dimanche 9 mai 2010

Une Childfree qui célèbre la Fête des mères?

Bonne Fête des mères!


Ce n'est pas parce que je ne veux pas avoir d'enfant que je ne tiens pas à souligner la Fête des mères. Bien que cette fête soit devenue cucul au fil du temps (trouver une image potable sur le Net pour illustrer ce billet s'est avéré impossible!), reste que le principe d'honorer les mères m'importe de par son féminisme. Je choisis de voir cette fête comme étant positive pour la gent féminine puisqu'elle valorise le dur travail de celles qui ont choisi d'avoir des enfants. 

Et je ne me sens pas exclue lors de cette fête. Non, on ne me célèbre pas moi, mais je ne me sens pas exclue non plus lorsque c'est l'anniversaire de quelqu'un d'autre que moi. J'ai fait mes choix de vie et je les assume. N'empêche que j'ai bien hâte à la Fête des non-parents qui aura lieu le 15 mai prochain à Paris...


Ceci dit, je célèbre cette fête plutôt intellectuellement que physiquement puisque je trouve qu'aller avec ma chère mère dans un resto en ce deuxième dimanche de mai serait un cauchemar vu l'achalandage des petites familles (et bébés hurlants!). Mais je tiens tout de même à souligner le très bon travail de ma mère qui m'a élevée seule tout en travaillant à temps plus que plein. Bravo, maman, je t'admire!


Oui, je le redis: j'admire les mères. Elles ont plus de courage, patience et énergie que je n'en aurai jamais. Leur vie est dure. Je crois qu'il vaut le peine de souligner leur dure labeur de superwomen alliant travail, vie de couple, vie de famille et vie personnelle avec brio. Bravo. C'est en voyant ce qu'est la vie de mère que je me conforte dans mes choix de ne pas vouloir d'enfant.


Les origines de la fête des mères.



"La fête des mères moderne trouve son origine dans la suggestion d'un écrivain américain, Julia Ward Howe, à octroyer un jour de l'année aux mères pour les célébrer. Alors que chaque année elle organisait à Boston une journée de fête des mères, beaucoup pensèrent que ce concept était un peu trop original et l'idée de cette journée nationale consacrée à la fête des mères fut abandonnée jusqu'en 1907. 


C'est au moment de la mort de sa maman, le second dimanche du mois de mai 1907, qu'Anna Jarvis demanda aux autorités de la Virginie de célébrer un office religieux en l'honneur de toutes les mamans à la date anniversaire de la mort de sa propre mère. La coutume s'implante très vite et, en 1914, le président Wilson déclare le second dimanche de mai comme étant la journée officielle de célébration de la fête des mamans. " (1)

"Et c'est la grande guerre. Les américains qui avaient opté pour un vrai "Mothers Day" le deuxième dimanche de mai à la fin du XIXème siècle, la développent ardemment durant la première guerre mondiale, éloignement oblige.


Les français chargés du courrier constatent alors des envois massifs à cette date qui leur est mystérieuse. Et la France ayant encore plus besoin de se repeupler après la guerre 14-18, cette coutume bien implantée outre-atlantique de "Fête des Mères" va faire des émules." (2)

Sources: 

Alors en l'honneur de toutes ces femmes qui dévouent leur vie à leurs enfants, me permettant ainsi de pouvoir choisir de vivre ma vie de la manière dont je l'entends (donc sans devoir avoir des enfants), je souhaite une heureuse Fête des mères. 

5 commentaires:

Ian a dit...

Je conçois que l'on puisse admirer le travail des mères. J'ai en revanche du mal à comprendre en quoi elles épargnent aux autres femmes le devoir de faire des enfants. Peut-être parce que j'estime que ce devoir n'existe pas.

Magenta Baribeau a dit...

Si on a le choix de pouvoir refuser de faire des enfants c'est que plusieurs en font. Si la societe au grand complet refusait de procréer le gouvernement trouverait des moyens de nous forcer a faire des enfants afin de ne pas dépeupler le pays. J'estime donc que ceux qui en ont me permettent de m'écouter et de ne pas en vouloir :)

Ian a dit...

On pourrait aussi dire :

"Si on on a le choix de décider de faire des enfants, c'est que plusieurs n'en font pas. Si la société au grand complet choisissait de procréer en masse, les gouvernement trouveraient des moyens de nous empêcher de le faire (ou de nous limiter comme c'est déjà le cas en Chine) afin de ne pas épuiser les ressources de notre planète. J'estime donc que ceux qui n'en veulent pas font un cadeau à ceux qui en veulent."

J'estime quant à moi que faire ou non un enfant est un choix personnel et que les childfree n'ont pas à être reconnaissants aux parents, tout comme les parents n'ont pas à remercier les childfree.

Par ailleurs, lorsque la population d'un pays diminue ou vieillit, les gouvernements disposent de moyens beaucoup plus simples et moins liberticides que de contraindre la population à se reproduire. Le Québec favorise par exemple l'immigration de maudits Français comme moi. Forcer les gens à faire des enfants serait un grand retour en arrière et une sérieuse remise en question du droit des femmes à disposer de leur corps. J'espère bien que les féministes réagiraient si une telle politique était mise en place.

Magenta Baribeau a dit...

Disons que je dressais un portrait plutôt totalitaire... mais avec les CONservateurs au pouvoir, on n'en est pas trop loin.

Anonyme a dit...

Don't be so harsh on the Conservatives: they're not the ones trying to pass a law that would make it illegal for parents to slap a kid having a tantrum in the grocery store (think Liberals instead)!

Emilia Liz (emilia_e_murphy@yahoo.ca)