lundi 26 avril 2010

Pourquoi je ne veux pas avoir d'enfant

À chaque fois qu'on me demande pourquoi je ne veux pas avoir d'enfant, je sens monter en moi deux désirs conflictuels. D'une part, je voudrais énoncer toutes mes raisons afin que l'autre arrive à comprendre sans juger, mais une autre partie de moi se révolte à l'idée de devoir me justifier.

Lorsqu'Unetelle vous dit qu'elle a hâte d'avoir des enfants, lui dites-vous d'un air interrogateur: "Vraiment? Pourquoi?" Non. Ce serait mal vu de questionner son désir reproducteur... alors qu'on déroge facilement à cette règle de civisme lorsqu'une femme n'éprouve pas ce désir. Alors fusent les questions: "Pourquoi? T'as eu une enfance malheureuse? T'aimes pas les enfants?" etc.



Alors je réponds. Au lieu de dire: "Honnêtement, ces raisons sont personnelles et ne vous regardent pas", j'écoute plutôt mon côté éducatrice et je me livre, m'ouvrant ainsi à la critique. Bien oui, lorsqu'on dit qu'on ne veut pas d'enfant parce qu'on tient à voyager, ou à profiter de notre vie telle qu'elle l'est aujourd'hui, on se fait dire qu'on est égoïste. Si on dit que le désir est carrément absent, on nous répond que ça ne saurait tarder. Lorsqu'on ose dire que les enfants, ça nous laisse indifférent, on nous dit que c'est pas pareil lorsque c'est le sien.

Bref si on nous demande de nous justifier, c'est simplement pour qu'on puisse détruire nos raisons une à une jusqu'à affirmer: "Ah bien, vous devez me connaître mieux que moi. C'est vrai que je n'ai aucune raison valable de ne pas vouloir être mère. Ce soir, j'arrête la pilule et je demande à mon chum de me faire un enfant!"


Alors parfois on monte à l'assaut. On exagère afin qu'on nous foute la paix et qu'on arrive à comprendre qu'il est possible que notre non-désir soit réel et durable. Je vais jusqu'à dire l'indicible, le crime suprême dans notre société actuelle, je dis que les enfants, j'aime pas ça. Cette affirmation me donne l'air d'un monstre mangeur de bébés, mais a généralement pour effet de clouer le bec à la personne qui tentait de me convaincre que toutes mes convictions étaient erronées et que j'ignorais simplement que je voulais réellement un enfant. Et vlan dans les dents, comme on dit. 

C'est peut-être exagéré... mais peut-être pas tant que ça. Franchement, les enfants, ça m'indiffère lorsqu'ils sont de bonne humeur et ça m'irrite incroyablement lorsqu'ils piquent des crises. Enfant, je n'ai jamais tripé à jouer à la poupée. Ado, j'étais gardienne d'enfants... mais en pas trop bas âge et pas trop souvent. Adulte, je vois passer une poussette, mes amies regardent à l'intérieur, moi, j'essaie juste de pas m'enfarger dedans. 

Suis-je un monstre ou dis-je simplement ce qu'il n'est pas bon à dire dans cette société pro-bébés? Je crois qu'il est possible de ne pas être complètement gaga devant les bébés. Ça ne fait pas de moi une anti-bébé ou une antinataliste. Simplement moi, je n'en veux pas chez moi. Ça fout le bordel, ça te gruge une vie sexuelle et tout ton temps libre et je me vois mal triper sur les affaires qui animent la vie de la plupart des mères. 

Désolée, je ne suis juste pas comme ça... et je crois bien que c'est pour durer.

279 commentaires:

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Anonyme a dit...

Vous avez raison, il faut toujours se justifier. Lorsque je dis que la cruauté me manque pour me reproduire, que j'ai une vision si précise de l'avenir ou que je ne me trouve pas de qualités à perpétuer dans une descendance, les parents me regardent sans rien dire, ébaubis.
Je fréquente des "néo-parents", je crois que les enfants sont l'alibi à leurs vies pourries.
J'ai un job pourri, réponse : j'ai des bouches à nourrir. J'achète une maison en toc que je paie pendant 40 ans (en france je ne sais pas comment cela se passe au québec) c'est pour les enfants.
Je ne quitte pas ma femme qui est devenue une mégère, et les enfants ?
J'arrête de fumer et de picoler, c'est pas bon pour les enfants. Les vacances nulles et ennuyeuses, pour les enfants !
Les voitures familiales moches et grosses, c'est pratique pour les enfants. Bref la révolution se fera avec les nullipares !

Magenta Baribeau a dit...

C'est vrai que financièrement, un enfant ça coûte cher! Et le coût environnemental n'est pas négligeable.

Ce que je déplore, c'est ceux qui font des enfants parce que c'est la chose à faire. Sans se poser de question. Se reproduire, comme des animaux.

Assez! Ce que je demande: l'égalité. Donnez-moi des bonnes raisons pour avoir des enfants et je vous donnerai les miennes.

Anonyme a dit...

Bonnes raisons pour se reproduire et avoir une descendance : ???????
Demandons aux parents ! Ils n'en ont pas non plus ! Ils ont tellement aimé l'école, le travail, les maladies, les emmerdements, les cons et pour finir la mort dans d'atroces souffrances qu'ils veulent le faire partager.
Je finis par cette citation de Milan KUNDERA dans la valse aux adieux : "Avoir un enfant, c'est manifester un accord absolu avec l'homme. Si j'ai un enfant, c'est comme si je disais : je suis né, j'ai goûté à la vie et j'ai constaté qu'elle est si bonne qu'elle mérite d'être multipliée."

Magenta Baribeau a dit...

Je ne suis pas antinataliste, je crois qu'il y a des bonnes raisons de procréer. Mais qu'il faut réfléchir avant de décider d'avoir un enfant au pourquoi de la chose et être bien préparé. Certaines personnes adorent les enfants, sont patients et veulent passer leur vie à enseigner et donner toute leur énergie à des enfants. Je trouve que ces gens méritent d'être parents s'ils le désirent. Moi, par contre, cette vie ne m'intéresse pas, mais je n'irais pas jusqu'à dire qu'il n'y a aucune raison de procréer.

katrinaholloway a dit...

je suis tombée là-dessus tantôt. + de raisons (ou moins, c'est selon) pour ne pas avoir d'enfants et/ou se justifier à ce sujet :)

http://friendlyatheist.com/2010/04/26/the-anti-quiverfull/

Magenta Baribeau a dit...

Merci pour le lien, c'est gentil :)

Je suis toujours un peu sceptique lorsque les gens citent la surpopulation comme première raison de ne pas avoir d'enfant. Ou le goût du voyage. Ou l'environnement... Je crois que la raison fondamentale, c'est qu'on n'en veut tout simplement pas.

Si on en voulait vraiment, on trouverait un moyen de les élever de façon écolo, de les amener avec nous en voyage (bien des parents le font), ou on adopterait.

C'est pourquoi généralement je réponds que j'en veux pas... parce que j'en veux pas. J'en veux pas. C'est tout. :)

Mél@nie a dit...

La société est effectivement pro-bébés. J'ai un enfant et je n'en veux plus. La pression est tellement forte sur les mères que cela peut devenir une raison pour ne pas ou ne plus avoir d'enfant.

J'ai détesté la grossesse et les premiers mois de la vie du bébé. J'ai évité les cours prénataux et les cours de piscine ou de yoga pour femmes enceintes parce que je savais que je devrais SUBIR ad vomitam les discours pro-allaitement, l'encensement du co-dodo, l'apologie de l'accouchement dit "naturel" avec sage femme, à la maison, sans péridurale.

J'aimerais aussi souligner toutes les règles de sécurités instaurées depuis les années 80 et qui frôlent la paranoïa. On écrit des livres complet avec cette doctrine.

Voyez-vous, selon le monde médical, je suis une ennemie des bébés puisque j'ai décidé consciemment de ne pas utiliser mes seins pour nourrir mon fils!

Alors, en plus de nous pousser à devenir mère, on nous dicte comment le faire en nous culpabilisant.

Qui a vraiment envie de vivre ça?

Adéloise a dit...

Tout à fait d'accord avec toi...lorsque l'on répond: "je n'aime pas les enfants", ils nous laissent généralement tranquilles...!!! Sinon, essayez de simuler quelques tics nerveux, voire même le syndrôme de La Tourette, ça les déstabilisent....

Magenta Baribeau a dit...

Merci, Mel@nie pour ton commentaire très intéressant. C'est vrai qu'il y a toute une série de comportements que la société voudrait que les mères adopte par bienséance, paranoïa, etc et je suis bien heureuse de voir que tu les décries :)

Je me rappelle des jeux dans les pars lors de mon enfance que j'adorais... eh bien, ils ont été jugés trop dangereux à la fin des années 80 et hop, maintenant, plus de glissoire de plus de trois pieds de haut, plus de tourniquets parce que UN seul enfant dans toute l'histoire nord-américaine s'est coincé la tête en dessous et est mort. Bref la paranoïa totale!

Je suis vraiment heureuse de lire ton témoignage. S'il y a un sujet encore plus tabou que celui des femmes qui ne veulent pas d'enfant, c'est bien celui des mères qui regrettent ou du moins n'o-tunt pas aimé 100% de leur expérience maternelle.

Es-tu plus heureuse dans ta vie de mère maintenant? Je serais heureuse d'en savoir plus :)

bugslady a dit...

Je suis "chanceuse" de ne pas avoir encore à me justifier sur mon non désir d'avoir une marmaille et pourtant si il y en a une qui passe son temps à vouloir tout justifier... ;-p

J'ai mes raisons de ne pas en vouloir et certaines pourraient me valoir une couple de roche sur le dos de la part des pro-bébé, le pourquoi j'en reste à "je ne suis pas intéressé", "je n'ai pas la patience pour", "je les aimes suffisamment pour ne pas en vouloir" et autres raisons du genre.

Des raisons qui vont faire que je vais avoir la paix après parce que je j'ai pas envie en plus ne me tapper un débats de non compréhension des pro-bébés.
Y'a des limites. ;-p

Kathy

Mél@nie a dit...

Si je suis plus heureuse maintenant, oui! Si je suis heureuse comme les mères épanouies que l'on aime nous montrer, non.

Je dis ouvertement à qui veut bien l'entendre que les nourrissons... bof! Scandaleux! Il y a quelques femmes autour de moi qui disent la même chose mais il ne faut vraiment pas avoir peur des regards réprobateurs.

L'arrivée d'un enfant change tout autour de nous: les relations familiales, sociales et conjugales sont souvent les plus touchées.

Je n'étais pas prête. Je n'étais pas prête à donner des limites aux grands-parents, à me retrouver constamment dans des discussion où je devais justifier mes choix, je n'étais pas prête non plus à assumer à la fois le rôle de femme et de mère.

Je ne suis pas de ces femmes qui arrivent à s'adapter à ces changements.

J'ai une belle relation avec mon fils. Il a 4 ans. Le rôle de mère est exigeant et parfois on a envie de démissionner. C'est "tough"!

Toutefois, il me met à tous les jours au défi de l'aimer assez pour lui faire confiance, pour lui montrer, pour faire avec lui... C'est passionnant de vivre tout ça avec lui!

Une maman heureuse? Oui. Une femme heureuse? Y faudrait que je m'y attarde. Je n'ai pas encore eu le temps de le faire!

Laetitia a dit...

Je découvre ce blog à l'instant et je dois dire que ça fait grandement plaisir de voir que je ne suis pas seule à devoir supporter ce genre de réactions.

La dernière fois que j'ai eu à me justifier de ne pas vouloir d'enfants en voulant moi aussi abréger la chose en répondant "je n'aime pas les enfants" j'ai eu la joie de m'entendre dire "mais tu n'aimes pas le mariage (oui oui ça aussi...), tu n'aimes pas les enfants... mais tu n'aimes rien dans la vie en fait !!!"
Comme si la vie se résumait à se marier et à procréer, triste vie finalement...

Magenta Baribeau a dit...

Merci Laetitia, pour ce commentaire :) Non, tu n'es pas seule. Lors de la recherche pour mon documentaire, j'en rencontré plus d'une vingtaine de femmes comme nous qui vivent toutes sensiblement la même chose que nous. Ça rassure, mais fait peur en même temps, de voir que la société ne comprend vraiment pas du tout notre point de vue.

Laetitia a dit...

Exemple du jour :

Un homme de 28 ans, catholique pratiquant, contre l'avortement me considère comme quelqu'un qui souhaite exterminer la race humaine puisque je ne veux pas contribuer au renouvellement des générations et que je suis pour l'avortement.
Que quelqu'un de mon âge pense ça en 2010 est assez inimaginable !!

Le credo dans le monde est simple : se mettre en couple, se marier, et avoir des enfants. On a tous plus ou moins été conditionnés pour ça, et pour certains or de question de déroger aux règles et à la pression familiale je suppose...

Magenta Baribeau a dit...

J'avoue que ça me choque moi aussi d'entendre l'opinion des fervents religieux. À ma grande surprise, je suis tombée sur quelques musulmans religieux qui ne me considéraient pas comme une folle. Qui l'eût cru?

Laetitia a dit...

Heureusement qu'il n'y a pas d'extrémistes dans toutes les religions ;-)

Cecile Gladel a dit...

ahhh intéressant. On glorifie tellement la maternité pour les femmes qu'on se sent un peu laissé de côté quand on est une femme sans enfants.
J'abonde dans vos commentaires sans être antinataliste car j'adore les enfants... des autres.
Je veux crier quand on dit qu'une femme n'est pas complète tant qu'elle n'est pas mère.
Merci pour ce blogue !

Magenta Baribeau a dit...

Merci, Cécile, de me lire. Votre commentaire est très apprécié :)

catherine a dit...

Quel plaisir ce blog, même si j'ai relativement de la chance puisque dans mon entourage plusieurs amies ne veulent pas d'enfants également et que ma mère a compris depuis longtemps qu'elle devrait se contenter de la progéniture de ces autres enfants. Merci maman de m'avoir comprise sur ce point là sans que je ne doive me justifier auprès de toi. Parce que ça m'énerve de devoir expliquer pourquoi je ne veux pas d'enfants, parce que j'en ai marre des regards condescendants, et qu'on me dise que ça changera avec le temps. Zut! Ca fait près de 15 ans (la moitiè de ma vie quand même) que je dis que je ne veux pas d'enfants, c'est presque le choix que j'ai tenu le plus longtemps sur ma vie et je le vis très bien :-)

Magenta Baribeau a dit...

Merci, Catherine, de me lire et d'apprécier l'existence de ce blog. Moi aussi, j'ai à peu près la même expérience que toi. Mon entourage comprend généralement ce que je vis sans me critiquer... c'est plutôt lorsque je rencontre des nouveaux collègues de bureau ou des amis d'amis que ça se complique.

catherine a dit...

Petite réflexion suite à une discussion avec des amis, avez-vous remarqué qu'on ne demande jamais à un homme de s'exprimer sur sa non-envie d'être parent ? on ne lui met jamais la pression 'et toi, c'est pour quand ?'
Ce sont quand même des décisions qu'on prend à deux, alors pourquoi tout faire reposer sur les épaules des femmes ?

Hikari a dit...

Je me suis vraiment retrouvée dans ce texte, merci Magenta.

Je sais bien qu'il existe aussi d'autres femmes dans ma situation mais je n'en ai jamais rencontrées..

J'envie celles qui ont la chance d'en avoir pour amies, on peut vraiment se sentir seule quelque fois..Et s'il existait un club ? Bof, c'est peu être bête comme idée..

Magenta Baribeau a dit...

Hikari, je suis contente que mon blog ait pu t'aider. En effet, nous sommes même loin d'être seules! J'ai rencontré dans le cadre de mon documentaire plus d'une vingtaine de femmes comme nous. C'est rassurant :)

Quant à un groupe, je songe à en créer un depuis plusieurs mois, mais le temps finit par me manquer.

Domy a dit...

Merci pour ce blog, il me soulage, je ne suis pas une extra-terrestre. J'ai 42 ans et jusqu'à 39 ans environ je ne voulais pas d'enfant, et ceci depuis toujours, sans raison, ou bien je ne les aies jamais comprises. Voyant l'heure fatidique arriver, j'en viens à douter de ce choix et même à en souffir, vais-je le regretter ? je me surprends moi même. Je sens le poids de la société qui m'écrase, parfois l'exclusion. Je pense à l'avenir dans enfants... Mon ami n'est pas tenté, et je sais qu'un enfant ferai exploser notre couple. Comment retrouver la sérénité que j'ai perdu, peut-être qu'avec le temps... avoir ou ne pas en avoir, je suis perdu !

Magenta Baribeau a dit...

Merci, Domy, pour ce témoignage personnel. À mon sens, il faut savoir différencier appel biologique de désir cérébral. Lorsqu'on voit qu'un est plutôt lié à la peur de manquer quelque chose, on peut réfléchir à la source de notre désir et ainsi identifier s'il doit être écouté ou non.

Bonne réflexion :)

diablounette a dit...

C'est en cherchant sur le net des témoignages de gens "comme moi" que je suis tombée sur votre blog, et ça fait du bien !!
J'en ai également assez de devoir me justifier (pourquoi d'ailleurs ???) de ne pas avoir d'enfant et de ne surement pas en vouloir... surtout que je suis en couple depuis 10 ans.
Il parait que c'est de l'égoïsme de ne pas vouloir d'enfant, c'est bizarre, je me considère plutôt comme quelqu'un de généreux. Et puis j'aime bien les enfants, mais je n'en veux pas spécialement, ou alors, et là c'est le comble, je préférerais adopter.
J'aime mon neveu et ma nièce de tout mon coeur, je parraine un petit malien, quel monstre je suis !
Et lorsque qu'une collègue passe au travail avec sa petite dernière, au lieu de se réjouir pour elle, on se tourne vers moi en s'exclamant : "et toi alors c'est pour quand ?"
...
Ca me fait regretter d'être une fille parfois !

Anonyme a dit...

Lonesome cow-boy
Bonsoir à toutes... Et bien ça fait super plaisir de voir que je ne suis pas le seul être humain au monde à ne pas vouloir d'enfant. Ok je suis un homme et alors!!! On me dit que je ne trouverai jamais une femme qui ne veut pas d'enfant. Et c'est vrai que toutes les femmes que j'ai aimé en voulaient et que ça terminait trés vite toute projection dans un futur ensemble. Suis je condamné à vivre comme un damné toute ma vie. On me regarde comme un oiseau rare.'' Ah tu veux pas d'enfant? ou pourquoi, tu ne les aimes pas??? C'est tout le contraire, je les adore et je suis tonton et parrain je ne sais plus combien de fois.. Je n'ai juste pas ce désir là.. en moi, voilà tout! ça ne fait pas de moi le dernier des hommes sur la terre. Trouverai-je un jour l'Amour avec une femme qui sera comme moi sans désir d'enfant mais non dénuée de désir de vivre tout simplement. Bien à vous,
Cowboy with a heart

Anonyme a dit...

Ps : Si si Catherine, je suis un homme et pourtant on me demande toujours'' Ah, c'est vrai tu ne veux pas d'enfanttttttt. C'est même des fois pire que pour les femmes... Parole d'homme
Cow-boy with a heart

serena a dit...

Bonjour, je suis dans le même cas que Mélanie... J'ai 33 ans et je viens d'avoir mon premier enfant. Je n'ai pas été pressée, et je sais aujourd'hui à 300 % que je n'en aurai qu'un seul (car on commence déjà à me bassiner "alors le 2è c'est pour quand ?" comme si c'était obligatoire et qu'en en ayant eu un on était considérée comme une poule pondeuse avérée...) J'ai toujours aimé ma tranquillité, je ne m'ennuie jamais, je n'ai jamais joué à la poupée petite ni fantasmé sur les bébés ou à être maman, j'ai fait un enfant pour vivre l'expérience et ne pas le regretter toute ma vie. J'aurais pu aussi ne pas en avoir, et être tout aussi heureuse car avoir un enfant n'est pas un BUT en soi, pas du tout, ça vient "en plus" dans ma vie, pas combler un mal-être ou un vide... Je vous dis BRAVO vous qui n'en voulez pas, et je sais que c'est dur de se justifier sans arrêt et de passer pour une bête curieuse... En fait les gens jugent tout : celles qui n'en veulent pas (vous n'êtes pas normales vous changerez d'avis bla bla), celles qui n'en veulent qu'un (vous êtes égoiste votre enfant va s'ennuyer faut penser à lui et lui donner des frères et soeurs, et le pire que j'ai entendu c'est "et s'il meurt, au moins tu en auras d'autres" !!!!!).
Donc pour avoir eu un bébé réçemment, je peux vous conforter dans votre choix : finie la vie privée, les loisirs, la tranquillité, l'insouciance... faut sacrément être prêt et motivé pour se dire que tout ça c'est fini. Moi j'ai l'impression d'être en deuil quelque part... Mais je ne regrette pas, car pour moi c'est pire de regretter une chose que je n'ai pas faite que l'inverse (c'est très personnel). J'aime mon bébé, pour toute sa vie, je fais un sacrifice énorme, et je sais que je ne pourrai pas le faire une deuxième fois, tout comme vous vous savez que vous n'en voulez pas. Longue vie à ce blog !!! et je vous recommande un livre que j'ai lui qui va vous conforter dans votre choix, c'est "Y a t il de bonnes mères" d'un certain Maurice Maschino... il laisse perplexe et fait réagir, un vrai choc !!!

Anonyme a dit...

Bonjour,

C'est rassurant de voir que d'autres personnes me ressemblent, la vie est déjà difficile à gérer pour soi-même alors pourquoi faire un enfant qui de toute façon n'aura pas d'avenir, mais il ne faut pas en parler... Je trouve que faire des enfants est simplement égoïste (pollution, chômage ça ne va pas s'arrêter dans les 20 prochaines années !) mais au moins pour justifier son boulot qu'on déteste et sa maison ridicule on peut mettre ça sur le dos des enfants, mais moi qui n'en veut pas, je suis un monstre ou une immature! A force je vais finir par ne plus aimer les enfants du tout tellement on me harcèle s'en arrêt avec çà, à croire qu'une femme est juste bonne à se faire engrosser !

cpimouss a dit...

Bonjour,
En couple depuis 10 ans c'est quand j'ai eu 30 ans il y a quelques mois, que tout le monde s'est donné le mot pour me mettre la pression : "c'est pour quand le bébé?" L'image semble belle mais au fond de moi j'entends alors une voix dire "JAMAIS"... puis le doute.
Faire un "mini-nous" doit être quelque chose de fantastique mais je ne m'y vois pas pour autant: peur de regretter ma vie, ma tranquillité, troubler mon couple... quelque part, j'envisage un bébé comme un intrus.
Ma dernière discussion à ce sujet s'est achevée sur des mots assez durs de ma belle-mère : "les gens qui n'ont pas d'enfants ne savent pas ce que c'est d'aimer" "ils ne vivent pas normalement". Bref, des choses extrêmes, des choses qui me font mal. J'aime les enfants, ceux des autres (s'ils sont bien élevés), mes élèves (car c'est un comble je suis instit!)et surtout j'aime ma vie actuelle, mon mari, notre lapin... je ne veux pas me sentir "oppresser" par des devoirs envers un enfant à moi. Evidemment qu'un enfant ne demande rien, il prend ce qu'on lui donne... Mais à quoi bon le mettre au monde si on a pas envie de s'investir ? Des parents défaillants, j'en vois beaucoup et ne veux surtout pas en être! J'aime rentrer chez moi et être insouciante et au nom de quoi faudrait-il que j'y renonce?
Ne pas avoir "l'instinct" maternel, ne pas avoir d'envie viscérale de se reproduire, c'est comme si on renonçait à être une femme. Ma propre soeur (mère de 3 enfants!) m'a déjà dit plusieurs fois "de toute façon tu connais rien à la vie!" ... no comment!
Et la société cautionne ça : à quoi bon passer une licence alors que "faire" 3 enfants ouvre la voie de tous les concours?? Celles qui ne font pas d'enfants sont jugées, mais celles qui en font à tour de bras, sans les élever correctement, elles, on les encensent: "c'est bon pour le pays"!
Du coup des termes inappropriés et méchants me viennent à l'esprit comme pour renvoyer un peu de cette souffrance que je ressens "non, mon but ultime dans la vie n'est pas de pondre!". On est tellement conditionné que j'ai peur de mon choix et me dis "si ça se trouve, un jour tu en voudras... et tu pourras peut-être plus!". Alors lire ce blog me réconforte : des femmes qui n'ont jamais envie d'enfants à elle pendant toute une vie (au delà de la date de "péremption" je veux dire!), ça existe!


Et si je ne change pas d'idée, que l'envie ne grandit pas en moi, j'espère ne pas le regretter, moi non plus.

Anonyme a dit...

"Et si je ne change pas d'idée, que l'envie ne grandit pas en moi, j'espère ne pas le regretter, moi non plus."

Bonjour,
C'est exactement la question que je me pose aujourd'hui. Jusqu'à il y a peu l'idée de procréer m'était accessoire. Mais à 36 ans passés, un chum de presque 50, la pression sociale.. Cette crainte de regretter de ne pas l'avoir fait se montre plus pressente.

Je me rends compte que je suis aux prises, comme les autres, de cette pression sociale ; plus haut quelqu'un a écrit : que l'on ne peut être une femme "complète" si on a pas enfanté.
C'est également ce que je ressens.

Merci à ce blog d'exister, j'y trouve déjà quelques pistes pour contribuer à ma réflexion.

Anonyme a dit...

Tout ce que j'ai à dire, c'est que lorsqu'on demande de la tolérance quand on ne souhaite pas avoir d'enfant, la moindre des choses, c'est d'en faire preuve à l'égard de ceux qui souhaitent en avoir. Il ne faut pas s'étonner d'avoir à se justifier lorsque l'on fait quelque chose qui sort de la norme. La plupart des gens veulent des enfants, bien ou pas, c'est comme ça, c'est donc naturel que cela surprenne un peu de ne pas en vouloir. Il faut également arrêter d'essayer de répondre à un problème en faisant des généralités du genre : ceux qui ont des enfants le font pour remplir leur vie qui est vide, ceux qui n'ont pas d'enfant sont égoïstes. Je pense qu'il n'y a pas de réponse unique et que chaque cas est spécifique.

Anonyme a dit...

Bonjour

Je suis tombée sur votre blog par hasard.
Je ne suis pas une habituée des blogs.
C'est tellement enrichissant de lire tous ces commentaires, ça aide dans ce chemin de croix... Je vais explorer tout cela plus à fond, et je vois qu'il y a un documentaire....

Je pense que le problème est profond, et que l'ouverture d'esprit s'acquiert. Je suis maman d'un seul (jeune) enfant, et suis prise d'assaut pour la suite (LE deuxième), comme si de n'en avoir qu'un était un énorme tabou. Pour ma part, je suis incapable de planifier/programmer ma vie, un jour peut-être. Et c'est d'ailleurs ce que je réponds.
Il ne faut faire que ce que l'on se sent capable de faire, par envie et passion, toute vérité se découvre sur le long terme...
Depuis que je suis mère je n'ai plus une seconde de repos, je vois parfois la vie en noir... Aujourd'hui je dis que je suis dépassée. Et pourtant mon enfant m'a appris la vérité (la mienne du moins bien sûr!). Nature contre culture. Avoir un enfant je trouve ça très physique, c'est comme la prolongation d'une fusion... Un psy de mon entourage disait "la fusion, c'est la mort"...

Avec l'enfant j'ai du apprendre à m'imposer, et je crois qu'à un certain âge, avec ou sans enfants, en couple ou non, la société vous tombe dessus. Il y a toujours une bonne raison.

Je pense que nous sommes très souvent (mais pas toujours) attendris par les enfants, par cette vulnérabilité des débuts.. mais que les enfants vous font régresser (attention, mot fort^^) au stade oral ou autre, sur le moment, Mais pour ma part j'ai fait un long chemin avec tout ça...

Voir suite ci-dessous

Anonyme a dit...

SUITE

Je suis artiste, je galère pour pratiquer mon art, je me sens chaque jour un peu plus à côté de la plaque. Actuellement je ne m'en sors plus, c'est comme un engrenage, mais je sais cependant ce que je fais, et je veux identifier le véritable problème... Je pense qu'aujourd'hui le vrai problème n'est pas l'enfant, mais tout ce qu'il y a autour. C'est du moins ce que je suppose.

Je pense que le moment de la reproduction, ou non reproduction, est celui du jugement de cette société, car dans l'acte de reproduction, on représente quelque chose... Là intervient le jugement, et même l'acte de non reproduction physique est jugé. Tout est bon pour essayer de vous coller une étiquette. Quand on a un enfant on ne l'élève pas comme il faut, ou il en faudrait d'autres... Depuis que j'ai l'enfant, je me sens parfois complètement exclue. On me regarde des fois comme une bête curieuse. Les gens se sentent le droit de se mêler (certains) Et pourtant, comment éviter le jugement? Le regard des autres sur soi? Parfois il peut être très enrichissant. j'essaie de garder l'esprit ouvert.
Je pense que la vrai chose est "ne fais pas aux autres ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse"

Anonyme a dit...

SUITE


Vous savez, les vocations pour la prêtrise sont un peu interprétées de cette façon par les familles aujourd'hui, les parents tombent en désarroi quand un enfant manifeste ce type de vocation... "car comment est-ce possible de ne pas vouloir d'enfant?" "peut-il y avoir un but supérieur dans la vie?" Pour ma part, je ne jure que par l'art que je pratique, qui est la vocation de ma vie, que je souffre gravement de ne pas pouvoir pratiquer comme cela se devrait, mais je ne regrette pas mon enfant, il fait partie de ma vie, de la vie, et moi de la sienne. Je fais de mon mieux! Et moi seule vit les choses ainsi. Heureusement que tout le monde est différent!! "Il faut de tout pour faire un monde"
Quand au "deuxième enfant pour les jeux"... je ne vais pas en avoir un autre comme j'achèterais un animal de compagnie! On me met une pression énorme pour ce second enfant...
Les enfants comprennent la vérité... je dirai à mon fils la vérité, s'il n'a pas de frère ou soeur, on verra "ce que réserve la vie", cette grande maline...
La vie est une question de vocation. Un ami m'a dit que la vie était une passion...
Quand je dis que je veux un enfant et faire des choses à côté, j'ai peur de vouloir le beurre et l'argent du beurre. C'est complexe. Et puis finalement tout s'imbrique...
Je crois que beaucoup de gens veulent des enfants, mais pas les élever... Serait-ce cela le beurre et son argent? Je ne sais pas. De cela au moins je suis sûre!
Et serai-je rattrapée par la nature? Je veux dire, que la volonté ne fait pas tout. Je veux parler de la santé...

J'ai donné la vie, pas ma vie.
Et cependant j'aime mon fils d'une façon incroyable, je constate que j'ai beaucoup appris et me suis beaucoup ouverte. 40 ans dans le désert? Non, et non merci. Ce que je veux dire est que j'essaie d'assumer,de bien me reproduire, même si cela est une lutte de chaque jour, aux tréfonds même des choses... mais reproduire quoi? Je crois que je fais les choses à l'envers, me reproduire avant de me trouver, me trouver en vivant ainsi...
Mais je dois vous avouer, à vous qui avez la force de dire "non", que je crois en effet de moins en moins aux compromis...

Aussi, je pense réellement qu'il y a trop de monde sur terre, et que même si un jour mon mari et moi voulons (et non avons, j'emploie un verbe de volonté) un autre enfant, on s'arrêtera à deux, par principe. Cela ne se réfère qu'à notre vécu bien sûr. Là où certains ont cinq enfants, d'autres n'en ont pas du tout. Si seulement cette société arrêtait sa boulimie stéréotypée. Je trouve que nous sommes en pleine folie exponentielle... Un principe du vivant? je préfère la qualité à la quantité.

J'essaie également de me montrer tolérante face aux avis divergents, même si ce n'est pas de tout repos, et que cela se répète (poncifs), car j'apprends beaucoup, et c'est sans doute cela qui me passionne le plus

Anonyme a dit...

