Net pour illustrer ce billet s'est avéré impossible!), reste que le principe d'honorer les mères m'importe de par son féminisme. Je choisis de voir cette fête comme étant positive pour la gent féminine puisqu'elle valorise le dur travail de celles qui ont choisi d'avoir des enfants. 

Et je ne me sens pas exclue lors de cette fête. Non, on ne me célèbre pas moi, mais je ne me sens pas exclue non plus lorsque c'est l'anniversaire de quelqu'un d'autre que moi. J'ai fait mes choix de vie et je les assume. N'empêche que j'ai bien hâte à la Fête des non-parents qui aura lieu le 15 mai prochain à Paris...


Ceci dit, je célèbre cette fête plutôt intellectuellement que physiquement puisque je trouve qu'aller avec ma chère mère dans un resto en ce deuxième dimanche de mai serait un cauchemar vu l'achalandage des petites familles (et bébés hurlants!). Mais je tiens tout de même à souligner le très bon travail de ma mère qui m'a élevée seule tout en travaillant à temps plus que plein. Bravo, maman, je t'admire!


Oui, je le redis: j'admire les mères. Elles ont plus de courage, patience et énergie que je n'en aurai jamais. Leur vie est dure. Je crois qu'il vaut le peine de souligner leur dure labeur de superwomen alliant travail, vie de couple, vie de famille et vie personnelle avec brio. Bravo. C'est en voyant ce qu'est la vie de mère que je me conforte dans mes choix de ne pas vouloir d'enfant.


Les origines de la fête des mères.



"La fête des mères moderne trouve son origine dans la suggestion d'un écrivain américain, Julia Ward Howe, à octroyer un jour de l'année aux mères pour les célébrer. Alors que chaque année elle organisait à Boston une journée de fête des mères, beaucoup pensèrent que ce concept était un peu trop original et l'idée de cette journée nationale consacrée à la fête des mères fut abandonnée jusqu'en 1907. 


C'est au moment de la mort de sa maman, le second dimanche du mois de mai 1907, qu'Anna Jarvis demanda aux autorités de la Virginie de célébrer un office religieux en l'honneur de toutes les mamans à la date anniversaire de la mort de sa propre mère. La coutume s'implante très vite et, en 1914, le président Wilson déclare le second dimanche de mai comme étant la journée officielle de célébration de la fête des mamans. " (1)

"Et c'est la grande guerre. Les américains qui avaient opté pour un vrai "Mothers Day" le deuxième dimanche de mai à la fin du XIXème siècle, la développent ardemment durant la première guerre mondiale, éloignement oblige.


Les français chargés du courrier constatent alors des envois massifs à cette date qui leur est mystérieuse. Et la France ayant encore plus besoin de se repeupler après la guerre 14-18, cette coutume bien implantée outre-atlantique de "Fête des Mères" va faire des émules." (2)

Sources: 

Alors en l'honneur de toutes ces femmes qui dévouent leur vie à leurs enfants, me permettant ainsi de pouvoir choisir de vivre ma vie de la manière dont je l'entends (donc sans devoir avoir des enfants), je souhaite une heureuse Fête des mères. 

jeudi 6 mai 2010

Certaines personnes ne sont pas faites pour être parents


Je crois foncièrement qu'il y a des tempéraments incompatibles avec celui d'être mère. Et le mien en est un bon exemple. J'en ai touché un mot il y a pas si longtemps, je ne suis pas du type à m'extasier devant toutes les poussettes que je croise sur mon chemin. Même que j'ose le dire: je trouve les bébés généralement très laids... et quelques enfants aussi, malgré que généralement l'âge améliore leur apparence. Je ne suis pas non plus du genre à jouer avec les enfants. N'ayant jamais été entourée de petits, je ne sais trop comment réagir en leur présence, je me sens empotée donc je préfère les ignorer au lieu d'inventer des petits jeux qui seraient soit trop avancés pour leur âge, soit bêtes. 


