mardi 19 octobre 2010

Antinataliste, dénataliste, childfree, malthusien.. quel est le terme à employer?

Mercredi dernier, sur la même page que le petit extrait de mon entrevue, le journal Métro de Montréal proposait un article : La Grève du ventre pour sauver la planète.

C'est les médias, il faut qu'ils soient sensationnalistes pour que ça vende, mais je trouve que le début de l'article décrivant un dénataliste fou qui tue des gens ne sert pas trop la "cause", si je puis dire. On va tous nous prendre pour des détraqués...

Ceci dit, je tiens à spécifier que beaucoup de childfree ne sont ni dénatalistes, ni antinatalistes, ni même malthusiens. Mais au juste... c'est quoi, la différence?

À mon sens, une personne childfree est quelqu'un qui ne veut pas d'enfant pour des raisons personnelles. (Ce qui ne l'empêche pas de pouvoir aussi être antinataliste ou dénataliste en plus.)

Bon, à date, c'est simple... ça se complique entre les 3 autres termes. Deux sont synonymes et le troisième serait une mauvaise traduction?

Au Québec, on connaît moins Thomas Malthus qu'en Europe. C'était un économiste britannique qui prônait le dénatalisme avant son heure, soit au début du XIXe siècle. Ça revient à dire dénataliste.

Dénataliste:
Quelqu'un qui prône la décroissance démographique, qui trouve que non seulement la planète souffre d'un trop plein d'humains, mais on devrait en faire moins par souci écologique et économique. Plusieurs politiciens de gauche dans le monde commencent à se réclamer dénatalistes.

Quelqu'un qui dévalue l'apport moral d'avoir des enfants et qui trouve qu'en en ayant moins, on réglerait bien des problèmes sur cette planète dont la famine, la surpopulation et la décroissance des ressources naturelles. C'est pas un peu la même chose que dénataliste, ça?

Mon interprétation en est donc que les malthusiens et dénatalistes prônent une décroissance démographique par souci économique ou environnemental... et que le terme antinataliste serait un calque de l'anglais et qu'il veut dire la même chose que les deux précédents. Mais peut-être me trompais-je aussi...


Bref, bien que je trouve aussi que nous sommes trop nombreux sur cette planète, je ne cite pas cette raison comme étant celle qui explique pouquoi je ne veux pas d'enfants. Pour moi, c'est une raison satellite. La vraie, celle que je dis haut et fort c'est: Ça ne m'intéresse juste pas. Point à la ligne.

Je suis childfree et fière de l'être.

6 commentaires:

francoistremblay a dit...

Anti-nataliste sonne plus confrontateur que dénataliste. Comme je suis plus confrontateur, je préfère le terme anti-nataliste.

Eli Larin a dit...

Je comprends et partage les convictions des childfrees, mais moins celles des anti-natalistes. Mes choix m'appartiennent, mais je comprends certainement que les autres veulent encore faire des enfants. Je ne tiens pas en avoir tout le temps autour de moi des enfants, mais le renouvellement de la population reste important, selon moi.

Feel O'Zof a dit...

En gros, il faut distinguer le désir personnel d'avoir des enfants ou non et le fait de prôner que la société en générale - ou l'humanité entière - se reproduise moins. En fait, c'est deux choses parfaitement distinct. Une personne peut ne pas vouloir d'enfants sans être dénataliste ou être dénataliste mais vouloir des enfants (à moins qu'elle en veuille quinze).

Personnellement, je ne veux pas d'enfants mais je ne veux pas non plus que l'humanité s'arrête à ma mort. Évidemment, une surpopulation mondiale serait dommageable, mais on constate qu'il suffit qu'il y ait des moyens contraceptifs facilement accessibles dans un pays pour observer une dénatalité significative.

Pour cette raison, je ne prône pas l'instauration de politiques dénatalistes (comme limiter le nombre d'enfants par famille) sauf dans des cas extrême de surpopulation, mais je désire simplement un meilleur accès aux contraceptifs pour tous les humains de la Terre. Cela permettrait non seulement à la démographie de s'autoréguler, mais cela ferait en sorte également que le fait d'avoir ou non des enfants deviennent vraiment un choix libre pour tout le monde. (il ne restera plus que les pressions sociales...)

Didier Barthès a dit...

Sur ce sujet je vous invite à lire ce qu'écrit l'association Démographie Responsable: http://www.demographie-responsable.org

Berlherm E a dit...

Suppose qu’avant de concevoir ton chérubin l’idée de ce séraphin se manifeste à toi par quelques questions :
Est-ce que tu me garantis une belle vie ?
Est-ce que tu me garantis une intelligence brillante ?
Est-ce que tu me garantis un corps parfaitement sain et fort ?
Est-ce que tu me garantis que je n’aurais aucun ennemi ?
Est-ce que tu me garantis que je n’aurais pas à acheter mon corps ?
Est-ce que tu me garantis une planète saine ?
Etc.
Est-ce que tu me garantis que toutes ces garanties seront conformes tout au long de ma très longue vie ?
Que répondez-vous, Madame, Monsieur ? Que réponds-tu Société ?
La seule réponse possible est : nee, jo, nein, naï, no, laa, votch, xeyir, nee, non…, à chacune des questions.

Maintenant que tu as créé ma souffrance comment la défais-tu? Murmure l'innocent angelot.

Unknown a dit...

La seule solution viable est que l'humain arrête de se reproduire. L'homo sapiens doit disparaître à terme.