SUITE

Vous savez, les vocations pour la prêtrise sont un peu interprétées de cette façon par les familles aujourd'hui, les parents tombent en désarroi quand un enfant manifeste ce type de vocation... "car comment est-ce possible de ne pas vouloir d'enfant?" "peut-il y avoir un but supérieur dans la vie?" Pour ma part, je ne jure que par l'art que je pratique, qui est la vocation de ma vie, que je souffre gravement de ne pas pouvoir pratiquer comme cela se devrait, mais je ne regrette pas mon enfant, il fait partie de ma vie, de la vie, et moi de la sienne. Je fais de mon mieux! Et moi seule vit les choses ainsi. Heureusement que tout le monde est différent!! "Il faut de tout pour faire un monde"
Quand au "deuxième enfant pour les jeux"... je ne vais pas en avoir un autre comme j'achèterais un animal de compagnie! On me met une pression énorme pour ce second enfant...
Les enfants comprennent la vérité... je dirai à mon fils la vérité, s'il n'a pas de frère ou soeur, on verra "ce que réserve la vie", cette grande maline...
La vie est une question de vocation. Un ami m'a dit que la vie était une passion...
Quand je dis que je veux un enfant et faire des choses à côté, j'ai peur de vouloir le beurre et l'argent du beurre. C'est complexe. Et puis finalement tout s'imbrique...
Je crois que beaucoup de gens veulent des enfants, mais pas les élever... Serait-ce cela le beurre et son argent? Je ne sais pas. De cela au moins je suis sûre!
Et serai-je rattrapée par la nature? Je veux dire, que la volonté ne fait pas tout. Je veux parler de la santé...

J'ai donné la vie, pas ma vie.
Et cependant j'aime mon fils d'une façon incroyable, je constate que j'ai beaucoup appris et me suis beaucoup ouverte. 40 ans dans le désert? Non, et non merci. Ce que je veux dire est que j'essaie d'assumer,de bien me reproduire, même si cela est une lutte de chaque jour, aux tréfonds même des choses... mais reproduire quoi? Je crois que je fais les choses à l'envers, me reproduire avant de me trouver, me trouver en vivant ainsi...
Mais je dois vous avouer, à vous qui avez la force de dire "non", que je crois en effet de moins en moins aux compromis...

Aussi, je pense réellement qu'il y a trop de monde sur terre, et que même si un jour mon mari et moi voulons (et non avons, j'emploie un verbe de volonté) un autre enfant, on s'arrêtera à deux, par principe. Cela ne se réfère qu'à notre vécu bien sûr. Là où certains ont cinq enfants, d'autres n'en ont pas du tout. Si seulement cette société arrêtait sa boulimie stéréotypée. Je trouve que nous sommes en pleine folie exponentielle... Un principe du vivant? je préfère la qualité à la quantité.

J'essaie également de me montrer tolérante face aux avis divergents, même si ce n'est pas de tout repos, et que cela se répète (poncifs), car j'apprends beaucoup, et c'est sans doute cela qui me passionne le plus

Anonyme a dit...

SUITE

Vous savez, les vocations pour la prêtrise sont un peu interprétées de cette façon par les familles aujourd'hui, les parents tombent en désarroi quand un enfant manifeste ce type de vocation... "car comment est-ce possible de ne pas vouloir d'enfant?" "peut-il y avoir un but supérieur dans la vie?" Pour ma part, je ne jure que par l'art que je pratique, qui est la vocation de ma vie, que je souffre gravement de ne pas pouvoir pratiquer comme cela se devrait, mais je ne regrette pas mon enfant, il fait partie de ma vie, de la vie, et moi de la sienne. Je fais de mon mieux! Et moi seule vit les choses ainsi. Heureusement que tout le monde est différent!! "Il faut de tout pour faire un monde"
Quand au "deuxième enfant pour les jeux"... je ne vais pas en avoir un autre comme j'achèterais un animal de compagnie! On me met une pression énorme pour ce second enfant...
Les enfants comprennent la vérité... je dirai à mon fils la vérité, s'il n'a pas de frère ou soeur, on verra "ce que réserve la vie", cette grande maline...
La vie est une question de vocation. Un ami m'a dit que la vie était une passion...
Quand je dis que je veux un enfant et faire des choses à côté, j'ai peur de vouloir le beurre et l'argent du beurre. C'est complexe. Et puis finalement tout s'imbrique...
Je crois que beaucoup de gens veulent des enfants, mais pas les élever... Serait-ce cela le beurre et son argent? Je ne sais pas. De cela au moins je suis sûre!
Et serai-je rattrapée par la nature? Je veux dire, que la volonté ne fait pas tout. Je veux parler de la santé...

J'ai donné la vie, pas ma vie.
Et cependant j'aime mon fils d'une façon incroyable, je constate que j'ai beaucoup appris et me suis beaucoup ouverte. 40 ans dans le désert? Non, et non merci. Ce que je veux dire est que j'essaie d'assumer,de bien me reproduire, même si cela est une lutte de chaque jour, aux tréfonds même des choses... mais reproduire quoi? Je crois que je fais les choses à l'envers, me reproduire avant de me trouver, me trouver en vivant ainsi...
Mais je dois vous avouer, à vous qui avez la force de dire "non", que je crois en effet de moins en moins aux compromis...

Aussi, je pense réellement qu'il y a trop de monde sur terre, et que même si un jour mon mari et moi voulons (et non avons, j'emploie un verbe de volonté) un autre enfant, on s'arrêtera à deux, par principe. Cela ne se réfère qu'à notre vécu bien sûr. Là où certains ont cinq enfants, d'autres n'en ont pas du tout. Si seulement cette société arrêtait sa boulimie stéréotypée. Je trouve que nous sommes en pleine folie exponentielle... Un principe du vivant? je préfère la qualité à la quantité.

J'essaie également de me montrer tolérante face aux avis divergents, même si ce n'est pas de tout repos, et que cela se répète (poncifs), car j'apprends beaucoup, et c'est sans doute cela qui me passionne le plus

Anonyme a dit...

SUITE

Vous savez, les vocations pour la prêtrise sont un peu interprétées de cette façon par les familles aujourd'hui, les parents tombent en désarroi quand un enfant manifeste ce type de vocation... "car comment est-ce possible de ne pas vouloir d'enfant?" "peut-il y avoir un but supérieur dans la vie?" Pour ma part, je ne jure que par l'art que je pratique, qui est la vocation de ma vie, que je souffre gravement de ne pas pouvoir pratiquer comme cela se devrait, mais je ne regrette pas mon enfant, il fait partie de ma vie, de la vie, et moi de la sienne. Je fais de mon mieux! Et moi seule vit les choses ainsi. Heureusement que tout le monde est différent!! "Il faut de tout pour faire un monde"
Quand au "deuxième enfant pour les jeux"... je ne vais pas en avoir un autre comme j'achèterais un animal de compagnie! On me met une pression énorme pour ce second enfant...
Les enfants comprennent la vérité... je dirai à mon fils la vérité, s'il n'a pas de frère ou soeur, on verra "ce que réserve la vie", cette grande maline...
La vie est une question de vocation. Un ami m'a dit que la vie était une passion...
Quand je dis que je veux un enfant et faire des choses à côté, j'ai peur de vouloir le beurre et l'argent du beurre. C'est complexe. Et puis finalement tout s'imbrique...
Je crois que beaucoup de gens veulent des enfants, mais pas les élever... Serait-ce cela le beurre et son argent? Je ne sais pas. De cela au moins je suis sûre!
Et serai-je rattrapée par la nature? Je veux dire, que la volonté ne fait pas tout. Je veux parler de la santé...

J'ai donné la vie, pas ma vie.
Et cependant j'aime mon fils d'une façon incroyable, je constate que j'ai beaucoup appris et me suis beaucoup ouverte. 40 ans dans le désert? Non, et non merci. Ce que je veux dire est que j'essaie d'assumer,de bien me reproduire, même si cela est une lutte de chaque jour, aux tréfonds même des choses... mais reproduire quoi? Je crois que je fais les choses à l'envers, me reproduire avant de me trouver, me trouver en vivant ainsi...
Mais je dois vous avouer, à vous qui avez la force de dire "non", que je crois en effet de moins en moins aux compromis...

Anonyme a dit...

SUITE ET FIN(enfin!!)

Aussi, je pense réellement qu'il y a trop de monde sur terre, et que même si un jour mon mari et moi voulons (et non avons, j'emploie un verbe de volonté) un autre enfant, on s'arrêtera à deux, par principe. Cela ne se réfère qu'à notre vécu bien sûr. Là où certains ont cinq enfants, d'autres n'en ont pas du tout. Si seulement cette société arrêtait sa boulimie stéréotypée. Je trouve que nous sommes en pleine folie exponentielle... Un principe du vivant? je préfère la qualité à la quantité.

J'essaie également de me montrer tolérante face aux avis divergents, même si ce n'est pas de tout repos, et que cela se répète (poncifs), car j'apprends beaucoup, et c'est sans doute cela qui me passionne le plus

Inès a dit...

Je suis jeune, donc on me dit "mais tu changeras d'avis, c'est sur". Le genre de réponses qui me gave.
"C'est sur". Comme si c'était une obligation.
Bon je suis jeune je vous le répète, mais j'ai bien remarqué que dans certains cas :
-C'est papa qui veux un petit bébé parce que c'est troooognooon
-C'est maman qui cède, qui abandonne ses rêves, son métier qu'elle aime pour un métier de merde mieux payé ou alors carrément mère au foyer.
-Et bébé alors ? Lui il n'aime pas maman, parce que c'est maman qui le force a manger la purée, parce que c'est maman qui le force a dormir, a aller a l'école.
Mais bébé lui, il aime papa, parce que c'est papa qui lui ramène des bonbons total après être partis chercher l'essence, pour la voiture qui l'emmène au paradis de son métier qu'il adore plus que tout. Qu'il n'as pas du abandonner, parce que c'est maman qui fait la vaisselle, maman qui prépare a manger, maman qui fait le ménage, maman qui fait les courses.
Mais bébé aime papa parce que c'est aussi lui qui ramène les jeux vidéos.
Donc bébé obéit a papa qu'il voit 1h par soir, mais pas a maman qui se fait défoncer les tympans par ses cris.

Mais papa lui, il ne vois rien.
Ile se lève le matin, mange le bon petit déjeuner préparé par maman, qui lui fait un gros bisous avant de partir. Il va a son travail ou qu'il aime. Et a la pause du midi, (que maman n'a pas) il peux discuter avec ses nombreux amis (le genre d'amis que maman ne peux pas avoir, puisque bébé prends toute la place, elle n'as plus le temps de téléphoner même.
Plus le temps passe, moins le téléphone sonne. Jusqu'à n'exister que pour dire que le bébé le plus vieux vient de foutre le bordel a l'école)
Puis papa, rentre a la maison, vois sa belle petite famille réuni, le (faux) sourire de maman.

Et les enfants, tu les portes 9 mois. Vomissement. Et je-ne-sais-quoi. Sa crie, sa cours partout, sa se fait bobo, sa grandis. Sa fous se bagarre a l'école (parfois).
Les ados (la plupart du temps) se foutent de ta gueule, (je ne peux pas m'en empêcher, soyons francs), sont arrogants, sortent quand il ne faut pas. Et a 18 ans, se barre de la maison pour partir je ne sais ou.

Alors quand j'en vois, des gens en couple depuis pas mal de temps. Et que quelqu'un leur dit "Alors c'est pour quand les enfants ?" avec un grand sourire. Comme si c'était "normal". Comme si ils devaient avoir des enfant, aussi logiquement qu'il faut manger tout les jours pour survivre,
J'AI ENVIE DE PETER UN CABLE

Mais il y a des gens, a qui sa apporte du bonheur, tant mieux pour eux. Ils on trouvé leurs bonheur.
Mais ce n'est pas CE bonheur qu'il faut forcément a tout le monde.

A celles qui sont mère et heureuses, je suis vraiment contente pour vous, même si je ne pense pas que mon bonheur plus tard seras de ce genre.

Sur ce, Bye :D

Anonyme a dit...

Je suis jeune, donc on me dit "mais tu changeras d'avis, c'est sur". Le genre de réponses qui me gave.
"C'est sur". Comme si c'était une obligation.
Bon je suis jeune je vous le répète, mais j'ai bien remarqué que dans certains cas :
-C'est papa qui veux un petit bébé parce que c'est troooognooon
-C'est maman qui cède, qui abandonne ses rêves, son métier qu'elle aime pour un métier de merde mieux payé ou alors carrément mère au foyer.
-Et bébé alors ? Lui il n'aime pas maman, parce que c'est maman qui le force a manger la purée, parce que c'est maman qui le force a dormir, a aller a l'école.
Mais bébé lui, il aime papa, parce que c'est papa qui lui ramène des bonbons total après être partis chercher l'essence, pour la voiture qui l'emmène au paradis de son métier qu'il adore plus que tout. Qu'il n'as pas du abandonner, parce que c'est maman qui fait la vaisselle, maman qui prépare a manger, maman qui fait le ménage, maman qui fait les courses.
Mais bébé aime papa parce que c'est aussi lui qui ramène les jeux vidéos.
Donc bébé obéit a papa qu'il voit 1h par soir, mais pas a maman qui se fait défoncer les tympans par ses cris.

Mais papa lui, il ne vois rien.
Ile se lève le matin, mange le bon petit déjeuner préparé par maman, qui lui fait un gros bisous avant de partir. Il va a son travail ou qu'il aime. Et a la pause du midi, (que maman n'a pas) il peux discuter avec ses nombreux amis (le genre d'amis que maman ne peux pas avoir, puisque bébé prends toute la place, elle n'as plus le temps de téléphoner même.
Plus le temps passe, moins le téléphone sonne. Jusqu'à n'exister que pour dire que le bébé le plus vieux vient de foutre le bordel a l'école)
Puis papa, rentre a la maison, vois sa belle petite famille réuni, le (faux) sourire de maman.

Et les enfants, tu les portes 9 mois. Vomissement. Et je-ne-sais-quoi. Sa crie, sa cours partout, sa se fait bobo, sa grandis. Sa fous se bagarre a l'école (parfois).
Les ados (la plupart du temps) se foutent de ta gueule, (je ne peux pas m'en empêcher, soyons francs), sont arrogants, sortent quand il ne faut pas. Et a 18 ans, se barre de la maison pour partir je ne sais ou.

Alors quand j'en vois, des gens en couple depuis pas mal de temps. Et que quelqu'un leur dit "Alors c'est pour quand les enfants ?" avec un grand sourire. Comme si c'était "normal". Comme si ils devaient avoir des enfant, aussi logiquement qu'il faut manger tout les jours pour survivre,
J'AI ENVIE DE PETER UN CABLE

Mais il y a des gens, a qui sa apporte du bonheur, tant mieux pour eux. Ils on trouvé leurs bonheur.
Mais ce n'est pas CE bonheur qu'il faut forcément a tout le monde.

A celles qui sont mère et heureuses, je suis vraiment contente pour vous, même si je ne pense pas que mon bonheur plus tard seras de ce genre.

Sur ce, Bye :D

Cachou a dit...

Merci pour cet article qui remonte le moral. On a bien le droit de ne pas vouloir d'enfant quand on voit le monde qui nous entoure. On a aussi le droit de vouloir profiter de la vie!!
J'aime les enfants (je suis instit en maternelle) mais ça n'est pas pour moi.

STEFYS a dit...

Je découvre ce blog et suis totalement soulagée de ne pas passer pour une extra-terrestre, car je crois réellement que c'est de cette façon que mon entourage me voit...et plus je vieillis....plus c'est vrai!
Je ne veux pas d'enfant, je ne veux d'ailleurs pas non plus me marier, acheter une maison bien lisse avec jardin (et le labrador qui va avec bien sûr), et je ne veux pas de voiture familiale. Je ne veux pas arrêter de fumer, je veux continuer à m'évader dans mes rêves d'ado et voir mes amis le soir...Voilà situation perso résumée! :)
Mais il y a un grand HIC, c'est que je suis amoureuse d'un homme que j'ai connu il y a 7 ans et demi, nous sommes toujours ensemble et, même si nous partions sur les mêmes idées au départ, il s'avère qu'il a plus évolué que moi sur ces sujets (sa famille est très conventionnelle et même si il me dit le contraire il écoute beaucoup sa mère)...je suis et vais être confrontée à la dure réalité de la vie..Un choix à faire? Très difficile, car je ne vais pas lui faire perdre son temps, il n'aura pas d'enfant avec moi, enfin pour finir ce modeste commentaire sur votre blog rassurant pour moi, je l'aime...

Anonyme a dit...

Je suis bien contente de lire ce blog ce soir.En effet, j'ai 36 ans , je suis sans enfant et bien evidemment : l'éternelle question " Et vous ? c'est pour quand ? " je dois toujours me justifier disant que pour l'instant non on verra ensuite si les moyens financiers sont là....La réalité c'est que je n'en veux pas.Cetaines personnes me disent " oui mais apres cela sera trop tard et tu le regretteras ..." Mouais pas si sur.Très honnetement , je ne vois pas pour moi l'interet de faire un enfant.Et quand on me demande " mais pourquoi ? " je n'ai aucune raisons precises.Simplement , je ne vois pas l'interet....Les gens en font car il faut en faire.ne se pose pas de question." Oui mais tu finiras seule !" qu'est ce que ça m'enerve comme phrase !!!!Combien de personnes ayant 4 ou 5 enfants se retrouvent quand meme seules quand elles sont agées ? On passe pour des monstres alors que ça ne les regarde pas, c'est notre vie et a l'inverse quand je parle avec des femmes folles d'enfant, je ne les regardent pas en biais.C'est leurs choix de se reproduire..En tout cas pas le mien.

Anonyme a dit...

Chaque fois que l'on me demande «Et toi, c'est pour quand les enfants?», la personne qui me pose la question (souvent, de jeunes mamans), semble me lancer cette question comme si elle m'enviait ma liberté, ou mon quotidien. Oui la pression est forte. Notre génération a prôné le «Me, myself and I», alors ces femmes qui deviennent mères ne réalisent pas qu'un enfant, c'est pour la vie!!! Et maintenant, dans une vie ou tout va de plus en plus vite, au ryhtme de facebook, twitter et cie, le bébé devient un objet de fascination, de convoitise, comme un sac Vutton ou des lunettes Gucci. Je vais avoir un bébé? Vite les photos de ma simili-bedaine sur Facebook! Première échographie? Un gars, une fille? Vite partageons le tout sur facebook et Twitter. En 2010, le bébé est en fait le meilleur moyen d'attirer l'attention, de montrer que l'on existe et de penser que l'on fait l'envie des autres. Au lieu de faire les efforts nécessaires pour se construire un avenir, bâtir quelque chose de ses doigts ou avec sa tête, le moyen le plus facile de montrer aux autres que l'on fait quelque chose de sa vie est de faire un bébé!!! En plus, on laisse le soin à la société de l'élever! N'oubliez jamais qu'un enfant, et tout être humain!, se construit à travers ce qu'il voit, comme une éponge. Bienvenue à la génération perdue, celle où les enfants n'auront été que des objets de consommation!Pourquoi avez-vous des enfants? Voilà la bonne question.

Anonyme a dit...

J'ai un enfant, que j'ai fait jeune parce que je l'ai voulu.Je l'aime, évidemment, je suis ravie. A la suite d'une opération avant d'être enceinte j'aurais pu ne plus pouvoir en avoir, et pour moi il était évident que je ne m'acharnerais pas si c'était le cas. Je pense, je sais!, qu'on peut être complète sans enfant. D'ailleurs nous pensons ne pas en faire un autre car à partir de deux il nous semble qu'on est envahis, tout de suite pour se déplacer c'est la galère, le logement ressemble à une cour de maternelle... ma foi on a juste pas envie. Même si en fait tout ce que je craignais ne s'est pas produit. Je comprends tout à fait cet article et le commentaire qui dit qu'un enfant sert d'excuse à une vie de m... . Je vois des amies disparaître dès le moment où elles apprennent qu'elles sont enceintes, et il n'est plus question que des restrictions dûes à l'enfant. "le ciné illimité...ouhla.... ah ben non, j'ai pas vu, tu sais avec les petits...", "ah ça depuis les petits..." toujours, toujours!bref! et je parle même pas de l'anéantissement de leur couple pure et simple.

Je plaide pour que l'utérus et les seins de la femme ne soient pas partie du domaine public. Ca ne regarde personne qu'on veuille ou pas un enfant, qu'on en veuille ou pas deux, qu'on l'allaite ou pas!

Anonyme a dit...

Bonjour,

Comme beaucoup c'est avec un soulagement immense que je découvre ce blog, cet article et les commentaires allant avec.

Je n'ai pas encore la trentaine et pourtant, la question commence à se poser dans mon entourage. Question que je ne me suis jamais posée personnellement puisque pour moi la réponse est simple : "non".

Dans le commentaire d'Ignes je retrouve un peu de ma situation présente, mon compagnon désire un enfant mais lorsque je lui demande "pourquoi ?" il n'a pas de réponse claire. Il en veut un, parce que c'est comme ça, c'est "logique" ça coule de source et puis "il pourra jouer avec quand il sera un peu plus grand" (ahah...). Il n'a réellement pas l'air de réaliser tout le poids qu'un enfant représente, comme s'il avait été simplement lobotomisé, pré-formaté pour penser qu'il fallait en avoir un et que cette nécessité était une volonté à avoir.

Et moi je n'en veux pas, parce que c'est comme ça. Mais ça ne suffit pas, il vient toujours le "pourquoi" si blessant. L'expliquer rationnelement je pourrais : carrière, esclavage ménage-dodo-biberon, fin de la vie personnelle, abandon de l'actuel bien-être, destruction de l'identité individuelle (on est plus une femme mais une mère, une entité à deux têtes dont bébé est une partie intègre) et ainsi de suite... mais pourquoi, pourquoi devrais-je avoir à argumenter et me justifier ?

Lorsque je lui répond mon non-désir sa réponse est stéréotypée "tu changeras d'avis plus tard, tu verras" "quand la situation financière sera stable l'envie viendra" comme si c'était un fait inéluctable, quelque chose d'obligatoire comme si lui pouvait savoir mieux que moi ce que mon corps et mon esprit veulent.

Je prends ses réponses comme une violation de mon droit d'être un individu, je me sens agressée lorsqu'il me répond cela autant que lorsque des inconnus se permettent LA question.
Le choix ne nous appartient pas, oser le "non" me donne l'impression de signer une déclaration de guerre, la riposte est immédiate : mitraille de questions et d'arguments plats aussi vieux que le monde.

Du coup on finit par se remettre en cause, est-ce moi l'anormal ? Est-ce qu'ils ont raison est-ce que le moment viendrait ? Est-ce que je le regretterai (la plus grave question celle-ci) ?
De là en découle un mal-être. Je me sens bien dans ma vie, bien avec mon compagnon mais cette remise en cause de mon statut de "femme" (car il semble que ne pas vouloir d'enfant fait de vous une paria du genre) me rend malheureuse et me met en rage. D'autant plus qu'il n'y a pas de partage dans ce sacrifice, l'homme et la femme ne sont pas égaux dans la maternité, ni juste après quoiqu'on en dise.

Ce qui m'effraie le plus, c'est que moi aussi parfois quand je vois d'autres couples, il me semble "normal" (et non naturel) qu'ils aient des enfants et je manque parfois poser LA question. C'est lorsque je réalise cela que je m'aperçois de toute l'étendue désastreuse de mon propre conditionnement.
Un couple ensemble depuis longtemps = enfant ? Non... pourtant on aimerait nous le faire croire.

Merci à toutes de vous être exprimées, je me sens également moins seule désormais

Anonyme a dit...

C'est également avec un grand soulagement que je découvre ce blog, imaginez-vous que j'ai dit à un homme qui me plaisait bien que les enfants n'étaient pas ma tasse de thé. Monsieur a été scandalisé et il m'a dit que malgré nos compatibilités, il ne souhaitait pas bâtir de relation parce qu'il souhaitait avoir des enfants au cours des années à venir. Estomaquée, j'en ai parlé à une copine dans un cours et lorsque j'ai dit que l'accomplissement ultime d'une femme pouvait très bien ne pas consister en la maternité, il y a eu un silence... et des tonnes de yeux tournés vers moi, remplis de jugement. Je sais que je ne veux pas d'enfant et je n'ai que 22 ans, mais à quoi bon prétendre le contraire par peur de passer pour une mégère. Mon travail m'a sauvé la vie et je veux avoir une belle carrière, voyager, voir le monde. Me trouver un amoureux et avoir des enfants n'est vraiment pas dans mes priorités.

Encore une fois, lire tous ces témoignages m'a fait le plus grand bien, surtout celui de Mélanie qui a avoué ne pas avoir été bien préparée à devenir mère. Votre franchise vous honore Madame et vous m'avez profondément émue, merci infiniment.

Coxinelle a dit...

Ah là là... comme je vous comprends!!! Vous n'êtes pas la seule!!!

Et puis on a beau paraître égoïste, mais moi je me pose la question : égoïste... par rapport à qui? à quoi? Ce n'est pas un argument! C'est totalement vide de sens!

Et je peux dire que plusieurs femmes ont des enfants par pure égoïsme! Ah ça oui, mais forcément, on le voit moins!!!

Pour ma part, j'aimerais être de ces filles qui en veulent à tout prix des enfants, ainsi je me sentirais plus "normale" ou du moins, je souhaiterais ce que la société "attend" de moi.

Mais la beauté de ce monde est qu'on est tous différent. Dieu merci, sinon vous imaginez combien on serait sur cette terre?

Anonyme a dit...

perso j'ai 43 ans et je n'ai pas voulu d'enfant
quand on me demande pourquoi je réponds que je n'aime pas les enfants et c'est tout en général on me laisse tranquille!

Anonyme a dit...

je suis un peu perdue par apport au désir ou non.... la question se pose; je viens d'avoir 36 ans et trouve moult pistes pour alimenter ma réflexion... mon amoureux en a 50 déjà trois filles avec qui je m'entends bien mais ne souhaite pas vivre (j'aime ma zénitude); j'aime les enfants, en voit toute la journée (je suis instit( mais ai du mal à m'imaginer m'occuper d'un petit en continuant à faire tout ce que je fais en plus de mon métier et qui me passionne...en plus je tiens à mon couple tel qu'il est et n'ai pas envie d'un séisme ; j'ai peur de regretter mon chemin.
merci à ce blog

glamy a dit...

bonsoir
j'ai discuté de ce "manque de désir" d'enfant -eh oui, la société ne nous fait pas parler de notre désir de ne pas en avoir mais le manque d'envie d'en avoir...-avec un psy et d'autres personnes un peu plus ouvertes que les gens qu'on croise tous les jours.
Ils me disent que notre génération (j'ai 31ans) a davantage de projet personnel et créatif, et que finalement cet esprit d'entreprise, de création avait remplacé chez beaucoup ce besoin de "créer" des enfants. engendrer, créer, enfanter, finalement, quelle limite ?
Je ne connais pas les raisons de tout cela, si je crois en ce phénomène socio-culturel mais c'est vrai que mes amies n'ont pas d'enfants, ça viendra peut-être... ou pas !!!

Anonyme a dit...

Bonjour,
et oh merci merci mille fois pour ce blog et tous ces témoignages, quel soulagement, c'est un vrai baume à, ma souffrance. Comme vous je ne veux pas d'enfant, je les aime, je me sens bien avec eux et deviens facilement gaga devant un p'tit bout mais je ne veux pas être enceinte, je ne veux pas d'enfant, je ne veux pas être mère, le seul fait de l'évoquer me répugne (être enceinte) et m'angoisse... Malheureusement je suis fille unique, toute la pression familiale que je subis me donne envie de hurler, je n'en peux vraiment plus, c'est comme si mon corps ne m'appartenait pas, comme si mon ventre était à la disposition de tous ... Ce qui m'étonne le plus c'est que ces personnes ne se soucient même pas du devenir d'un enfant non désiré? Si je tombais enceinte, j'avorterai, si je ne pouvais pas avorter je préfèrerai me tuer et tuer cette larve en moi. Je me rends bien compte que cette violence n'est pas normal mais cela fait partie de mon histoire. Les gens qui insistent pour que l'on ait des enfants ne se rendent pas compte de la souffrance qu'il peuvent engendrer. Ce qui m'a le plus choqué ce sont mes tantes qui me menaçaient de me marier de force alors que l'on attendait dans la salle d'urgence de l'hôpital où mon père avait été emmené, et ce conseiller funéraire qui me demandait de me justifier sur mon non désir d'enfants en me faisant bien comprendre qu'il était prêt à m'en faire un de suite alors que j'étais là pour préparer l'enterrement de mon père et que je choisissais son cercueil... Merci pour votre générosité!Vive les pro-parents!

Eloïse a dit...

Oh oui merci pour ces commentaires! Je vous raconte pas comme je passe pour une alien, moi qui, à 32 ans, mariée depuis peu, n'a toujours pas d'enfants. Je n'en ai pas du tout envie (pour toutes les raisons déjà évoquées). Par contre, si un jour j'en ai, je compte bien continuer ma vie comme il me semble. Facile à dire vous me direz... en tout cas j'ai plusieurs amis qui ne se laissent pas abattre: ils voyagent, ils sortent (ils alternent ou baby sitter), ils ne vivent pas agrippés à leurs gamins qui sont bien éduqués. Les gens se font souvent bouffer par les gosses car ils sont incapables de les éduquer et d'être ferme avec eux. Ces gens là subissent. Bref! Tout ca pour dire que je ne sais pas si j'en aurais, mais si c'est le cas je ferais tout pour préserver mon couple et notre bien-être!

Anonyme a dit...

Bravo d'avoir le courage d'assumer votre choix.

Je connais plusieurs femmes dans mon entourage qui ne voulaient pas d'enfants mais qui se sont laissées influencer.

Résultats : déprime, dépression, mauvaise humeur permanente, tyrannie, jalousie, manipulation, hyper-contrôle de leur mari et de leurs enfants.

Elles sont malheureuses et soit elles s'auto-détruisent, soit elles le font payer à tout leur entourage, proche ou pas.

Anonyme a dit...

Bonjour

Merci pour ce blog.J'ai 24ans à 21ans j'en voulais 2 (vraiment) maintenant je pense ne pas en vouloir du tout,je ne suis pas venue sur terre pour faire le sacrifice de ma vie pour que mon futur enfant fasse aussi le sacrifice de sa vie plus tard tout ça pour répondre aux pressions de la société que je commence déjà à ressentir (eh oui à 24ans ça commence).Je suis en couple depuis 6ans mais pour moi plus simple de trouver un prétexte je suis en couple avec une femme, mais on a quand même le droit à ces questions.Quand on me pose cette queston je peux simplement répondre "l'australie c'est loin est cher donc plus tard" (ah oui nous sommes dans le pacifique).Mais oui au plus ça va au moin j'ai ce désir d'enfant et pourtan j'aime bien les enfants mais j'ai envie de VIVRE!!!!!!
Quand je vois l'état physique et pqychologique de certaines mère ça calme très très vite.
Donc encore merci pour ce blog.

Anonyme a dit...

Bonjour à tous.

D’abord merci pour ce blogue, j’ai lu et apprécié chacun de vos témoignages, et maintenant, j’aimerais partager avec vous mon dilemme.

J'ai 32 ans, je suis fille unique et j’ai été élevé seulement par ma mère. Durant mon enfance et mon adolescence je souhaitais avoir des enfants, et je voulais les avoir avant 25 ans. Mais voilà que l’âge fatidique est passé et la cigogne n’a toujours pas trouvé mon adresse, et pour cause, je n’ai jamais mis mes coordonnées sur aucune liste d’envoi. Vu ma propre situation familiale, il a toujours été important pour moi, avant même de penser à avoir des enfants, d’aimer profondément l’homme qui serait leur père, et d’avoir avec lui une relation saine. Et en un quart de siècle, bien que j’avais eu quelques relations, jamais je n’avais assez aimé quelqu’un pour l’imaginer dans ce rôle. Mais si jusque-là je n’avais pas eu d’enfant pour des raisons sentimentales, les sept années qui viennent de passer ont suffi pour anéantir mon désir d’avoir des enfants. Je n’aime pas la société dans laquelle nous évoluons, je déteste le matérialisme dans lequel nous vivons, la surconsommation sans cesse grandissante, les conflits qui éclatent de partout, et la nature qui déraille par-dessus le marcher! En clair, je ne suis pas fière du tout du monde que j’aurais à offrir à un enfant, et je n’ai plus grand espoir.

