lundi 22 mars 2010

Rencontre avec Lucie Joubert

J'ai eu la grande joie et l'immense privilège de passer quelques heures, vendredi dernier, avec la charmante Lucie Joubert, auteure du récemment publié L'Envers du landau.

Je suis allée la rencontrée à son bureau de l'Université d'Ottawa (charmant campus où l'accent franco-ontarien me rappelle de doux souvenirs d'enfance) dans le cadre de l'étape de développement de mon documentaire Maman ? Non merci ! Je l'avoue humblement, j'étais plutôt nerveuse à l'idée de rencontrer une théoricienne, académique et de surcroît prof du département de français... bref j'avais une sacrée peur de bafouiller ce qui m'arrive lorsque je suis embarassée.

Tout de suite, Lucie m'a mise bien à l'aise. Très chaleureuse, souriante et pleine de bonhomie, j'ai tout de suite su que j'avais affaire à une âme soeur. Pleine d'humour, ses éclats de rire sont contagieux et ses remarques tout à fait justes. Elle était aussi curieuse de ma démarche que moi, de la sienne. S'en s'est suivi une conversation des plus plaisantes au sujet de la non-maternité, du choix des termes pour se définir (où on a d'ailleurs convenu de la nullité du mot nullipare), de la société devenant de plus en plus pro-bébés, de la pression s'exerçant sournoisement auprès des femmes pour qu'elles deviennent mères... bref plusieurs de mes sujets préférés! 



Lors de notre rencontre, j'ai vite compris que le tournage devra avoir lieu dans un lieu "le fun" (pour rester dans l'esprit franco-ontarien) afin qu'on puisse comprendre toute la joie de vivre dont irradie Lucie Joubert. La filmer dans son bureau la rendrait trop académique, pas assez terre à terre. Je tiens à ce que mes personnages gardent leur essence et ne soient pas des sujets cliniques (sauf pour les experts en stérilisation). S'amorce donc une quête pour trouver où filmer ce merveilleux personnage. 

Nous avons d'ailleurs décidé de nous revoir quelque temps en avril ou mai afin de discuter plus amplement des lieux où on pourrait tourner (et d'autres sujets qui nous sont chers). Je prédis déjà que nous étirerons notre lunch autant que peut se faire. Que voulez-vous, deux grandes gueules ensemble...

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