dimanche 4 avril 2010

Documentaire: Bébé ou CV?

Depuis quelque temps, lorsque je dis qu'il n'y a aucun documentaire sur le sujet des femmes choisissant de ne pas avoir d'enfant, on me dit: "Mais si, en 2009 Virage a produit Bébé ou CV?" que je n'ai pas eu la chance de voir.

En faisant mes petites recherches, je m'aperçois qu'en fait, ce film est l'antithèse du mien.



Bébé ou CV?
Mardi 1er décembre 2009 à 20h, Canal-Vie
La carrière ET le bébé? La carrière OU le bébé? La majorité des Québécoises optent pour la première option et se lancent dans l'aventure souvent mouvementée de la conciliation travail-famille. Mais certaines choisissent plutôt de mettre une croix sur la carrière à la naissance d'un enfant. C'est à elles que la réalisatrice Marie-Pierre Duval s'intéresse dans ce documentaire d'auteure. Les femmes qu'elles rencontrent sont scolarisées et menaient des carrières prenantes avant de se transformer en mères au foyer. Ces femmes qui ont fait le choix d'accrocher leur tailleur arrivent-elles à se réaliser, après avoir grandi dans une société marquée par le féminisme et le règne de la performance professionnelle?
Avez-vous vu ce film? Qu'en avez-vous pensé? Je dois dire que j'éprouve de l'ambivalence en ce qui a trait aux femmes à la maison... d'une part je comprends que le travail de mère est très exigent (une des raisons principales pour lesquelles je n'en veux pas) et qu'il est parfois difficile à combiner avec une vie active, mais d'une autre part, je ne peux m'empêcher de trouver ça rétrograde et la féministe en moi s'insurge. Oui, c'est vrai, le féminisme a revendiqué la possibilité que la femme décide de son parcours de vie au lieu qu'il lui soit imposé. Ceci étant dit, ce retour en arrière n'est-il pas une façon intériorisée d'être victime du patriarcat? Je me questionne...

7 commentaires:

Eli Larin a dit...

Pour ma part, j'ai surtout de la misère à comprendre pourquoi c'est si demandant que ça être mère que ces femmes décident d'être mère au foyer, puisque la mienne s'en est tirée et ce en tant que mère célibataire.

De plus, et on peut me corriger si j'ai tort, les femmes qui peuvent se permettre financièrement d'être mères au foyer ne font pas légion. Serait-ce un choix réservé aux mieux nantis?

Ian a dit...

On évoque très souvent ce dilemme pour les femmes, mais très rarement (jamais ?) pour les hommes. Le scénario dans lequel c'est le père et non la mère qui arrêterait de travailler pour s'occuper de son enfant est-il si inconcevable ?

Jamed lavy a dit...

C'est vrai, par ailleurs cette dichotomie travail-enfants (Maréchal Pétain nous revoilà ?) est d'un normatif à donner des boutons...
Quand est-ce qu'on admettra enfin qu'il existe des femmes qui vivent réellement pour autre chose que la sacro-sainte fômille ou la carrière ?

Guillaume Messier a dit...

Je ne vois rien de rétrograde à être mère au foyer... comme je trouve qu'il devrait y avoir plus de père au foyer également (J'aimerais bien être père au foyer pendant les premières années de vie de mes enfants). Si je désire que mon enfant soit élevé par ses parents et non par une garderie, c'est une droit tout à fait légitime.

Par contre, je suis d'accord que je ne pourrais forcer la mère à rester au foyer si ce n'est pas ce quelle désir et dans ce cas, c'est moi qui pourra prendre la décision de rester à la maison.

Je trouve un peu dommage que le fait d'élever ces enfants et de vouloir être là à temps plein pour eux (qui est théoriquement la fonction fondamental de notre existence aussi bien pour les femmes que pour les hommes) soit maintenant dénigré et que l'on considère les femmes qui le font comme des "victime du patriarcat". Est-ce qu'un père au foyer est une victime du féminisme?

Guillaume Messier a dit...

Petite précision, ma phrase : "qui est théoriquement la fonction fondamental de notre existence aussi bien pour les femmes que pour les hommes". Ne sous-entend pas que je sois contre le choix de ne pas avoir d'enfants, mais seulement que c'est, d'un point de vue biologique, le cas. Puisque nous avons une conscience, nous pouvons choisir de suivre se schéma ou non et c'est très bien comme ça.

Anonyme a dit...

Moi je me pose une question...
Vous savez dans les bus, on voit souvent "si deux passagers sont en désaccord concernant l'ouverture ou la fermeture de la fenêtre, priorité est donnée à celui qui la veut fermée"... Ou quelque chose du genre.

Quel serait selon vous l'équivalent pour "si un homme et une femme, dans un couple, sont en désaccord concernant le fait d'avoir ou non un enfant, la priorité va à ... ?"

Je ne souhaite pas particulièrement avoir d'enfant, tandis que mon compagnon ne se pose même pas la question, apparemment "cela va de soi".

Bon, alors, après tout, tout comme je trouve injuste de lui en priver, je trouve aussi injuste de m'y forcer. Cependant, je pense que ma plus grande crainte, est que si nous en faisons, et qu'après quelques années nous nous séparions, que "comme par hasard" je me retrouve à devoir m'occuper des enfants comme dans une grande majorité des cas (ce qui fut d'ailleurs le cas de ma mère)...
Puis-je lui faire signer une décharge comme quoi dans une telle hypothèse il prend toutes responsabilité vis à vis de ses progénitures, avant la conception ? :)

Anonyme a dit...

Personnellement je pense justement que quand par contre on fait le choix d'avoir un enfant on doit l'assumer. Et l'assumer c'est tout bête. C'est tout simplement l'élever soi plutôt que le faire élever par des "professionnels". Je ne comprendrais jamais toutes ces femmes qui font des enfants pour les mettre en garderie au bout de 4 mois et reprendre le boulot. J'ai envie de dire "Mais pourquoi t'as fait un gosse alors??"

Après que ce soit le père ou la mère qui l'élève je m'en fous, mais que ce soit l'un des deux quoi. Ca rime à rien de pondre un gosse pour le faire éduquer par d'autres et le voir les soirs et week-ends...