Et tout autour de moi, c’est la folie. Les bébés, ça pop de partout! Tout le monde semble enchanté, mais des fois c’est moi qui déchante quand je les observe. J’ai des amis qui ont des enfants et qui ont tellement changés que ça me désole. Non pas parce que leur routine a changé et que je les vois moins, mais plutôt parce que certaines de leurs valeurs semblent avoir changées. Des amis qui n’avaient même pas de télé à la maison ont maintenant une 52 pouces et « plogue » leur petit aussi souvent que possible devant l’écran, question d’avoir la paix un peu, ou pour qu’il puisse enfin réussir à lui faire bouffer quelque chose. Des amis qui avaient à cœur l’environnement et qui noient leur bébé sous une mer de jouet de plastique et n’hésitent pas à laisser couler l’eau chaude pour réchauffer le biberon, au lieu de faire chauffer l’eau sur le feu; il faut faire vite, bébé est impatient! Ou s’en allons-nous si on ne montre plus à nos enfants d’être patient?! Et que me répond-t-on lorsque je commente ? « Tu verras quand tu en auras un, toi aussi tu changeras! » Et bien non, justement. Je ne pourrais plus me regarder dans le miroir si je devenais ainsi! Heureusement je sais que ce n’est pas le seul chemin, car j’ai d’autres amis qui font les choses tout autrement

Mais voilà le dilemme. L’été dernier, j’ai rencontré cette personne que j’aime profondément et que je vois parfaitement dans le rôle de père. Avoir des enfants, fondée une famille, est quelque chose d’important pour lui et il m’a clairement signifié que je suis la personne avec qui il aimerait réaliser ce projet. Il sait pourtant depuis le début que je n’en veux pas, car je ne m’en suis jamais caché, mais il et amoureux et je crois qu’il a espoir que je change d’idée, même s’il ne me l’avoue pas. Je ne sais pas si, par amour pour lui, je saurais passer outre toutes les raisons qui ont fait que j’ai développé ces dernières années le non désir d’avoir des enfants, car se sont des choses importantes pour moi. Le fait que j’aime quelqu’un ne change rien à notre société ni au dérèglement de notre planète. Mais je me dis que si j’avais rencontré cet homme avant mes 25 ans, j’aurais eu des enfants, malgré notre société et tout et tout, car j’aurais eu espoir pour eux.

Est-ce que l’amour est assez grand pour redonner espoir à quelqu’un qui l’a perdu en cours de route ?

Anonyme a dit...

Bonjour,
Je suis bien heureuse et très soulagée de savoir que ce blog existe. Je suis confrontée au fait que mon conjoint veut des enfants... et vous aurez deviné la suite: je n'en veux pas. Je ne sais pas non plus si je vais en vouloir plus tard, est-ce que je vais changer d'idée? Est-ce que je vais regretter de ne pas en avoir eu? Je crois bien que mon conjoint me laisserait sur-le-champ si je lui confirme hors de tout doute que je n'en veux pas. Le problème, c'est que je l'aime et que je ne me vois pas vivre sans lui... Notre relation de bientôt 8 ans se terminera sans doute là-dessus... à cause de mon non-désir d'avoir des enfants. Quelle situation complexe, douloureuse...

Anonyme a dit...

Nice blog. Commentaires intéressants. J'ai 26 ans et je n'ai jamais voulu avoir d'enfants pour pas mal de raisons. Et je me dis parfois que peut-être que je les aime assez pour ne pas avoir envie d'en avoir?
Je me suis aussi longtemps justifiée et je crois que je ne le ferai plus. On ne doit rien justifier, expliquer ses raisons c'est exactement comme le dit l'auteur de ce blog au début, s'excuser d'une certaine façon.
Peut-être qu'à l'avenir je dirai "je ne suis pas intéressée, c'est tout". Point.
Les conformistes n'ont qu'à apprendre à utiliser leur imagination et leur réflexion personnelle pour tâcher de comprendre si ça les intéresse tant que ça.. :)
Je suppose que la gêne qu'ils ressentent est liée peut-être au fait que notre "refus de" interroge leur désir d'enfants (ou présence d'enfants). Peu de gens finalement sont capables d'appréhender un monde plein de vérités différentes. Pour eux c'est un peu: "soit on a un enfant/soit on en a pas". Il y a les "normaux/anormaux". Je me demande s'ils ne se sentent pas eux-mêmes au fond obligés de justifier leur choix de vie...

Je suis devenue très jeune végétarienne par choix purement personnel. je n'ai jamais tâché de convaincre qui que ce soit à une quelconque cause et je suis toujours aussi stupéfaite (et intéressée) de voir combien réagissent avec une sorte d'agressivité, comme si cette décision qui m'appartient les renvoyait à une sorte de culpabilité ancrée en eux? Un questionnement du moins. Ils me donnent toujours toutes les bonnes raisons pour manger de la viande, mais je crois que c'est pour eux-mêmes qu'ils le font.
Peut-être pareil avec les enfants.
Bref, vivons libres...

Anonyme a dit...

Je viens de lire tout les commentaires et je pousse un grand "ouf" de soulagement.

Je me retrouve un peu dans l'expérience de Mélanie. J'ai 32 ans, une fille de 8 ans que j'élève seule car séparée du père. Etant solitaire et indépendante de nature, j'ai voulu un enfant parce que....... je me limitais au départ aux papouilles qu'on fait aux bébés, mais quelle erreur, un enfant est un engagement de toute une vie ! En réalité je n'étais pas prête. Avant d'avoir ma fille, je m'imaginais bien mère de trois enfants, j'avais une image conditionnée par la société. Comme on dit, c'est en faisant qu'on apprend..... je n'ai pas exulté de joie suprême durant ma grossesse, bien que celle-ci se soit bien déroulée, et j'étais pressée de reprendre le travail, je m'ennuyais durant mon congé de maternité. Résultat, j'ai compris que les papouilles que j'aimais bien faire aux bébés était quelque chose de ponctuel, que ça s'appliquait aux enfants que je voyais de temps à autre, mais pas le faire 24h/24. Etre mère, c'est pas mon truc. Je fais ce que je peux au quotidien, et j'avoue que c'est depuis que ma fille devient autonome que je retrouve une stabilité et qu'il est hors de question d'en avoir un autre ou d'autres. Je ne me suis jamais extasiée devant les cacas-pipis ou les premiers mots ou pas de ma progéniture, sujet pourtant très important chez les jeunes mamans fières de l'être. Je ne sais pas non plus m'occuper avec les enfants, les dessins ou tout autre travail manuel n'est pas mon truc, ni les jeux de société, tout cela ne m'intéresse pas. Dans le fond je ne regrette pas ma fille, j'apprends au travers elle, bien que pendant longtemps je l'ai considérée comme erreur et comme un intrus - ce qui est quelque part vrai car je n'étais pas assez construite en moi-même pour l'avoir - je la considère aujourd'hui comme "expérience". Et je sais que je ne désire pas du tout la renouveler. Je suis avant tout un être humain, une femme. Etre mère est un rôle, une casquette, et cela ne fait pas partie de mes aspirations que de m'enfermer dans ce rôle.

Je veille sur ma fille, je veille surtout à être une bonne aide psychologique pour elle et la pousse à rechercher en elle ses propres émotions, sentiments, valeurs, plutôt qu'elle se conditionne elle aussi sur la société, mais j'avoue que je ne suis pas mère poule ou mère papouille, je veille sur elle mais je ne veux pas qu'elle m'étouffe !

Ca serait à refaire, j'aurais attendu d'être plus construite, je sais que je n'aurais pas eu d'enfant, mais bon, je ne peux revenir en arrière :-p, je fais avec ma fille, que je vois dans le fond comme une "soeur", une égale, je veux dire par là que oui, je l'ai engendrée, je dois l'aider durant plusieurs années à bien la préparer à la vie d'adulte, même si moi je suis toujours en apprentissage dans la mienne, mais elle ne m'appartient pas, c'est un individu à part entière, que je n'ai pas à formater selon mes choix mais bien aider à trouver les siens.

Avoir des enfants est une énorme responsabilité, cela ne se limite pas à les couvrir de tous les besoins matériels, les plus gros besoins sont moraux et psychologiques et malheureusement, je constate autour de moi que c'est l'inverse qui est fait. Trop d'enfants pourris et gâtés matériellement mais sans tuteur psychologique derrière car les parents sont dépassés et n'ont eux-même pas eu ce tuteur psychologique et qu'ils ne savent pas comment vraiment faire !

Anonyme a dit...

J'ai 32 ans et depuis deux ans je n'entends plus que "l'horloge tourne", "les femmes qui arrivent à 40 ans sans enfants sont détraquées" "tu n'es qu'une égoïste" (c'est vrai que c'est beaucoup mieux d'en faire comme certains et de ne pas pouvoir les assumer)... et j'en passe... Depuis que je suis mariée, c'est pire car de nombreuses personnes considèrent que la grossesse est la suite logique du mariage. C'est épuisant...Pourquoi avoir des enfants serait-il plus naturel pour une femme que pour un homme? Qui l'a décidé? Pourquoi ne pourrait-on pas s'épanouir dans d'autres activités qui n'ont rien à voir avec la reproduction? Mes parents sont désespérés de ne pas avoir de petits enfants et c'est vrai que cela me fait de la peine pour eux mais je ne peux quand même pas avoir des enfants pour leur faire plaisir.

Le bonniec a dit...

Bonjour à toutes !!

Merci pour ton blog. J'ai 35 ans et je n'en veux toujours pas. Absolument aucune des raisons que peuvent invoquer les gens dit "bien pensants" ne me tentent ! Oui notre société est à la surconsommation ce que la femme doit être à la poule pondeuse, c'est à dire produire toujours plus !! Quand les gens me disent alors c'est pour quand ? je leur répond parfois tout simplement que je suis stérile! et ils sont tellement gênés qu'ils me foutent la paix !

Mademoiselle K. a dit...

1) Bonjour,
J'ai envie de vous parler de mon cas pour que vous ne vous sentiez pas dans une guerre avec deux camps, bien qu'assumer un désir de ne pas avoir d'enfant ou un non désir d'en avoir -au choix- soit semble-t-il un combat quotidien pour la plupart.

Mon commentaire est assez long, je m'en excuse par avance, d'où les différentes parties.

Je ne me suis jamais extasiée devant les bébés, je ne me sens pas très à l'aise avec les enfants en bas âge parce que je déteste l'attitude des "grands" qui ont l'air de débiles lorsqu'ils parlent aux enfants. Je pense que les enfants comprennent beaucoup de choses, mais plus que le contenu c'est le ton sur lequel les gens leur parlent en général qui me dégoûte un peu. Cependant, ils ne peuvent pas non plus tout comprendre, et aiment parfois raconter des choses qui nous paraissent sans intérêt (c'est peut-être pour ça que beaucoup d'adultes utilisent une voix plus aiguë et des remarques au ras des pâquerettes, pour avoir l'air de trouver ça génial...), et du coup je ne sais pas quelle attitude adopter, parce que je peux facilement paraître froide aux yeux des gens, si je suis honnête je crains de blesser les enfants par mon manque d'enthousiasme.

J'ai ressenti un désir de maternité vers 17 ans, quand j'étais avec mon premier compagnon, j'étais partagée entre le désir de faire des enfants rapidement qui feraient de même et ainsi de suite, pour avoir le plaisir d'une famille nombreuse et pouvoir voir mes arrière-petits-enfants ; et le désir de profiter de ma jeunesse pour voyager sortir, ne pas avoir trop de contraintes, faire des "bêtises" et non pas surveiller celles de ma progéniture. Par rapport à mon histoire personnelle, car la famille pour moi a toujours été importante mais les histoires de familles et les éloignements pour diverses raisons m'ont assez déçue et je me sens seule, je regrette de ne pas avoir une famille unie, que ce soit au sens strict (séparation des parents, soeur éloignée par son petit-ami et par la famille de ma mère qui ne m'a jamais appréciée) ou au sens large (cousins qui partent faire leur vie à des centaines de kilomètres et ne préviennent pas lorsqu'ils reviennent au foyer central, c'est-à-dire ma grand-mère qui pourrait réunir tout le monde, puisque la plupart habitent ou ont habité aux alentours de sa ville). De même, j'ai toujours été sage, trop sage, et j'ai l'impression d'avoir raté ma jeunesse, et la venue de responsabilités me paraît trop précipitée pour l'instant, je n'ai même pas commencé ma vie, je rame dans les études, je n'ai pas voyagé, je suis peu sortie (autant par manque d'argent que par vie sociale limitée par les problèmes personnels), je ne me sens pas prête ni financièrement ni psychologiquement à la venue d'un enfant.

Mademoiselle K. a dit...

2) Pourtant j'ai depuis mes 17 ans la certitude de vouloir fonder une famille, j’aimerais même avoir 3 enfants dans l'idéal (voire peut-être 4). Je serais triste de ne pas en avoir, il me manquerait quelque chose dans ma vie. J'ai envie de participer à la création de la vie, que je trouve fascinante, j'ai envie de transmettre mes gènes et de perpétrer ma lignée, comme certains diraient, mais également de transmettre, transmettre des valeurs, un point de vue que je pense être sain sur la vie, j'ai envie de me sentir utile et même importante pour quelqu'un, j'ai beaucoup d’amour en moi et je sais que ce serait du gâchis si je ne pouvais pas le donner, c'est déjà du gâchis à présent puisque j'ai du mal à me lier avec les gens et que par conséquent je ne peux partager tout cet amour que je ressens. J'ai envie de donner la vie, sentir l'enfant grandir en moi, de voir mon enfant grandir, découvrir, apprendre, ressentir, partager, profiter, construire.
C'est peut-être trop "guimauve" aux yeux de certains, on vous demande souvent vos raisons pour ne pas vouloir d'enfants, voici les miennes pour en vouloir, qu’elles vous paraissent bonnes ou mauvaises ce sont les miennes. Je n'ai pas envie d'un enfant pour remplacer un mauvais boulot ou autre motif du genre, j'avais envie de devenir mère avant de perdre l'espoir concernant mon avenir professionnel, et je ne sais pas quand je pourrais "pondre", puisque pour ça il faut un conjoint, il faut une situation matérielle correcte, il faut une certaine maturité, une certaine mentalité. Je ne remplis aucune de ces conditions à ce jour, je pense, et cela me fait peur, car je trouve que le temps passe beaucoup trop vite.

Mademoiselle K. a dit...

3) Cependant, malgré mon profond désir d'enfanter (la grossesse me fait envie, bien que je n'aime pas le côté visible par tous qui provoque des remarques de la part des gens, qui s'extasient souvent, critiquent parfois, mais surtout se mêlent de ce qui ne les regarde pas ; les couches me repoussent et l'apprentissage m'intéresse beaucoup), je trouve dommage que des gens se permettent de juger ceux qui ne ressentent pas ce désir. Ces mêmes personnes qui vous traitent d'égoïstes le sont + que vous en vous assénant leur vérité, en voulant vous imposer un mode de vie et des responsabilités à plein temps rien que pour ne pas voir tâché leur beau tableau d'une société conforme à leurs normes. Elles vous verront quelques fois dans l'année, ou parfois ce sont des inconnus que vous ne recroiserez pas, mais vous devriez faire quelque chose qui vous suivra toute votre vie, une vingtaine d'années concrètement et tout le reste psychologiquement, juste pour les rassurer ? ... C'est d'une intolérance!...
Le pire prétexte à mes yeux étant "mais tu ne te rends pas compte de la chance que tu as, tu refuses ce don de la vie, alors que d'autres crèvent d'envie d'avoir des enfants et ne peuvent pas en avoir !" : justement, cette chance qu'on a, nous les non stériles, c’est la chance de pouvoir choisir. Ça me fait penser à ma grand-tante qui me remplissait mon assiette lorsque j'étais petite, et qui me forçait à tout finir sous prétexte que "les Somaliens ils ne mangent pas à leur faim, c'est du gâchis que tu fais là". C'est sûr, me faire vomir allait leur faire gagner des années d'espérance de vie !... De même, il est ridicule de vous culpabiliser, vous forcer à avoir des enfants ne comblera pas ceux qui en veulent désespérément sans réussir à en avoir.

Donc voilà :
mon message, c'est ne vous sentez pas automatiquement pointés du doigt par ceux qui ne partagent pas votre point de vue, certains ne voient pas les choses comme vous mais respectent votre opinion, votre position (j'allais dire choix mais certains d'entre vos ne le ressentent pas comme un choix, juste comme une évidence qu'il n’ont absolument pas décidée).
Bonne journée à tous, et bon courage :)

Anonyme a dit...

Ce qui m'agace le plus quand je dis aux gens que je n'ai jamais voulu, ne veux, ni ne voudrai d'enfant c'est le 'ouéééé, on dit ça mais tu verras...', sous-entendu 'c'est ton inéluctable destin'.

Comme si 10 années de non-envie et de réflexion aboutie et cohérente sur le fait de ne pas vouloir d'enfant n'auraient aucun poids contrairement à une subite envie totalement irréfléchie de procréer.

Ce à quoi je leur répondrai:

On tient absolument à ce que l'humain respecte son prétendu instinct animal de reproduction alors qu'il est doté de cette merveilleuse capacité qui est de mener une réflexion et de prendre du recul sur ses actions.

Pourquoi niez-vous cette humanité dans le domaine de la reproduction alors que vous ne le faite pas dans d'autres domaines?
Alors que c'est nécessaire à ma survie, je peux contenir ma faim et mon sommeil. Et alors que ce n'est pas nécessaire à ma survie, je me lave et me coiffe.

Je ne suis pas un chat, un saumon ou une fougère. Je suis humaine. Humaine, j'ai des sentiments et des idées abouties qui me permettent de réfléchir à mon propre déterminisme biologique et de l'influencer.

Si je veux ou ne veux pas d'enfant, c'est tout d'abord parce que j'exerce simplement mes capacités d'être doué de raison.

Puissiez-vous me reconnaître comme tel et ne pas me considérer comme un simple ventre au service de l'espèce.

N'essayez pas non plus de m'amadouer en me disant que vous êtes d'accord, qu'avoir des enfants est certes une expérience humaine plus qu'instinctive, mais qu'elle ne peut être que merveilleuse.

Je vous répondrai avec des arguments similaires. Si ce sentiment est le même chez tous, il s'agit d'instinct. Or il est différent selon les personnes donc il ne relève pas de l'instinct mais du ressenti propre et de la réflexion...qui sont éminemment personnels, on y revient.

Mon humanité est mon unique défense à toutes vos attaques, mais je pense qu'elle fait bien le poids...

Anonyme a dit...

Bonjour Bonjour et merci de ce partage. Je suis tombé sur votre blog par hasard, je suis jeune (23 ans) et enceinte, jamais je n'en avais ressenti le réel désir avant l'année dernière. Avant je ne voulais pas d'enfant parce que je n'en voulais pas point. Maintenant même si je suis très contente d'être une future maman, effectivement c'est un bouleversement total au niveau social, morphologique, physiologique, psychologique, professionnel, un bouleversement suffisamment important pour pouvoir affirmer que je n'en aurait qu'un! Et là encore c'est une affirmation toujours dénigrée (oh tu dis ça sur le coup mais tu verras tu ne t'arrêteras pas là !) Mère ou pas la société trouve toujours le moyen de redire quelque chose aux choix de vie empruntés ! En tout cas à toutes celles qui désirent vraiment ne pas avoir d'enfant, merci de le dire haut et fort car même si ce n'est pas vraiment mon cas c'est un grand pas pour la liberté individuelle sur la pression exercée par notre époque. Et oui je refuse le co-dodo ainsi que l'allaitement acte que je trouve horrible bref je serai une mauvaise mère aux yeux de beaucoup mais une mauvaise mère fière et libre :) Très bonne continuation à vous

Larousse a dit...

Bonjour à toutes,

J'ai lu brièvement les commentaires précédents, mais pas tout, pardonnez-moi, il y en a vraiment beaucoup.

Je suis une jeune femme de 31 ans, j'ai eu mon enfant (désiré) à l'âge de 28 ans. Belle relation de couple, bonne situation financière, voyages à profusion, après plusieurs années de cette vie j'avais envie de connaître la maternité, comme la majorité des femmes. Pourtant, je n'ai jamais "trippé" bébé.

Est-ce que je pense avoir un autre enfant? NON! Mon expérience personnelle est assez difficile.

La grossesse s'est très bien passée et j'ai adoré. Un moment merveilleux dans la vie d'une femme. Ça, je regrette pas.

Sauf qu'elle s'est mal terminée au 9e mois (prééclampsie, hospitalisation, etc.) mais heureusement ma fille nait en santé. Et c'est à ce moment que j'ai trouvé que...

- un nouveau-né, bof. Ça ne fait que brailler, salir sa couche, avoir mal au ventre. Un légume, quoi.

- un enfant de 1 an-1an et demi, bof. Ça ne parle pas et vous allez trouver vos journées terriblement longues à deviner pourquoi il pleure. Le perçage des dents a été extrêmement éprouvant pour nous, juste y penser me donne la nausée

- un enfant 2-3 ans, c'est déjà mieux. Ça parle (du moins quand il s'efforce un peu) mais ça bouge! Et ça exige beaucoup de discipline donc il consommera toute votre énergie. Par contre, on s'attache à leur personnalité qui se forge.

Larousse a dit...

(suite)

J'ai vécu une longue période de tourmente, maintenant ça va mieux, on a réussi à recréer un peu notre vie d'avant (sorties en couple, voyages intéressants) mais évidemment ce n'est pas 100% comme avant.

Honnêtement, je crois avoir fait une bêtise en ayant eu un enfant (et je me considère pourtant comme une personne intelligente). J'ai toujours eu comme priorité ma liberté, mon indépendance...que j'ai perdue en bonne partie. J'ai un peu trop idéalisé la maternité. Pourtant, mon désir était là. Mais si j'avais su tout le trouble que ça amenait (car un enfant apporte plus de problème qu'il ne crée de joie) je crois vraiment que je me serais abstenue. Si j'avais lu ce genre de blogue il y a 3 ans, j'aurais peut-être mieux muri ma décision.

Mettre au monde un enfant, c'est relativement facile (quoique...) mais s'en occuper, l'élever, l'avoir dans son quotidien, c'est 100 fois plus difficile. Vous serez rarement tranquille avec votre conjoint. Vous ne dormirez plus aussi bien et ce, pendant des années. Vous subirez les humeurs, frustrations de votre enfant que ça vous plaise ou pas. Vous aller dealer avec la garderie, le pédiatre, les fêtes d'enfants et un tas de trucs d'un ennui inoui. Vous passerez votre précieux temps dans les salles d'attente pour voir un médecin car les enfants c'est toujours malades.

Ne vous méprenez pas. J'aime ma fille, je l'adore, et je passe parfois de beaux moments avec elle. Elle est belle, vive, intelligente. Mais est-ce que ça vaut toutes les misères que j'ai enduré (et que je vous épargnerai pour ne pas alourdir mon commentaire)? Pour le moment, la réponse est NON.

Je crois que la maternité est une expérience riche et intense. Mais soyez certaine que c'est ce que vous souhaitez si vous y pensez. Essayez de reproduire concrètement dans votre tête une journée avec un enfant.

Ce que j'ai depuis 3 ans le plus de mal à accepter, c'est d'avoir pris cette décision sans avoir bien pesé les implications (chose qui ne me ressemble pas). J'ai honte de ça, j'en ai fait une dépression (que j'ai soignée depuis). Je crois que si j'étais tombée enceinte accidentellement, ça aurait été plus facile!

On peut se tromper d'avoir choisi un emploi, il suffit de le quitter.

On peut se tromper de s'être lancée dans une relation, on peut rompre.
Un enfant, non. Il est là, pour toujours. Bien sûr, vous pouvez l'abandonner (au père par exemple) mais la majorité d'entre nous serons incapables de le faire. Il faut assumer.

Alors, les "child free", parfois, je vous envie. Malgré tout, je ne suis pas malheureuse, mais j'ai vécu des moments très sombres...

Les enfants sont, globalement, une bonne chose. Mais ce n'est pas tout le monde qui est prêt à se sacrifier autant. Oubliez les discours que vous entendez du genre "ça vous fait voir la vie sous un autre angle", ils ne sont pas faux mais ils ne sont pas si concrets.

Ne méprisez pas ceux qui sont devenus parents. Ce n'est pas facile, mais il y a quand même du positif. Mais pour celles qui hésitent à enfanter, surtout ne céder pas trop rapidement à aucune pression, même si la pression la plus forte viendra de vous-même. Offrez-vous de vous occuper d'un jeune enfant (et ensuite un plus vieux) pendant quelques jours voire plus.

Valérie a dit...

Bonjour à toutes et tous !
Je suis "tombée" sur ce blog par un pur hasard.
J'ai 35 ans et maman d'une petite princesse de 9 mois.
Avant de rencontrer mon futur mari, je ne voulais pas d'enfant car je ne voulais pas me priver de ma "liberté" et, surtout, je n'aimais pas les bébés : je trouvais cela bruyant, embêtant et handicapant. Je vais faire "fleur bleue" mais depuis que j'ai rencontré celui qui allait devenir mon mari, j'ai rencontré l'amour avec un grand "A". Nous faisons tout ensemble. C'est mon mari, mon amant, mon âme soeur et, surtout, mon meilleur ami. Nous étions très heureux à deux et j'avais peur que l'arrivée d'un bébé détruise notre complicité. Puis il m'a dit que je serais une gentille et douce maman.....je lui ai fait confiance....et j'ai eu raison. Je ne pensais pas qu'un bébé apportait autant d'amour et de joies malgré les petits inconvénients du départ (surtout la fatigue). Je ne regrette pas d'avoir mon bébé d'amour.....Je ne regrette pas mon choix. Avec mon mari, on a décidé qu'on discuterait dans 2 ans environ de notre désir ou non d'en avoir un second...On verra au moment venu en sachant que nous n'avons pas de préjugés sur les enfants uniques. Je ne joue pas la "maman parfaite" comme le voudrait notre société : je n'ai pas allaité, je lui donne des petits pots achetés en supermarché, je n'utilise pas de couches jetables, je travaille à 100%...et je ne dis pas d'un air béat "c'est que du bonheur". Je vis ma vie de maman comme je le souhaite. Avec mon mari nous écoutons les avis des uns et des autres qui savent toujours mieux que nous (d'après eux) mais nous faisons ce que nous voulons avec notre fille. Depuis la naissance de ma fille, je suis plus patiente et je relativise plus facilement.
Rien n'a changé entre mon mari et moi....c'est un rêve que l'on vit à trois....Seule une chose reste identique : je déteste toujours autant les bébés...des autres !!!
Avoir 1, 2, 3, 4....ou aucun bébé : peu importe ! chacun doit vivre comme il l'entend et personne n'a à juger.

Anonyme a dit...

Quel blog intéressant, je me reconnais au travers de vos descriptions, vos expériences. J'ai moi aussi l'habitude qu'on me dise que je suis égoïste, que je tiens à ma liberté. Je réponds toujours aux gens: ouais je suis égoïste, j'aime ma liberté et puis après? J'ai depuis longtemps cesser de me justifier, car je n'ai pas de raison!

Anonyme a dit...

Voilà un blog super intéressant ou l'on peut lire différents témoignages de personnes ayant un vécu différent et j'ai beaucoup aimé l'intervention de tout le monde qu'ils soient parents ou non car le message est le même au final: tolérance des choix de chacun et assumer ses choix tels qu'ils sont et ne pas se baser sur les stéréotypes.

Anonyme a dit...

Bonjour, j'ai lu tous vos commentaires et témoignages avec beaucoup d'intérêt.
J'ai 34 ans et, depuis toute petite, je ne veux pas d'enfant pour toutes les raisons qui ont déjà été citées (perte de sa liberté, de sa vie de couple, de son corps et surtout de son identité de femme). Le problème, c'est que mon compagnon en veut et m'en parle régulièrement en m'énumérant toutes les raisons d'avoir un bébé et toutes les joies qu'un enfant peut apporter.
Depuis plusieurs mois, je ne suis plus aussi sûre de mon choix de ne pas faire d'enfant.
Est-ce l'enthousiasme de mon compagnon ou la pression de la société ou encore suis-je simplement en train de changer ?
Toujours est-il que, maintenant, je me trouve devant un vrai dilemne, je ne sais plus du tout où j'en suis de ce (non)désir d'enfant.
Je me vois parfois avec un bébé et, la minute d'après, ne même pas pouvoir imaginer en avoir un.
Si j'avais 10 ans de moins, je me dirais que j'ai encore le temps de voir venir mais là, le temps commence à m'être compté.
Quelques fois, je me dis « Arrête de réfléchir, fais un bébé. Tu l'aimeras quand il sera là, ça ne peut pas être aussi catastrophique que tu l'imagines puisque tant de gens en font et en refont et en sont heureux ».
Puis j'entends des femmes qui ont un enfant et qui, bien qu'elles l'aiment sincèrement, le regrettent également.
Alors voilà, j'ai peur. Peur de ne pas faire d'enfant et de le regretter quand il sera trop tard (sans compter que j'aurai sans doute perdu l'homme que j'aime à cause de ça) et peur d'avoir un enfant, de ne pas supporter tous les bouleversements que cela implique et de me retrouver malheureuse ou en dépression pour le reste de ma vie (j'en ai déjà fait une et je n'ai aucune envie de revivre ça).
La contraception est merveilleuse mais, en même temps, ça nous fait nous poser des questions et vivre des souffrances dont on se passerait bien...

Magenta Baribeau a dit...
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Magenta Baribeau a dit...

Je vous invite à lire mon billet "Ne pas vouloir d'enfant alors que son conjoint en désire":

http://mamannonmerci.blogspot.com/2011/02/ne-pas-vouloir-denfant-alors-que-son.html

Bonne réflexion.

Caroline a dit...

Je me retrouve enfin dans un site! J'ai 34ans et je ne veux pas avoir d'enfant. En fait, je n'en ai jamais voulu.. Quand j'étais petite et que l'on me demandait quelle maman je serai plus tard ou ce genre de choses, je répondais que de toute façon je n'aurai pas d'enfant. Personne ne comprenait cette réaction.
Ma mere me comprend, elle m'a eu et est heureuse mais elle ne voulait pas avoir de bb mais à l'époque, ça ne se faisait pas! Mon grand-pere maternel était un catholique bien prononcé!
Le plus insupportable, ce sont les gens qui vous disent "alors c'est pour quand, tu es marié depuis 4ans, faudrait s'y mettre", etc..comme si etre mariée voulait dire avoir des enfants apres! Ridicule, on fait ce que l'on veut qd meme!!!!!!!
Je réponds que je n'ai aucune envie d'enfant mais on me le demandait tellement qu'à la fin je disais soit que je ne pouvais pas mais apres les gens vous plaignent alors auj je dis que je n'aime pas les enfants, sauf ceux des autres!
MA belle famille a du mal, dans notre société etre une femme c'est forcément etre une mere. Moi je veux etre une femme, une épouse, libre de mes mouvements. Toutes mes amies mamans ne sont pas épanouies pour moi, pas encore en tout cas, les enfants sont petits, elles ne dorment pas, se disputent avec leurs conjoints, partent presq plus en vacances.
Par contre, qd on a 34ans et que l'on cherche un boulot c'est pas simple car on pense que l'on cherche un boulot et qu'apres on veut tomber directement enceinte..dc je trouve pas de boulot pour le moment!!!! La
Société doit évoluer!!
Ma mere repond au gens à mon sujet "elle a un chat et elle est heureuse ainsi!", ce qui est vrai. Je prefere avoir un chat qu'un bb!

Marcheuse a dit...

Je rajoute ma petite pierre manuscrite à l'édifice... J'ai eu le bonheur de rencontrer en l'homme de ma vie une personne qui ne souhaite pas avoir d'enfants, tout comme moi. Il souhaite vivre pour nous, je souhaite vivre notre couple à 200% et il n'y a pas de place pour un enfant. De plus, nous n'avons aucune envie d'en élever un. Ma mère est très compréhensive à cet égard ; ma belle-famille déplore ce choix mais ils en ont eu un bon nombre, et n'ont vraiment pas été les meilleurs parents de la terre... Mon père est tellement fana des marmots qu'il en a eu encore 2 à plus de 50 ans, ils sont actuellement en bas âge et pourraient être les miens... Tant mieux, je les considère comme le "renouvellement générationnel" auquel je ne contribue pas ! :-)

Anonyme a dit...