N'étant ni patiente, ni tolérante et qui plus est assez exigeante, je ne tolère pas d'avoir un appartement bordélique . Sans toutefois être du type Mme Blancheville qui nettoie constamment, je tiens somme toute à ce que mon lieu de vie soit bien rangé et fonctionnel. 

N'étant pas des plus patientes, comme je vous l'ai expliqué dans un récent billet, je ne crois pas que je serais la meilleure des mères. J'ai souvent entendu des femmes me dire: "Oui, mais c'est pas pareil quand c'est le tiens." Peut-être... Mais imaginons que ce soit pareil et que je trouve les pleurs de mon cher bébé irritables à tel point que je veuille davantage le jeter en bas du balcon qu'aller l'allaiter. Je préfère garder cette théorie comme hypothèse plutôt qu'essayer de la prouver ou réfuter. 

Je ne crois pas que je serais une bonne mère.

D'ailleurs, tout le monde a dit à un moment ou à un autre: "Untel n'aurait vraiment pas dû avoir d'enfant". Pourquoi est-ce que ça ne s'appliquerait pas à moi? Sans pour autant mettre en danger la vie de mon enfant, je crois que je finirais par l'abandonner... émotionnellement à défaut de physiquement, entraînant ainsi certainement l'enfant à consulter un psychologue à l'âge adulte!


Sans être égoïste (d'ailleurs, je toucherai au sujet de l'égoïsme/altruisme dans un billet éventuel), j'aime ma petite vie telle qu'elle est, remplie de sorties, de restos, de voyages et de soirées bien chargées. J'aime être occupée, sans devoir être constamment à la maison pour veiller sur mon bambin. J'aime aussi faire la grasse matinée et être impulsive. 

Je ne me vois donc pas du tout comme la mère non pas idéale, mais adéquate: privilégiant le bien-être de sa progéniture à son propre bonheur. Une mère doit être patiente, à l'écoute, disponible et elle doit surtout avoir quelque chose que je n'ai pas et que je n'aurai jamais: le désir de procréer. 


mardi 4 mai 2010

Un rare moment Childfree à la télé américaine

(Avis aux fans de la télésérie Grey's Anatomy, si vous n'avez pas écouté la sixième saison, ce dont je traiterai dans ce billet pourra vous révéler des intrigues que vous préféreriez ne connaître qu'en regardant la série, ce qu'on nomme en anglais des "spoilers". Lisez donc à vos risques et périls!)

Je suis depuis plusieurs années la série américaine Grey's Anatomy. Depuis quelques épisodes, un des personnages, la docteure (qui plus est, docteure en pédiatrie) lesbienne Arizona Robbins affirme qu'elle ne souhaite pas avoir d'enfant. Ce n'est que dans l'épisode 20 de la saison 6 qu'elle explique à sa copine qu'elle n'est pas "brisée", qu'elle n'est pas une sans coeur, que son enfance fut heureuse, bref que ses raisons de ne pas vouloir être mère ne sont pas en réaction à quelque chose, mais qu'elle ne souhaite tout simplement pas changer la vie qu'elle mène parce que cette vie la satisfait pleinement.



Wow!

Je suis émue.

De voir que des auteurs américains ont choisi de faire dire ceci à un personnage dans une fiction me touche beaucoup. Comme quoi on commence à donner la parole aux femmes qui ne veulent pas avoir d'enfant.

Félicitations à Shonda Rhimes ainsi que son équipe pour avoir eu le courage de faire vivre un tel personnage! Merci!

lundi 3 mai 2010

Des nouvelles de mon documentaire: Maman? Non merci!




Je m'aperçois que je vous parle davantage du contenu de mon documentaire et des enjeux childfree que de mon film en tant que tel. Je tiens donc à remédier à la situation de suite.

La phase de développement où on fait la recherche et on écrit le script se terminera bientôt. J'ai lu nombre de livres sur le sujet, ai contacté plusieurs experts, je crois connaître assez bien le sujet. C'est pas trop difficile quand ça nous passionne!