Entièrement d'accord avec vous ! A 25 ans, je n'ai pas envie d'avoir d'enfant, et l'envie ne me viendra pas à mesure que s'approchera la quarantaine. Les monospaces, les biberons, les couches, les poussettes-tanks, le gros bide, les hurlements la nuit, la crèche, l'école, les devoirs, les weeks-ends trop courts et les mercredis à organiser, non merci !!! Je veux vivre LIBRE !!!
On peut être femme et ne pas vouloir d'enfant, assez de cette société qui cherche à nois faire croire que la vraie femme est mère

Natascha a dit...

Merci pour ce blog très intéressant et surtout très intelligent.
J'ai 42 ans et n'ai jamais ardemment ressenti le désir d'enfant. Ma priorité dans la vie a toujours été, depuis mon adolescence, de bâtir une vie conjugale solide et d'être Femme avec un grand F. J'ai eu la chance: je suis mariée depuis 5 ans à un homme de 12 ans mon aîné, notre relation est très épanouie, il a deux grands enfants d'un premier mariage et il n'en voulait plus. Je suis bien sûr passée par des périodes de doutes sur le désir d'enfant et son absence, j'ai bien sûr subi certaines pressions, je me suis bien sûr sentie parfois "différente", mais aujourd'hui je ne regrette rien. Mon message à toutes celles qui ne ressentent pas ce désir d'enfant: faites confiance à vos envies, à vos convictions. Il y a mille manières de rendre son entourage heureux, mais la première est d'être heureux soi-même...

Anonyme a dit...

"je ne veux pas d'enfant, c'est pas mon truc, ca ne me dis vraiment rien" ..... de plus en plus je me rends compte que cette affirmation choque de moins en moins. des réponses comme : "t'as bien raison" ou "si c'etait a refaire, je n'en aurais pas fait" ou "ecoute toi et vis ta vie" sont recurrentes. Le principal etant d'etre en accord avec soi-meme, vous ne regretterez pas. Petite, je n'avais aucune attirance envers les poupees, cela confirme ma position aujourd'hui à 38 ans, toujours pas envie d'enfant et pas du tout malheureuse : du temps, des amis, des sorties, de la paresse, LA LIBERTE QUOI !

maëlline a dit...

Bonjour, je cherchais un peu de réconfort quant à ma situation et je pense l'avoir trouvé ^^
En effet, avec mon compagnon, c'est le sujet actuel car je me pose beaucoup la question alors qu'avant c'était sûr, c'était NON. Non car pas prête psychologiquement, pas prête financièrement, etc, etc. Et finalement c'est toujours le cas, ma situation n'a pas changé depuis. C'est juste la pression sociale, la fameuse question "et vous c'est pour quand ?", le fait que les amies ont des bébés, et qu'on se demande à 28 ans pourquoi pas nous.
Mais on est heureux tels que l'on est, et avoir un bébé n'est pas un accomplissement pour moi, en tout cas pas à l'heure d'aujourd'hui, et peut-être que ça ne le sera jamais.
Mon chéri voit les choses comme moi, il pense beaucoup à lui, à ses projets personnels, à la liberté qu'il n'aura plus avec un enfant ; et moi c'est pareil, j'ai besoin de ma solitude, j'ai des projets, j'ai besoin de pouvoir glandouiller, je n'ai aucune patience et le bruit me met hors de moi, et un enfant demande beaucoup d'attention... je suis certaine que si j'avais un enfant, je lui donnerais tout l'amour que j'ai en moi, mais je peux choisir de ne pas en avoir, et c'est ce choix que je fais. On verra si ça changera un jour, mais pour l'instant on est bien comme on est.

Anonyme a dit...

Moi je ne veux pas d'enfant car je ne suis pas assez égoiste pour ça.

J'aime les enfants, mais je trouve que la vie ne s'arrange pas en france (hausse du chômage, les loyers exorbitants, de plus en plus de gens dans la rue, la violence...) et on me traite d'égoiste alors que souvent c'est très égoiste de faire un enfant (souvent on pense à soi et à son désir égoiste d'enfant et on n'oublie l'enfant). Il y a quand même des gens qui ont une sacré vie de merde et si on leur avait demandé avant la naissance "veux tu vivre ? " ils auraient répondu "non!". Sil la vie est un cadeau, le cadeau est parfois très empoisonné. Heureusement, il y a sûrement des gens heureux je l'espère. De toute façon comme dans la chanson de berry "n'ayez pas peur du bonheur il n'existe pas", seuls les instants de bonheur existent.

lou

Anonyme a dit...

Bonjour à toutes,

il y a déjà un bon moment que je connais ce blog et viens y faire mon tour à l'occasion. Pardonnez-moi ma rudesse des mots, mais je trouve que "perdre sa liberté" et "avoir quelques livres en trop après un accouchement" ne sont pas nécessairement de bonnes raisons de ne pas vouloir d'enfant. J'ai pour mon dire que lorsque l'on croit perdre toute liberté c'est que l'on n'a pas fait les choses pour les bonnes raisons. De même que si l'on reste avec des livres en trop après l'accouchement, c'est parfois (pas tout le temps bien sur, certaines ont de réels problèmes physiques) parce qu'on ne fait pas assez d'efforts. Je parle ici de faits observés chez différentes mamans que j'ai croisées dans ma vie. Certaines femmes s'en sortent très bien, tandis que d'autres ne font que "rusher". Et souvent, celles qui s'en sortent bien sont celles qui avaient au préalable une bonne relation de couple, il ne faut pas oublier qu'à prime à bord, aimer l'homme qui sera le père est primordial! Et trop souvent, celles qui "rush" sont en général celles qui n'ont pas d'amour au foyer, dans leur couple, et qui ont décidé de faire un enfant pour de mauvaises raisons. J'ai une amie qui a prit 60lbs enceinte, mais grâce au support du père, elle a trouvé le temps, à travers le travail et la vie d'aujourd'hui, pour s'entraîner et se remettre en forme, et elle a tout perdu. J'en connais une autre qui avait justement peur de perdre sa liberté, mais grâce encore une fois à sa relation amoureuse avec le père, ils ont vécus cette expérience, non pas facilement, mais doucement, au fil des jours, en cherchant, à travers le travail et la vie d'aujourd'hui, comment faire avec le nouveau bébé sans se priver de leur intimité et de leur liberté de couple. Il ne faut jamais oublier que tout est possible...

J'ai 33 ans, je n'ai pas encore d'enfant, et n'en ai jamais vraiment voulu. Aujourd'hui je suis avec un homme que j'aime de tout mon coeur et qui veut des enfants. Ses raisons sont excellentes, mais moi ce qui m'arrête c'est notre société bidon. Matérialisme à outrance, guerres inutiles, famines inconcevables. Que vais-je répondre lorsqu'il me demandera pourquoi les petits enfants en Afrique ne mange pas? Et lorsqu'il me demandera pourquoi on a tant détruit la planète? Pourquoi il faut toujours faire de l'argent pour être heureux? Ou pourquoi il faut travailler 50 semaines par année, 40 heures par semaine, 8 heures par jour... Pour avoir à peine de quoi manger et se loger????

Selon moi, la seule et unique bonne raison qu'il reste pour faire des enfants : l'espoir. L'espoir d'un monde meilleur, d'un changement majeur, d'une évolution de notre conscience collective.

J'ai confiance que l'humain peut arriver à évoluer, mais pour ce faire, il faut qu'il en reste quelques-uns sur terre...

Isa

Anonyme a dit...

bonjour,

petite, je n'ai jamais vraiment joué à la poupée ensuite bonne élève je ne pensais qu'à avoir un travail de rêve et faire le tour de la planète (me saouler de découvertes et apprendre apprendre )me marier des enfants non pas pour moi . tralalala!!!! aujourd'hui, je suis mariée depuis 10 ans, j'ai 35 ans un petit garçon et un bébé (le couple) et je ne l'ai jamais regretté. j'adore mes enfants et j'adore m'occuper d'eux, ma vie et le tourbillon qui va avec. j'apprends et je découvre des tas de trucs à travers mes enfants. j'essaie de continuer mes petits hobby perso mais avec parsimoni c'est clair. le couple : c'est le temps et la routine qui tue le couple pas forcément les enfants mais c'est clair qu'on perd en intimité au début et la gestion du temps (le réel problème). une amie qui ne voulait pas d'enfant en a fait un pour son mari et pour se fondre dans le moule. physiquement la grossesse était parfaite, le bébé poussait bien mais la maman rejetait cette grossesse. 9 mois de souffrance, de thérapie et au final une crise fatidique qui a terrassé le bébé mort-né (maman aussi mais vite rétablie). j'ai le sentiment qu'elle a rejeté le bébé quelques jours avant le terme comme une greffe qui ne prend pas.bilan : jamais je n'inciterai plus les gens qui ne veulent pas d'enfant à en avoir. ils se cachent derrière les prétextes philosophiques ou matérielles qu'ils souhaitent. peu importe! ce n'est pas l'important. pour ma part je pense que le "truc" est au-delà de ces considérations et qu'il faut Les respecter en cessant de les stigmatiser. il y a de la place pour tout le monde sur terre et chacun vit comme il le souhaite avec ou sans progéniture.
et puis l'actualité nous le fait suffisamment voir comme ça. si l'on acceptait le non-désir d'enfant il n'y aurait pas tant de drames (infanticide, déni de grossesse etc.....). TOLERANCE !!!
je pense que les gens qui ne souhaitent pas d'enfant devrait cesser de se sentir l'obligation de se justifier......ça amuse les gens "bien comme il faut"" alors stop! ne contribuez pas à votre malheur mais respectez les gens sincères qui disent d'épanouir auprès de leurs petits amours....on ne juge pas de ce que l'on ne connait pas.
par ex, entre 2 semaineS de vacances par an aux baléares et un enfant 24h/24h qui vous AIme de tout son être pour moi il n'y a pas photo...j'aime mon travail, les journée sont courtes, je construis une maison, mon fric me passe entre les doigts, je pars en vacances avec mes enfants, mon visage est souvent marquée par la fatigue mais pour rien au monde je n'échangerai ma vie à 200km/h où le moindre moment de calme est vécu comme une récompense après avoir bien travaillé. bise à tous et moi je vous respecte.

Anonyme a dit...

Moi qui croyais être bien seule dans ce non désir d'enfant...

Déjà toute petite, j'avais la conviction que je n'en voulais pas et comme beaucoup d'entre vous je n'aimais pas jouer à la poupée.

Avant de connaître l'homme de ma vie il y a 2 ans 1/2 (j'ai 29 ans), je me disais que peut être le jour où je le rencontrerai j'aurais envie de fonder une famille. Pas pour faire comme tout le monde mais vraiment pour concrétiser cet amour.

Il s'avère que j'en ai pas plus envie maintenant et j'ai la chance (au risque de choquer...) c'est que mon compagnon est stérile. Je sais que lui ça le fait quelque part souffrir mais au final il se rend compte que les enfants c'est pas une fin en soi.

Moi aussi on me disait "tu verras un jour ça viendra" et blablabla. Avant ça m'énervait et maintenant je suis totalement indifférente. Je me dis que c'est eux qui ont un problème pas moi. J'assure complètement de ne pas me fondre dans la masse, ce que j'ai d'ailleurs toujours fait.

maï-lyn a dit...

Oh mon Dieu!!! Enfin! Cela fait plusieurs années que je me demande pourquoi je ne veux pas d'enfants sans vouloir l'ebruiter car j'en ai honte. En fait ce n'est pas moi qui a un problème!
Pour tout vous dire mon mari et moi nous ne voulons pas d'enfants et on se justifie en disant qu'on est trop égoïste pour se partager...
Depuis que nous sommes mariés les rumeurs vont bon train sur notre compte alors soit on est stérile soit on a des problèmes de couple! Les gens ne veulent tout simplement pas admettre que c'est "juste" pas notre priorité.
Lorsque j'entends ma collègue me dire qu'à 30ans il faut être mariée avoir un enfant et surtout la maison qui va avec j'ai envie d'hurler!
Nous on aime être à 2, voyager, dormir le matin, nos voitures 2 places et surtout notre appartement... Nous n'avons aucune raison valable de ne pas en vouloir, ON EN VEUT PAS TOUT SIMPLEMENT!
Me voilà rassurer merci énormément pour ce blog, ça nous a permis de voir que nous n'étions pas seuls contre les mioches!!!

pocahontas a dit...

Et Une de +!
j'ai 35 ans et quand on me demande "et toi c'est pour quand" je réponds "pour quoi faire? j'ai déja 5 chats et deux chiens!" ça leur coupe la chique! lol!
Plus sérieusement, je n'ai jamais désiré avoir d'enfants et au début de nôtre relation (depuis quatorze ans en couple) nous étions d'accord tout les deux sur le fait qu'on ne voulait pas d'enfants;
par la suite , j'ai eu une période "horloge biologique" après que mon frère soit devenu papa, qui ma vite passée après une tentative de bébé ; je me suis aperçue qu'en aprenant que le test de grossesse était négatif, je n'étais pas déçue mais soulagée!
ma belle famille qui est très catho, nous pose à chaque fois la même question à laquelle je répond toujours de la même manière.
à un repas de famille, le couple de cousins bcbg, heureux parents d'une petite gamine prétentieuse, étaient heureux de nous annoncer qu'ils avaient mis en route leur deuxième (il nemanquait plus que les détails du coït pour bien faire) quand je leur ai annoncé que nous ne voulions pas d'enfants, ils se sont lancés dans un monologue dans lequel ils vantaient les bienfaits de la vie de parents , comme s'ils voulaient me vendre un concept et je leur ai répondu à la fin de ce joli discours avec un grand sourire: "je me demande qui vous cherchez à convaincre? vous peut-être?" ils sont restés quoi! ah!ah!
et je peux vous raconter des tonnes ainsi. sans oublier le sempiterne : "35 ans, hum tu sais ça risque d'^tre de plus en plus difficile si tu veux tomber ensceinte à ton age les chances diminuent de moitié" et là je réponds: "tant mieux" non, mais sans blague genre ma foufoune est toute défraichie et va pourrir sur place si je n'enfante pas...
j'ai des activités très riches: je fais du sport,je peinds et dessine, bref , dipose de mon temps libre à ma guise et lorsque je montre mes dernieres oeuvres a certaines copines qui eles ont des gamins elle ne savent rien dire d'autre que "c'est bien joli tout ça,mais tu verras, quand t'auras des enfants, fini tout ça! " on croirait de la jalousie! et si s'en était! en tout cas quand ces mêmes copines me dise "et toi? " je leur répond: " la semaine passée tu te plaignais de ton manque de liberté depuis tes enfants, tu voudrais que je sois comme toi? non merçi!" et toc
Je ne suis pas "bébé" et gazouillis, les gosses, ça m'énnerve et les parents qui vous regardent en attendant de vous voir s'extasier sur leurs momes me font pitié: leur vie ne tient plus qu'à ça! eh bien moi, désolée, je n'ai pas besoinn de devenir mère pour me sentir femme et accomplie!
les femmes ensceinte, moi je ne trouve pas ça "trooop beau" je trouve que c'est moche, l'accouchement pareil...enfin , bref tout ce qui touche de près ou de loin à la maternité me révulse au plus haut point. je ne me vois pas avec un gamin. point!
après chacun fait de sa vie, de son c...et de son ventre ce qu'il veut!
merçi pour ce blog! il confirme ma théorie comme quoi la maternité n'est pas innée et que nous sommes autre chôse que de simples reproductrices.

Manon a dit...

Je ne sais pas si je veux des enfants encore, et mon copain non plus. J'ai 39 ans, il en a 34. Je fais de la fibromyalgie, que je contrôle assez bien, mais c'est pas toujours évident, et loins d'être facile. J'ai une diète très stricte. Mon père en faisait, et sa mère aussi. Je ne veux pas passer ça à notre enfant.

Je ne sais juste pas. Jusqu'à date, on se dit que si ça doit arriver, ça arrivera, parce qu'on aimerais autant une option que l'autre. Ça non plus ce n'est pas toujours bien vue. Et à 39 ans, j'ai pas besoin de vous dire que les questions de quand et pourquoi, elles viennent souvent. Et à mon âge...

Ce que je trouve le plus difficile, c'est les fêtes de famille ou tout le monde a des enfants! Je me sens vraiment à part, surtout que je déteste le bruit et le chaos. Mais en même temps, j'aimerais bien faire partie de la gagne. Ce n'est pas un choix facile.

Manon

Liz a dit...

Salut les filles !
Mon dieu ... que je suis heureuse d'avoir trouvé ce blog. Pour ma part, j'ai 23 ans, et j'ai su très tot que je ne voulais pas d'enfants. Je les aime, mais je n'en veux pas un à moi ( alors deux ou trois n'en parlons pas !)
Quand j'affirme cela aux autres, je m'entends toujours dire " Maiiiis tu changera d'avis tu verra !". Ca me rend folle, comment osent ils pouvoir prétendre mieux me connaitre que moi meme ? Je leur répond que non, je ne changerai pas une décision prise il y a une bonne quinzaine d'années, que non ils ne sont pas dans ma tête et que honnetement, un gosse ca fait ch*** : Un bébé = plus de vie ( perso ou pas )

Apres, j'ai maintenant une excuse fantastique, vu que je fais des études de chirurgie, qui dit chirurgie dit beaucoup de boulot et donc un investissement important : " Je ne compte pas me farcir 12 ans d'études pour finir bobonne a la maison ". Que dire à une nana qui se déclare carriériste ? " Oh mais il n'y a pas que le boulot dans la vie ! " Ce à quoi je réponds : " Tu me remerciera si un jour je sauve la tienne. Tes enfants aussi tiens ! "
Car non, boulot et bébé, ce n'est PAS conciliable. Je connais une bonne vingtaine de mamans, j'ai 4 frères et soeurs et de nombreuses années de babysitting derriere moi, donc je sais a quoi m'attendre si un jour je décide de me servir de mes ovaires, ce qui n'arrivera jamais en fait.

Et pour être honnête, l'accouchement et la grossesse, je trouve ca aussi dégueulasse que terrifiant. Je sais de quoi je parle j'ai toute une matiere consacrée à ca à la fac. Une horreur. Aucune envie de déformer mon corps de femme, aucune envie de souffrir à mort pour expulser un siiii miiignooon bébé qui deviendra un espèce d'ingrat ( faut pas se voiler la face ). Quant aux maux post accouchement... hum, non merci.

Et franchement, j'aime ma vie comme elle est et comme elle le sera. Je sais que je gagnerai un très bon salaire, et j'aurais envie de l'utiliser dans d'autres choses que des couches. Je veux voyager, m'eclater, me spécialiser dans mes études, faire du shopping, profiter de mon temps libre au spa ou au sport, prendre soin de moi et de mon corps, m'entretenir, rester femme tout simplement.

Ah oui, et je ne veux pas me marier non plus. Enfin, ca c'est reversible au moins ! Ouuuh quel monstre je suis ! Mais au moins un monstre qui aura un bon job LOL

Liz a dit...

Suite et fin ( un peu long mais bon fallait que ca sorte ! )

J'emm***** tous ces gens qui n'ont aucun scrupule a s'adresser a nous ou a essayer de nous classer dans la categorie Monstres anormaux. La vie ne se résume ni aux gosses ni au mariage. Pas en 2011 non. Les femmes se mariaient avant, comme nous, nous faisons des études aujourd'hui. Je me fous des conventions. Je fais ce que j'aime, et ce que j'aime par desssous tout, c'est ma liberté de choix.

Apres mon copain actuel veut 3 enfants pour faire comme son père et sa mère. Même a 23 ans je suis très claire dès le debut : des enfants je n'en veux pas et je ne changerai pas d'avis. Je lui ai clairement dit que je ne ferai pas ma vie avec lui. Triste, mais c'est mon corps, un homme a juste a donner sa semence, nous c'est 9 mois de notre vie, de notre corps, 9 mois de douleurs, d'examens intimes, et un accouchement que l'on doit supporter. Et ensuite, qu'on ne vienne pas me dire que Papa est merveilleux, que Papa aide Maman, foutaises. C'est toujours la femme qui changera les couches, donnera les biberons a 3h du mat et j'en passe. Papa a t'il deja donné le sein ? Je ne pense pas non.
Coup de gueule donc, contre ces mecs qui affirment a la vingtaine vouloir une équipe de foot, mais qui n'ont aucune idée de l'horreur de l'accouchement, et des conséquences que cela engendre d'avoir des gamins.

Après, les enfants, je sais très bien m'en occuper. J'aime mes freres et soeurs par dessus tout, je suis l'ainée. Je m'en suis pas mal occupée, de la naissance jusqu'a aujourd'hui ( J'ai environ 15 ans d'ecart avec les 2 plus petits ). Des vaccins, aux couches, aux vomissements, aux biberons, aux cris en pleine nuit, j'ai justement conscience de la vie avec bébé de A à Z.
Je remercie ma mère car grâce a cela, je ne fais pas partie de celles qui idéalisent la grossesse.
Cela m'a conforté dans mon choix, ce sera une belle carrière, plutot qu'une belle armoire Ikea remplie de babygro.

Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule a assumer ce choix. J'ai mis ce blog dans mes favoris je le trouve génial. Quel plaisir les femmes qui assument face a cette pression sociale pro reproductrice, je voudrais dire un grand BRAVO à toutes, et à la créatrice de ce blog.

Anonyme a dit...

Enfin des femmes qui parlent le même langage que moi !!!!! Merci, je me sens rassurée, je me sens NORMALE.
Je n'ai jamais voulu d'enfant et je finissais par me demander si j'étais normale...
J'ai 35 ans et je suis agacée du regard curieux de mes interlocuteurs lorsque j'affirme haut et fort que non, je ne souhaite pas être mère. so what ????
depuis la trentaine je subis cette question stupide et indiscrète "et toi, c'est pour quand?" ce à quoi je réponds "6 milliard d'habitants sur terre, ça ne vous suffit pas ???!"....
Ca me rend marteau de devoir expliquer pourquoi je ne veux pas être mère, et accepter que mes interlocuteurs savent mieux que moi ce que je pense, et que un jour, je changerai d'avis.
Ces comportements m'agacent tellement que j'en viendrais presque à me faire ligaturer les trompes juste pour leur montrer que je n'aurai pas d'enfant !!!!!!! non mais !!!!
Ils ne se sont jamais posé la question que peut être je ne pouvais pas en avoir (ce qui n'est pas le cas, du moins je ne pense pas, puisque je n'ai jamais essayé). parfois j'ai envie de leur dire 'non je ne peux pas' juste pour qu'ils se sentent mal à l'aise et regrettent l'indiscrétion de leur question.

Comme tout être humain et comme certaines le disent, j'ai aussi eu ma période hormonale, mais ça m'est passé.
Il ne faut jamais dire jamais, et peut être qu'un jour je serai mère, mais en attendant ça fait 35 ans que je n'en veux pas et j'aimerai tellement que les gens respectent cela.
Nous respectons leur désir d'enfant, de famille etc, alors qu'ils respectent notre non désir d'enfant et tout le monde pourra cohabiter en paix.

Voila, je voulais le dire, c'est fait.
Merci en tout cas d'avoir crée ce blog qui me rassure, même s'il est dommage de ne pas rencontrer ces femmes dans la vie de tous les jours, qui comme moi se disent "pas pour moi".

Anonyme a dit...

Monsieur Cow Boy (commentaire du 21 juillet 2010). Contrairement à ce que vous croyez, de + en + de femmes ne désirent pas d'enfant. Je vais bientôt avoir 38 ans et jamais je n'ai voulu en avoir non plus! Les enfants ne m'attirent pas du tout : ils courent, crient, fouttent le bordel,... Je n'ai pas envie de sacrifier ma carrière, mes loisirs, mon désir de voyager,... Financièrement, un enfant coûte cher. Et en +,on vit dans un monde injuste (salaire inégal), notre planète est malade,il y a le chômage,la misère,... J'ai peur qu'il hérite de mes mauvais gènes : hypertension, hypothyroïdie, risque de diabète et de maladie cardiovasculaire! Je n'ai pas envie qu'il subisse les moqueries,la méchanceté humaine (j'en ai souffert durant mon enfance à cause de mes rondeurs). Véronique

Cécile Bondon a dit...
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Célia a dit...

"Quels que soient tes choix, je te soutiendrai!" Je crois que c'est l'un des seuls messages de soutien auquel j'ai eu droit, venant d'une amie... bien que peut-être un brin ironique..
Le seul message tout simplement parce que je suis "trop jeune", sans doute! 23 ans, "Oh mais ne t'inquiètes pas, elle changera d'avis va..." Eh bien non figurez-vous, je suis sûre de moi... Mais je me demande parfois si je ne suis pas tordue de ne pas en vouloir. La société veut vous faire dire que VOUS avez un problème! Et si on nous laissait tranquille? Si on arrêtait de nous juger... C'est malheureux, mais je n'ai quand même pas hâte d'avoir 35ans pour entendre "Alors? Quand est-ce que tu t'y mets? Il est temps, sinon tu vas être dépassée, comme un yaourt périmé!" J'ai peur de finir par "céder" à cette pression qui ne dit pas son nom... Rendez-vous dans 10 ans sur cette page!

Anonyme a dit...

Merci de ce blog.....Je suis une "anormale" heureuse de l'être...Ma vie est très intéressante et riche d'amis, de rires, d'expériences, de voyages....sans enfants, merci bien. Heureusement, mon chéri à moi n'en veut pas non plus..
A 15 ans, j'ai vu un film sur l'accouchement et j'ai pensé : "Ca, JAMAIS !!!".
Je suis cultivée et réfléchie, pas un animal rendu fou par ses hormones. Donc, réflexion faite, c'est resté NON.
Les bébés m'adorent (c'est dingue, ça..), moi je les trouve "effrayants" et je reste au large.

Mes raisons ?
* Faire des enfants c'est donner des otages au destin a dit Hugo, je crois..
*Donner la vie c'est condamner à mort
*Je trouve l'insistance de certains à ne parler que de ça dès qu'ils voient une femme du dernier insultant.
Je suis tout de même un être humain, pas un utérus sur pattes.
* Nous sommes en surpopulation mondiale, et devrions commencer à craindre ce qui va se produire avec 9 milliards d'humains.... Dans une vingtaine d'années, ce sera la m... La Terre n'est pas extensible.
* Je trouve le fait d'être enceinte dégoûtant et stressant, et je ne parle même pas de l'accouchement.
*Non, je ne fabriquerais pas mon remplaçant.

Ce que je réponds quand on me dit "pourquoi ?" :
* J'aime mon chat et mon chéri
* J'ai mieux à faire et mon travail me passionne.
* Je ne vois pas l'intérêt
* Du coup, je suis fraîche et reposée et je fais 10 ans de moins...et pas de vergetures.
* On n'a plus besoin de chair à canon en France (la politique nataliste, c'était ça, maintenant c'est fabriquer des consommateurs/pollueurs, ne soyons pas aveugles...)
*J'ai le droit de ne pas me servir de mon utérus, comme la plupart ne se servent pas de leur cerveau.
* Foutez-moi la paix....aux récidivistes

Merci de ce blog !!!

cora a dit...

Bonjour!

Merci de ce blog qui "rassure"....!
Sympa le commentaire juste avant le mien; je te rejoins bien! et les autres aussi d'ailleurs, finalement, on se rend compte que nos arguments et envies sont à peu prés les mêmes et sont tout à fait justifiable ( si biensur nous "devons" justifier...)

Malheureusement nous sommes dans une drôle d'époque!

La société de consommation, nous dit que pour l'économie de notre pays, nous devons faire plus d'enfants......
Et La planète crie " au secours, en 2050 = 10 milliards d'êtres humains" pas les capacités environementale pour acceuillir tout ce monde : en 2 mots c'est simple : en 2050, on se marche tous dessus et on mange des gelules et on trouve un moyen de survivre, encore et plus que jamais!
heureusement qu'entre temps, beaucoup seront morts de maladies "Incurable" (recrudescence de cancers, alzheimer, parkinson, et j'en passe)...
Grace à notre merveilleuse alimentation, médecine, pollution....
donc vive la vie ;) .... Le truc positif c'est de se dire que "nos enfants" construiront notre avenir et que l'Etre humain s'est toujours adapter... m'enfin la capacité de notre chère terre à des limites, en moin d'un siécle on a réussi à tout chambouler vitesse grand V....

Alors il y a effectivement des gens, qui aujourd'hui, font des troupes d'enfants, sans se poser de question, qui sont vraiment les égoistes?! Voilà ma principale question. Si moi on me dit que je suis egoiste à 30 ans de profiter de la vie au maximum et d'essayer de faire au mieux pour ma vie (santé, voyages ect) et d'essayer d'être heureuse en couple et même déjà seule, c'est le travail de toute une vie, et cela se terminera par la sagesse..
C'est par nos rencontres en tout genre qu'on se contruit. Donc on a du "boulot" même sans enfants ;)

C'est vrai que pour certaines personnes les enfants comblent bien des vides ou des mals êtres mais ca ne sera jamais un pas vers le développement personnel de chacun! Il y a tellement de bonheur en tout genre, il faut s'ouvrir!....

Dommage qu'il n'y ait pas de gens plus ouverts d'esprits de nos jours..!

Anonyme a dit...

Effectivement je me retrouve dans toutes vos expériences et dans les propos des gens nous entourant. Du coup, on en vient à se demander si on est vraiment normal ou si on est pas un monstre. Je n'ai jamais eu le désir d'enfant (car pour moi la seule explication plausible pour faire des enfants, c'est un désir ...je fais extraction de ceux qui font ça pour les alloc! ou autres raisons pécunières)et ne connaissant personne d'autre dans mon cas, parfois ça me fait pleurer. Mon ami lui se sent prêt, et parfois je me dis que jamais je ne pourrai franchir ce pas car ça me fait trop flipper, ça me semble tellement pas naturel. Et pourtant, comme plusieurs autres témoins, je suis enseignantes et j'adooore bosser avec mes ados mais je ne me vois pas torcher le cul d'un petit monstre qui ne dépend que de vous pendant des années, sans parler du 'fait pas ci fait pas ça' et gouzigouzi. J'ai trop besoin de ma tranquillité!
Autre expérience qui a priori n'a pas été encore nommée: des membres de la famille ou des amis qui vous souhaite un enfant dans l'année au premier de l'an, avec la larme à l'oeil comme si nous avions des problème de création!

Anonyme a dit...

Je ne veux pas non plus d'enfants. Non en fait, ce n'est pas que je n'en veux pas. Je ne peux pas. Ce n'est pas un choix réfléchi. C'est comme ça, c'est au fond de moi depuis toujours, c'est ma personnalité, c'est mon être. Je ne suis pas une mère en puissance.

Et je ne me suis jamais sentie comme une extra-terrestre. Agressée oui, anormale non. Tous les gens qui sortent un peu de la norme sont culpabilisés par les "braves gens" qui savent mieux que tout le monde ce qui fera notre bonheur. Eh bien non, ce qui est normal, c'est d'être différent. Quel ennui si on était tous pareils. Si je devais me sentir anormale voire déviante (avouons le c'est ce qu'ils pensent ceux qui nous regardent de travers) pour toutes mes différences... Je ne "veux" pas d'enfants, je ne crois pas au mariage ni même à la cohabitation, j'ai fait arrêter mes règles, je ne m'épile pas, je ne porte pas de soutien gorge, à la plage non plus, je ne rêve pas d'une carrière, et je demande qu'on m'appelle madame et pas melle, parce que voilà, je suis plus une petite fille, et on va pas m'appeler melle jusqu'à ma mort !

Bref j'en ai profité pour me défouler, tout ça pour dire que je trouve incroyable que tant de femmes et même d'hommes aient besoin de se rassurer en venant ici à cause de la pression sociale, alors que la société devrait d'abord nous apprendre que nos différences font partie de notre personnalité, et que c'est mutiler une personne de son individualité que d'essayer de la faire culpabiliser et même changer d'avis sous la pression.

Anonyme a dit...

Loulou
Ce blog est une source de bien-être pour moi. Cela me fait beaucoup de bien de vous lire. Tout comme vous toutes et tous, je subis la pression des amis car ma famille me comprend. Mais que c'est dur de croiser sans cesse des juges qui m'exclue parce que je ne partage pas leur opinion et leur passion pour leurs enfants. J'ai déjà tout entendu: tu ne veux pas grossir, tu ne veux pas déformer ton corps, tu n'aimes pas les enfants, tu es égoiste, tu n'es pas très sociable et j'en passe. Les personnes qui me connaissent vraiment savent que je ne suis rien de tout ça... Mais qui se prend encore la peine de connaitre plutot que de juger? Je n'ai jamais critiqué les mères de famille car je ne veux pas être blessante... pourtant j'aaurais des bonnes raisons de le faire.

Anonyme a dit...

Un magnifique blog, un vent de liberté et de laisser-parler, ça fait du bien!! J'en peux plus de la pression à 30 ans sur moi pour les enfants...Perso j'en suis à répondre : 'jai été violée à 6 ans" (ce qui est la vérité) et en général ça cloue bien le bec mais déjà ça me rend MALADE de devoir me jsutifier!
Est-ce que je demande moi, pourquoi t'es enceinte??? NON Eh ben pareil!
Non mais c'est vraiment pénible... Je compatis donc tout à fait à cette réflexion et je suis heureuse de voir que je ne suis pas la seule femme comme ça! En dehors du fait que j'aime mon indépendance jen 'ai jamais aimé les enfants. Ils m'indiffèrent...je n'en veux pas POINT courage, luttons contre le doigt accusateur de la société!!!

Sophia a dit...

Bonjour,

je suis contente de découvrir qu'il y a tant de personnes qui vivent la même chose. C'est bizarre, petite et comme adolescente je savais que je ne voudrais pas d'enfants. ca ne me paraissait très limité comme futur et j'avais toujours l'impression que les hommes avaient plus de liberté dans la vie. J'ai subi pas mal de pressions, d'abord mon frère ainé qui m'a balancé 'ah bon? Tu veux vraiment rater ta vie!' J'ai quelques fois été tentée de me 'ranger'car les regards (surtout de collègues) me pesaient, on te fait comprendre que tu es bizarre et inhumain. mais heureusement pour moi je n'ai jamais eu à faire ce choix, j'ai eu un compagnon qui m'a quitté parce qu'il voulait des enfants mais comme je ne l'aimais pas je n'en ai pas vraiment souffert, j'étais juste vexée car j'aime passer au premier plan. Entre-temps, j'ai 38 ans et je suis beaucoup plus sûre de mon choix. Etre mère me semble de moins en moins attrayant, j'observe des collègues et amies jeunes et moins jeunes autour de moi et je suis étonnée chaque fois de leur air triomphant. J'ai envie de leur demander 'mais pourquoi?' Les corvées supplémentaires, les cris, les conversations d'une banalité. Vous n'avez plus aucun projets aucun rêve? Bon, c'est comme ça, j'imagine qu'il ne faut pas chercher à comprendre. La seule chose que je déteste, c'est cet air supérieur ou compatissant ou encore l'air de mieux savoir que moi ce qui va me manquer. Quoi au juste?

Anonyme a dit...

Bonjour,

Moi je suis maman de trois enfants et franchement je suis écoeurée!!!

L'aîné à 13 ans et est incapable de se débrouiller tout seul, le deuxième ne tien pas en place et la troisième est née avec une dysplasie cérébrale et me fait de l'épilepsie depuis ses trois semaines du coup hôpital médecins examens, retards, scolarité difficile,couple brisée et j'en passe.

Mon mari est flic et moi j'essaie désespérément de retrouver une vie professionnelle et de femme normale, si c'était à refaire je n'aurai jamais d'enfants à force de supporter un tas de problèmes je ne suis plus la même, moi qui était joyeuse, calme, généreuse, gentille, je me retrouve déprimé, angoissée, stressée, ils me poussent par leurs comportements égocentriques à devenir méchante et égoïste, et puis j'ai vieillit plus vite que la normale, j'en arrive à les détester tout les quatres, ils me pourrissent la vie.

Le pire c'est qu'on me fait des reproches, quand on est mère c'est comme si on devait être parfaite, au moindre faut pas on est jugé d'une façon déplorable et le fait d'avoir envie de tout plaqué fait de moi une mère indigne, c'est l'enfer je n'en peu plus!!!!!!!!

Non franchement j'ai merdé sur toute la ligne, il a fallu que j'en arrive à trois pour enfin me rendre compte que c'est une vie d'esclave que je mènes.

Je comprends parfaitement que l'idée de la maternité soie effrayante car malgré tout le baratin bien rose qu'on en fait dans la vrai vie surtout dans cette société qui ne simplifie rien ça n'a rien de merveilleux, moi je souffre terriblement je m'en veux tellement!!!

Je déconseille à toute femme de franchir le pas car on ne naît pas mère on apprend à le devenir tout les jours mais pour certaines comme moi c'est un combat affreux plus qu'une expérience de vie!!!

Magali A. a dit...

C'est incroyable comme en lisant ces commentaires, on relate presque toutes la même histoire !!
A part mes parents (et je ne les en remercierai jamais assez !!), les personnes les plus proches de moi à qui j'ai fait part, depuis de nombreuses années maintenant, de mon non-désir d'enfant me répondent toutes "Tu verras, ça changera..."
Quel âge doit atteindre une femme pour qu'on arrête de la bassiner avec ces réponses stupides et stéréotypées ? Sous prétexte que je suis jeune (24 ans), on me dit que je changerai forcément d'avis... En fait ces gens là, qui sont pourtant les plus proches de moi, n'ont rien compris. Je ne vis pas et n'ai jamais vécu mon non-désir d'enfant comme un choix, comme on choisit entre A et B, comme on choisit du rouge ou du bleu pour ses murs.
Je me sens beaucoup plus proche, par exemple, de l'acceptation d'une évidence, que d'un choix réfléchi. C'est vrai, je pourrais avoir des arguments tangibles pour étayer ce choix, mais justement, je voudrais qu'on comprenne que pour certaines personnes, ne pas avoir d'enfant est comme être homosexuel. Je veux dire par là que pour moi ce n'est pas à proprement parler un choix que j'ai fait, mais plutot une évidence qui était en moi et que j'ai simplement acceptée. Est-ce que les personnes homosexuelles choisissent d'aimer les personnes du même sexe, ou est-ce qu'elles laissent simplement s'exprimer ce qu'elles ont au fond d'elles ?
Je vis ce non désir d'enfant comme un chemin de vie, une évidence intérieure, et non comme un choix cartésien. Ma façon de m'accomplir entièrement en tant que femme passe par une absence de maternité. C'est ainsi que je me vois, c'est ainsi que je me vois être, exister, être une femme.

sainkho a dit...

tombée par hasard sur ce blog... pour avoir mis du temps à me sentir prête (39 ans, premier enfant et je n'en souhaite qu'un) et passé peut être ce qui est ressenti par certains comme une pression sociale, je vois aujourd'hui les choses totalement différemment... ça n'est que mon parcours et jamais je ne jugerais quiconque fait le choix de ne pas en avoir, quand cela est vraiment un choix car dans les faits finalement c'est pas si souvent le cas (mais il vaut mieux s'en convaincre en effet quand on en a pas eu). aujourd'hui je sais que j'aurais regretté de ne pas en avoir... j'en ai eu un quand j'étais vraiment prête et en aucun cas pour répondre à une pression sociale. j'ai répondu à mon désir et notre désir commun à mon homme et moi... j'ai aussi choisi un père pour mon enfant... donner la vie c'est pas juste animal, et surtout pourquoi une vision si étriquée de l'animalité qui est justement à mon avis ce que nous avons de plus beau... l'instinct... quand on l'écoute il nous guide bien pus surement qu'aucune réflexion métaphysique qu'on pense intelligente... le sens de la vie est la vie... et donc la reproduction... après on a le droit de ne pas vouloir s'inscrire dans cette transmission mais je connais peu de gens qui au final le vive si bien que ça y compris ceux qui disent regretter d'avoir fait des enfants... aujourd'hui je sais que je le regretterais car j'aurais contrarié une envie et un besoin profond qui était abîmé par une enfance sans bcp d'amour, par une peur de répéter je sais pas quoi de négatif, par un manque d'estime de moi qui me faisait penser inconsciemment que je n'avais pas droit à ce bonheur qui est aussi réparateur, par des conditionnements qui me faisaient associer la famille à angoisse, ratage, enfermement... aujourd'hui je sais encore plus que tout ça ne m'appartenait pas, aujourd'hui j'ai le bonheur de pouvoir transmettre l'amour de la vie à mon enfant... et transmettre autre chose que ce que j'ai vécu... je ne sais pas quoi dire d'autre... suivez votre désir... mais si votre désir profond et réel est de ne pas en avoir, grand bien vous fasse !!! et en effet les pressions et indiscrétions sociales peuvent être très gonflantes... mais il ne faut pas non plus se priver d'un bonheur pour juste aller "contre" cette pression

sainkho a dit...

j'ai mis bcp de temps à me sentir prête pour avoir un enfant : j'ai eu mon enfant à 39 ans (je n'en veux qu'un)... et je sais aujourd'hui que j'aurais regretté de ne pas en avoir... au delà des pressions sociales qui perso ne m'ont jamais dérangé (j'ai jamais vécu ça comme une pression car je m'en foutais vraiment tout comme le mariage ne m'a jamais fait rêvé ce qui ne nous empêche pas d'être engagé l'un envers l'autre avec mon homme)... je disais au delà des pressions qui ne doivent pas non plus empêcher un désir réel juste pour aller "contre", dans mon cas, je sais que ce désir puissant était contrarié en fait par des conditionnements négatifs concernant la famille (la mienne) et par des peurs de répéter je ne sais quoi de négatif, par un manque d'estime de moi qui ne me laissait pas droit à ce bonheur réparateur...
les considérations métaphysiques qu'on croit intelligentes et censées sont pour moi bidons... et l'animalité est ce que nous avons de plus beau : l'instinct nous guide plus précieusement que n'importe quelle pensée philosophico machin truc, pour peu qu'on sache l'écouter... pour moi le sens de la vie c'est la vie, dans toute sa beauté et sa simplicité qu'on torture bêtement.... et la reproduction en fait partie... maintenant on a le droit de ne pas avoir envie de s'inscrire dans une transmission... moi je sais maintenant que ça m'aurait cruellement manqué : que j'aurais eu l'impression de rester sur de la merde (ma famille) alors que là je transmets l'amour de la vie à mon enfant, c'est magique aussi d'avoir vécu la conception, je disais l'univers est en expansion ! personnellement j'ai trouvé le fait de donner la vie presque "initiatique"... mais j'étais prête très prête, et je conçois que des plus jeunes maman ne soient pas prêtes, moi aussi j'ai longtemps que je n'en voulais pas, mais parce que j'étais dans la négativité... moi j'adore les nourrissons : je trouve ça passionnant... alors c'est sur faut pas non plus être trop égoïste pour faire un enfant... il faut se sentir prêt à aimer, à s'ouvrir à une personnalité en construction, à l'accompagner... mais les enfants donnent aussi bcp d'amour... enfin voilà... ça n'est que mon expérience... mais si c'est vraiment votre désir réel à vous et à personne d'autre, de ne pas en avoir, alors n'en faite pas... mais je crois que personne ne vous en empêche en fait, pourquoi même en parler si çà n'est pas un problème ???

July a dit...

Bonjour a toutes!
J'aime beaucoup ce blog car je me sens tout de suite moins seule :-)

J'ai 26 ans, je suis en couple et je n'aime que les enfants des autres car en avoir un à moi c'est non!

J'avoue que je suis souvent confrontée à l'incompréhension surtout venant de mes collègues qui sont très très pro-bébés!!!
Du coup au boulot je suis cataloguée comme "celle qui n'aime pas les enfants" donc personne ne me parle de ses enfants looool!
Ce fût un temps ma mère ne me comprenait pas mais aujourd'hui elle respecte mon choix.

J'estime que vouloir ou pas un enfant est un choix personnel. On ne fait pas des enfants pour les gens car quand on est en galère les gens ne sont pas là!

Ce qui m'énerve par dessus tout c'est que l'on me traite d'égoïste ou que l'on me demande à quoi je sers si je ne fait pas d'enfants ou encore que ma vie n'aura aucun sens sans enfant. Je pense que ce n'est en aucun cas une obligation et que l'on a pas besoin d'un enfant pour trouver un sens à sa vie.

Par contre j'aime bien voir celles qui ce sont laissées avoir par le fameux "les enfants c'est que du bonheur" tenter de m'expliquer que c'est vraiment du bonheur surtout quand elles arrivent à l'arrache le matin parce que bébé leur a fait la misère :-D

Isabelle a dit...

Bonjour à toutes,

Sincèrement, ça fait un bien fou de vous lire :) Merci à la créatrice de ce blog.

Personnellement, je ne critique pas les gens qui veulent des enfants, après tout, chacun est libre. Par contre, je pense que trop de gens font des enfants pour de mauvaises et raisons.

Pour parler un peu de moi: j'ai 21 ans et suis en ménage avec mon zhom que j'aime plus que tout, qui a 26 ans et qui veut des enfants (enfin, un ce serait bien dit-il). Il dit qu'il ne veut pas finir tout seul et surtout que la paternité donnera un sens à sa vie. Je respecte son opinion mais pour moi c'est NON.

En 3 ans de relation, je n'ai trouvé qu'une raison pour enfanter: concrétiser l'amour que nous nous portons. Mais cette raison ne fait pas le poids par rapport à tout ce qui a déjà été évoqué par vous toutes.

Allez donc voir "Un heureux événement" sorti mercredi dernier. Edifiant comme film. (Réunit tous les clichés pour et contre).

Moi, je veux vivre pour moi. Mon truc, ce sont les chevaux et je peux déployer des trésors de patience avec eux.... patience que je n'ai absolument pas avec aucun enfant. J'ai passé mon enfance à m'occuper de frères plus jeunes et ma mère pouvait me faire confiance. j'en prenais soin. J'étais responsable.

Mais aujourd'hui je re-dis NON. A une époque, je voyais même l'embryon comme un parasite. Puis, j'ai essayé de "moyenner" (accouchement oui, mais à MA façon = pas à l'hôpital avec tripotage intensif de mon intimité pendant 9 mois) et je me rends compte que je rendrais mon enfant malheureux car je ne l'aimerais pas vu que je n'en veux pas.

Maintenant je suis en paix avec mon sentiment. Car ce n'est pas un choix. Et ceux qui ne peuvent l'accepter ne me feront pas changer. On ne change pas ses sensations quand-même!

Désolée pour la longueur mais c'est la première fois que je me sens libre de m'exprimer clairement là-dessus. Et merci à celles qui me liront comme je les ai lues.

Isabelle a dit...

SUITE

Le truc marrant c'est quand vous dites,à 12 ans, le jour de Noël où tante Machin présente son dernier né, bien d'aplomb sur vos deux jambes: "Non, moi j'en veux pas." et que tout le monde autour vous regarde avec des yeux ronds. Silence... puis rire (évidemment, elle est jeune elle changera etc que tout le monde a cité).

Mais le plus drôle ça été la réaction d'une grand-mère: "Ha bon? Mais, tu n'es pas lesbienne quand-même?" Comme si ça avait un quelconque rapport!

Je me sens femme avant tout c'est-à-dire: être humain, doué de raison, éprouvant des sentiments, pour la base.

Ensuite: je m'accomplis autrement. Je n'ai pas besoin qu'un petit qui n'a rien demandé se retrouve avec tous mes désirs refoulés sur le dos! Et toc! Et je me vois encore moins lui dire:

- Maman? Pourquoi tu m'as fait?
- 1) J'aimais ton père
- 2) J'en avais marre d'être séduisante et assez d'avoir une vie sociale et professionnelle épanouissante, alors je me suis dit qu'un gosse, ce serait l'excuse parfaite pour me retirer de la vie... pour la laisser aux "mecs".
- 3) J'aimerais que tu réalises tout ce que je n'ai pas pu faire
- 4) Et surtout, j'ai pas pu résister à la pression de tes f**** grands-parents et autres qui me gavaient de leurs sourires et de leurs yeux humides devant leurs mioches à la noix

Résumé: je t'ai fait, pour tout un tas de mauvaises raisons, je le regrette et surtout: pardonne moi et fais moi des petits enfants, pour ensoleillé mes vieux jours.

Ok, je peux être très désagréable mais je pense qu'une femme a le droit de se construire comme elle l'entend. Tout comme un homme. Et on a tendance à oublier, comme le disait une fille plus haut, que quand bébé arrive, c'est madame qui prend. J'aime ce que je suis, je m'aime comme je suis. Et un enfant, quand il réussit, c'est toujours le neveu de x, le petit fils de y mais quand il a des soucis il redevient subitement VOTRE enfant... parfois même il n'est plus le fils de son père (ou vice versa).

Isabelle a dit...

SUITE et FIN, Ouf!

Donc, NON.

Peut-être oui, je changerai d'avis. Mais pas dans les 10 prochaines années et sérieusement j'en doute fort. Mon NON, que ce soit à 12 ou 21 ans, est un vrai non adulte et bien pesé.

Par contre, je risque de perdre ma relation actuelle dans un avenir plus ou moins proche. Pour me consoler, je me dis que si une femme a le droit de dire NON, un homme a le droit de dire OUI.

C'est la vie :)

Sur ce, bonne fin de soirée à toutes et tous.

Anonyme a dit...

On peut facilement trouver des stats pour montrer que les meilleures pondeuses sont les femmes peu diplomées, appartenant à des CSP bas de gamme. Quand on rate ses études, qu'on est obèse à cause de la mal-bouffe et dépressive on fait quoi? Un mioche pardi!

Si jamais je ne mène pas mes études à bien, que je m'emmerde grave avec mon mec et que je devient trop laide pour rencontrer un autre homme, là oui, ma plaquette de pilules ira voir au fond de ma poubelle si elle peut y trouver son bonheur.
Moi, je ferai un gamin comme on avale des boîtes entières de Xanax : avec le plaisir inavouable de tout foutre en l'air pour mieux se plaindre au réveil!

Lisa a dit...

Bonjour à toutes !

Je pense que chaque personne, homme ou femme, choisit ou non d’avoir un ou plusieurs enfants ou pas du tout.
Certaines femmes décident d’en avoir pour de mauvaises raisons (faire comme les autres, faire plaisir à leur conjoint,...) , et certaines femmes décident de ne pas en avoir aussi pour de mauvaises raisons (idées féministes, préjugés,...).

A 10 ans, je ne voulais pas d’enfant, à 15 ans, je n’en voulais toujours pas, à 25 ans non plus et pas encore à 30.....puis j’ai rencontré mon homme parfait....et on s’est dit "pourquoi ne pas tenter l’aventure". Notre petite fille est née il y a 1an et demi, j’avais 36 ans...et elle est adorable. Ok les premiers mois peuvent être difficiles (coliques, dents, pleurs, nuits hachées,....) mais plus les mois passent plus ce bébé "devient" une petite personne à part entière que vous aimez de plus en plus chaque jour qui passe.

J’ai repris mon travail (à responsabilités) depuis ses 3 mois, mon corps est le même qu’avant, je n’arrive jamais au travail en retard,...etc....

Mon mari et moi sommes organisés et nous n’avons pas de proches ou parents pour nous aider "au cas où".....et bien notre vie est toujours aussi belle depuis sa naissance et facile depuis environ les "1 an" de notre fille car on peut l’emmener de partout, elle fait sa "petite vie" à la maison depuis qu’elle marche, elle rit et nous fait rire, elle commence à parler, elle nous fait des câlins,....

Je n’ai rien contre les femmes qui ne veulent pas d’enfants car je pense que l’on peut être heureux sans enfant mais arrêtons aussi de stigmatiser les femmes qui veulent et/ou qui ont des enfants.

Et, il ne faut surtout pas oublier qu’un bébé grandit.....j’ai souvent l’impression que certaines femmes ne veulent pas de bébés....Or, un bébé devient très vite un enfant très facile à vivre.

pourquoi a dit...

Bonjour,
J’ai 35 ans, enceinte de 8 semaines et je me pose une tonne de questions: est ce le bon choix, vais-je le regretter, est ce pour les bonnes raisons, vais-je reproduire le schéma précédent?
Mon poste risque d’être long
Depuis que je suis jeune je dis que je ne veux pas d’enfant. Je n’ai jamais eu ce besoin maternel d’avoir un enfant. Je suis anxieuse et assez dépressive, je prends des antidépresseurs depuis que j’ai fait une dépression à l’âge de 20 ans. J’ai essayé d’arrêter plusieurs fois, mais à chaque fois, la baisse de moral et les idées sombres reviennent alors pour éviter d’avoir à nouveau de réelles idées noires je reprends deroxat ou prozac. Je suis suivie par une psychanalyste depuis 2 ans, ca passe plutôt bien avec elle mais mes problèmes existentiels ne sont pas réglés. Je n’ai pas eu une enfance malheureuse particulièrement mais ni extra heureuse non plus. Ma famille a un terrain dépressif; ma grand mère s’est suicidé, ma mère est dépressive aussi et elle n’aime pas beaucoup la vie, comme moi d’ailleurs…La vie…je n’arrive pas a être heureuse tant que tout le monde sur terre ne l’est pas, c’est simpliste et très adolescent comme vision, je le sais; l’écologie me bouffe la vie, le moindre déchet en plastique me fait culpabiliser. Pourquoi faire des enfants, alors qu’il y en a plein de malheureux sur terre. Les vacances c’est encore pire: à quoi bon passer du bon temps alors qu’on laisse mourir tant de monde autour de nous au même moment. Ya que quand je suis au boulot que j’arrive à relativiser les choses, me sentir utile et oublier de me poser les questions de «pourquoi la vie?». Je suis ingénieur dans un CHU dans un laboratoire.
J’ai un compagnon merveilleux, à l’écoute, patient, attentionné, mignon, tout ce que j’ai toujours attendu. Le seul hic dans notre couple, c’est le désir sexuel que je ne ressens pas beaucoup alors qu’avant je sautais sur tout ce qui bouge. Il parait que l’on n’aime pas forcement ceux que l’on désire et que l’on ne désire pas forcement ceux que l’on aime. Alors il prend sur lui et attend que ça aille mieux, me dis que ce n’est pas grave
On a acheté une maison, on est ensemble depuis 4 ans. Et bien sur j’ai eu droit a tous les clichés qui me poussent a faire un gamin, mes amies qui me disent «mais si tu verras c’est génial, regarde, il est pas beau le mien; tu dis ca mais tu changeras d’avis; t’as pas peur de le regretter ; un jour il faudra arrêter de se poser des questions ; etc ; toutes ces phrases que vous avez toutes si bien exprimées». Alors après le «non j’en veux pas», on fini par dire «oui, ben on verra plus tard». Et puis mon compagnon qui lui en voudrait bien. Je ne l’ai jamais pris au dépourvu, il a toujours su qu’en étant avec moi il risquerait de ne pas en avoir, il s’y préparait mais espérait quand même secrètement. Il n’a pas été très pressant, il respectait des peurs, mes non-envies. Mais je l’aime et j’ai envie qu’il soit heureux. Et après le «ben on verra plus tard» on se dit «purée le temps passe, ne vais-je pas le regretter»
Et me voila, quand je vais mieux que je prends mon petit cacheton je vois la vie plus en rose qu’en noir ; je vois le verre plus a demi plein qu’a demi vide, et on a fini par se dire qu’on pouvait s’y mettre, essayer d’avoir un BB. Les quelques mois ou cela n’a pas marché j’étais déçue, et puis, un jour…toujours pas de règles, et 2 bandes sur le test de grossesse. Et me voila enceinte. Je croyais être sure de moi ; vraiment le vouloir, mais depuis que je sais que je suis enceinte je doute affreusement. Je doute sur les raisons qui m’ont poussé à concevoir ce BB ; est ce les bonnes ; vais-je être a la hauteur ; patiente et aimante ; va-t-il aimer la vie autant que moi, même si je ne veux pas refaire les erreurs de ma mère, j’ai peur d’en faire d’autre qui ne seront pas mieux et qui feront que lui aussi sera torturé de l’esprit, va-t-il être handicapé ; etc
Suite dans le prochain post

pourquoi a dit...

Certains des messages que j’ai pu lire ici me réconfortent, d’autres me laissent croire que je n’aurais pas du. La question qui me soulage un peu est: «est ce que si j’avortais je le regretterais» la réponse est oui surement. Je n’envisage pas vraiment cette option même si elle est présente dans ma tète. Je ne pense pas que j’en sois capable.

Voila, pour aujourd’hui. Je ne sais pas trop ce que j’attends en écrivant ce poste.
Des réponses, mais lesquelles,…, elles devraient être en moi.

Sophia a dit...

Bonjour, j'essaie de poster cet article, une véritable perle bourrée de clichés. je l'avais lu il y a quelques temps et je m'en suis souvenu. Je ne trouve pas que les mamans soient nécessairement plus humaines et moins agressives.
c'est vraiment au cas par cas. Par contre, je reconnais que je viens souvent en retard au travail. Depuis que je suis enfant les matins c'est la croix et la bannière pour me lever. je viens d'ailleurs de recevoir un pass pour travailler à domicile, mais j'ai une responsable qui n'est pas trop regardante par rapport à l'heure où j'arrive, du moment qu'on preste son nombre d'heures et que le travail est fait... En plus, je sais que si j'avais des enfants ça ne s'améliorerait sûrement pas :-)

http://www.dailymail.co.uk/femail/article-1185128/Why-bosses-right-distrust-women-dont-want-children--VERY-outspoken-mother-ex-boss.html

Lisa a dit...

Lisa en réponse à "Pourquoi"

Je ne sais pas si l’administratrice de ce site me laissera te répondre mais je me lance.
Des questions, toutes les femmes s’en posent et même celles qui ont toujours désiré des enfants.
Je ne connais pas les problèmes de dépression et je pense que tu as raison de continuer à consulter.
Ton bébé, votre bébé est une nouvelle aventure ….
Moi-même je me suis posée beaucoup de questions pendant ma grossesse et même après la naissance de ma fille : "est ce que j’ai bien fait de faire le choix d’avoir un bébé ?" mais parce que j’ai toujours pensé que je n’en aurais pas et, plus jeune, je n’en voulais pas.
Il se peut que ta grossesse et l’arrivée de ton bébé ne soient pas aussi féeriques que ce que tu liras dans les livres. Mais quoiqu’il en soit au bout de quelques jours, quelques semaines ou quelques mois....tu seras comblée.
Des problèmes dans le monde, il y en aura toujours et toi seule ne pourra pas les résoudre. Mais toi seule tu rends heureux ton conjoint (puis ton enfant)….bien sûre, c’est une responsabilité quelque part mais quel bonheur ! Egoïstement il faut savoir profiter des petits moments de bonheur car ce n’est pas en se les refusant que le monde devient meilleur.
Mais je ne veux pas faire de psychologie de bas étage et je te laisse le soin de continuer d’en parler avec ton psychotérapeuthe.
Que te conseiller à part de vivre à fond cette aventure et de découvrir peu à peu la maternité.
Ne te pose pas trop de questions : toutes les mères sont imparfaites.
A la naissance d’un enfant, on se rend compte qu’on recèle de grandes qualités en nous...C’est extraordinaire.
Fais toi confiance et n’écoute pas trop les autres parents autour de toi : chaque couple fonctionne à sa façon et chaque bébé est unique. Il n’y a pas de mode d’emploi « type ».
Pour finir, et comme tu le précises, tu as un compagnon « merveilleux » et entre vous il y a de l’amour…
Et un bébé a seulement besoin d’amour …..

Liloe a dit...

Bonjour,

J'apprécie tous vos commentaires qui me ressemblent terriblement : avoir un enfant ? Pas pour moi.

Pour certaines d'entre vous, c'est rencontrer l'homme de votre vie qui vous a donné l'envie. Et pourtant, je l'ai trouvé mais n'en veut toujours pas.
Le seul problème est que lui en veut, ce serait un père modèle comme c'est un oncle modèle, il est tellement attentionné et affectueux envers eux ! Mais voilà que depuis quelques temps, c'est le dilemme : il ne voit pas sa vie sans enfant, je ne vois pas la mienne avec.
Ceci est le seul point noir entre nous, dois-je le quitter pour qu'il puisse se "réaliser" tout en sachant que sans lui, je ne serais plus rien?

Aucun des commentaires n'auront répondu à ma question et je pense qu'il n'y a que le temps qui me répondra...

pourkoi a dit...

Merci Lisa,

je n'ai pas grand chose a rajouté par rapport a mon dernier post, je tenais juste a te remercier pour le tien.
Petit a petit l'idée de ce BB fait son chemin et je le vis de mieux en mieux...
Bises à toutes
Pourquoi dite "Patricia"

Anonyme a dit...

Bonjour, désolée d'être anonyme mais j'aime pas trop être reconnaissable. Je me suis retrouvée dans tous vos commentaires, et ça fait du bien...

Je suis presque certaine de ne pas avoir d'enfants (je dis "presque" car on ne peut pas dire jamais).

Les gens qui exultent devant leurs enfants me dégoûtent souvent, je les trouve auto-centristes, axés sur leur petite personne (car un enfant est un autre soi en quelque sorte, à tort, mais c'est souvent le cas). Je peux pas mettre tout le monde dans le même sac mais en gros, c'est l'idée que je m'en fais. Le fait que rien n'ait d'importance à part les gosses me fait également voir rouge, comme par exemple le fait qu'on ne puisse plus rien aborder avec mes amies que leurs enfants. Le reste n'a pas d'importance puisque l'enfant a toute la place... Comme je parle pas biberon-couhes-petits pots, je me sens souvent totalement exclue des discussions.

Je suis certaine que je suis considérée comme une égoïste bizarre et même méchante et aigrie de ne pas prendre part aux discussions sur la scolarité de leur mioche ou sur l'otite de leur petit dernier.
Et puis, les enfants, j'aime pas ça: le bruit, les questions, les pleurs, devoir feindre l'enthousiasme quand ils font pipi-caca tous seuls et ce genre de truc. Le fait de leur devoir toute notre énergie, notre temps, notre patience. Le fait qu'ils vont dépendre de nous pour toujours.

Je me dis aussi que beaucoup de gens font des gosses car ils se cherchent et se disent que c'est la chose à faire pour s'accomplir dans la vie. Pourtant, je vois bien que dans beaucoup de cas, ça ne fonctionne pas. Il y a les vrais instincts maternels, et les autres, qui font avec, même si elles aiment leurs enfants. Je les plains...

Je n'aime pas non plus l'idée sociale acceptée et répandue qu'on ne peut s'épanouir qu'en ayant des gosses. Je vous parle pas des copines/famille qui insistent lourdement et disent que je suis méchante et anormale quand je leur dit que je trouve le fait d'être enceinte assez dégueulasse. Et que dire des gens qui s'enthousiasment en apprenant que X ou T est enceinte? Ça ne me fait simplement ni chaud ni froid... Puis à l'accouchement, faut aller les voir, dire que le rejeton est magnifique, etc. Toutes ces niaiseries me dépassent.

suite...

Anonyme a dit...

suite et fin...

Bref, un problème vient se greffer par dessus ça, j'ai un chéri, que j'aime passionnément et il a deux filles de 2 et 6 ans qu'il garde le week end et les vacances. Je vis encore dans mon appart et je vais m'installer avec lui dès le mois de mars. Et j'ai peur...
Peur de ses enfants que je considère comme des intrus dans mon histoire, dans ma vie, et ma liberté. Je sais que comme ça, j'ai l'air horrible mais pourtant, je donnerais tout pour aimer ses filles. Mais je ne crois pas pouvoir. Elles m’énervent, me perturbent, et même si je suis gentille avec elles, car ce n'est pas de leur faute, dans mon for intérieur, je crie de rage tant je ne les désire pas dans mon quotidien.

Pour mon chéri, ça va de soi, ce sont ces enfants donc je les aime. Et bien non. Je les trouve même geignardes et pas très éveillées... Il m'en parle avec fierté "elle a fait ci ou ça!". Mais je m'en fous royalement, je peux pas faire autrement, et donc je simule la joie et change vite de sujet.