Dans les prochaines semaines, je commencera l'écriture du script tel quel. Même en documentaire, on doit écrire un scénario afin de déterminer l'angle d'approche et toute la structure narrative.

La prochaine phase, qui commencera en France à la mi-mai 2010, est celle de la production. Comme le nom le dit, c'est à ce moment qu'ont lieu les tournages. Ceux-ci seront donc éparpillés tout au long du printemps et de l'été 2010.

S'ensuivra ensuite la post-production où on s'occupera du montage vidéo et du mix sonore pour enfin arriver à la distribution où on soumettra Maman? Non merci! à plusieurs festivals.

Cet échéancier est sujet à changement puisque le financement est difficile à obtenir. Les CONservateurs viennent encore de sabrer dans le budget de Radio-Canada qui produira 15 documentaires de moins en 2010-2011. La SODEC parle, elle, de cesser de financer tous les films d'auteurs -documentaires comme fictions. Le Fonds canadien du film et de la vidéo indépendants a été aboli en 2008.

Ça va mal dans l'industrie du film d'auteur et encore pire dans le domaine du documentaire d'auteur. Le financement est rare, surtout pour des longs métrages (le format télé est de 46 ou 52 minutes alors que mon film sera d'environ 80 minutes) et les sujets controversés.

Il reste encore des organismes comme le Conseil des Arts du Canada et le Conseil des arts et lettres du Québec qui donnent du financement. Et quelques centres d'artistes. Où j'applique sans relâche.

Je suis depuis septembre 2009 en processus de demandes de financement. Il faut une patience de moine pour ne pas désespérer. On peut généralement espérer une réponse environ trois mois après la demande de financement. C'est donc long et stressant. Pour le moment, j'ai encore à recevoir une seule réponse positive. Donc à suivre...

samedi 1 mai 2010

L'intolérance au bruit

raison numéro deux pour laquelle je ne veux pas être mère : l'intolérance au bruit


Moi : Bonjour. Mon nom est Magenta et je suis intolérante.
Le groupe d'IA (intolérants anonymes) : Bonjour, Magenta!

Oui, je suis intolérante. Je suis aussi impatiente et exigeante. De belles qualités pour ne pas être mère.

Je suis plus sensible aux bruits que la plupart. Les gens qui sapent leur soupe, qui jouent de la batterie sur leur bureau avec un crayon, qui tapent du pied lorsqu'il y a de la musique, qui mâchent leur chewing-gum telle une vache, qui parlent fort, qui crient pour rien, qui écoutent de la musique tellement fort dans leur appart' que mes meubles vibrent, mais aussi les chiens qui jappent sans arrêt, et les enfants qui braillent ÇA M'ÉNERVE AU PLUS HAUT POINT.


Surtout les pleurs d'enfants. S'il y a un irritant que je mettrais en haut de ma liste, c'est bien celui-là. Il m'exaspère, m'irrite, me rends violente intérieurement. Je prendrais ou l'enfant ou le parent et je le défenestrerais! Oui, mesdames, je suis extrêmement intolérante aux bruits.

Et ça, c'est plutôt incompatible avec le fait d'élever des enfants, non? Lorsqu'ils ne pleurent pas, ils font quand même du bruit avec leurs jouets qu'ils tapent partout afin de découvrir leur univers. Plus tard, ils invitent des amis à la maison et c'est des grands cris, des courses et d'autre source de bruit.

Je. N'aime. Pas. Le. Bruit.



Ce n'est pas les enfants que je n'aime pas. J'aime bien passer un peu de temps (rarement plus de deux heures, vous comprendrez pourquoi) avec un enfant sage, qui ne pleure ni ne chahute... mais ça ne dure pas longtemps. Je ne suis donc pas anti-bébé, mais anti-bruit.

ps: aucune des images ne m'appartient. Je les ai glanées ça et là sur le Web.