Je m'en tamponne qu'elle sache écrire son nom à 6 ans. Je m'en fous!!!! Et je dirais même que je la trouve en retard, que moi j'écrivais déjà l'allemand et le français à son âge et on n'en a pas fait tout un plat! C'est horrible de se sentir aussi cynique et arrogante mais je suis obligée d'être honnête avec moi même...C'est une prise de tête atroce, à double tranchant en plus, car non seulement je n'aime pas les gosses (et encore moins les siens), mais en plus je me déteste de ressentir des choses pareilles.

Je suis éducatrice, donc j'aime bien les enfants un peu plus âgés et je me dis que quand elles grandiront ça ira mieux. Mais je vais sacrifier les plus belles années de ma vie à ses enfants, car même si je ne vais pas remplacer la mère, je suis forcée de faire avec et surtout, de les aimer. Comme si c'était simple!!! Comment aimer une progéniture qui nous est étrangère, alors qu'on a décidé de ne pas en avoir soi même?

Je relativise, en me disant qu'au moins, mon chéri ne voudra plus d'enfants et que je suis tranquille de ce côté là, mais ça marche pas. Car là "j'ai" déjà deux enfants étant donné que notre vie va tourner autour d'eux.... Je les déteste, et je me déteste d'avantage.

Voilà, c'était tout pour mon témoignage, qui est un peu hors sujet (et plutôt long!), mais qui rejoint peut être un peu les grandes lignes générales, et peut être même, l'expérience de de certaines femmes dans mon cas.

Sophia a dit...

Oui, c'est difficile parfois. Je me suis souvent demandée ce que je ferais dans le cas où je tomberais amoureuse de quelqu'un ayant des enfants. J'imagine que quand ils sont autonomes et partis de la maison ça irait, mais s'ils sont petits... Je pense dans mon cas je laisserais tomber dès le début, ça me ferait trop peur. J'ai une chance, c'est que je suis plutôt attirée par des hommes plus âgés d'au moins 10 à 20 ans (j'ai 38 ans). Ils ont encore une vie active, mais au cas où ils ont des enfants, sauf rare exception, ils sont déjà hors de la maison. Bon courage en tout cas, peut-être ça ira mieux que tu ne penses. Essaie peut-être de lui en parler?

Anonyme a dit...

bonjour, il y a peu j'ai atteins la 30 aines avec les questions existentielles qui vont avec. J'aime les enfants, parfois je les supportes et des fois non hors de question ça passe pas je suis en stresse des qu'il faut tenir un bébé dans les bras, je ne suis pas alaise et lui non plus d'ailleurs. Depuis très jeunes j'ai toujours dit que je ne voulais pas faire d'enfants les raisons de l’époque sont quasis identique a celles d'aujourd'hui ne pas faire un enfant malheureux de plus. Je suis de caractère égoïste si je puis dire, casanière et flemmarde sur les bords, alors je ne me vois pas avec un enfant que je suis même pas sur de pouvoir gérer et j'ai des réactions qui parfois me fond tellement honte, un exemple je sais que vous allez me trouvez méchante et insensible c'est comme ça que l'on pris tout le monde autour de moi avec une agressivité sans non qui ma fait sentir comme une criminelle en puissance. Il y avait une émission sur les pré-maturer et je me suis entendu dire a haute voix que je n'aurais pas le courage d'aller tout les jours a l’hôpital le voir. Quand je me suis aperçu de ce que je venais de dire je me suis mise a pleurer par honte ou par reproche a mon incapacité a ressentir ce qui devrait être logique. Depuis mes amis qui ne vois pas leur vie sans enfants ne font pas l'effort de respecter mes envies face a ça et je passe pour la méchante et la cinglée de service qui ne veux absolument faire aucun effort et aucun sacrifice c'est vraiment pénible. je ne leur demande pas de justification quand a leur envie, de faire des enfants tout de même si ils en veulent je suis ravie pour eux. Mais pour le moment j'ai juste envie de dire que c'est non et basta c'est fatiguant tout ça. Étant célibataire ça facilite le débat mais parfois c'est "quand est que tu nous trouve quelqu'un pour faire un petit, il reste plus beaucoup de temps?" alors oui je sais pas comment sera ma vie plus tard, peut être en aurais-je ou pas du tout. la seule chose que j’espère c'est ne rien regretter a la finale. Je suis en tout cas très heureuse de trouver des personne qui comme moi non pas cette capacité a ce dire aller hop demain c'est décidé je serais une super maman ou simplement des personne qui ne désir pas d'enfants et a qui je dis bravo de tenir tête a toutes c'est personne qui nous font vraiment sentir mal.

Anonyme a dit...

je pense que mon message précédent n'est pas enregistré. Je disais donc qu'on est entouré de gens insatisfaits et qui n'ont pas le courage de l'avouer. Alors ils se vengent en essayant de nous faire nous sentir mal. Comme se collègue masculin que j'ai eu, soit-disant féministe et père de deux enfants. Il était clairement mal dans sa peau et pas heureux de sa situation,il a vu que j'étais sensible et m'a entre-autre critiqué sur mon 'anomalie' de ne pas vouloir être mère : 's'il y a une chose que vous les femmes savez faire et nous pas c'est ça'. J'ai oublié à ce moment de lui dire : pardon, primo, il faut être deux, et deuxio, j'ai autre chose que toi tu ne sais pas faire, j'ai un don en dessin. Il ne faut jamais se laisser rabaisser par ce genre de personnes. Si notre talent se limitait à enfanter, le monde serait triste!

Anonyme a dit...

bonsoir

Moi, je suis en couple depuis 14 ans et dès le début j'avais été claire pas d'enfant pour moi. Lui était ok à l'époque mais les années ont passées et son désir à lui d'avoir des enfant est qd même venu. De mon coté, toujours la même chose sauf que j'ai eu, je dois l'admettre, une longue période de remise en question. Avec l'âge, j'ai pensé changer d'avis la pression sociale est tellement forte mais les raisons pour les quelles je n'en voulais pas restaient les même.
J'aime la présence d'enfant mais à petite dose, les cris très peu pour moi, pas trop de patience et surtout pas de envie de supporter la pression des gens autour de soi que ce soit la famille ou la société en général en ce qui concerne l'éducation etc. Avoir un enfant exige en effet un engagement , un investissement émotionnel que je n'ai pas envie de vivre! Ce n'est pas la peur de l'accouchement ou même de s’occuper de l'enfant en lui même mais c'est celui du rôle de parent en tant qu'être social dans notre société civilisée. Faut toujours se justifier , paraître sans reproches,etc...Or je sais qu'on ne peut pas élever un enfant en "vase clos", il faut l'ouvrir au monde ET on arrive à ma première véritable raison de ne pas avoir d'enfant, la plus stéréotypée a avouer mais non moins sincère pour moi : ce monde dans lequel je doute profondément, je n'ai pas assez de courage ou de confiance pour y mettre un enfant de plus ...

Anonyme a dit...

Bonjour,
je viens d'avoir un enfant. C'est donc une petite fille de 2 mois et demi. c'est dur ! Enfin, je pense que le pire est passé (elle avait des coliques avec des pleurs pendant des heures le soir !). Je suis un jeune femme française qui voulait cet enfant, et meme depuis longtemps. J'ai attendu que ma situation s'améliore et de trouver un bon conjoint (je ne comprends pas celle qui font un enfant avec quelqu'un qui ne partage pas leur taches ménageres, etc.). Mais c'est quand meme difficile : meme si c'est son enfant; on doit se justifier tout le temps : on te dit ce que tu dois faire (laisse le pleurer, etc.), et de meme pour l'allaitement (celles qui n'allaitent pas sont culpabilisées mais celles qui allaitent ne sont pas aidées et ont souvent mal parce qu'on les aident mal ou trop regardées). Etre mère comme vous le dites toutes impliquent des sacrifices mais aussi pour celles qui l'ont choisies et réfléchie comme moi une bonne dose d'optimisme et que la vie n'est pas si mal que ça. Perso, on peut etre écolo et moins pollué en étant 3 plutot que 2 (voyant certains de mes amis) ! de meme, question budget, je vais aux brocantes et on m'a donné plein de linges, de choses, et tant pis si c'est un peu usé.
En fait, je me suis éloigné du sujet. Je voulais juste vous dire pardon ! Pardon par avance, je ne savais pas et j'aurai (ou j'ai ?) été surement l'une de ces personnes qui vous ont demandé de vous justifier mais maintenant je vous comprends. Ce qui est bien est de pouvoir faire son choix, et comme dans beaucoup d'autres cas, il n'y a pas de bon choix, un choix correspond à une personne.
Enfin voilà, pardon et qu'on laisse la liberté aux femmes !! mères ou pas ! Et si elles sont mères, qu'on les laissent élever leur enfant comme elles veulent !
Virginie

orpheus a dit...

Je n ai jamais été attiré par la paternité mais comme on ne peut dire jamais,je laissais le temps passé mais voila qu aujourd hui j en suis toujours au meme stade!Avant tout avoir un enfant cela doit venir du coeur et aussi du choix des deux personnes qui forment le couple sinon c est voué a l echec!Bien sur toujours cette meme pression de la famille ou certains amis mais la plupart connaissent mon avis sur ce sujet et le respecte,et puis j assume mes choix,personne en ce monde decidera pour moi!Je sais que c est parfois difficile a assumer de ne pas faire come les autres!L important est d etre en phase avec sa propre vie et non pas faire sa vie a partir d un modele de société si je puis dire!Cela doit etre comme ça c est le feeling certains reves d une famille alors qu ils foncent,d autres comme nous ont une autre vu du bonheur,tout simplement a chacun de trouver son chemin avec ou sans enfants!Bien aussi faire la difference entre ne pas vouloir d enfants et ne pas les aimer,j ai des neveux que j adore mais voila!Comme c est facile de dire que c est un choix egoiste,cela me fait bien rire surtout de la part de ceux qui s occupent d un minimum de leurs enfants,et ceux qui sont prets a ecraser les autres afin que leur petite progéniture reussissent leur vie!Certains disent que c est un grand bonheur mais celui ci arrive avec son equivalent de soucis et problemes!Quand je vois ma mere qui a eu cinq enfants je vois que sa tete est remplis de soucis depuis toujours,elle n est jamais vraiment serreine,et maintenant ce sont ses petit enfants en fait ça ne s arrete jamais!
Maintenant c est vrai que quand on est deux ce choix devient dificille surtout quand l autre en veut!Cela fait trois ans que je suis avec ma petite amie et je sais qu elle en voudrait un,depuis le debut je lui ai dis mon avis afin qu elle ne perde pas son temps avec moi si c est son reve!Nous avons chacun notre appart et nous vivons bien comme ça mais l avenir nous dira si notre amour est plus fort que le souhait d avoir un bébé,en tout cas je suis une personne responsable alors je ne ferais pas un bébé pour lui faire plaisir!Encore une fois c est une decision a prendre a deux!Voila mon opinion,en tout cas ça fait du bien d en parler ici:)

Anonyme a dit...

Bonjour!
Ca va faire maintenant 3 ans que je me bats avec mon entourage sur la question. J'ai 20 ans et je refuse catégoriquement d'avoir des enfants. Déjà petite, le seule dont je me sois jamais occupé était mon petit frère; quand on était invité chez des amis, je préférais rester avec les adultes que d'essayer de jouer avec les enfants (invariablement entre 2 et 3 adorables petits monstres qui braillaient dans tous les sens, jamais les angelots dont tous les parents parlent...).
Quand j'étais petite, je voulais avoir des enfants pour que ma mère soit grand-mère: avec le recul, je me rends compte de l'absurdité de cette idée.
Heureusement, j'en ai parlé avec elle, et elle m'a épatée par ses propos: elle ne veut surtout pas que je fasse des enfants pour elle, elle sait qu'il s'agit d'un choix personnel, et ayant elle-même vécut avec une mère qui l'a eu pour avoir un bâton de vieillesse, elle sait que certaines femmes ne sont pas faites pour le rôle de mère.
Mais l'avis de mes amies proches me fait quand même mal: on me dit que je rejetterai mes instincts maternelles sur mon mari (je suis célibataire depuis toujours et bisexuelle de surcroît, mais allez savoir pourquoi, elles me voient déjà mariée), que je changerai d'avis quand j'aurai rencontré l'homme idéal, et ma meilleure amie ma dit texto que les femmes qui ne sont pas mère lui font pitié. Du coup, je me suis toujours sentie comme le vilain petit canard de la bande...
J'aimerais que les gens apprennent à réfléchir à deux fois avant de sortir ce genre d'inepties: elles blessent les personnes concernées à un niveau bien au-delà de ce que l'on pourrait imaginer. Mon frère, quant à lui, ne veut pas d'enfants, mais bizarrement, personne ne remet en question son choix...
Je n'aime pas les enfants, mais ça ne veut pas dire que je ne serai pas heureuse pour mes amies si elles en ont.
Quant au fait que mon choix soit égoïste, je ne répondrai que deux choses:
1) quand je vois le monde tel qu'il est aujourd'hui et les dangers pour les générations futures (économiques, environnementales, sociales, etc.), je me considère bien plus altruiste que tous ceux qui font des enfants parce qu'il faut en faire, et non par amour de l'être à venir;
2) Je préfère regretter plus tard de ne pas avoir fait d'enfants (même si je ne pense pas que cela arrivera un jour) que de regretter d'en avoir fait et le leur faire comprendre.
Merci pour tous ces témoignages!

Hervé a dit...

Etonnamment c'est souvent le débat inverse qui me fait peur : " On se marie et on fait notre bébé". C'est tellement facile. Et si on pose la question :"tu es sur d'y avoir bien réfléchi ?" alors le temps s'arrête et on peut percevoir la totale incompréhension dans le regard de l'autre. Pourquoi y réfléchir, à 4 ans j'avais déjà une poussette pour jouer à la maman. De plus en 2 minutes c'est réglé. Certes il faudra ensuite 10 millions de minutes pour que cet enfant atteigne les 18 ans mais bon. Et si je te dis que 20 à 25 % des couples se séparent dans les mois qui suivent la naissance d'un enfant ? Ils étaient effectivement certainement pas prêts. Je ne parle pas des autres qui vont rester ensemble jusqu'à ce que "les enfants soient plus grands".
Mais ne parlons pas de l'époque bébé, car effectivement 5 000 couches en deux ans, perte de vie sociale, rapprochement avec les grands parents, manque de sommeil, crise financière etc... on aime notre enfant, tout comme cette belle phrase " tu verras quand tu auras le tient". Evidemment pouvez vous imaginer une mère ou un père annoncer : " tu fais bien d'attendre je déteste mon enfant". Ce n'est pas concevable. On fait avec, on regarde le voisin, la famille, les amis parents et on se dit que c'est comme ça partout et que ça va passer.
Combien de parents j'ai pu voir me raconter que leur enfant à donné un nouveau sens à leur vie, j'entends par là un sens en plus du précédent donc encore mieux. Mais qu'un jour il a fallut les laisser partir et à nouveau apprendre à se regarder en tant que couple. Et là ...
Mais tout ceci ne se dit pas. On ne peut pas. Ca ne peut être la faute d'un enfant, il n'a pas choisi de vivre, il est né, ce sont les parents, perdus dans ce système, ces croyances. Aujourd hui ne pas faire d'enfant ce n'est pas dire non à la vie, ni détruire la race humaine, c'est juste ne pas assurer le bon fonctionnement de notre modèle économique de pays développé. Pour être plus cynique, 16500 enfants vont mourir de faim pendant que l'on se pose des question sur la natalité. Dans 20 ans, alors que l'on mettra une puce GPS dans l'oreille de notre enfant il y en aura toujours un qui fera 2 km à pied pour récupérer un litre d'eau contaminée à sa famille. Mais à part on va traiter d’égoïste les gens qui ne veulent pas d'enfants. Qui sont les vrais égoïstes en fait ? Peut on croire que ce spermatozoïde à fait le choix délibéré de vouloir naître. Non car c'est avant tout des parents égoïstes qui ont d'abord pensé à eux. Sans se demander s'ils allaient tenir, sans regarder le monde dans lequel ils vivent.

Hervé a dit...

Suite :/


"Alors c'est pour quand le premier ?" Je sais pas je vais commencer par un chat surement.

"Oulà la pendule tourne va falloir s'y mettre !" C'est clair on part en weekend romantique à Venise dans deux semaines.

"En fait tu es juste une personne égoïste face à la vie ! " J'aurais tellement aimé que tu dises ça à mes parents.

Sinon les choses qui ne font pas rire, 3 des mes collègues sont des mamans célibataires. Elles reconnaissent elles-mêmes qu'elles ont 70 % de chance en mois de trouver un compagnon idéal. Je ne parle pas du coup d'un soir.

Les enfants se font entre 20 et 30 ans dans la majorité, pourtant nous reconnaissons aussi que l'on atteint une maturité "de vie" vers 35 ans. Nous avons donc des couples qui font des enfants alors que 5 ans auparavant ils étaient encore à 100sms/jours à se demander si machin était baisable ou pas. Heureusement la tendance est plus proche des 30 ans que des 20 ans selon l'insee.

Et il y a les dangereux, ceux qui a 18 ans vous disent je veux 4 enfants avant mes 25 ans. Qui ne passeront jamais devant un psy pour qu'eux mêmes tentent de comprendre. Et à qui on va dire " rhoalla c'est merveilleux tout cet amour". Il sera pour qui l'amour réellement, qui est l’égoïste dans cette histoire.

Aujourd'hui j'ai 36 ans, j'aime ma femme plus que tout au monde et je le sais car je me suis déjà cassé la gueule et que je pense m'être relevé sans rester qu'une coque vide aigrie. Certes cynique mais pas aigri face à la vie. Nous avons une alchimie parfaite sauf sur un point... Je ne veux pas d'enfant mais elle ... Et dans tout ça je sais que je risque de la perdre à défaut de faire un enfant pour la garder ! moi qui me moquait de ces gens là qui font des enfants pour soi disant sauver leur couple. On en parle, c'est dur, mais ça reste une évidence pour elle. Le pire c'est qu'elle comprend parfaitement tout mon argumentaire ! Mais c'est pas grave.

C'était donc le dernier point, en plus d'être égoïste, de vouloir éteindre la race humaine, de ne pas être fait comme tout le monde, nous pouvons donc en plus perdre celui ou celle qui donne un sens à notre vie pour ne pas vouloir de l'enfant qui pourrait donner un sens à notre vie.

orpheus a dit...

Bonsoir Hervé,
beaucoup de verité dans tes mots,on sent que tu une personne responsable!Oublions ces modeles de société soyons en phase avec notre propre vie,l important est de trouver son bonheur avec ou sans enfants!Je suis dans le meme cas que toi avec ma petite amie,elle connait mon opinion depuis le debut,je ne sais pas si elle me quitterait peut etre que oui mais j affronterais ce moment avec dignité car lui faire un enfant pour rester avec elle,c est hors de question malgré l amour fort que je ressens pour elle,avoir un enfant c est a deux et ça doit venir du fond du coeur,des parents irresponsables il y en a assez comme ça et qui paye leur inconcience,ces malheureux enfants qui n ont rien demandé!Je te souhaite de joyeuses fetes de fin d année,au plaisir.

Anonyme a dit...

j'aime bien les 2 derniers postes d'Hervé et Orpheus. C'est vrai que c'est aussi pénible pour les hommes d'être considéré comme un potentiel reproducteur. Ca se vérifie aussi dans d'autres domaines, par exemple je me fais souvent mal voir depuis des années parce que je suis célibataire. Je suis loin d'être laide, et donc les gens se posent encore plus de questions. qu'est-ce qui cloche chez elle? est-ce qu'elle est lesbienne? Comme je ne suis pas pourvue d'une montre biologique, et ayant eu quelques déceptions dans le passé, je ne suis pas pressée. Avant je souffrais des réactions des gens autour de moi. Une femme (en couple mais sans enfants) que je connaissais à peine m'a dit un jour : 'tu es une personne à part entière.' Et c'est vrai pour tout, il ne faut ni être en couple, ni être parent pour être quelqu'un de tout à fait valable.

orpheus a dit...

Merci anonyme pour ta réaction a mon message,eh oui les gens ne peuvent s empêcher de juger les autres mais toi qui est comme moi une personne a part entière avons cette intelligence de ne pas tomber dans le piège de cette société!La liberté est pour moi une valeur que j ai toujours tenu a coeur. Etre responsable c est très loin d être donné a tout le monde!Ne t inquiètes pas il y a de la place en ce monde pour les êtres comme nous qui ont leur façon de voir les choses et heureusement d ailleurs sinon comme ce serait triste si on avait tous les memes objectifs!N hésites pas a me faire part de tes impressions,au plaisir

Anonyme a dit...

Merci Orpheus. Je suis plutôt contente comment vont les choses. Mais c'est vrai qu'il a fallu du temps pour le réaliser. Il faut rester fort, ne pas montrer de doute car j'ai remarqué que c'est ce qu'ils attendent. Ce n'est jamais facile d'être à contre-courant. C'est toujours plus facile de se laisser porter par le courant et ça prend moins d'énergie. Mais c'est moins intéressant. Quand je regarde autour de moi et je vois certains gens 'dans la norme' insatisfaits de leur vie, j'ai la conviction que ça vaut la peine de continuer. Pouvoir disposer de son temps, vivre à son rythme, sans être bousculé, ça n'a pas de prix. Souvent les gens les moins compréhensifs sont ceux qui sont le moins épanouis. Ce qui prouve bien qu'il ne sont pas détenteurs de la 'formule-miracle' du bonheur. Le mieux est de vivre tout simplement sa vie, pas celle des autres.

orpheus a dit...

bonsoir anonyme:)je suis entierement d accord avec toi,tu sais j ai toujours respecté les choix et vies des autres et je crois que cela participe au fait que je me sente bien dans la vie,le respect,la compassion sont des sentiments qui cultivent le bonheur:))Cela me permet d etre a l aise avec ma façon de penser,je veux juste qu on la respecte mais tout le monde n a pas la finesse d esprit requise pour ça!J ai toujours été a contre courant et cela m a permis d apprendre beaucoup de choses,aussi de developper une certaine sagesse grace a ma propre reflexion.Je suis content d echanger ces quelques mots avec toi et merci pour ces verités sur ton dernier message!Je te souhaite un joyeux noel remplis de bonheur,a bientot

Anonyme a dit...

olivia:Quoi tu ne veux pas d'enfants? Tu ne veux pas être contrainte d'en faire parce que c'est la suite logique de la vie? Je suis choquée!!!
Biensur je suis ironique comme tu l'auras compris...
Les gens sont des adeptent du je sais tout mieux que les autres et du j'aime critiquer.
Tu n'en veux pas tu n'en veux pas point. Chacun gère sa vie comme il le souhaite. Et puis faire un enfant quand le désir n'y est pas j'en vois pas l'intérêt. Après le désir d'enfant c'est souvent quand on a envie de pouponner et qu'on se sent prêt à se mettre de côté. Mais si on a pas l'âme à faire des concessions et à mettre sa vie entre parenthèse pour un bébé, il est alors normal de ne pas en vouloir...
Perso, j'en ai un car j'ai toujours voulu en avoir au moins un.... je ne me suis jamais mise dans l'objectif d'en avoir plusieurs je me suis toujours dis : je verrais avec le premier. Verdict: elle sera fille unique!!! je suis fiere de ma fille, je ne la regrette en aucun cas, c'est mon plus beau cadeau, ma plus belle réussite.... Mais bon c'est épuisant, ca coute cher, ça cause des soucis, ça demande beaucoup d'organisations et ma maison est devenue un chantier... Pour ma part, j'arrive à gérer avec un... mais deux rien que d'imaginer je me vois comme une mère dépressive, dépassé par les évènements au bord du sucide, qui bats ses enfants tellement je serais à bout de nerf.

Mais meme en ayant un enfant je passe pour une atrocité de la nature, car je compte faire de ma fille d'une fille unique... je ne suis qu'une égoiste sans coeur, qui rendra sa fille malheureuse du a l'ennui mais qui sera une reine du caprice, qui echouera dans la vie et qui ne supportera pas qu'on lui résiste. Wao, je suis déjà cataloguée comme une mère indigne, qui ne donne aucune éducation. Ma fille à 18 mois ... j'ai déjà eu aussi le : « quand elle rentrera a l'école tu changeras d'avis » ben oui, entre temps je serais devenu milionnaire j'aurais une femme de ménage h24 chez moi, j'aurais des nerfs d'acier et je serais devenue une pro de l'organisation .... euh.... ouais quand ils auront 18 ans j'aurais de nouveau envie de redevenir mère et je vais adopter ? J'argumente plus c'est mon choix, ma vie mon corps je fais ce que je veux point! ;)

Mon amie favorite qui ne veut pas d'enfant m'a exposé son point de vue: «je n'ai guère envie de faire des concessions, de me priver, de mettre ma vie entre parenthèse. Et puis moi les grasses mat' c'est une passions, jouer à la gogolle devant un bambin qui avec l'age est ingrat et vous reni ça va c'est pas mon délire. Et puis je suis meme pas capble de m'occuper d'un chien pourtant c'est pas compliqué.... alors un bébé, fiou, il serait directement placé le pauvre » Elle m'a fait rire et en même j'ai adoré son honêteté et comme on dit: « chacun sa vie, chacun fait ce qu'il en veut »

orpheus a dit...

Bonjour Olivia,c est évident tout le monde devrait pour faire sa vie comme il ou elle le souhaite mais c est surtout les gens jaloux a l âme critique qui doivent évoluer!La plupart du temps ceux qui critiquent nos choix ne sont pas heureux mais il est souvent trop tard ils sont entrés dans le circuit du système alors quoique les gens pensent,vivons comme nous le souhaitons et profitons de cette liberté:))celle ci a un prix mais il faut toujours garder a l esprit qu on ne peut pas tout a voir dans la vie!Moi meme je sors avec un fille formidable le problème est qu elle voudra être mère mais moi être pere ça me dit rien depuis toujours,elle le sait depuis le début car j ai été franc avec elle,donc peut être elle me quittera mais je suis préparé et je ne lui ferais pas un enfant pour lui faire plaisir,je suis responsable un enfant ça se fait a deux,il y en a assez qui souffrent comme ça,voila le prix de ma liberté ce sera peut être la perte de mon amour mais la vie continuera avec ces joies et ces peines!bon week end

SONIA a dit...

Moi aussi, je suis toujours obligé de me justifier et j'essaie de trouver des excuses pas trop horrible à dire, pour bien faire passer le truc, genre je ne me sens pas capable de m'occuper de lui...
Alors que en fait mes vrais raisons et ça fait plaisir de le dire, c'est que je ne veux pas d'un gros bidon pleins de vergetures car des vergetures j'en ai déjà assez!!
Je ne veux pas d'accouchement de péridural, d'épisiotomie et autres merdouilles relatifs à l'accouchement, je ne veux pas allaiter, je ne me vois pas du tout derrière une pousette, je ne veux pas régler ma vie sur celui d'un enfant. je ne veux vraiment pas supporter tous ce qui touche à la maternité.
Je suis bien avec mon chéri et nos animaux et notre superbe maison toute petite avec une seule chambre.

Sophia a dit...

Je me demande pourquoi c'est considéré tellement comme horrible de ne pas aimer les enfants. Je ne trouve pas. Généralement, sauf exception, soit ils m'indiffèrent, soit ils m'agacent. Je suis tout au plus d'accord qu'ils ajoutent un peu de diversité. Sans eux le monde serait sans doute monotone. Mais pas plus que si on enlevait d'autres choses qui nous entourent. Je ne supporte pas non plus qu'on leur fasse du mal (de même que n'aimant pas les chiens je ne peux pas supporter qu'on les maltraite). Mais sinon rien. Les enfants sont idolâtrés dans notre société alors qu'ils ne sont finalement pas plus que des adultes en devenir. Comme nous l'avons été.

Sophie M. a dit...

Merci pour ce post <3


J'aime pas les enfants, j'ai une carrière à soigner dans un milieu très masculin (ingénierie informatique) où être une femme avec des gosses est vue comme un défaut dangereux. Ma vie professionnelle vaut plus que tous les enfants du monde, pour moi. Et j'aime déménager partout dans le monde. Donc j'en veux pas. C'tout.

Alors, ça me fait plaisir de voir que je suis pas la seule à ne pas en vouloir et à ne pas apprécier les réflexions qui suivent.

Encore merci !

Anonyme a dit...

Ophélie

Merci avec un grand M.

Après cette longue lecture, je me rends compte que je ne suis plus seule.
Je suis prise pour une folle et j'ai le droit aux mêmes reflexions!

Mon désir de ne pas être mère à toujours été en moi, je m'en suis rendu compte à l'âge de 16 ans... et depuis 10 ans ils me disent "pour l'instant mais tu en aura comme tout le monde, c'est la plus belle chose au monde!!!".

Quelle jolie phrase qui me fait frémir mais je préfère me taire pour toutes les raisons citées supra!!!!

Belle vie à toutes!!!

claire45 a dit...

Un grand merci pour ce blog, je suis dans le même cas que la plupart d'entre vous. J'ai 29 ans, 30 ans dans 2 mois, l'âge de toutes les remises en question, l'âge ou l'horloge biologique est censée se mettre en route, mais non ce n'est toujours pas pour moi.... j'ai de la chance dans mon malheur car ayant perdu mon fiancé il y a 2 ans et demi, plus personne n'ose vraiment me parler d'enfant, je suis plutôt bien entourée et par des personnes qui me félicite pour mon courage et mon envie d'aller de l'avant.

Mais ce désir d'enfanter n'a jamais été présent chez moi, petite moi aussi je laissais mes poupées dans un coin, je préfèrai mes peluches en forme de chien, d'our ou mes petits poneys. Mon truc à moi ce sont les animaux et ce depuis toujours, maintenant que mon homme n'est plus de ce monde mon amour pour eux s'est renforcé, je vais bientôt reprendre une formation pour travailler à leurs côtés, je veux leur consacrer tout mon temps et toute mon énergie, une fois de plus il n'y a pas de place pour un enfant dans ma vie.

L'idée m'a effleuré lorsque j'étais en couple, heureuse et épanouie mais je me rend compte aujourd'hui que j'aurai surtout voulu le faire pour faire plaisir à mon homme qui en voulais et dont j'étais folle...

j'aime certains enfants pourtant, enfin c'est surtout contrairement à d'autres les bébés qui m'attire, j'aime leur innocence, leurs regards, leurs sourires mais dès qu'ils arrivent à l'âge de marcher ou pire d'aller à l'école ils m'insupportent carrément; ça crie pour un rien, ça dit des gros mots et rigole bêtement...

j'espère de tout coeur pouvoir retomber amoureuse un jour, voir même me marier mais un bébé c'est et ça sera toujours niet, j'ai trop souffert, je veux profiter de ma vie, ne penser, ne vivre que pour moi et mon futur couple.

En tout cas encore merci, je n'ai lu que des commentaires de personnes intélligentes, lucides et en phase avec leur vie et leurs choix. Longue vie à ce blog :)

orpheus a dit...

Bonsoir Claire alors un conseil fonces et epanouis toi!Les animaux ont aussi besoin de beaucoup d amour en plus ils nous le rendent tellement!Moi je suis fou des chats depuis toujours et je n ai pas peur de dire que je m extasie devant eux alors que devant un enfant je suis indifferent mais voila c est la diversité de ce monde!Faire les choses avec son coeur voila la clé du bonheur si certains revent de fonder une famille alors qu ils foncent!Nous,Nous sommes attirés par autre chose alors qu ils respectent nos choix!Je me sens bien dans la vie,j adore voyager je suis aussi musicien et je dois dire que je suis comblé par la vie car le bonheur que m apportent mes passions est inestimable!La liberté voila une valeur qui me tient tellement a coeur!Je te souhaite plein de bonheur Claire,au plaisir

claire45 a dit...

merci beaucoup pour ta réponse Orpheus, c'est vrai que les animaux ont beaucoup à nous apprendre, j'ai une petite chienne de bientôt 3 ans que j'ai adopté après la disparition de mon fiancé, elle m'a tellement aidé, m'obligeant à sortir alors que je n'en avais vraiment pas envie, elle vient toujours vers moi pour que je joue avec elle et me regarde avec ses yeux remplis d'amour. C'est vrai qu'il faut de tout pour faire un monde et que certaines personne ne voient pas l'interêt d'avoir un animal chez eux et se demandent comment on peut y porter un quelconque attachement, je suis bien triste pour eux car ils passent à côté de beaucoup de choses mais certainement eux sont bien tristes pour moi qui ne connaîtra jamais "les joies" d'être mère, c'est comme ça il faut se montrer indulgent et respecteux.

Lorsque j'ai des amies qui m'annoncent leur grossesse, je suis heureuse pour elles, sincèrement, car je sais qu'elles sont comblées de bonheur et en tant qu'amie c'est tout ce qui m'importe, donc je souhaiterai également un respect envers moi dans les choix qui me rendent heureuse. J'adore mes passions, la danse (salsa, bachata et rock) faire du sport, voyager (surtout la Corse dont je suis amoureuse) je m'épanouie pleinement dans toutes ces activités, comme tu dis c'est la liberté, un bien précieux auquel je n'ai aucunement envie de renoncer!!

merci encore pour ton commentaire qui m'a fait chaud au coeur. Passe une bonne soirée et à bientôt.

orpheus a dit...

Bonsoir Claire,oui ta petite chienne t a beaucoup aider!Rien que le fait de sortir a un tel moment c est deja beaucoup!Cela a du etre une trajedie la perte de ton fiancé,j espere de tout coeur que l avenir sera meilleur pour toi,une chose que tu ne devras jamais oublier c est que meme si le ciel de la vie s assombrit trés fort parfois la lumiere reviendra toujours!Garde ce petit message en toi:)Moi aussi c est pareil je suis heureux pour les autres quand ils m annoncent un futur naissance et puis cela concerne leur bonheur:)Je suis aller en corse pour la premiere fois en septembre l année derniere et j ai adoré:)d ailleurs on y retourne cette année:))je suis impatitent c est vraiment magnifique!La plupart du temps je voyage a travers le monde et je ne connais vraiment pas mon pays la France!Mais bon j ai toujours été attiré par le reste du monde:))Au plaisir de te lire,passes une excellente soirée

Maya a dit...

Bonjour,

Arrivée sur ce blog par hasard...

Alors j'annonce la couleur tout de suite : je suis mère de deux enfants, enceinte du troisième, en congé parental d'éducation... J'en chie mais je ne changerais rien si c'était à refaire; bref, je ne partage pas vos revendications mais j'essaie de comprendre et de ne pas juger.

Je voulais juste faire quelques remarques et rebondir sur certains commentaires...

L'une des rares chose que j'ai trouvée plutôt positive en vous lisant, c'est le grand réalisme avec lequel vous apréhendez la vie avec un bébé : je crois que ce qui vous différencie de nous (celles qui désirent des enfants), est peut-être bien la faculté que vous avez de vous représenter assez concrètement la vie avec un bébé, et les conséquences... Je me suis moi-même lancée dans l'aventure en ayant qu'une vague idée de ce que serait la vie avec un bébé, voire même pas d'idée du tout. Et je crois que nombre de mes consoeurs sont dans le même cas que moi. J'ai eu l'impression d'être trahie ("mais pourquoi personne ne nous a prévenus??"), j'ai eu l'impression d'un immense tabou (il ne faut rien dire... quand on y "passe", on comprend); et en même temps, cela fait partie des expériences qu'il faut vivre pour pouvoir les comprendre... Comment trouver les mots pour expliquer à un jeune couple le tsunami que représente l'arrivée d'un bébé? Comment se représenter ce que sera cette nouvelle vie? A mon avis, c'est quasiment impossible! Alors, on les laisse faire leur propre expérience...

Maya a dit...

Une deuxième remarque concernant des mots très durs et très violents que j'ai lus concernant la grossesse, l'accouchement, l'allaitement. Quand je lis des choses comme "révulsion, dégoût, etc. ...", sans vouloir faire de la psychologie de comptoir, je ne peux m'empêcher de penser que ces femmes, poru avoir des réactions aussi épidermiques, doivent tout de même avoir quelques soucis à régler avec la maternité. J'étais aussi plutôt surprise de constater que pour beaucoup, l'accouchement se limite à une boucherie sanguinaire, une atroce souffrance comme ce qu'elles ont vu à la TV... Alors mesdames, surtout celles qui revendiquent leur féminisme, sachez qu'il y a d'autres voie, d'autres manières d'accoucher, que l'accouchement peut-être vécu de manière très positive, comme une expérience très enrichissante dans la vie d'une femme. Pour les curieuses, je vous invite à visionner le documentaire Orgasmic birth http://www.orgasmicbirth.com/ ou à vous renseigner sur l'accouchement à domicile ou en plateau technique ou en maison de naissance http://accouchement.chez.com/domicile.htm#table des matières

Bon, et dites-vous que si ce n'est pas la grossesse et la maternité qui abîment votre corps de déesse, la pesanteur et le temps s'en chargeront!! Quand on a 70 ans, on est toutes vieilles, ridées, moches (selon les critères de beauté actuels) avec les seins qui tombent. Bref, ça me semble être une grande illusion de penser qu'en ayant pas d'enfants, on préserve son corps, son couple (les couples qui n'ont pas d'enfants ne divorcent pas??)... Il y a certainement d'excellentes raisons de ne pas avoir d'enfants, mais beaucoup de celles qui sont avancées ici me semblent vides de sens, pleines d'égoïsme et bercée d'illusion. Quand vous serez sur votre lit de mort, vous vous demanderez "Qu'ai-je fait de ma vie, ai-je eu une vie bien remplie?"... Et à celles qui auront passées leur vie au spa ou à faire les touristes sur les plages du monde entier, je me demande bien quelles réponses elles pourront apporter à cette question.

Comment vous faire comprendre que ces 9 mois de grossesse SONT le plus beau des voyages? Sans bouger de chez soi! Eh oui, on peut voyager sans bouger de chez soi, et être transportée bien au-delà des endroits où un avion pourra vous amener... Oups, mais là je parle du côté sacré, initiatique de la maternité et je crois que c'est bien difficile à apréhender pour la plupart d'entre vous.

Magenta Baribeau a dit...

Merci Maya pour votre PREMIER commentaire qui dit que vous lisez ce blog pour essayer de nous comprendre. C'est bien gentil. Tel est en effet l'intention de ce blog: de démystifier ce que sont les "childfree." Par contre, votre DEUXIÈME commentaire laisse entrevoir que vous trouvez certaines personnes "égoïstes," insulte que je ne permets pas généralement sur mon blog puisque j'essaie que toutes les discussions se fassent dans le respect mutuel.

Je me permets donc de répondre que je ne pense pas que ne pas vouloir d'enfant pour des raisons physiques soit plus égoïste ou malsain que de ne pas en vouloir pour des raisons philosophiques. De toute manière, lors de la recherche pour mon documentaire, après avoir rencontré une cinquantaine de personnes ne voulant pas d'enfant et après avoir lu des centaines de commentaires sur mon blog, je me permets d'affirmer que je ne crois pas que personne ne veuille pas avoir d'enfants PRINCIPALEMENT par peur de l'accouchement. Moi-même, c'est une des raisons qui font que je ne veux pas avoir d'enfant biologique. Être enceinte ne m'intéresse tout simplement pas, voire me dégoûte un peu, ça me fait penser au film Alien. Je me réserve ce droit. Suis-je névrosée? Peut-être. Mais peut-être aussi que ça ne m'intéresse tout simplement pas. Pourquoi certaines personnes pensent-elles que les huîtres, c'est dégueu et que d'autres les adorent? À chacun ses préférences. Alors on s'abstient de juger, s'il vous plaît.

D'ailleurs il y a un mythe qui persiste. Semblerait-il qu'il y ait une femme ou deux dans le monde qui ait dit: "Moi, je ne veux pas d'enfants parce que ça abîmerait mon corps." Eh bien, j'aimerais bien rencontrer cette écervelée. Parce que je n'ai jamais rencontré de femme qui avait ça comme raison principale de ne pas avoir d'enfant. Oui, c'est niais, je vous l'accorde. Mais cette femme mythique n'existe pas. Ou peut-être seulement dans les tabloïdes américains.

Quant à votre conclusion que si nous avons fait ce choix de ne pas vouloir d'enfant, beaucoup d'entre nous nous dirons sur notre lit de mort: Qu'aie-je fait de ma vie? Qu'aie-je apporté au monde? La procréation est UN des moyens de se réaliser en tant qu'être humains, mais très loin d'être le seul. Personnellement, j'ai une vie très remplie que j'adore. Comment pourrais-je un jour regretter quelque chose que je ne veux pas? Je n'ai aucune intention d'un jour escalader l'Everest. Ça ne m'intéresse pas du tout. Ça m'étonnerait qu'à 92 ans, sur mon lit de mort, je me dise: "Ah merde, j'aurais donc dû faire de l'escalade." Non, pas trop.

D'ailleurs, écrire " Et à celles qui auront passées leur vie au spa ou à faire les touristes sur les plages du monde entier, je me demande bien quelles réponses elles pourront apporter à cette question." sous-entend qu'il y a beaucoup de petites princesses écervelées par ici (ce que je ne crois pas du tout!) qui ne font que dépenser leur argent au spa et dans les tout-inclus. Franchement, quelle vision restreinte des childfree! Voyager est une façon de s'instruire, d'apprendre et aussi de rencontrer des gens. Si lors de ma mort j'ai aussi voyagé que j'espère le faire, alors j'aurai vécu une bonne vie. Et les fois où on va se relaxer au spa, ça fait du bien. D'ailleurs, je connais quelques mères qui font de même... sans leurs enfants. Est-ce un crime? Bien non! Tout le monde a droit de relaxer!

À chacun ses buts dans la vie et ça ne regarde personne d'autre que la principale intéressée. Jamais je ne me permettrais de juger les buts de vie de quiconque. J'espère donc que les autres fassent de même avec moi.

claire45 a dit...

merci pour le témoignage de votre expérience Maya. Moi je ne me considère absolument pas comme égoiste, je pense plutôt ne pas l'être assez pour mettre au monde un enfant, le condamnant ainsi à devoir se battre toute sa vie... bref cela n'engage que moi.

Je n'ai jamais dénigrer les femmes qui souhaitent avoir des enfants, juste je leur laisse la place avec grand plaisir :) je ne suis absolument pas écoeurée par la maternité, l'accouchement ne me révulse pas et j'aime énormément les bébés comme je l'ai mentionné plus haut. Juste que pour moi et comme pour beaucoup d'autres femmes ici, je considère qu' avoir un enfant n'est pas un accomplissement en soi, je vis très bien comme cela, je suis marraine de 2 fillettes, preuve que mes amies ont confiance en moi et savent que je ne suis pas un tyran, mangeuse de bébés ;-) et que lorsqu'il faut je sais prendre des responsabilités et m'occuper de ces petits bouts. Donc vous voyez nous avons autant de bonnes raisons de ne pas vouloir d'enfants que vous d'en souhaiter. C'est ainsi.

Orpheus pour reparler un petit peu de la Corse que j'affectionne tellement, je suis allée pendant 7 ans du côté d'ajaccio avec mes parents et depuis 2 ans je vais avec des amis à Bonifacio. Je ne sais pas si tu connais ce coin mais pour moi c'est ce qu'il y a de plus sublime sur l'île de beauté, de plus on peut y faire de grandes randonnées, chose impossible à faire lorsqu'on a des enfants car ouinnnnnnnnnn ils sont TOUJOURS fatigués (c'était pour la petite pointe d'humour).

orpheus a dit...

Bonjour a toutes,j appuie le message de Magenta et je me rends compte comme la plupart du temps le manque de tolérance des personnes pro bébés!Je ne ferais pas d autres remarques car je ne ferais que répéter les propos de Magenta mais une fois encore quelque soit le choix de chacun respectons le!Ce qui est sur c est quand je serais sur mon lit de mort Maya je serais emerveillé par l éveil spirituel de toute ma vie:)

orpheus a dit...

Bonsoir Claire 45,tout d abord merci pour ta reponse A Maya car la caricature de ces propos est trés limitéé!Tu exposes ton point de vue calmement ainsi on sent beaucoup d humanité en toi et ça ç est fondamentale dans la vie!Pour la corse je suis allé A Calvi tu connais?mais je serais curieux de voir a quoi ressemble Bonifacio:)si tu veux m en parler et pourquoi pas m envoyer quelques photos ce serait avec plaisir mais la on s eloigne du sujet du forum alors je te laisse mon adresse mail:moonlik@hotmail.fr
A bientot,passes une excellente soirée

Sophia a dit...

Oui des fois on a l'impression que certains gens se sentent investi d'une mission. J'ai parfois ce genre de discussion avec des personnes croyantes qui pensent que je suis dans l'erreur (je suis athée). Le tout c'est d'être heureux avec ses choix et de ne pas être choqué quand son/sa voisin(e) en fait un autre.

Sophia a dit...

Concernant l'histoire du lit de mort, j'ai peine à croire que les gens se disent 'ah, heureusement que j'ai fait des enfants! Ma vie n'a pas été inutile'. J'ai d'ailleurs souvent lu qu'on voit défiler le fil de sa propre vie et surtout sa jeunesse. Et à propos de la déformation du corps, je trouve que ça peut être une raison valable. j'ai connu plusieurs femmes sans enfants qui étaient bien conservées et j'ai connu autant de mères qui étaient déformées par plusieurs grossesses, à moins de faire des séances de salles de sports intensives. Je trouve qu'on a le droit de vouloir rester svelte, chacun a le droit de placer sa fierté où il veut.

Bibicat a dit...

Bonsoir
quelle soulagement de lire ces messages. J'ai 34 ans, je vis avec mon conjoint depuis 19 ans, il a toujours su que je ne voulais pas d'enfant, cela ne m'intéresse pas, ils ne m'attendrissent pas, j'aime ma vie, je ne vois pas ce qu'un enfant m'apporterair. Atteinte d'endometriose et l'âge avançant, les médecins donnaient guère d'espoir pour que je tombe enceinte et cela m'arrangeait bien. de toute façon, je continuais à prendre la pilule. Puis la pression sociale et familiale ont eu raison de moi, j'ai tout arreté en me disant qu'avec l'endometriose, il y avait très peu de chance que ça fonctionne... Et bien, et même très vite. Lundi j'ai fait le test... Positif. Tout c' est effondré. J'en étais malade, je me dégoute, impossible de me convaincre que j'allais l'habituer. Rien que m'imaginer enceinte et plus tard avec un enfant me donne la nausée. J'ai decidé de ne pas le garder. Et là commence une nouvelle galère, j'ai appelé une asso d'écoute en pensant avoir une écoute sans jugement, pas du tout, on m'a même dit que si j'avais un utérus c'était pour donner la vie. J'ai commencé les démarches, demain écho, la crainte c'est d'à nouveau être jugée, des denigrés comme un rebu de la société. Et pourtant, c'est de la faute a tout ces gens que j'en suis aussi là. J'ai une hâte, que je redevienne celle d'avant, aimante, profitant de la vie, ambitieuse... Là, je ne suis même plus l'ombre de moi même. Au moins, ça me servira de leçon et ne fait que confirmer mon ressenti profond. Encore merci

Maya a dit...

Les petites princesses écervelées auxquelles vous faites allusion, oui, j’ai eu l’impression qu’il y en avait pas mal ici… Je partage votre vision du tourisme et des voyages (surtout rencontrer d’autres gens, même des enfants lol) et j’ai eu l’impression que pour certaines il s’agissait juste d’accumuler les destinations, de voir de beaux paysages, de profiter de belles plages et de soleil (ça fait aussi du bien de temps en temps), de dépenser ses sous à parcourir le monde… Pour chercher quoi ? Se détendre, se relaxer ? Je regrette juste encore une fois que la rencontre avec l’Autre ne soit pas souvent mise en avant au cours de ces voyages que sont censés permettre le fait de ne pas avoir d’enfants.

Oui, comme vous le dites, à chacun ses buts dans la vie, à chacun de trouver le sens et le chemin… Finalement, je crois que le mieux est de ne pas vous justifier, juste un truc du genre : « Je n’en veux pas, c’est comme ça ! ». Parce que finalement je me rends compte que je pourrais faire une liste de ce qui m’a poussé à faire des enfants mais dans le fond c’était juste un truc du genre « J’en veux, c’est comme ça… » Une évidence, l’instinct, une pulsion de vie, la foi en l’avenir et en l’être humain, un projet de couple, l’aboutissement de notre amour…




Pour le commentaire juste avant le mien :n'est-ce pas un peu facile d'arrêter sa contraception et d'accuser les autres, la société, d'en être là où vous en êtes? N'avez-vous pas fait preuve de lâcheté? Faire ce qu'il faut pour tomber enceinte,le regretter finalement puis avorter... et accuser les autres!
Bon courage pour tout ça en tous les cas, c'est une épreuve très difficile que vous devez traverser.

orpheus a dit...

Bonjour Bibicat,ne te contraries pas par les propos de cette association,agis avec ton coeur et ta propre pensée,ne t inquietes pas bientot cette epreuve sera derriere toi et tu croqueras la vie a pleine dent:))te souhaitant un excellent week end

Anonyme a dit...

Orpheus a raison, ne te laisse pas décourager, courage! Beaucoup de gens sont durs et cruels et je me demande souvent s'ils sont bien à leur place. Il m'est arrivé de travailler dans une association dans laquelle certains collègues avaient des opinions complètement opposées. J'espère que tu rencontreras d'autres personnes plus empathiques qui sauront te réconforter.

Bonne chance!

Magenta Baribeau a dit...

Note à Maya, je n'ai pas publié certains de vos commentaires dont le ton était franchement agressif et très peu poli. Je me réserve un droit de regard sur ce qui est publié sur mon blog puisque le but ici est d'avoir une discussion sérieuse et surtout permettre aux gens qui n'ont aucun forum pour parler de leur choix de vie de s'exprimer librement sans être jugées.

Ça ne veut pas dire que c'est de la censure ou que je ne permets aucune opinion adverse. Loin de là, toute opinion exprimée de façon POLIE sera publiée. Par contre, dès que le ton monte, je me permets de mettre un holà.

Merci de votre compréhension.

Sophia a dit...

De toute façons, j'ai le sentiment que lorsqu'on cherche un forum sur un sujet qui est en contradiction avec ses opinions, c'est soit par curiosité, soit parce qu'on veut défendre une opinion dont on n'est pas 100% convaincu soi-même. Pour donner un exemple concret, je suis athée convaincue et des fois je vais voir par curiosité des forums de gens religieux, juste pour lire comment ils voient les gens non religieux, car souvent je ne les comprends pas. je constate qu'ils parlent de tout et de rien et ont parfois une vision moins tranchée que celle à laquelle je m'attendais. Ca me fait plaisir de voir qu'ils sont différents de ce que je pensais. mais surtout je n'irais jamais me permettre d'écrire sur leur forum qu'ils sont dans l'erreur ni les insulter. Qu'est-ce que ça m'apporterait?

orpheus a dit...

Trs bon commentaire Sophia,de la tolerance sans juger voila ce que j aime:)bon week end a toi.

Sophia a dit...

Merci Orpheus :-)

Diluvia a dit...

Je n'aime pas du tout les enfants (ça pue, ça crie, c'est sale et ça ne comprend rien à rien,...). Gamine, j'ai toujours détesté les poupées, mais j'adorais les animaux en peluche. En vieillissant, la tendance s'est accentuée. Les enfants n'ont pas remplacé les poupées, mais j'adore m'occuper d'animaux vivants, les recueillir, les choyer. Ce qui m'insupporte au plus haut degré chez les enfants, c'est leur voix de fausset, qui résonne comme une sirène annonçant une catastrophe. Ce qui m'énerve aussi, ce sont ceux qui me traitent d'égoïste. Franchement, je pense que vouloir se prolonger à tout prix en pondant des gosses pour laisser quelque chose après sa mort et ne pas se retrouver seul, pour le coup, c'est d'un égoïsme monstrueux. Comme si la vie était un cadeau ! Tu parles ! Je dois être un peu misanthrope. En tout cas, je préfère la compagnie des animaux à celle de bon nombre de mammifères à deux pattes qui me sermonnent parce que je ne suis pas comme eux, accompagnée d'enfants en bas âge. Et non, je n'ai pas eu d'enfance malheureuse, je ne suis pas mal dans ma peau et je n'ai pas l'impression d'être un monstre parce que je ne veux pas d'enfant.

claire45 a dit...

je vois que nous avons bon nombre de choses en commun Diluvia, comme quoi notre manque d'interêt total vis à vis des enfants vient bien du plus profond de notre être et ne résulte d'aucun traumatisme d'enfance, puisque moi aussi j'ai eu une enfance très heureuse avec des parents formidables. Et cette passion pour les animaux nous suit depuis toute petite avec nos peluches lol, franchement je ressens une totale sérénité en la compagnie de ces petites bêtes, ce qui n'est pas du tout le cas en présence de gamins hurlants et abrutissants, merci pour ton commentaire j'ai l'impression d'avoir lu mon double lol

Anonyme a dit...

Bonjour,
J'ai 25 ans, une mère sage-femme, je suis la deuxième d'une fratrie de 5 enfants et je n'ai pas d'enfant. Mon enfance n'a été ni heureuse ni malheureuse, il y a eu des bons et des mauvais moments (mais c'est le cas chez bon nombre de personne n'est-ce pas ? ) et j'ai toujours voulu être une maman.
Oui mais voila aujourd'hui, je n'en veux pas, je pense que je n'en voudrai jamais, et je n'arrive pas à faire entendre la chose à mon entourage.
J'ai un désir personnelle d'être mère, ou plutôt de porter un enfant, de le mettre au monde, de l'allaiter... Mais je considère que ce serait un choix égoïste que de donner vie à un enfant dans ce monde qui ne me plait pas. Je ne m'y sens pas bien, je galère, beaucoup de chose me révoltent. Alors un enfant, oui mais pour quoi ? Pour qu'il rame à son tour toute sa vie ? Pour qu'il subisse ce que je subis actuellement ? Non, vraiment, je n'ai pas envie de ça.
Alors à ceux qui me disent que je suis égoïste de ne pas vouloir d'enfant, j'ai envie de répondre que si je l'étais, j'en aurais déjà fait. Pour moi (et ce n'est que mon point de vue), je ne sais pas qui de eux ou moi est le plus égoïste.
J'ai pris le temps d'écrire ici parce que ça me pèse et que ça me fait du bien de voir que certain partage cette décision de ne pas être parents. Merci pour ce blog.

Pauline

orpheus a dit...

Bonsoir Anonyme,merci pour ton commentaire,oui ça fait beaucoup de bien d en parler et saches que nous t ecoutons!C est a toi seul qu appartient la decision d etre maman ou pas,l entourage finira par te foutre la paix expliques leur le fond de ta pensée tout simplement et demandes leur de la respecter.Tu sais peut etre que ta vie va changer car il peut arriver tellement de choses durant celle ci,mais je compatie a ta vision de ce monde qui aussi me revolte,non tu n es pas egoiste bien au contraire!Bon courage.

Anonyme a dit...

J'ai parcouru les différents témoignages présents sur ce blog, et cela fait du bien de se sentir moins seule: j'ai 37 ans et pas d'enfants. Quand on me demande pourquoi, je réponds tout simplement que je n'en ressens ni le besoin ni l'envie. La plupart du temps ça suffit à faire taire mon entourage. Je ne cherche jamais à intellectualiser ni à me justifier (le monde est cruel, ça coute cher, on est trop nombreux sur terre, j'aime trop mon travail, ma liberté,....)c'est mon choix, c'est ainsi, c'est tout. Peut être que je changerai d'avis , mais pour l'instant je le vis bien, si ça choque les autres, femmes ou hommes, tant pis!

orpheus a dit...

Merci pour ton commentaire anonyme,je te rejoins sur tes mots,moi aussi de plu en plus je ne me justifie pas,depuis toujours je n ai jamais été attiré par le fait d etre papa,c est vrai qu avec le temps passé d autres raisons sont venus s additionner au simple souhait de ne pas devenir pere,mais je suis fatigué parfois de me justifier alors que finalement depuis toujours je ne veux pas d enfant,le plus important est d etre en harmonie avec sa vie que ça plaise ou non!

Anaïs a dit...

Mon précédent message n'a pas fonctionné visiblement. J'ai 19 ans, et je suis actuellement avec mon copain depuis mes 15 ans. Je me vois faire toute ma vie avec lui et je sais qu'il veut un enfant ''pour la descendance'' en quelque sorte (chose que je trouve inadmissible). Je sais depuis toujours que je ne veux pas, et ne voudrais jamais d'enfant. Je sais aussi à quel point c'est dur, à mon âge mon entourage n'en parle pas encore véritablement, j'ai plutot le droit à des ''tu verras plus tard'', ''t'as encore le temps'' quand des gens lance le sujet pour rigoler. Mais moi je pense déjà à cela, au moment ou de toute façon la personne que j'aime me quittera car je ne désire pas d'enfant.
Pour répondre à certains commentaires chacun a sa vision de la vie, du bonheur et c'est possible d'être heureux sans avoir d'enfant, il faut arrêter de penser que sur notre lit de mort on va regretter. enfin voila ce petit message pour remercier toutes les personnes ici qui me font me sentir un peu moins seule.

Anonyme a dit...

Bonjour à tous,

Je suis étudiante en Master 1 de sociologie à Lyon et je réalise un mémoire sur le non désir d'enfant.
Les aspects sur lesquels je centre mon travail sont ceux du choix de la non-parentalité au sein de la vie en couple, du cadre familial et de la vie sociale.
Pour faire ce travail, je recherche des personnes qui ne souhaitent pas avoir d'enfant, qui ont plus de 35 ans et qui sont en couple, pour réaliser avec moi des entretiens (anonymes).

Les messages postés sur ce site sont tout à fait intéressants, j'espère que certains d'entre vous seront d'accords pour s'entretenir avec moi (voici mon mail: celineferrand@voila.fr)

Bonne continuation,

Céline

Anonyme a dit...

Je m'appelle Naty, Bonsoir tous le monde, et bien moi je ne sais plus, je suis allée voir un couple d 'ami qui n'a pas arreté de me dire que je serai une mère parfaite , (ça nexiste pas mais bon ;) ) je suis en couple depuis 12 ans , nous sommes artistes, on en voulait pas lui non plus et voila qu 'arrive à 35 ans , il en veut un pour vivre l'aventure , moi aussi ça peut me tenter mais j'ai peur , j'ai peur , j'ai peur vous ne pouvez pas imaginez ''enfin si" à quel point .... je n'ai jamais révé d'enfant ou de mariage, on vit chacun de notre coté, on crée ensemble et separement, on s 'aime c'est certain et à un point ...bref, en tous cas la seule chose qui m'ennuie vraiment c est la peur du regret, mais j'ai tellement peur, que ma vie change et elle va changer en mieux ? PEUT ETRE MAIS PEUTETRE PAS . j'ai l'impression que si j'en fais un ça n'est pas pour moi vraiment, je veux rester enfant responsable mais enfant , je me sens responsable deja de bien des gens sans qu'il me le demande , je suis comme une maman pour les autres mais faire mon propre enfant...j'ai pleins de neveux nieces je suis la seule de ma famille à ne pas en avoir , je me sens exclu mais j'ai toujours été un peu differente à mon grand regret bien des fois . voila je suis désolée je ne sais pas si ...mais je crois qu'on a tous peur non ? je ne sais pas j'aimerai prendre la bonne decision... etes vous tous des angoissés comme moi ? Etes vous tous des perfectionnistes , Etes vous des idealistes ? Est ce que ça n'est pas que de la peur ? je ne sais pas ....pour moi je le crois mais je sens aussi quelque chose d 'autre ? OU c'est un pretexte ...on est beaucoup à se mentir à nous même vous ne pensez pas ? Bisous à tous et Vive la vie, la notre et celle des enfants qui ne demande pas à naitre eux .... alors c'est une décision importante.... ah oui quand j'ai dit que c etait quand ma vie m'ennuyais que je pensai à l'enfant ..on m 'a dit c est sain c'est la pulsion de vie qui lutte contre la pulsion de la mort qu'en pensez vous ? vraiment je ne sais pas . j'aimerai etre sure que les temoignages sont des temoignages de personnes qui ne se mentent pas à elle même, pour ne pas avoir peur de le regretter, c'est comme les orgasmes combien de femme pretendent avoir des orgasmes alors que c'est faux ... c'est un exemple comme ça , je trouve que les femmes mentent souvent pour l'apparence . les hommes aussi surement . passez une belle journée ...Bisous

Anonyme a dit...

et je voulais dire aussi que le monde evidemment me fait peur , ma transformation aussi physique et mentale , j'ai peur d'etre trop serieuse trop protectrice , parce que je sais que la vie est dure . une derniere chose et si il n 'y avait que les cons pour faire des enfants (en supposant que je ne sois pas une conne lol et on est toujours le con de quelqu'un ) ce que je veux dire c 'est que si on a des valeurs humanistes à transmettre ne serait ce pas une bonne chose de faire des enfants ? ou alors on laisse les gravos du monde peupler la planete ? oui je sais un enfant est une personne a part entiere mais on lui inculque des valeurs comme celles que mes parents m'ont inculqués et je suis assez contente de mon éducation. pour tout vous dire j'ai decide ce vendredi d'en faire un mais je crois que comme je l'ai dit precedemment j'ai l'impression qu'on m'y a poussé. . . JE NE SAIS PLUS.

Sophia a dit...

@ anonyme : En somme, vous vous demandez si certaines femmes de ce blog ne disent pas qu'elles ne veulent pas d'enfant par fierté, comme le renard qui disait que les raisins sont trop verts? En ce qui me concerne, ce n'est pas le cas. C'est une décision mûrement réfléchie (même si je ne suis pas en couple). C'est sûr, il y a une dizaine d'années je suis passée par une phase de doute, surtout suite à la réaction de mon entourage (famille, collègues..). J'avais remarqué que les réactions étaient positives lorsque je disais que j'aimerais trouver quelqu'un et fonder une famille. Par-après je me rends compte que ça ne partait pas du fond du coeur, c'était surtout très immature, comme un enfant dit des choses gentilles pour qu'on le trouve mignon. heureusement je n'avais pas de petit ami. Qu'est-ce qui se serait passé si j'étais en couple avec quelqu'un voulant des enfants? J'aurais peut-être cédée, mais je suis presque sûre que je m'en mordrais les doigts, il y a encore tant de choses que je voudrais réaliser et je suis quelqu'un de mal organisé et qui prends du temps à faire les choses. Evidemment, on ne sait jamais, il y a tant de choses qui jouent comme le fait d'avoir un compagnon qui aide dans le ménage (de nos jours encore une minorité), le caractère de l'enfant et pleines d'autres choses. Je n'aime pas l'idée que quelque chose contrôle ma vie. Ca me donne rapidement l'impression d'étouffer. Comme je sais que je ne ferais plus jamais d'autostop pour ne pas mettre ma vie dans les mains d'un inconnu, je suis quasiment sûre que je ne vais jamais regretter de ne pas avoir eu d'enfants. Evidemment, tout le monde peut se tromper. Mais je pense que c'est une décision trop importante pour être prise sur un coup de tête.

orpheus a dit...

Suite au dernier message d anonyme,je voulais juste te conseiller de bien réfléchir car tu sembles vraiment ne pas être sur de toi!Tu as 35 ans et tu pourras avoir facilement un enfant jusque 40 ans alors prends le temps afin que ce soit un vrai désir qui vient du coeur sous peine de lourd regrets!Chacun a ses propres raisons de ne pas vouloir d enfants moi c est depuis toujours que je ne veux être Papa mais évidemment aujourd hui d autres raisons sont venus s ajouter!
Cordialement

Marinou a dit...

Bonjour,j'ai 22 ans. Je suis étudiante et je ne souhaite pas avoir d'enfants non plus ou du moins peut-être que l'envie me viendra vers 35-40 ans quand j'aurais fais les choses dans l'ordre. J'ai lu une grande partie des commentaires et je suis soulagée de voir que plein de femmes pensent comme moi. Comme vous, j'ai déjà reçu des réflexions comme "tu es jeune, tu changeras d'avis", et quand je dis que je préfère privilégier mes études et que donc je suis + que sure de ne pas en avoir avant mes 30 ans, on ne me prend pas au sérieux (certaines personnes, pas toutes heureusement). On, dirait que ces personnes se disent que je finirais bien par abandonner mes longues études pour enfanter, ou que je ne connaîs rien à la vie et que je ne peux pas savoir parce que je n'ai pas d'enfant ! le comble ! donc pour savoir si on en voulait ou pas,pour connaître la vie, il faudrait déjà en avoir un ! et on fait quoi alors si on s'aperçoit qu'on le regrette ?

Je n'ai jamais voulu jouer avec des poupons quand j'étais petite, je les trouvais moche en plus, je préfèrais jouer aux petites voitures et je n'ai jamais fait parti des gamines qui revendiquaient le fait qu'elles voulaient avoir une multitude de gamins. J'ai vite compris que faire un enfant n'est pas un accomplissement en soi et qu'il y avait plein de choses intéressantes à faire qu'on ne pouvait pas faire avec des enfants. Je ne parle pas de spa, de se faire manucurer les ongles comme l'a stéréotypé une certaine personne sur ce site, mais s'enrichir intellectuellement, se permettre de faire tout ce qu'un homme a le droit de faire, être une identité individuelle et non être une demi-personne qui devient entière "grâce" à un bébé. Pourquoi une femme ne serait pas entière sans enfants ? on ne dit pas ça pour un homme !
En parlant de spa, de tourisme. Je suis pas contre non plus, au contraire, quand on va au spa, ça ne veut pas dire forcément qu'on est inculte et superficielle. Une mère qui ne vit qu'à travers ses bébés, qui revendique :" Je suis née pour concevoir", " mes enfants, c'est la seule chose merveilleuse que j'ai réussi à faire dans ma vie",c'est pas pathétique ça ? on peut se demander si ce n'est pas plutôt anti-culture de penser comme ça. Quand j'entends ce genre de phrases, dans certaines émissions par exemple qui mettent à l'honneur les mères au foyer, je suis attérée, j'ai même honte vis-à-vis de mon genre, je me demande ce que peuvent penser les hommes en entendant des choses pareilles. D'ailleurs, dans mon ancien lycée, j'ai entendu deux gars, pourtant sérieux, dire " toutes les femmes pensent qu'à faire des enfants", je me suis sentie blessée d'être assimilée à ces femmes alors que j'ai des objectifs intellectuels et professionnels.

Marinou a dit...

(suite)

Heureusement, je n'ai pas eu de copains qui m'ont mis la pression pour faire des enfants, mais c'est normal vu mon âge mais par contre j'appréhende, dans 5 ans par exemple qu'un type me mette la pression, je n'appréhende parce que j'aurais peur de céder à la pression, loin de là, je le quitterais même, mais ça m'énerverait et j'ai remarqué que souvent ce sont les hommes qui veulent absolument avoir des enfants parce qu'ils veulent juste un prolongement d'eux-mêmes c'est tout. Faire un enfant, c'est pas pour l'enfant lui-même vu qu'il n'existe pas au départ, mais c'est pour soi. Il y a trop de gens sur la planète, honnêtement je serais partante pour qu'une loi anti-nataliste soit installée, il: n'y a plus assez de ressources sur la planète pour tout le monde : quel intérêt d'en faire 8 ou 10 par exemple ? Je connais une femme qui a 6 enfants et son problème c'est qu'elle en fait d'autres à chaque fois parce qu'elle les aime nouveaux-nés et ensuite, les autres quand ils grandissent, elle les délaisse et se focalise sur le plus petit. Enfin là, on entre dans le cas d'une pathologie mais je pense qu'il y a plein de cas comme ça.

Autre chose aussi, je remercie ma mère et mes soeurs, qui, sans le vouloir m'ont ouvert les yeux dès toute petite : elles ont eu des enfants très jeunes et le résultat ? = elles ont été malheureuses et ont gâché leur vie professionnelle. Je suis la toute dernière, et ma mère m'a eu à 40 ans et je ne suis pas trisomique comme certaines personnes ont essayé de faire croire à ma mère avant ma naissance.
Par rapport à un témoignage que j'ai lu sur le site, c'est bien vrai qu'au jour d'aujourd'hui, en 2012, certains médecins, associations font culpabiliser les femmes qui veulent avorter, j'ai quelques personnes de mon entourage qui ont vécu ce calvaire. Pourquoi forcer une femme à avoir un enfant qu'elle ne souhaite pas ? à quoi ça sert si de toute manière, elle ne s'y attache pas après ? il sera peut-être malheureux de toute façon. Les gynécologues ne se gênent pas de forcer les femmes qui avortent à écouter le coeur de l'embryon pour les culpabiliser.

Audrey a dit...

C'est vraiment un immense tabou dans la société : dire que ce n'est pas raisonnable de faire plein d'enfants, dire qu'une femme n'en veut pas ... C'est presque criminel.
Je remarque que nous vivons toutes avec ce "fardeau" social, obligées de se justifier, d'étaler toutes les raisons qui guident notre choix, obligées de supporter le fameux "ah mais c'est égoïste !". NON NON NON, il n'y a aucune raison altruiste de vouloir un enfant. La seule, à peu près valable c'est "faire cadeau de la vie", encore que je trouve que la vie n'est pas franchement un cadeau. Si vous demandez aux gens quelles sont les bonnes raisons de faire un enfant, vous ne verrez que des raisons purement égocentrées "transmettre ses connaissances/gènes/son nom", "souder son couple", "ne pas être seul en vieillissant" ...
Au final, la meilleure façon de répondre à "c'est pour quand les enfants ?" c'est de demander à la personne pourquoi il faudrait qu'on ait envie de faire des enfants, et répondre point par point à chacun de ses arguments (ils ne sont pas nombreux en général). Mais c'est vrai que l'attitude féministe serait plutôt de dire "je n'en veux pas, je n'ai pas à me justifier". Mais au risque que l'inquisiteur insiste.

Véronique a dit...

Je n'ai pas lu tous les commentaires, mais il est très intéressant de vous lire et de lire vos réponses à certains d'entre eux.

Je ne veux pas d'enfant. Les plus grandes réactions viennent de mes élèves. Je suis enseignante au secondaire et la majorité de mes élèves ne comprennent pas pourquoi je ne veux pas d'enfant. Parfois, j'ose leur dire que je veux la paix quand je rentre chez moi. J'adore mon boulot, j'aime mes élèves, mais c'est assez pour moi!

Aussi, l'été passé, pour la première fois, j'ai osé dire à une amie qui me ressemble drôlement, que je préférais les animaux aux bébés... J'étais gênée, mais elle a hoché la tête et m'a dit qu'elle ressentait la même chose. Malgré tout, je partage rarement cette pensée.

Finalement, une chose qui m'étonne tout le temps, c'est quand les gens me disent que je serai seule quand je serai vieille alors que notre société moderne laisse ses aînés mourir dans maison pour personnes âgées. Je réplique tout le temps que c'est une mauvaise raison pour avoir des enfants que c'est tout autant égoïste de procréer pour ne pas se retrouver seule que de ne pas en avoir.

En tout cas, je vous souhaite bonne chance et j'ai bien hâte de voir ce documentaire.

orpheus a dit...

Bonjour a vous tous et merci a Veronique pour son temoignage!Ce jour est delicat pour moi, ma petite amie et moi venons de nous separer pour cette question d enfant,malgré cette tristesse aprés quatre années de bonheur,ma conscience est libre car elle savait depuis le debut qu etre papa c etait pas mon truc!sans entrer dans les details je sentais que depuis plusieurs mois la question devenait envahissante et commençait a me perturber!Je ne peux pas lui faire enfant pour son plaisir alors qu au fond de moi je n en veux pas,pourtant c est une fille exceptionnelle mais voila cela commençait a nous poser un enorme soucis alors je veux lui souhaiter beaucoup de bonheur en fondant une famille et je garderais en moi ces moments merveilleux passés ensemble!Me voila en route pour une nouvelle vie!Je souhaite a chacun d entre nous de s epanouir en ce monde,faisons face ensemble a cette pression sociale qui nous entoure et gardons la tete "haute"

Sophia a dit...

Bonjour Orpheus,

désolée pour votre rupture! Ce n'est jamais très amusant ces moments. D'autre part ce sont des choix trop importants. Je me suis dit qu'à la prochaine rencontre que je ferai c'est un point que je dirai assez rapidement (pas à la première rencontre), pour éviter ce genre de quiproquos. D'ailleurs, depuis que je me suis rendu compte que je ne voulais pas d'enfants, je le dis ouvertement, entre autres à mes collègues, quitte à passer pour une bizarre:-)En tout cas bon courage!

orpheus a dit...

Bonsoir Sophia,merci beaucoup!C est vrai tu as raison tant pis si on passe pour des bizarres:))Affirmons nos choix un point c est tout!Moi et ma petite amie sommes au bout de cette histoire meme si nous devons encore en discuter je crois que nous n avons plus le choix!Ce qui me frustre quand meme c est de mettre une croix sur cette complicité incroyable qu on avait,on avait jamais connu ça,ça me gene sur le fond de tout foutre en l air pour un enfant mais en meme temps je respecte son envie d etre maman!En tout ça fait beaucoup de bien d echanger tous ces temoignages avec des personnes comme nous:)d ailleurs j invite tous ceux qui veulent se connaitre un peu plus pourquoi pas sur facebook ou autre afin de se sentir un peu moins seul dans ce monde majoritairement "pro bébé"
voila l idée est lancée:)bonne semaine a vous tous

Sophia a dit...

Je pense que ça ne se raisonne pas. J'ai l'impression que certaines femmes (et hommes) ont vraiment cette fibre en eux. Je me souviens de filles à l'école qui à 17 ou 18ans parlaient déjà de vouloir des enfants alors que pour moi c'était complètement abstrait. Je pensais à cette époque qu'elles cherchaient simplement à se rendre intéressantes, qu'elles étaient trop jeunes, ou encore qu'elles manquaient d'imagination pour faire autre chose dans leur vie. Mais je pense que c'est plus complexe que ça, pas mal de grands scientifiques, écrivains et artistes ont été des parents (pas toujours très présents). Tout dépend de ce qu'on veut (ou pas).

Anonyme a dit...

Allo,

Moi dans mon cas j'ai un enfant de 15 ans,et sa fait 15 ans que je dit que je n'en veux plus je ne suis plus avec le pere de mon enfant depuis un certain temp,mes le probleme c'est la famille a mon chum ils ont eux beaucoup de difficulté a accepter que je n'aurais jamais d'enfant avec leur fils je me suis meme fait traiter d'égoiste je doit me justifier constament les gens ne comprennent vraiment pas qu'avec un gars de 15 ans je commence a revivre et me rembarquer la dans jamais de la vie ,mes je passe pour une méchante que sont chum pourras jamais avoir sont propre enfant je ne suis pas diférente a sa ,sa me fait de la peine pour lui,mes en faite je n'aime pas les bébé sa me dit rien du tout mes c'est la premiere fois de ma vie que je le dit,toutes les femmes sont tellement exciter devant les bébé ,mes pas moi.............sa fait du bien de vous lire

Emma a dit...

Bonjour, je tiens d'abord à vous dire que ce blog me rassure, car j'ai 18 ans, et toute ma vie je n'ai jamais voulu avoir d'enfant. Je n'ai jamais aimé les poupées, et déjà à huit ans je disais haut et fort que je ne voulais pas d'enfant. Au début, ça amusait mes parents, mais maintenant ils ont un comportement tout autre. Au début, je pensais que ce choix de ne pas être mère ne les dérangerait pas, mais ce n'est pas le cas. Ma mère n'arrête pas de me dire "lorsque tu auras des enfants..." et j'ai beau lui répéter que je n'en veux pas, elle fait comme si elle ne m'entendait pas. Quant à mon père, quand je lui ai dit mon souhait de ne pas avoir d'enfant, il m'a dit "on dit tous ça au début, mais après...". Désolée d'avoir raconté ma vie, mais je ne comprends pas pourquoi mes parents ne prennent pas cette décision au sérieux. J'y ai réfléchis, j'ai observé les mères autour de moi, et j'ai compris que cette vie-là n'était pas pour moi. Pourtant, mes parents semblent penser que ce n'est qu'une lubie qui va passer. Mais ce n'est pas le cas. Suis-je anormale pour autant ? J'ai envie de dire non, mais mes parents semblent croire le contraire quand j'affirme ne pas vouloir être mère. Si tel est le cas, ça me ferait vraiment mal qu'ils me voient ainsi. C'est peut-être une question déplacée, mais comment vos parents ont-ils réagi quand ils ont appris que vous ne vouliez pas d'enfant ?
Encore merci pour ce blog qui m'a rassurée.

Sosso a dit...

@ Emma Je pense que les seuls choix anormaux (d'abord qu'est-ce qui est normal?) sont ceux où on nuit à quelqu'un. Ce n'est pas le cas. Comme je l'ai écrit plus haut, mon frère m'a répondu quand j'avais à peu près ton âge que j'avais décidé rater ma vie. Ce n'est pas agréable à entendre, mais je constate que ni mes parents, ni lui sont détenteurs de la formule du bonheur et qu'ils sont très mal placés pour porter un jugement sur mon choix. Petite parenthèse, il a été marié mais n'a pas réussi à avoir des enfants. Qui est finalement le plus malheureux? J'ai 38 ans et je suis toujours contente de mon choix. Comme c'est très personnel, que chaque personne est unique et a son propre vécu, et peut changer d'avis (mais pas forcément), que je ne connais pas vos parents, c'est difficile de donner un conseil. Je peux juste donner une de mes motivations : le fait que je connais plein de personnes attachantes en couple mais sans enfants. La raison à mon avis est que le temps qu'on ne dépense pas à élever des enfants et à s'effacer, on peut le consacrer à se construire, à s'enrichir intellectuellement et socialement, ce qui est plus difficile en tant que mère, à moins d'être super-organisée, d'être riche ou d'avoir un compagnon qui participe aux tâches. Ce que je trouve positif ce sont les acteurs qui revendiquent leur non-désir d'enfant tels que George Clooney, Cameron Diaz et autres. J'espère que ça va contribuer à faire changer les mentalités. de toute façons on sera de plus en plus nombreux. J'ai espoir en l'avenir.

ORPHEUS a dit...

Bonsoir Emma et merci pour ton temoignage,je suis certain que ce n est pas une question de normalité,c est etre en phase avec sa propre vie,certains font des enfants et le gere trés bien!D autres c est une catastrophe!Mais comme la société nous poussent a en faire finalement peu ose ne pas en avoir.Je pense que comme mes parents les tiens finiront par s y faire surtout avec le temps qui passe car pour l instant ils se disent que tu es un peu jeune et que tu changeras peut etre,ne tinquietes pas tu es leur fille et ils comprendront.Saches que nous sommes tous la:)j aurais peur de me repeter mais si tu veux tu peux lire mes anciens messages ici,a bientot et bonne soirée:)

Emma a dit...

Merci pour vos commentaires qui m'ont beaucoup aidée. Je me sens d'un coup moins seule, et je suis contente qu'on ne me juge pas par rapport à cela.
Passez une bonne soirée ^^

Sosso a dit...

Merci,

et Joyeuses Pâques ^^

julie-cerise a dit...

Bonjour à tous,

Pour ma part, bien formattée par la société, je me projète toujours dans l'avenir avec 2 ou 3 enfants... nous avons une bonne situation, une jolie maison avec 3 chambres et un grand jardin ...et pourtant, aujourd'hui à 31 ans, je n'en désire toujours pas! Quel scandale pour les proches de notre couple : pas 1 semaine sans que quelqu'un ne se permette de ME poser la question (comme si j'étais seule à ne pas ressentir l'envie)... Mais zut et flûte à la fin, nous savons comment faire des enfants! Il m'arrive parfois de répondre aux indiscrêts que si nous nous n'avons pas d'enfant il n'y a que 2 solutions : 1) nous n'en voulons pas 2) nous ne pouvons pas; généralement on ne me pose plus la question ensuite.
Contrairement à beaucoup de celles que j'ai lu sur ce blog, je ne me voit pas sans enfant (et je ne me vois pas avec non plus!) et j'ai très envie d'être enceinte, je trouve qu'il n'y a rien de plus beau qu'une femme enceinte. Mais voilà, quand j'y reflechi, je ne ressent aucune envie de bébé, je n'aime pas les enfants... en bref, je suis un peu perdue.
Pour le moment, je suis du côté des freechild mais je me reserve le droit de passer du côté obscure :-)

Julie-Cerise

Anonyme a dit...

Bonjour à toutes, et aux quelques hommes qui traînent ici... :)

Je venais poser ma pierre sur votre édifice: Je suis un homme et je subis aussi de la part de notre société, furieusement nataliste, une pression rampante et continue. Le poids du jugement est là, toujours.

Combien de fois m'a t-on dit que je ne trouverais jamais de femme qui ne veuille pas d'enfant, que je changerai d'avis, que c'est pas pareil avec les siens - argument grotesque - que c'est "que du bonheur" - là c'est risible!

Et si vous saviez comment il est difficile de trouver une femme qui ne désire pas d'enfant! Le résultat j'imagine de la doctrine qui vous a été inculqué...

Comme vous on me somme de me justifier, et comme vous un "j'aime pas les gosses" me case instantanément dans les sous-produits humain.

I had a dream: celui d'une société libertaire dans laquelle personne ne viendrait vous dire ce que vous devriez faire, mais bordel laissez-nous vivre comme on le souhaite!

Car OUI, des enfants c'est:
- La fin de votre tranquillité
- La fin de l'insouciance
- La fin de votre vie sexuelle
- La fin de vos voyages
- La fin de vos sorties
- La fin de votre sommeil
- Le bruit


Et NON, ça ne protège pas:
- De la séparation
- De la mort
- De la solitude

Je vous souhaite, toutes, tous, la meilleure de vie possible, ici et maintenant.

M.

Anonyme a dit...

Commentaire de la part d'Orpheus:

Bonjour a Julie Cerise et merci pour ton commentaire!Je sais ce que c est c est trés fatiguant de devoir toujours se justifier!Je crois qu avoir des enfants ce n est pas tous les jours tout "rose" et je m apperçois que certaines personnes sont parfois jalouses de notre liberté alors ils essaient de nous faire passer pour des gens anormaux!En general les personnes intelligentes ne posent pas de questions indiscretes mais le monde est loin d etre parfait!
Saches que tu n es pas seule!Amicalement.
Orpheus

orpheus a dit...

ça fait du bien d entendre un homme sur le sujet car je me sentais un peu seul:))J ai le meme reve que toi,a quand cette société ou l on pourra choisir sa vie sans etre jugé!Moi je me permets pas de critiquer le choix de chacun,tout le monde a le droit a son epanouissement!Je pense qu au niveau tolerance le monde d aujourd hui doit beaucoup evoluer,si ça interesse certains d entre vous je serais heureux de partager un peu d amitié autour de ce sujet delicat!ça fait du bien de se sentir un peu moins seul dans notre vision du monde!Pour me trouver voici mon mail:
moonlik@hotmail.fr
n hesitez surtout pas:)Au plaisir

Anonyme a dit...

Ca donne du courage de découvrir par ce forum qu'il y ait autant d'hommes et femmes ne désirant pas d'enfants. Ca me donne de l'espoir pour l'avenir, l'humanité n'est pas aussi grise, uniforme et conformiste que je le pensais. Il s'agit d'un peu de chance, de continuer à croire en soi-même et dans les autres. Il y a quelques années encore, les gens d'autres origines et les gays devaient se battre pour avoir les mêmes droits et à force de campagnes leurs droits ont beaucoup progressé. Les gens ont besoin d'être éduqués sans cesse à la différence.

Anonyme a dit...

Bonjour,
je comprends que l'on puisse ne pas désirer d'enfant. Je ne comprends pas pourquoi il faudrait s'en justifier. Je ne comprends pas pourquoi certains le font avec autant de véhémence, et je ne partage pas les points de vue extrémistes. Je suis désolée d'être dans une société qui pointe du doigt ceux qui choisissent leur existence, alors qu'il faudrait les respecter car ils sont des expression de liberté.
Je n'ai jamais vraiment souhaié d'enfants, disons que ça n'a jamais été un projet. Aujourd'hui j'attends un enfant que je n'ai pas "programmé". Certains diront qu'à mon époque, ce n'est pas possible, avec tous les moyens mis à notre disposition. Aujourd'hui on est à l'époque de l'enfant sur "réservation", comme un voyage, que l'on voudrait "sur mesure", et je ne suis pas fan de ce mode de consommation. Je sais que la qualité de vie des femmes s'est amélioré grâce aux contraceptifs, mais pour MA vie, j'accepte que cet enfant vienne me surprendre, je ne l'aurais pas fait sinon.
Je ne fais pas un hors sujet, je veux juste que vous puissiez entendre, qu'avoir un enfant n'est pas toujours une volonté égoïste. Je ne pense pas non plus le faire pour sauver la race humaine, qui s'éteindra un jour quoiqu'il en soit. J'ai vu son coeur à l'échographie, et franchement, l'avortement "de confort" pour ma vie, pas possible. Je ferai de mon mieux pour m'occuper de lui.
Mais je ne serai jamais coupable de son existence. Je n'ai pas voulu "cet" enfant, c'est un être unique, fruits de combinaisons génétiques qui me dépassent. J'ai la vie pour faire sa connaissance, et ma mission sera de l'accompagner.
Je m'apprête également à quitter la France pour aller vivre dans un pays bien plus pauvre où existent de manière plus perceptibles des valeurs d'entraides et de partages.
Ceci est un témoignage, ce n'est pas un sermon, ni un plaidoyer. Chacun fait comme il veut, mais la vie est parfois surprenante !!

Pepette a dit...

Tu lis en moi...Moi qui me sens si seule face à cette société qui passe son temps à juger...Moi j'ai envie de vivre,voyager,et désolé je suis pas aussi narcissique que ça pour me sentir obligée de laisser une trace de "moi" sur terre.J'ai juste envie de hurler quand on me dit "non mais tu veux pas te marier?c'est sérieux"; "non mais tu veux pas d'enfants?tu vas le regretter".Et oui j'ai 25 ans et je suis de la nouvelle génération.Je payes le restau et mon jules récure les toilettes et alors?désolé
d'être en avance sur mon temps.Merci pour ce blog!! :)

Anonyme a dit...

un texte qui explique PARFAITEMENT ma façon de penser.
Pendant 2 ans j'ai essayé de tomber enceinte un peu influencée par la pression exterieure, dégoutée que l'on accorde plus de respect aux mères qu'aux nullipares... Après foule de tests de fécondité il n'apparaissait rien d'anormal. Par la suite j'ai laissé tomber l'idée.
J'ai une amie qui est psychiatre qui m'a fait réfléchir sur la chose : Quand on parle des enfants comme j'en parle, on en veut pas... et en effet, les "moufflets" ça m'enerve. Et les mamans qui se croient superieures du simple fait d'avoir poussé devant une sage femme j'ai envie de les baffer. "tu peux pas comprendre tant que t'en as pas" (ah non, je peux pas comprendre qu'on cède a tous les caprices... Bref, je me sens moins seule là...

Francois69 a dit...

Bonjour,

Je me rend compte du fossé grandissant qui sépare la génération des trentenaires- dont je fais partie- de celle des 20 ans. Les filles de 19-20 ans, en couples, avec 1 ou 2 enfants, ayant abandonné leurs études après le BAC, c'est devenu monnaie courante. Toutes (ou presque) les connaissances de ma conjointe sont dans ce cas. Elles sont mères de 2 ou 3 voire 4 enfants. A 27 ans, ma copine fait figure d'exception. Les jeunes d'aujourd'hui sont bien plus conservateurs que leurs ainés de 15 ans.

La pression sociale est énorme : les émissions de télé actuelles promeuvent le modèle familiale traditionnelle de la femme au foyer (et aussi de la femme objet). La famille fait pression, la religion s'en mêle aussi parfois. Les sujets de conversations sont souvent axés sur les aspects de la vie privée du couple et de ses enfants - Vachement ennuyeux -. Avec mes collègues de travail masculin aussi on a droit à des remarques désobligeantes concernant le fait que l'on ait pas d'enfants passé 30 ans : genre " On est véritablement adulte qu'une fois que l'on a des enfants ". Sans compter les sous-entendus sexistes et homophobes: Femmes ne voulant pas d'enfants = salopes, hommes ne voulant pas d'enfants = pédés.
Encore une fois ce sont souvent les collègues les plus jeunes qui sont le plus intolérants. Trop de références sexistes et machiste dans les médias ont sans doutes influencés leurs comportement.

Anonyme a dit...

Attention mes propos peuvent peut être offenser...

Moi c'est simple, je suis jeune belle avec un corps sportif, je ne veux pas devenir difforme avec des seins qui tombe un vagin flasque et aussi large que celui d'une vache avec une incontinence et plus aucuns plaisir sexuelle, des vergetures et varices partout et des rides et cheveux blanc avec le stress que ça engendre. Car eh oui avoir des gosses ça donne un sacré coup de vieux! je vois par exemple ma belle soeur avant bébé c'était une beauté aujourd'hui après bébé 1 & 2 ce 'es plus la même elle a pris facile 15 ans dans la tronche :-S

Et puis je préfère vivre ma vie à fond études, travail, voyages, sortie avec mon amoureux ou avec les copines.
Avoir un enfant pour moi c'est une condamnation à mort c'est dire au revoir à jamais à sa vie pour devenir esclave d'un boulet qu'on doit trainer partout... et cela pendant plusieurs années...

Les enfants ne me donnent pas envie, les femmes avec plusieurs gosses pour moi sont de vulgaire poules écervelées qui ne savent que se faire mettre et pondre, l'allaitement je trouve ça dégueulasse, pour moi les seins étant sexuel et non pas maternel beurk.... Le ventre qui se déforme c'est laid et l'accouchement la douleurs avec le sang partout pendant des heures je dis non merci!!!!

Si un jour j'ai un enfant, car je trouve ça mignon quand même et que mon homme je l'aime plus que tout au monde je refuse de devenir une poule pondeuse écervelée!!! Pas d'allaitement, pas d’accouchement voie basse, pas trop d'enfant et je continuerai à vivre, hors de question de mettre fin à mon existence parce que je suis une femme!!!!

Maintenant jugez moi je m'en fiche, je suis seulement une femme moderne active et qui dit ce que je pense.

Anonyme a dit...

Moi je ne veux pas d'enfant par générosité, manque d'égocentrisme. Je ne comprends pas qu'on nous taxe d'égoiste.
Il faut avoir de la merde dans les yeux pour ne pas voir que ce monde va de plus en plus mal économiquement, chômage, écologiquement, comportement des jeunes de plus en plus violent....En plus ils prédisent une 3ème guerre mondiale, j'espère que c'est faux.
Il y a des choses qui vont mieux (progrès) mais il y a beaucoup de choses qui vont de plus en plus mal. Bref on peut faire un enfant par manque d' égoisme justement parce qu'on a pas envie d'une descendance qui vivra dans un monde de plus en plus merdique. Alors que les gens arrêtent de penser que nous sommes superficiels, égoistes et égocentriques car parfois c'est tout le contraire. Dans certains cas, ce sont les gens qui ont des enfants qui le sont mais pas toujours. Pour celles qui ne veulent pas d'enfant pour préserver leur corps, je pense que c'est un prétexte bidon car elles vieilliront et auront donc un corps moche et fletri un jour donc pour moi il se cache une non envie d'enfant et le corps n'est qu'un prétexte très bidon.

Anonyme a dit...

Bonjour à toutes et peut être à tous...

Moi c'est Caroline et devinez quoi? moi non plus je ne veux pas d'enfant. J'ai lu de nombreux témoignages et je m'y reconnais dans beaucoup.

Je ne comprend pas cette pression que les jeunes femmes se mettent pour être dans la "norme". Je dis bien "se mettent" car elles se laissent formater. En effet j’entends bien souvent des amies qui me dise mais "machin" (entendez là : concubin, mari, compagnon...) en veux un et puis tu comprends on vient de se marier c'est normal. La "normalité". Vaste programme.

Pourquoi il serait plus normal d'avoir un enfant que de ne pas en avoir? Bien sûr je parle à notre époque où nous avons le choix et les moyens (intellectuelle, financier, technique..) d'avoir ce choix.

Je ne suis pas féministe mais il faut quelque part les remercier quand même du combat pour les femmes, où en serions nous aujourd'hui? En tout cas, surement pas dans un pays démocratique en train de parler librement sur un blog.

Pour en revenir au sujet de l'enfant ou pas j'ai espoir que cela change justement avec notre génération des trentenaires. Nos mères étaient elles aussi formatées et bien souvent ne comprennent pas notre choix. En même temps comment expliquer à la femme qui vous a portée, aimée, soutenue que nous ne voulons en aucun cas vivre ce qu'elle a vécue ! Quelle claque ! Surtout de la part de sa fiertés, de la chair de sa chair. Avec le temps elles s'habituent mais je pense qu'au fond elles ne l'acceptent pas.

Longtemps j'ai vu le regard des autres sur moi comme le regard que les gens peuvent avoir sur un homosexuel, un handicapé, ... ! Vous êtes différents? Vous ne rentrez pas dans le moule? Donc quelque chose cloche en vous ! (CQFD)

Mais du coup j'ai observé tous ces gens "normaux" et si vous regardez bien et que vous discutez ouvertement avec eux vous allez être surpris du nombre de femme (et d'homme !) qui regrette. Oui le regret ce mot qu'on a pas le droit de prononcer au sujet de la 8ème merveille du monde 'l'enfant". Et pourtant ils regrettent. Si ils avaient été plus attentif à leur moi intérieur. Si ils avaient été plus à l'écoute de leur compagne (compagnon), et si et si... bein ils n’auraient pas d'enfant mais la pression sociale les poussent à ne pas en parler, à ne rien dire.

Pour toutes ses personnes je vous le dis : n'ayez pas honte, vous avez le droit de regretter mais vous avez aussi le devoir de ne pas continuer à transmettre cette pression sociale à vos enfants. Offrez leurs le choix d'avoir oui ou non des enfants et au moment où ils le souhaitent.

Merci pour votre blog et a bientôt ^^

Caroline

Anonyme a dit...

Salut à tous !
génial ce blog !
moi,pareil, j'ai la pression !! alors que mon homme et moi on est heureux tous les 2,on fait des grasses mat,on est dans la restauration donc horaires de m..... et nous on ne veut pas d'enfant mais un chien ! on aime pas les gosses, et voir tous ces parents menés par le bout du nez, suporter de faire le trajet avec une collegue qui vous parle tous les jours du premier caca comme un grand de son gamin, la rentrée des classes ,je m'en fiche !
les gens vivent que pour leur mome, d'ailleurs regarder la plupart des reseaux sociaux de bonne femmes ! elles mettent leur gamin en photos ! génial pour retrouver les copines d'avant vous pouvez pas les reconnaitre ! aussi ,je préfére défendre la cause des bébés phoques que celle des enfants, je ne supporte pas que quand un gamin amuse la galerie bah la mere vous regarde pensant que vous allez partager son rire débile, je déteste les centres commerciaux le samedi et les macdo le mercredi, je prends mes vacances en septembre dés que la marmaille a repris le chemin de l'ecole, je deteste qu'on me disent vous n'avez pas ENCORE d'enfants ?, je déteste les enfants, par contre je précise que je ne ferai pas de mal à un enfants puisque une fessé peut vous conduire au tribunal !
sur ce ! ravis de vous avoir lu, et moi c'est pas anonyme c'est Sonia ! bises

ORPHEUS a dit...

Bonjour Caroline,
merci pour ton témoignage!moi je fais parti de tous:))c est vrai que nos parents meme s ils respectent nos choix(avec le temps ils ont du s y faire))ils gardent un petit espoir en eux!Enfin je crois qu ils ont compris maintenant avec ce temps passé!Je suis aujourd hui un homme de 39 ans avec ses choix de vie bien définis!Eh oui d autres choix sont possibles pour nous les adultes et je crois que ça dérange certaines personnes car on remet en question leur mode de vie!L important est de s assumer,tu as certainement remarqué que les gens intelligents sont souvent les plus tolérants,alors les autres et leurs réflexions je me fais un plaisir de les casser:))Normalement il y aura la fete des non parents et oui c est incroyable mais ça existe!!ça se tiendra a Bruxelles fin juin,l occasion de rencontrer des personnes comme nous mais aussi des parents tolérants qui partage le vie autour d un verre et de la bonne humeur:)je vais essayer de m y rendre cette année,peut être qu on se croisera la bas,d ailleurs je m adresse a tous les membres de ce forum pour cet événement,voila Caroline,au plaise de te lire,bonne journée.

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